Accueil Blog Page 22

Elections générales de 2026 : Ce que doivent payer les potentiels candidats demandeurs de Quitus Fiscal en ligne

Dans le cadre de la préparation des élections générales de 2026, la Direction Générale des Impôts (DGI) a rappelé aux potentiels candidats l’obligation d’obtenir un Quitus fiscal, document indispensable pour valider toute candidature.

Cette démarche se fait exclusivement en ligne via la plateforme « https://quitus.impots.bj », et requiert que chaque demandeur soit à jour vis-à-vis de l’ensemble de ses obligations fiscales.

Dans un communiqué signé en date du 12 septembre 2025, le Directeur Général des Impôts, Nicolas Yénoussi, invite les potentiels candidats à demander individuellement leur Quitus Fiscal en ligne via la plateforme indiquée.

D’après le communiqué, sont concernés notamment, les impôts fonciers, la taxe sur les véhicules à moteur, les impôts professionnels, la patente ainsi que l’impôt sur le revenu.

Le dossier doit comporter des informations personnelles complètes et prouver que la situation fiscale du requérant est soldée à zéro franc fin décembre 2024.

Ainsi, les potentiels candidats aux élections générales de 2026 devront être à jour des impôts ci-après :

Les impôts fonciers (le foncier non bâti, le foncier bâti et l’impôt sur le revenu fancier), tout en précisant l’IFU ou le numéro contribuable (NC). Les personnes dont les biens fonciers n’ont jamais été imposés doivent se rapprocher des centres des impôts territorialement compétents ;

La taxe sur les véhicules à moteur (TVM) ;

Les impôts professionnels pour les personnes ayant une activité commerciale ou non commerciale, industrielle ou encore les personnes associées d’une entreprise ;

Les impôts sur le revenu et la patente ;

Une copie de la fiche de paie datant de moins de trois (3) mois pour les salaries.

Le dossier devra comporter les nom, prénoms, profession, numéro de téléphone, adresse e-mail et la situation fiscale soldée à zéro franc, c’est-à-dire que le requérant est à jour de l’ensemble de ses obligations de déclaration et de paiement au 31 décembre 2024, précise le communiqué.

Bertin Djitrinou

Bénin : Le gouvernement Talon autorise la mise en place du Fonds d’Investissement communal 

Dans la droite ligne de son devoir républicain, rattaché à la poursuite du développement équilibré du pays à partir des collectivités territoriales décentralisée, le gouvernement du Président Patrice Talon autorise la mise en place du Fonds d’Investissement communal et approuve ses statuts.

Réuni en sa session ordinaire ce mercredi 17 septembre 2025 pour sacrifier à la tradition du conseil hebdomadaire des ministres, le gouvernement Talon s’est préoccupé de l’amélioration du cadre de gestion des appuis financiers apportés aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale.

Au nombre des décisions issues du conclave, celle faisant état de la création du Fonds d’Investissement communal (FIC) et l’approbation de ses statuts.

Ainsi que l’a mentionné le compte rendu de la session, par la mise en place de ce Fonds, cette décision participe de la volonté de renforcer leurs capacités d’investissements, l’objectif étant de poursuivre le développement équilibré du pays à partir des collectivités territoriales décentralisées.

Le compte rendu du conseil des ministres poursuit en précisant que cet instrument de financement vient en substitution au Fonds d’Appui au développement des Communes (FADeC) et permettra à celles-ci d’accéder à de nouvelles et innovantes sources de mobilisation de ressources.

Il contribuera ajoute le relevé à rehausser le niveau des recettes et à collecter pour leur compte, les rétrocessions de l’état issues de la fiscalité partagée.

Aussi renseigne le relevé, les principales missions du Fonds d’Investissement communal consisteront-elles à :

1- Offrir des services et des mécanismes adaptés permettant de répondre aux besoins des communes en financements additionnels pour assurer leurs missions.

2- Assurer la transparence nécessaire et l’équité dans l’octroi des fonds à travers le principe de péréquation.

3- Appuyer le développement des compétences des communes s’agissant notamment de l’analyse financière et le montage de dossiers de financement.

4- Suivre l’atteinte des objectifs des financements octroyés intra et intercommunaux, pour veiller à leur pertinence, dans le cadre du développement local durable.

5- Assurer le suivi et l’évaluation des projets objets de financement mis en place par le Fonds.

Le relevé du conseil des ministres fait savoir par ailleurs, que le FIC a entre autres attributions, la collecte et la gestion des financements intérieurs et des principaux financements extérieurs destinés au développement de l’ensemble des communes.

Il est à signaler selon le compte rendu, que les financements octroyés directement à une collectivité territoriale dans le cadre de conventions, tels que les accords de jumelage signés directement entre la commune et le partenaire international, ne sont pas concernés.

Outre la mobilisation des ressources et leur transfert aux communes concernées, le Fonds sera habilité, en appui aux collectivités territoriales, à faire des opérations de gestion sur les financements visés, notamment des opérations de placements financiers, indique le compte rendu.

Au demeurant, comme annoncé en préambule, le conseil a marqué son accord pour la mise en place de ce Fonds et par la même occasion, a adopté ses statuts.

C’est un vent nouveau de fraîcheur qui pointe à l’horizon et qui réchauffe les espoirs au profit de la politique de développement de nos entités décentralisées, dans la mire de la bonne gouvernance des communes pour l’optimisation de leur contribution à l’œuvre de développement du pays.

Bertin Djitrinou

Destruction des plaques d’immatriculation non retirées : L’ANaTT passe à l’action après le 15 octobre 2025

La destruction des plaques d’immatriculation de véhicules à deux roues non réclamées est annoncée pour très bientôt.

L’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT) a publié un communiqué important informant le public que toutes les plaques d’immatriculation de véhicules à deux roues, produites jusqu’au 31 décembre 2023 et qui n’ont pas été retirées, seront définitivement détruites à partir d’octobre 2025.

Dans un communiqué signé en date du mercredi 17 septembre 2025 par le directeur général Richard DADA, l’ANaTT invite toutes les personnes concernées à se rapprocher de ses annexes départementales pour régulariser leur situation.
La date limite pour le faire est fixée au 15 octobre 2025.

Bertin Djitrinou

Bénin/Conseil des ministres : les décisions prises ce mercredi 17 septembre 2025 (Le conseil a consacré la nomination de nouvelles autorités au sein des universités)

Le gouvernement du Bénin s’est réuni ce mercredi 17 septembre 2025, en conseil des ministres sous la présidence du chef de l’Etat, SEM Patrice Talon.

A l’issue de cette rencontre, plusieurs décisions ont été prises notamment la création du Fonds d’Investissement communal (Fic) et approbation de ses statuts ; la nomination des commissaires aux comptes près de certaines entreprises publiques; la transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi modifiant celle n° 2024-26 du 17 juillet 2024 portant loi organique sur le Conseil économique et social ; la Contractualisation pour la maîtrise d’œuvre complète dans le cadre du projet de construction et d’équipement de certaines formations sanitaires et la modification des statuts du Fonds de développement de l’Artisanat Au menu des mesures normatives.

Au titre des communications au menu des grandes décisions du conseil des ministres du 17 septembre 2025 : Approbation de la Stratégie de renforcement des Alternatives Éducatives pour une éducation de base inclusive 2026-2030 ; Contractualisation pour la maîtrise d’œuvre complète dans le cadre du projet de construction et d’équipement de certaines formations sanitaires et enfin, autorisation de recrutement et de formation de 715 élèves agents de Police au titre de l’année 2025

Le conseil des ministres du mercredi 17 septembre 2025 a consacré la nomination de nouvelles autorités à l’Université d’Abomey-Calavi et celle de Parakou. Ainsi, Charlemagne Igué a été nommé à la tête de l’Université d’Abomey-Calavi tandis que Bertrand Sogbossi Boco a été confirmé dans ses fonctions de recteur de l’Université de Parakou.

Des nominations au sein des universités

Ces nominations font suite à une procédure de sélection rigoureuse et après avis conforme du Conseil national de l’Éducation.

Université d’Abomey-Calavi (UAC)
Recteur : Charlemagne IGUE ; Vice-recteur chargé des Affaires académiques : Tahirou DJARA ; Vice-recteur chargé de la Recherche universitaire : Aliou SAÏDOU ; Vice-recteur chargé de la Coopération et de l’Insertion professionnelle : Nelly C. KELOME ; Secrétaire générale : Véronique GBEGNITO

Université de Parakou (UP)
Recteur : Bertrand SOGBOSSI BOCCO ; Vice-recteur chargé des Affaires académiques : Tododjitché Thierry Armel ADOUKONOU ; Vice-recteur chargé de la Recherche universitaire : Nasser Mohamed BACO ; Vice-recteur chargé de la Coopération et de l’Insertion professionnelle : Alexis ABODOHOUI ; Secrétaire générale : Konigbagbé Antoinette Isabelle FALADE

Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (UNSTIM)
Recteur : Codjo Edmond ADJOVI ; Vice-recteur chargé des Affaires académiques : Estelle Yèyinou LOKO ; Vice-recteur chargé de la Recherche universitaire : Comlan Aristide HOUNGAN ; Vice-recteur chargé de la Coopération et de l’Insertion professionnelle : Gordon Thierry GODJO ; Secrétaire général : Boniface SABI BOUEGUI

Université nationale d’Agriculture (UNA)
Recteur : Bruno DJOSSA ; Vice-recteur chargé des Affaires académiques : Florent OKRY ; Vice-recteur chargé de la Recherche universitaire : Adandé Belarmain FANDOHAN ; Vice-recteur chargé de la Coopération et de l’Insertion professionnelle : Carolle AVOCEVOU ; Secrétaire général : Nassirou ADJIBI

Le conseil a également procédé à des nominations à des postes stratégiques au sein de plusieurs ministères.
Ainsi, au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Michel Victor DANGNON a été nommé Secrétaire général adjoint. Adamou ABA BAGNAN est le nouveau Conseiller technique à la Gestion des partis politiques et des Affaires électorales.

Les postes de Directeur départemental de l’Intérieur et de la Sécurité publique ont été confiés à Marin K. AGONGNON pour le Zou et les Collines, et à Saliou Bangbola KOSSOLOU pour l’Ouémé et le Plateau.

Au Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation professionnelle, Armelle Pacian S. TCHIAKPE HODONOU a été nommée Conseiller technique à l’Enseignement technique et à la Formation professionnelle.

Au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Nourou SOULEMANE YOROU est désormais Directeur général de l’Agence béninoise pour la Recherche et l’Innovation.

Bertin Djitrinou

Transport terrestre au Bénin : Une nouvelle réforme introduite dans le secteur pour garantir la transparence des opérations (L’Anatt dévoile la lettre de voiture internationale aux médias)

L’Agence nationale des transports terrestres au Bénin (Anatt) a présenté aux hommes des médias ce lundi 15 septembre 2025, la lettre de voiture internationale. C’est à la faveur d’une conférence de presse tenue à son siège à Cotonou.

Cette initiative qui intervient après la réussite de la plateforme Sygfr est une nouvelle réforme introduite dans le secteur des transports terrestres dont la finalité est de répondre aux besoins spécifiques des acteurs du secteur.

La lettre de voiture électronique s’inscrit dans une démarche de modernisation et de transparence des opérations de transport terrestre afin de garantir une gestion plus sûre et efficace des marchandises, de sécuriser et de tracer les marchandises tout au long de leur parcours.

Ce système électronique qui vient ainsi renforcer la fiabilité et la traçabilité des cargaisons, constitue un enjeu crucial pour le commerce et l’économie du Bénin.

A en croire Auguste Adjovi, directeur des études, de la réglementation et du contrôle de l’Anatt, les étapes clés pour obtenir la lettre de voiture nationale et internationale passent d’abord par l’inscription du transporteur sur la plateforme Sygfr.

« Il doit avoir l’autorisation de transport, tous les camions qu’il détient doivent être enrôlés sur la plateforme Sygfr » a-t-il dit.
D’après lui, « ceci est important d’autant plus que lors de l’obtention de l’autorisation, le transporteur dispose d’un lien qui lui permet d’avoir accès à son espace sur la plateforme pour pouvoir faire ses opérations ».

Ainsi, « A chaque fois qu’il a un nouveau camion, il l’enregistre. Les conducteurs de camion doivent être eux aussi enrôlés sur la plateforme. Les centres d’utilisateur de fret sont enrôlés sur la plateforme pour faciliter l’opération. Les commissionnaires agréés en douane qui doivent participer à l’opération de bout en bout au niveau du Port autonome de Cotonou doivent être enrôlés sur la plateforme pour avoir la main pour opérer. Tous les camions doivent disposer de la carte de transport nationale ou internationale. Après l’enregistrement de tous les acteurs sur la plateforme, lorsque le véhicule opère un chargement, cela permet au centre générateur de fret d’aller sur son espace, de rentrer au niveau des camions et de choisir le camion qui est venu charger et qui est sur la plateforme. Ceci permet d’émettre la lettre de voiture et de renseigner la lettre de voiture par rapport à tous les maillons du système », a-t-il expliqué.

Selon Abotsi Yao K, le twist lock se présente comme un gardien de la sécurité. Conçus avec de l’acier de haute qualité et une coulée de précision, ces verrous créent une connexion infaillible entre les conteneurs, empêchant les déplacements.

Dans l’objectif de sécuriser aussi bien la marchandise que les usagers de la route, « Nous allons réduire le nombre d’accidents sur les axes routiers », a-t-il indiqué.

Il est à noter que la mise en service de la lettre de voiture électronique s’inscrit dans une dynamique de modernisation du secteur des transports terrestres au Bénin.
Un pas considérable pour l’économie béninoise et pour l’Afrique, qui pourrait y voir un modèle à suivre.

Le Bénin s’affirme ainsi comme un modèle dans la gestion du fret et ouvre la voie à une gestion plus transparente, efficace et sécurisée des marchandises.

Bertin Djitrinou

UEMOA : Des journalistes des huit pays formés sur les politiques, la gouvernance et les chantiers de l’Union à Cotonou (Cape sur la Vision prospective 2040 et le Plan stratégique 2025-2030)

Une session de cinq jours s’ouvre à Cotonou sur les politiques communautaires, la gouvernance économique, les indicateurs de performance et les grands chantiers de l’Uemoa.

Organisé par la Plateforme des médias de l’Union économique monétaire ouest africaine (Pdm-Uemoa), en collaboration avec la Commission de l’Union, depuis ce lundi 15 septembre 2025 à Cotonou au profit des journalistes des huit États membres, cet atelier régional de formation vise à renforcer la capacité des journalistes à analyser et diffuser une information économique crédible et accessible, condition essentielle pour accompagner efficacement les chantiers de l’intégration régionale.

Le coordonnateur de la Plateforme des Médias Uemoa, Léonard Dossou, a dans son allocution annoncé la préparation, dès 2026, du Forum international de la presse économique de l’Afrique de l’Ouest (West Africa Eco Forum), une rencontre stratégique pour renforcer la place des médias économiques dans l’intégration régionale.

Exprimant sa gratitude à la Commission de l’Uemoa pour son appui constant aux médias dans le processus d’intégration régionale, il est revenu sur le colloque sous-régional portant sur le journalisme économique, tenu en juin 2025 à Abidjan, qui a débouché sur une feuille de route en cinq axes prioritaires la formation continue des journalistes ; un diagnostic approfondi du secteur ; un encadrement éthique et déontologique ; la mise en place de modèles économiques durables pour la presse économique et une coopération renforcée entre les institutions communautaires et les médias.

Insistant sur l’importance de nouveaux outils comme l’Intelligence artificielle, le fact-checking et le datajournalisme, il a également plaidé pour une mise en œuvre rapide de ces recommandations.

Rappelant l’importance du rôle des journalistes dans la vulgarisation des politiques communautaires, le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Yawovi Batchassi a présenté les deux principaux cadres stratégiques de l’Uemoa à savoir : la Vision prospective 2040, qui ambitionne de faire de l’Union un espace économique et monétaire intégré, prospère et ouvert sur l’Afrique et le monde et le Plan stratégique 2025-2030 « Impact 2030 », qui vise à accélérer la transformation structurelle des économies de l’Union à travers des chaînes de valeurs régionales compétitives.

A-t-il donc insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des médias afin qu’ils puissent informer avec rigueur et pédagogie les populations sur l’évolution de l’intégration régionale.

Au cours de cette session, les participants bénéficieront de formations sur la gouvernance économique, l’analyse des indicateurs et la compréhension des politiques de l’Uemoa.

Des experts, dont le professeur Albert Honlonkou, partageront leurs expériences et leurs connaissances avec les professionnels de la presse.

Bertin Djitrinou

Délocalisation du marché Dantokpa vers des infrastructures de classe mondiale : Le compte à rebours est lancé (Le déménagement se déroulera du 5 au 15 janvier 2026)

Le début d’une nouvelle ère s’annonce pour le commerce béninois. Il y a quelques années, le Président Patrice TALON rencontrait les femmes des marchés pour leur annoncer une vision audacieuse : la modernisation du commerce au Bénin. 

Aujourd’hui, cette vision devient réalité, avec la délocalisation du marché Dantokpa vers des infrastructures de classe mondiale. Le déménagement est imminent et se déroulera du 5 au 15 janvier 2026.

En effet, le transfert du marché Dantokpa, plus grand marché d’Afrique de l’Ouest, entre dans une phase décisive.

L’Agence Nationale de Gestion des Marchés modernes (ANaGeM) a entamé une série de concertations avec les acteurs afin de préparer le déplacement progressif des commerçants vers de nouvelles infrastructures modernes à Cotonou et dans ses environs.

« Nous sommes dans une dynamique de déménagement des marchands du marché de Dantokpa. Pour cela, le gouvernement a décidé de construire plusieurs sites afin d’accueillir les différents secteurs d’activité », a expliqué Eunice LOISEL KINIFFO, Directrice Générale de l’ANaGeM.

Parmi les nouveaux sites, le Pôle commercial Général Mathieu KÉRÉKOU (GMK), situé près du stade de l’Amitié, sera l’un des points stratégiques. Il regroupera quatre filières majeures : le textile, la maroquinerie, la cosmétique et la bijouterie.

Depuis le 8 septembre 2025, des séances d’échanges ont permis de présenter aux commerçants, les boutiques, étals et services associés, ainsi que les modalités d’installation.

« Nous travaillons avec les acteurs, nous ne décidons pas seuls dans nos bureaux. C’est ensemble que nous définissons la stratégie d’installation », a précisé Madame LOISEL KINIFFO.

Le calendrier du déménagement est désormais officiel : les commerçants pourront achever la période des fêtes de fin d’année à Dantokpa.

Le transfert débutera le 5 janvier 2026 et s’achèvera le 15 janvier, couvrant l’ensemble des secteurs, alimentaires comme non alimentaires.

Le Pôle agroalimentaire du Grand Nokoué, encore appelé Marchés de gros d’Akassato, bâti sur 168 hectares et doté de six entrepôts secs et deux frigorifiques, accueillera, pour sa part, les grossistes (céréales, tubercules, oignons, haricots, maïs, …etc.).

D’après Eunice LOISEL KINIFFO, Directrice Générale de l’ANaGeM, les modalités pratiques (espaces, horaires, organisation) sont définies en concertation directe avec les acteurs afin d’obtenir leur pleine adhésion.

Annoncé dès 2018 par le Président Patrice TALON, le projet de relocalisation de Dantokpa a longtemps suscité critiques et résistances. Pour apaiser les inquiétudes, l’ANaGeM a misé sur la transparence et le dialogue.

« Beaucoup de commentaires circulaient qui ne correspondent pas à la réalité. C’est pourquoi nous avons choisi la concertation directe », a rappelé sa directrice, se félicitant d’une adhésion croissante des commerçants.

A en croire Eunice LOISEL KINIFFO, Directrice Générale de l’ANaGeM, ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale de modernisation des infrastructures commerciales. Quinze marchés modernes ont déjà été inaugurés à Cotonou et dans plusieurs villes de l’intérieur (Glazoué, Pahou, Azovè, Houègbo, Natitingou…etc.), et d’autres suivront bientôt, notamment à Parakou (marché de Guèma), Cococodji, Abomey (Houndjro) et Porto-Novo (Ouando).

« Le 15 janvier 2026, nous pourrons officiellement ouvrir les portes du Pôle agroalimentaire du Grand Nokoué et du Pôle commercial GMK. Ce sera une étape historique pour le commerce béninois », a conclu Madame LOISEL KINIFFO.

Bertin Djitrinou

Année scolaire et universitaire 2025-2026 : Les mesures gouvernementales pour une rentrée apaisée

Au Bénin, la rentrée scolaire 2025-2026 va démarrer le lundi 15 septembre 2025. Dans cette perspective, le gouvernement, sous l’égide du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, a échangé avec les responsables des Centrales et Confédérations syndicales et le patronat durant une session extraordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives.

Pour assurer une bonne rentrée scolaire et universitaire 2025-2026 et en vue d’échanger avec les Centrales et Confédérations syndicales et le patronat sur les dispositions prises par le gouvernement pour une rentrée apaisée, une session extraordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives qui rassemble tous les acteurs, s’est tenue le mardi 09 septembre 2025 à Cotonou.

Cette session s’est articulée autour de deux points, notamment les diligences effectuées dans le cadre de la préparation de la rentrée 2025-2026, les sujets de la première session ordinaire de la Commission et les questions diverses.

A l’ouverture des travaux, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, président de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives, en présence d’une forte délégation gouvernementale a affirmé qu’en se penchant sur les conditions d’une rentrée scolaire et universitaire apaisée, le gouvernement traduit sa volonté de consolider les acquis et d’accroître la performance du système éducatif béninois.

« Nous procéderons donc à une évaluation globale du dispositif mis en place dans les trois ordres d’enseignement. Dans ce contexte, nous l’avons démontré, le dialogue social reste le socle de notre gouvernance éducative. Il est le gage de la concertation et de la sérénité nécessaires pour bâtir un système performant et résilient », a-t-il confié.

Tout en rappelant les réformes engagées par l’exécutif afin d’améliorer la gouvernance scolaire et universitaire, d’élever la qualité des enseignements et de renforcer les conditions de travail des enseignants comme des apprenants, le président de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives a indiqué que les défis demeurent nombreux.

Il s’agit, entre autres, d’améliorer durablement les conditions de vie et de travail des enseignants, d’adapter les curricula aux réalités d’une économie en mutation, d’assurer une meilleure répartition des infrastructures éducatives, d’intégrer pleinement les technologies numériques dans les pratiques pédagogiques et de réduire les inégalités d’accès, notamment pour les filles et les enfants des zones défavorisées.

Toujours en attente de leurs revendications syndicales, les responsables des Centrales et Confédérations syndicales ont mis l’accent sur des revendications qui sont en suspens.

Critiquant la gestion des précédentes sessions, dont certaines n’ont pas pu se tenir, le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassa Mampo, a dénoncé l’absence de progrès sur des dossiers urgents.

Quant à la session extraordinaire relative à la préparation de la rentrée scolaire et universitaire, le secrétaire général de la Cstb a déclaré que la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin a fait l’amer constat qu’aucune des revendications des enseignants de la maternelle, du primaire, du secondaire, technique, de la formation professionnelle, du supérieur et du personnel administratif du système éducatif n’a été prise en compte.

« Il n’a été question que du compte rendu des dispositions administratives, les recommandations des enseignants du corps du contrôle, des conseillers pédagogiques et des inspecteurs pour la mise à disposition des primes de rentrée et du cas des subventions allouées aux établissements scolaires pour leur fonctionnement », a-t-il fait observer.

Allant dans le même sens, les autres leaders syndicaux ont également exprimé leur insatisfaction par rapport aux différentes revendications.

Etait également au centre des échanges lors de cette session extraordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives, la question du paiement des primes de rentrée aux enseignants, le paiement des prestations des AME et les besoins de fonctionnement au 1er trimestre des établissements.

Bertin Djitrinou

Transmis à l’Assemblée nationale, pour examen et vote : Le projet de loi de finances pour la gestion 2026, s’équilibre ä 3 783,984 milliards de FCFA contre 3551,005 milliards de FCFA pour la gestion 2025

Réuni, ce mercredi 10 septembre 2025, en conseil des ministres sous la présidence du chef de l’Etat, SEM Patrice Talon, le Gouvernement a autorisé la transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, le projet de loi de finances pour la gestion 2026.

D’après le compte rendu du conseil, les orientations économiques et budgétaires pour la gestion 2026 sont focalisées sur le renforcement des facteurs clés de la transformation structurelle de l’économie nationale et une meilleure approche budgétaire de redistribution des fruits de la croissance économique pour plus d’équité et de justice sociale.

Ces projections sont conformes aux discussions tenues lors du débat d’orientation budgétaire le 27 juin 2025 à l’Assemblée nationale.

Le présent projet a donc pour vocation de permettre la poursuite des actions de diversification de l’économie par le développement du secteur industriel et des infrastructures, ainsi que le renforcement du capital humain.

Il postule un taux de croissance économique qui s’établirait à 7,5%, tiré notamment par : (i) un secteur agricole dynamique dont l’activité resterait robuste, grâce aux initiatives de soutien à la mécanisation agricole, l’accès aux intrants agricoles et au conseil agricole, la maîtrise de l’eau ä des fins agricoles et pastorales (ii) l’augmentation de l’activité industrielle, (iii) l’accroissement du trafic au port de Cotonou et des actions de promotion touristique.

Dans un tel contexte, le projet de loi de finances pour la gestion 2026, s’équilibre en ressources et en charges ä 3 783,984 milliards de FCFA contre 3551,005 milliards de FCFA pour la gestion 2025 ; le taux d’inflation restant maîtrisé autour de 2,0%, en dessous de la norme communautaire de 3,0% de l’UEMOA ; tandis que les dépenses a sensibilité sociale représenteraient 42% du budget général.

Sur cette base, les efforts d’investissements en cours dans les domaines clés de la santé et de la protection sociale, du développement du savoir et de la connaissance, du tourisme, de l’énergie, de l’eau, des transports et du numérique, seront poursuivis et renforcés.

De même, les allocations budgétaires seront également orientées vers l’extension du projet de suppléments alimentaires au profit des femmes enceintes, allaitantes et des enfants couvrant les 1000 premiers jours après la naissance.

En outre, s’ajouteront au volet nutrition, les actions visant la couverture totale des écoles maternelles et primaires publiques en cantines scolaires, l’octroi de bourses d’études dans les écoles privées de renommée internationale, l’accélération des réformes de l’enseignement technique, l’opérationnalisation de Sèmè-City, le renforcement et la modernisation du plateau technique sanitaire.

Par ailleurs, un point d’attention sera accordé au financement des activités entrant dans le cadre des élections générales de 2026 pour lesquelles les ressources sont déjà entièrement mobilisées.

Enfin, de triennal 2026-2028 privilégiera en matière de sécurité, l’installation de systèmes de vidéo protection dans les grandes villes du pays et la forte dotation des Forces de Défense et de Sécurité en engins et vecteurs performants. Autant d’actions d’envergure qui visent l’intégration des thématiques transversales et l’atteinte des cibles pertinentes des ODD, renseigne le rapport du conseil.

Le ministre de l’Economie et des Finances est instruit, en lien avec les autres ministres concernés, de présenter à l’Assemblée nationale ce projet et de suivre l’aboutissement de la procédure législative y relative.

Bertin Djitrinou

Bénin : Au cœur du parcours rituel et identitaire des peuples Bariba et Wassangari à Nikki

La ville de Nikki a vibré au rythme de la Gaani, fête identitaire et rituelle des peuples Bariba et Wassangari. Depuis l’arène du nouveau palais royal de Nikki, édifice monumental nouvellement implanté sur des dizaines d’hectares au quartier Danri, s’est tenue l’étape la plus attendue de la célébration : le parcours rituel, dirigé par le souverain Séro Torou Toukossari.

Le palais, divisé en zones festives et résidentielles, est désormais le cœur battant de la tradition et de la mémoire collective. Devant les tambours sacrés, le Sinaboko a fait sa sortie ce samedi 6 septembre 2025, accompagné d’une impressionnante cavalerie, pour un périple marqué par sept étapes symboliques.

Lieux sacrés et historiques de la spiritualité de Nikki

En effet, le parcours rituel de la Gaani constitué de sept étapes symboliques est jalonné de sites historiques et cultuels qui résument l’histoire et la spiritualité de Nikki.

Lemandu : première mosquée de la cité, lieu de prière pour la paix et rappel du pacte historique entre le trône de Nikki et l’islam, incarné par la famille Sylla.
Tem Yankubakaru : plus grand site du culte de la terre, où le gardien Bah Warankpé invoque la fécondité des champs, la prospérité et la paix.
Dakiru : ancien palais où disparut tragiquement Sinaboko Séro Bètètè, symbole de sacrifice et d’honneur.
Bantiaru : tombe du prince Farou Yérima, héritier disparu à la veille de son intronisation, rappel de la fragilité du destin.
Palais royal de la dynastie Lafiaru : aujourd’hui musée, il abrite les tombes de cinq souverains, dont Kpé Lafia Gambaru Swanru, détenteur du record de longévité au trône.
Tambours sacrés : point de départ et de retour du périple, où le souverain rend hommage aux ancêtres.
Bakpilu : tombe de Kpé Gounou Kpawuko, refondateur de Nikki, où s’achève le rituel par des prières pour la prospérité et la paix.

Le souverain, à l’issue du parcours, regagne son palais pour la toilette sacrée, avant de s’installer dans son Sinko et assister à la cavalcade et au passage des Yérima.

A ce rendez-vous de foi, d’unité et de mémoire, chaque arrêt est l’occasion pour le Sinaboko de prier, bénir et invoquer la protection des ancêtres sur le royaume de Nikki et sur le Bénin tout entier.

Plus qu’une simple célébration, la Gaani est un lieu de mémoire vivante, témoin de la capacité du peuple bariba à préserver son identité malgré les épreuves de l’histoire, depuis la colonisation jusqu’à la modernisation en passant par la révolution.

Bertin Djitrinou

CANAUX DIGITAUX

0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
0SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Articles recents