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Bénin : Atelier régional de formation et de certification des techniciens en froid et climatisation

Cotonou, Bénin – Le lycée Technique et Professionnel de Kpondehou a accueillis ce lundi, le lancement de l’Atelier Régional de Formation et de Certification des Techniciens en Froid et Climatisation. Cet événement important réunit une vingtaine de participants venant de plusieurs pays africains à savoir Bénin, Cap-Vert, Madagascar, République Démocratique du Congo (RDC), Togo, Sénégal, Tchad et Niger.

L’objectif principal de cet atelier est de former et de certifier des techniciens en froid et climatisation, renforçant ainsi leurs compétences techniques. Cette initiative vise à améliorer la qualité des services offerts dans ce domaine crucial et à promouvoir l’utilisation de techniques respectueuses de l’environnement.

La cérémonie de lancement a vu la participation de plusieurs personnalités de premier plan, dont Mme Jeanne ADANBIOKOU AKAKPO Directrice de Cabinet (DC) du Ministère du Cadre de Vie ; Moussa Barry, représentant du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) ; Martin Pépin AINA, Directeur Général de l’Environnement et du Climat (DGEC).

La formation et la certification des techniciens en froid et climatisation sont cruciales pour plusieurs raisons. Entre autres la qualité et l’efficacité, la protection de l’environnement, le développement durable.

Le lancement de l’Atelier Régional de Formation et de Certification des Techniciens en Froid et Climatisation au Bénin représente une étape importante pour le renforcement des compétences techniques dans plusieurs pays africains. Avec le soutien des autorités nationales et des organisations internationales telles que le PNUE, cet atelier promet de contribuer significativement au développement durable et à la protection de l’environnement en Afrique.
Les participants, désormais mieux équipés pour répondre aux défis techniques et environnementaux de leur secteur, sont appelés à jouer un rôle clé dans la promotion de pratiques industrielles durables et écologiques.

Il faut noter que cet atelier se tiendra jusqu’au vendredi 7 juin 2024 et connaitra une évaluation qui sera sanctionnée par la certification.

Christelle TOGONOU

Impact du dérèglement climatique sur la cherté de la vie au bénin : Cas de l’augmentation des prix des produits alimentaires

À l’instar de tous les pays du monde, le Bénin est confronté à une crise silencieuse et dévastatrice : le dérèglement climatique. Le phénomène aggrave les conditions de vie des populations, rendant les produits de base de plus en plus chers, tout en exacerbant l’insécurité alimentaire. Le changement climatique perturbe les cycles agricoles et réduit les rendements des cultures essentielles, entraînant une flambée des prix sur les marchés.

• Maïs et Riz : Les récoltes de maïs et de riz, qui sont des aliments de base pour de nombreuses familles béninoises, ont été sévèrement touchées par des sécheresses prolongées et des pluies irrégulières. Les rendements ont été plus faible, et les prix ont considérablement augmenté, rendant ces denrées inaccessibles nombre de pour les foyers.

• Légumes et Fruits : Les productions de légumes comme les tomates et les oignons, ainsi que les fruits tels que les bananes et les mangues, sont également affectées. Les conditions climatiques extrêmes réduisent les récoltes, ce qui entraîne une hausse des prix de ces produits sur les marchés locaux.

• Protéines animales : La raréfaction des ressources en eau affecte l’élevage, augmentant ainsi les prix du poisson et de la viande. De nombreux pêcheurs et éleveurs témoignent de la difficulté croissante à maintenir leur activité.

L’augmentation des prix des denrées alimentaires de base a des répercussions directes sur la sécurité alimentaire des populations. De nombreuses familles peinent à se procurer des aliments nutritifs, ce qui entraîne une hausse de la malnutrition, notamment chez les enfants. Les familles sont contraintes de réduire la diversité et la quantité de nourriture, se concentrant sur des aliments moins chers mais moins nutritifs.

« Nous devons parfois sauter des repas pour que les enfants puissent manger », explique Marie, une mère de quatre enfants à Cotonou.
« Les prix sont devenus si élevés que nous ne pouvons plus acheter de viande ou de poisson. Nous nous contentons de riz ou de maïs, quand nous en avons. »

Face à ces défis, les populations se réadaptent pour survivre et subvenir à leurs besoins essentiels. Beaucoup de familles réduisent le nombre de repas par jour ou optent pour des aliments moins coûteux et moins nutritifs. « Nous ne mangeons plus que deux fois par jour, et parfois seulement une fois », raconte Jean, un agriculteur rencontré à Pobè, dans l’est du Bénin.

Certains membres de la famille migrent vers les villes ou même à l’étranger à la recherche de travail, souvent dans le secteur informel, pour envoyer de l’argent à leurs proches restés au village. « Mon fils est parti au Nigéria pour chercher du travail. Il envoie de l’argent quand il peut, mais ce n’est jamais assez », explique Fatou, une veuve à Porto-Novo.

Les témoignages des populations révèlent une réalité sombre et urgente. Il est impératif que des mesures soient prises pour atténuer les impacts du changement climatique et soutenir les populations les plus vulnérables. Cela inclut des initiatives pour améliorer la résilience des systèmes agricoles, le renforcement des filets de sécurité et la promotion des pratiques de consommation durables.

Christelle TOGONOU

Atelier National d’Échange et d’Engagement des Médias pour la Lutte Contre les Maladies Tropicales Négligées au Bénin

Les 23 et 24 mai 2023, la ville de Pobè a accueilli un atelier national d’échange et d’engagement des médias en faveur du contrôle et de l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) au Bénin. Cet événement a rassemblé divers partenaires, notamment Speak Up Africa, le Programme National de Lutte contre les Maladies Transmissibles (PNLMT) et ViaMe, pour sensibiliser et mobiliser les médias autour de cette cause cruciale.

Un moment clé de cet atelier a été la visite du centre de dépistage et de traitement de l’ulcère de Buruli à Pobè. Cette visite a permis aux acteurs des médias de constater de visu les réalités du terrain et les défis liés aux maladies tropicales négligées. L’ulcère de Buruli, une maladie infectieuse dévastatrice causée par le Mycobacterium ulcerans, entraîne des lésions cutanées graves et peut provoquer des incapacités permanentes si elle n’est pas traitée rapidement.

Les journalistes ont pu observer les procédures de dépistage et les traitements administrés aux patients, ainsi que les efforts déployés par le personnel de santé pour combattre cette maladie. Cette immersion a renforcé leur compréhension des MTN et de l’importance de leur rôle dans la sensibilisation du public.

L’atelier a également été marqué par plusieurs communications enrichissantes sur les MTN, animées par des experts de la santé publique et des représentants des organisations partenaires. Ces sessions ont abordé divers aspects des MTN, notamment leur épidémiologie, les stratégies de prévention et de traitement, ainsi que les défis et les succès dans la lutte contre ces maladies au Bénin.

Cet atelier national à Pobè a été une étape importante dans l’engagement des médias béninois pour la lutte contre les maladies tropicales négligées. En permettant aux journalistes de comprendre les réalités du terrain et en fournissant des outils et des idées pour la couverture médiatique, les organisateurs espèrent renforcer la sensibilisation et mobiliser davantage de soutien pour l’élimination des MTN au Bénin.

Christelle TOGONOU

FAUX : La consommation de mangue ne donne pas du paludisme

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme se transmet essentiellement à l’être humain par la piqûre de moustiques anophèles femelles infectés. 

Un utilisateur de X (anciennement Twitter) a posté sur son compte une photo de mangue dans un panier suivi de la légende : « Le paludisme mon combat ces temps ».

Des idées conçues laissent croire que la consommation de la mangue donne le paludisme. C’est ce qu’a fait savoir un internaute dans les commentaires sur un post X de « LE PRINCE DU NDE » dont l’identifiant est @SyrilTchouta. Le post a été publié le 11 avril 2024, et vu par plus 19 400 personnes.

La rédaction de Capp FM a interrogé les spécialistes de la santé sur le commentaire et il ressort que cette assertion de la consommation de la mangue qui donne le paludisme est fausse.

Voici l’intégralité de l’article

FAUX : La consommation de mangue ne donne pas du paludisme

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français:https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-francais-29-mai?si=5fec0c3d9c6344218aef8a3baf30c0b3&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin):https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-faux-la-consommation-de-mangue-ne-donne-pas-du-paludisme?si=9bb97f9214a94be5974514c3fb977c37&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média Capp FM, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA)

FAUX : La consommation de mangue ne donne pas du paludisme

 Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme se transmet essentiellement à l’être humain par la piqûre de moustiques anophèles femelles infectés. 

Un utilisateur de X (anciennement Twitter) a posté sur son compte une photo de mangue dans un panier suivi de la légende : « Le paludisme mon combat ces temps »

Des idées conçues laissent croire que la consommation de la mangue donne le paludisme. C’est ce qu’a fait savoir un internaute dans les commentaires sur un post X de « LE PRINCE DU NDE » dont l’identifiant est @SyrilTchouta. Le post a été publié le 11 avril 2024, et vu par plus 19 400 personnes. 

« J’ai sucé une mangue à Bafia en 2021 et une fois arrivé à Yaoundé je suis tombé malade palu sévère. Je n’oublierai jamais. Pour que je suce une mangue c’est vraiment les grandes études » a commenté @Lawali27. Et à l’auteur du post de lui répondre : « Mais est-ce qu’entre-temps t’as pas eu un anophèle femelle porteur de palu qui t’a piqué…, le palu se transmet partout au Cameroun. Même dans le car, à la maison, même pendant que tu suces la mangue, un moustique te pique et hopp… ».

La rédaction de Capp FM a interrogé les spécialistes de la santé sur le commentaire et il ressort que cette assertion de la consommation de la mangue qui donne le paludisme est fausse.

Nous avons mené nos premières recherches sur le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Dans la rubrique Vue d’ensemble sur ce site, l’OMS signale que « le paludisme est une maladie potentiellement mortelle qui est transmise à l’être humain par les piqûres de certains types de moustiques. Il sévit principalement dans les pays tropicaux. Il s’agit d’une maladie évitable et dont on peut guérir. L’infection est causée par un parasite et ne se transmet pas d’une personne à l’autre ». 

L’OMS fait également savoir que les symptômes peuvent être bénins ou engager le pronostic vital. « Les symptômes bénins sont les fièvres, les frissons et les maux de têtes. Les symptômes graves sont la fatigue, la confusion, les convulsions et des difficultés à respirer », lit-on sur le site. 

Toutefois, il est possible de prévenir le paludisme en évitant les piqûres de moustiques et en prenant des médicaments. Les traitements peuvent empêcher les cas bénins de s’aggraver. 

Sur les cinq espèces de parasites responsables du paludisme chez l’être humain, Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax sont les plus dangereuses. Le Plasmodium falciparum est le parasite provoquant le plus de décès et aussi le plus répandu sur le continent africain, tandis que Plasmodium vivax est l’espèce dominante dans la plupart des pays en dehors de l’Afrique subsaharienne. Les autres espèces qui peuvent infecter l’être humain sont Plasmodium malariae, Plasmodium  ovale et Plasmodium knowlesi. 

De ce point de vue d’ensemble de l’OMS, on peut en déduire que la consommation de la mangue ne saurait être la cause du paludisme comme le fait savoir Dr Aurel Gnanhoui, médecin de santé publique, chef du service de la promotion, de la santé de la mère, de l’enfant et de la médecine hospitalière à la direction départementale de la santé du Zou. 

« L’allégation selon laquelle le paludisme se transmet à travers la consommation de la mangue est fausse du moment où le mode de transmission du paludisme est connu, la piqûre de la moustique anophèle femelle infectée », précise Dr Gnanhoui qui ajoute que les conditions d’insalubrité favorisent la prolifération des vecteurs que sont ces moustiques anophèles femelles. 

Pour le nutritionniste diététicien Serges Patrick Zinvoedo interrogé par notre rédaction, « la mangue est un fruit qui a un index glycémique très élevé et qui peut provoquer le diabète si on consomme ça régulièrement et non souffrir de paludisme. Là je ne suis pas du tout d’accord avec ces allégations que le genre raffole. Ce n’est pas vérifié ». 

Le site d’information PasseportSanté, spécialisé depuis 25 ans dans la création des articles sur la santé a aussi fait un zoom sur la mangue. Dans sa partie Allergies à la mangue, on peut lire : « Des allergies aux fruits tropicaux ont souvent été décelés chez les personnes sensibles au latex. Ce phénomène est appelé le “syndrome latex-fruit”. Ainsi, les personnes allergiques au latex peuvent souffrir d’une hypersensibilité à certains fruits tropicaux, dont la mangue ». Nul part dans l’article la mangue peut être la cause du paludisme. 

En conclusion, l’assertion selon laquelle la consommation de la mangue donne le paludisme est FAUSSE. 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média Capp FM, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA)

  

 

FAUX : Cette vidéo ne montre pas la fabrication de la glace par un produit chimique

L’auteure de la vidéo manipulée a démenti cette information et des experts contactés ont apporté des clarifications sur le processus de fabrication de glace avec ce dispositif. 

Une vidéo de 2minutes 14 secondes devenue virale sur les réseaux sociaux prétend montrer la fabrication de la glace par un produit toxique. Après vérification par l’équipe de la rédaction de Capp FM, nous l’avons trouvée FAUSSE.

Voici l’intégralité de l’article

FAUX : Cette vidéo ne montre pas la fabrication de la glace par un produit chimique 

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français: https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-fr-faux-cette-video-ne-montre-pas-la-fabrication-de-la-glace-par-un-produit-chimique?si=6867237358b14efc92bfd01ac3b77c48&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin): https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-faux-cette-video-ne-montre-pas-la-fabrication-de-la-glace-24-mai-2024?si=82201ee4ac4847b3ac200934a6fc104f&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien de Capp Check, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FAUX : Cette vidéo ne montre pas la fabrication de la glace par un produit chimique 

L’auteure de la vidéo manipulée a démenti cette information et des experts contactés ont apporté des clarifications  sur le processus de fabrication de glace avec ce dispositif. 

Une vidéo de 2minutes 14 secondes devenue virale sur les réseaux sociaux prétend montrer la fabrication de la glace par un produit toxique. Après vérification par l’équipe de la rédaction de Capp FM, nous l’avons trouvée FAUSSE.

La vidéo, objet de notre vérification est publiée sur le compte Facebook de IcicestAbidjan le 13 avril 2024 avec la légende « ATTENTION : AVIS AUX PERSONNES QUI AIMENT ACHETER LES GLACES (EAU) DANS LES RUES. Seul un produit chimique peut former une glace de ce genre, j’imagine la réaction de cette solution ! Les commanditaires devraient être en prison car en utilisant l’eau de la mère qui présente une composition chimique bien plus complexe. Ainsi, on y retrouve quasiment tous les éléments du tableau de Mendeleïev ».

Dans la vidéo, on voit une dame dans une concession où elle est en train de plonger dans une cuve en briques contenant un liquide verdâtre, des sachets d’eau qu’elle retire encore de la cuve sous forme de glace sans y avoir tout chargé.

Selon l’auteur, le produit chimique serait l’eau de mer qui permettrait la fabrication rapide de la glace. La vidéo a enregistré, à la date du 18 mai 2024, 67 mentions j’aime, 48 commentaires et 75 partages. 

Capture de la page de IcicestAbidjan

D’où vient la vidéo ?

La recherche d’image inversée de l’une des captures de la vidéo, nous a permis de retrouver deux séquences de la vidéo sur le compte TikTok de Donnatienne Tindano publiées le 12 avril 2024 à des heures distinctes. Dans la première séquence, la dame plonge les sachets d’eau dans la cuve à eau, tandis que la seconde séquence montre le moment où la dame retire les sachets d’eau sous forme de la glace de la même cuve. Il s’agit donc de ces séquences de vidéo qui ont été montées et publiées sur la page Facebook de IcicestAbijan.

Sur le même compte TikTok de Donnatienne Tindano, nous avons retrouvé une autre vidéo publiée le 14 mai 2024 où la dame apporte un démenti, en soutenant dans la vidéo qu’il s’agissait d’un montage pour induire les gens en erreur. Elle explique que la citerne est un dispositif frigorifique qui fonctionne grâce à l’électricité et le liquide que contient le bac est un mélange d’eau et de sel. Elle ajoute que le dispositif permet d’obtenir la glace au bout de six heures de temps. « Après les avoir retirées du bac, je les rince avec de l’eau potable avant de les conserver dans un congélateur pour la commercialisation », a-t-elle conclu. 

Ce qu’en disent les experts

Interviewé par Capp Check, Lucien Kouassi Amoussou, ingénieur en froid et climatisation, et Président de l’Association Nationale de Froid et Climatisation du Bénin (ANFCB) explique le principe de la fabrication du bac. « Le bac se fait en maçonnerie avec des dispositifs d’étanchéité et de couverture interne en tôle acier galvanisé ou en tôle inox qui permet de contenir le liquide dans lequel les sachets d’eau vont se former. Ce liquide lui seul ne produit pas de froid. Ce bac rempli du liquide doit être attelé à un système frigorifique qui permet d’apporter le froid au liquide. Ce dernier atteint une température permettant la fabrication de la grâce ». 

Pour Lucien Amoussou, « le liquide qui est dedans et que tout le monde assimile à l’eau, un liquide à base de l’eau mais qui ne contient pas que de l’eau parce que l’eau en tant que telle à partir de 0°C gèle. Si nous devons garder cette eau pour fabriquer de la glace, elle doit être capable de résister à une température inférieure à 0°C. Pour garder cette température inférieure permettant de former les sachets d’eau introduit dans ce liquide, il faut y ajouter du sel (chlorure de sodium, chlorure de calcium…) qui doit atteindre une concentration donnée ».

Pour le professeur Patrice Edorh, toxicologue alimentaire, ce liquide est appelé la saumure. Une composition de chlorure de calcium ou de sodium, avec d’autres additifs. Cette saumure permet d’accélérer la congélation des produits glacés. 

Ce dispositif de bac dans cette vidéo est un dispositif artisanal pour la fabrication de la glace.

La saumure est-elle toxique ?

« Je ne peux pas dire si c’est toxique ou non », répond Lucien Kouassi Amoussou, ingénieur en froid et climatisation avant d’ajouter: « si je dois donner un conseil, la glace produite dans ces conditions ne peut pas être utilisée à des fins de consommation directe. Ça ne doit pas être à l’usage alimentaire. On peut l’utiliser pour rafraîchir de la boisson ou d’autre choses qui n’ont pas contact direct avec ce que l’humain peut consommer ». Il ajoute: « ce que l’humain doit consommer, si ont doit le refroidir avec cette glace, on doit le mettre dans un contenant étanche et c’est seulement la surface d’échange de ce contenant qui sera en contact avec la glace produit à base de ce liquide (la saumure) ».

Le professeur Edorh explique que la consommation de saumure peut avoir un goût désagréable et entraîner des symptômes digestifs mineurs, mais cela ne présente pas de risques majeurs pour la santé. 

Verdict

Après vérification,  Capp Check a constaté que la vidéo a été manipulée et ne montre pas la fabrication de la glace par un produit chimique. 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien de Capp Check, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

Finance : Le Bénin en tête de l’inclusion financière dans l’UEMO

En octobre 2023, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié son rapport 2022 sur l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest. Ce rapport place le Bénin au premier rang des pays de la zone UEMOA pour son indice d’inclusion financière.

Avec un indice de 0,659, le Bénin devance le Togo (0,637), la Côte d’Ivoire (0,636) et le Sénégal (0,636). Le rapport de la BCEAO souligne deux initiatives majeures au Bénin : un arrêté ministériel visant à éliminer les discriminations contre les femmes en matière d’accès au crédit, et des efforts significatifs en matière de formation et de sensibilisation à l’éducation financière et à la protection des consommateurs.

De manière générale, le rapport de la BCEAO révèle que la plupart des pays de l’UEMOA affichent des niveaux élevés d’inclusion financière, à l’exception du Mali (0,478) et du Niger (0,372), qui montrent respectivement des niveaux moyen et faible.

Pour évaluer l’utilisation des services financiers, la BCEAO a pris en compte des indicateurs tels que le taux de bancarisation élargie et le taux global d’utilisation des services financiers.

Christelle TOGONOU

Conseil des ministres : Les grandes décisions de ce mercredi 22 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 22 mai 2024, sous la

présidence de Patrice TALON, Président de la République. Les décisions ci-après ont été prises. Au titre des mesures normatives, il a été adopté, le décret fixant la structure-type de l’administration des communes en République du Bénin.

Au rang des communications, le gouvernement a autorisé la signature d’une convention-cadre pour le développement de programmes spécifiques de collaboration en matière d’optimisation des pôles d’excellence médicotechnique, de gestion hospitalière, de recherche, d’enseignement et de formation.

Le renforcement des capacités de prise en charge des patients dans nos établissements hospitaliers, rend indispensable le besoin de développer, sur place au Bénin, des pôles d’excellence dans certaines spécialités pointues en vue de réduire les cas d’évacuations à l’extérieur, tout en garantissant la qualité des soins.

A cet effet, des contrats spécifiques sont en cours d’exécution notamment pour le traitement des affections cardiovasculaires et des maladies cancéreuses. C’est dans ce cadre que le Conseil a autorisé la signature d’une convention¬ cadre tripartite entre le ministère de la Santé, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Groupe hospitalier Diaconesse Croix Saint-Simon. Ce dernier aura pour mission d’apporter son appui technique dans les soins à prodiguer sur site aux patients béninois, la formation complémentaire des spécialistes du domaine, l’organisation au profit des intéressés de stages en Europe.

Par ailleurs, il a été autorisé, l’organisation au Bénin de la 6ème édition du Forum annuel des agences nationales de Volontariat de l’espace CEDEAO, du 27 au 29 mai 2024 ; la 11ème Conférence internationale des Grandes Chancelleries

francophones d’Afrique et de France, du 24 au 28 juin 2024 ; puis l’Assemblée générale de l’Association internationale des Régions francophones (AIRF), les 9 et 10juillet 2024.

A noté que sur proposition du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, Jacques Rolland AMADOU est nommé préfet du département de la Donga.

 

Christelle TOGONOU

Bénin : Angela Kpeidja poursuivie dans un nouveau dossier par la CRIET

La journaliste béninoise et militante des droits des femmes Angela Kpeidja, se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs judiciaires, cette fois-ci devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Elle est accusée de harcèlement par voie électronique dans le cadre de l’affaire « Psychopathe Gate ».

Le chef d’accusation a été retenu à son encontre à la suite d’une audience tenue le lundi 13 mai 2024. Cette accusation découle de ses publications sur sa page Facebook dénonçant les agissements d’un présumé « harceleur et violeur pas comme les autres » dans le cadre de l’affaire « Psychopathe Gate ». Elle aurait affirmé que ce présumé aurait fait de nombreuses victimes parmi lesquelles « des jeunes filles en quête d’emploi et de grandes dames mariées qui ont malgré tout gardé le silence ».

Cependant, l’Institut National de la Femme (INF) a pris en main le dossier et a ouvert une enquête sur le présumé harceleur suite à ces publications. Mais les choses ont pris un tournant inattendu lorsque Stévy Wallace, ancien chargé de communication digitale de la Présidence du Bénin, a dénoncé un cas de cyberharcèlement de la part de l’activiste béninoise sur les réseaux sociaux.

Lors de son audience le 13 mai 2024, Angela Kpeidja a nié fermement toutes les accusations portées contre elle devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, affirmant qu’elle n’avait jamais mentionné Stévy Wallace dans ses publications.

En attendant, la journaliste devra se présenter devant la Chambre correctionnelle de flagrant délit le 24 mai 2024 pour une autre audience.

Christelle TOGONOU

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