Le Chef de l’état, Patrice TALON, s’est rendu dans la capitale bissau-guinéenne le vendredi 7 juillet 2023 afin de participer au sommet conjoint de l’UEMOA et de la CEDEAO. Il s’agit d’une session extraordinaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) axée sur la présentation de la feuille de route du nouveau président en exercice de l’institution sous-régionale, le Président nigérien Mohamed BAZOUM. Cette session s’accompagne également de la 63e Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, qui vise à évaluer le processus de transition au Mali, en Guinée-Conakry et au Burkina Faso. L’objectif est de garantir le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans ces pays au cours des prochains mois. A l’ouverture de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’états et de gouvernements de l’UEMOA, qui s’est tenue le samedi 8 juillet 2023, le président en exercice, Mohamed BAZOUM, a souligné que depuis la dernière réunion du 5 décembre 2022 à Abidjan, les économies des pays membres de l’Union ont fait preuve d’une grande résilience, malgré la persistance des chocs négatifs. Selon son exposé, le taux de croissance de l’Union s’est élevé à 5,9 % en 2022, dépassant la moyenne mondiale de 3,4 %. La hausse des prix à la consommation, due aux chocs alimentaires et énergétiques internationaux, a amorcé une tendance à la baisse au cours du premier trimestre 2023 grâce aux bonnes récoltes agricoles, aux mesures prises par les états membres, et à l’intervention de la Banque Centrale. Les délibérations de cette session extraordinaire, qui ont eu lieu à huis clos, ont abouti, entre autres, à la levée de la suspension du Mali des organes et institutions de l’UEMOA, décidée le 9 janvier 2022. Le dimanche 9 juillet 2023, c’était au tour, de la 63e conférence des Chefs d’états et de gouvernements de la CEDEAO, avec pour objectif, l’évaluation des processus de transition au Mali, en Guinée et au Burkina Faso afin de garantir un retour à l’ordre constitutionnel en 2024. L’ordre du jour comprenait également le choix d’un nouveau Président en exercice pour l’institution sous-régionale et la création d’une force militaire anti-terroriste et anti-coups d’états pour assurer la sécurité dans l’espace de la CEDEAO. À l’issue des travaux, le Président de la République Fédérale du Nigeria, S.E.M Bola Ahmed TINUBU, a été désigné par ses pairs pour diriger l’institution au cours des douze prochains mois, succédant ainsi au Président sortant Umaro Sissoco EMBALÓ de la Guinée-Bissau. Au cours de cette 63e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bénin et le Ghana ont été honorés pour leurs efforts dans la lutte contre les maladies tropicales. Christelle Togonou
Contrôle inopiné de l’ANM : A qui profite les dysfonctionnements constatés au niveau de certaines stations-services à Cotonou et environs ?
Le vendredi 30 juin, des dysfonctionnements ont été constatés au niveau de certaines stations-services à Cotonou et environs lors d’une descente inopinée d’une équipe de l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité (ANM).
Ce contrôle a permis de constater que certaines pompes de stations-services débitent plus que la quantité demandée et d’autres en débitent moins. Parmi ces stations-services, celle de la compagnie PrimoGaz de Godomey, qui se retrouve dans le premier cas, et perdait de l’argent au profit des clients. Pour éviter cette perte à l’entreprise, les agents de l’ANM ont posé des scellés jusqu’à ce que le paramétrage des pompes soit refait.
Pour le Responsable logistique et superviseur de PrimoGaz Bénin, Wilfrid ADJIBOYE, loin de gruger les populations comme certains le font croire, c’est plutôt PrimoGaz Godomey qui est victime, en servant plus de carburant qu’il n’en faut, occasionnant sans s’en rendre compte, des pertes à la société.
Certains ont tôt fait de blâmer et de jeter l’opprobre sur les compagnies pétrolières opérant dans le formel, en traitant de pratiques illégales et frauduleuses les dysfonctionnements constatés par l’équipe de la structure en charge du contrôle qualité.
A en croire les déclarations du Directeur de l’ANM Gabriel AHISSOU qui s’est prononcé sur le sujet, ce qui a été constaté comme dysfonctionnement n’était pas une intervention humaine, mais plutôt « les instruments de mesure qui dans l’utilisation se sont déréglés dans le temps, et la mesure à prendre, c’est d’empêcher leur utilisation avant leur réparation. » Lorsque l’intervention est faite, nous passerons pour contrôler afin de nous assurer que l’instrument fonctionne normalement avant que cela ne soit remise en service » a affirmé Gabriel AHISSOU à propos des stations-service épinglées.
Certaines questions s’imposent. Une dizaine d’opérateurs gèrent des stations-services. Toutes les stations ont-elles été contrôlées ? L’ANM médiatise-t-elle habituellement ces descentes inopinées ? Cette opération a-t-elle été détournée de son objectif initiale ?
Bertin Djitrinou
Tendances régionales en 2022 : Augmentation des envois de fonds à destination de l’Afrique subsaharienne
En 2022, les transferts d’argent vers l’Afrique subsaharienne ont connu une hausse de 6,1 %, totalisant $53 milliards de dollars. Cette progression s’explique principalement par l’essor considérable des transferts financiers vers plusieurs pays tels que le Ghana (12 %), le Kenya (8,5%), la Tanzanie (25%), le Rwanda (21%) et l’Ouganda (17%).
Les fonds acheminés vers le Nigéria, qui représentent environ 38% du montant total envoyé par les travailleurs vers leur pays d’origine, ont augmenté de 3,3% pour atteindre $20,1 milliards de dollars. Ces transferts d’argent ont contribué à soutenir les réserves de change de nombreux pays africains, confrontés à des défis tels que l’insécurité alimentaire, les perturbations des chaînes d’approvisionnement, la sécheresse sévère en Corne de l’Afrique, ainsi que les inondations au Nigéria, au Tchad, au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Cameroun.
De plus, ces transferts ont également permis de faire face aux difficultés liées au service de la dette auxquelles de plus en plus de pays sont confrontés. Selon les projections pour 2023, l’augmentation des remises migratoires vers l’Afrique subsaharienne devrait se situer autour de 1,3%.
Par ailleurs, le coût moyen d’un transfert de 200 dollars vers cette région s’élevait à 8% du montant au quatrième trimestre 2022, contre 7,8% l’année précédente.
Christelle Togonou
Au Bénin, le dossier CNLS-TP entraîne l’incarcération de 11 individus
Les individus soupçonnés d’implication dans une affaire de corruption au sein du Conseil National de Lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies ont été présentés au procureur.
Cette affaire suscite une vive émotion et suscite de nombreuses discussions. Quatorze individus ont été déférés devant le procureur dans le cadre de cette affaire de corruption au CNLS-TP. Les autorités judiciaires ont décidé de placer en détention provisoire 11 des accusés, tandis que les trois autres ont été mis sous convocation.
Précisons que l’enquête se poursuit afin de mieux comprendre les faits et d’établir les responsabilités. Les dommages causés au CNLS-TP dans cette affaire, comporte entre autres 80 millions de francs CFA destinés à la communication de la structure.
Christelle Togonou
Hydrocarbures : Fermeture de stations-service à Cotonou
Suite à une opération de contrôle menée sur le terrain par l’Agence nationale de Normalisation de Métrologie et du Contrôle Qualité (ANM), plusieurs stations-services ont été contraintes de fermer à Cotonou. En effet, ces stations avaient été identifiées comme utilisant des appareils qui ne respectaient pas les normes requises.
La mission de l’ANM, une structure relevant du Ministère du Commerce, a été dirigée par deux directeurs techniques. Cette équipe de contrôle avait pour objectif de vérifier l’état des appareils utilisés par les stations-services. Face à une demande élevée en carburant provenant des stations-services depuis la fin des subventions sur l’essence aux Nigéria, certaines stations auraient eu recours à des pratiques de manipulation, afin de ne pas fournir aux clients la quantité de carburant correspondant au montant payé.
Pour ce faire, elles ont utilisé des appareils qui ne respectaient pas les normes en vigueur. Des plaintes concernant ces pratiques avaient été signalées à l’ANM. La mission de l’Agence nationale de Normalisation de Métrologie et du Contrôle Qualité a permis d’identifier ces stations et de procéder à leur fermeture, selon.
Il est maintenant crucial pour les entreprises qui utilisent des appareils non conformes de se mettre en conformité avec les règles afin d’éviter des sanctions.
Christelle Togonou
L’OMS dévoile la Plateforme d’Investissement pour l’Impact sur la Santé
Dans le cadre de ses efforts visant à améliorer les services de soins de santé primaires dans le monde, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a établi un partenariat avec trois banques pour créer la Plateforme d’Investissement pour l’Impact sur la Santé.
Lors du Sommet pour un nouveau Pacte Financier Mondial qui s’est tenu à Paris, les 22 et 23 Juin 2023, l’OMS et trois banques multilatérales de développement ont annoncé le lancement de cette initiative. L’objectif principal vise à renforcer les services de soins de santé primaires dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, en leur fournissant un financement initial de 1,5 milliard d’euros, sous forme de prêts préférentiels et de subventions. La plateforme vise à élargir la portée des services de santé primaires, en mettant un accent particulier sur les populations vulnérables et les communautés mal desservies.
La coordination de la Plateforme d’Investissement pour l’Impact sur la Santé sera assurée par l’OMS, qui veillera à ce que les décisions de financement soient alignées sur les priorités et les stratégies nationales en matière de santé. Le secrétariat de la Plateforme apportera un soutien aux gouvernements dans le développement des soins de santé au niveau national et encouragera les investissements dans les soins de santé primaires, conformément aux stratégies gouvernementales en matière de santé.
Le Docteurr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur Général de l’OMS, a souligné l’importance des soins de santé primaires pour améliorer la santé et le bien-être des populations. Il a rappelé que près de 90 % des services de santé essentiels peuvent être fournis par le biais des soins de santé primaires, dispensés sur le terrain, au sein des communautés, par des professionnels de la santé tels que les médecins et les infirmières.
Avant la pandémie de COVID-19, l’OMS estimait que les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire devraient considérablement augmenter leurs dépenses de santé afin d’atteindre les objectifs de développement durable en matière de santé. Pour garantir l’accès aux services de santé, construire de nouvelles installations et former des professionnels de la santé, un financement supplémentaire de $371 milliards de dollars par an d’ici 2030 serait nécessaire. De plus, la préparation aux futures pandémies nécessiterait environ 31,1 milliards de dollars par an. »
Rappelons que les partenaires de cette initiative sont la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et la Banque Islamique de Développement (BID), en plus de l’OMS. La Banque Interaméricaine de Développement (BID) envisage également de rejoindre ce partenariat pour étendre l’initiative à la région de l’Amérique latine et des Caraïbes.
Christelle Togonou
Pénurie d’essence au Bénin : L’ingéniosité de certains vendeurs de ‘’ kpayo ‘’ face à la crise
La hausse du prix du carburant au Nigéria a engendré d’énormes conséquences.
Depuis la déclaration concernant la suppression des subventions sur le carburant par le nouveau président Bola Ahmed Tinubu, les populations béninoises voisines du grand Nigéria, connaissent d’énormes difficultés.
A noter que non seulement les subventions sur le carburant ont été suspendues, mais le prix du pétrole a également été augmenté par la compagnie pétrolière nationale du Nigéria. Ce qui agit également sur les pays voisins tels que le Bénin
Ainsi, depuis le 30 mai 2023, l’essence de la contrebande venant du Nigeria et communément appelée ‘’ kpayo ‘’ est devenue plus rare et du coup, plus chère que dans les stations-service.
Le prix du kpayo varie désormais entre 700 et 800 F CFA même 1000 F CFA dans certaines localités du pays, pendant que le litre dans les stations est vendu à 650F CFA dans la mesure où ces prix ne font l’objet d’une augmentation que sur accord officiel des autorités gouvernementales.
Du coup, on assiste à une ruée des potentiels consommateurs de l’essence de la contrebande vers les stations-service. Il s’est installée alors une mévente dans le camp des vendeurs de l’essence de la contrebande. Face à cette situation, plusieurs sites de vente de ce produit frelaté, ont fermé.
Mais, pour les vendeurs de kpayo encore actifs aux abords des rues, il se serait développée une ingéniosité sans pareille. L’essence exposée selon nos sources ne serait pas venue du Nigeria comme d’habitude. Mais il s’agit plutôt de l’essence qui provient des stations du Bénin.
De nos sources, certains de ces vendeurs se rabattent sur les stations-service avec leurs bidons nuitamment pour s’approvisionner et ramener au bord de la rue. Et comme vous pouvez vous en doutez, c’est bien cette essence qui est vendue à 700 ou 800 F voir 1000 F CFA.
Ainsi, pendant la journée, les pompistes complices se plaisent de dire aux clients qu’« il n’a pas d’essence » ou se contentent de vous agiter la main pour vous signifier que l’essence est finie.
Au regard de ces pratiques en bande organisée qui risque de porter préjudices graves non seulement aux consommateurs mais surtout au bon fonctionnement des stations-service quant à la disponibilité du produit, nous appelons à la vigilance des responsables des différentes compagnies agrées opérant sur le territoire béninois.
Nous y reviendrons
Bertin Djitrinou
47 ans après le massacre des enfants de Soweto Le monde s’en souvient encore
Célébrée chaque année en souvenir du 16 juin 1976 à Soweto, la journée de tragédie durant laquelle des centaines d’enfants ont été tués et d’autres blessés par le régime de l’apartheid en place à l’époque en Afrique du Sud, est devenue une tradition.
En effet, des milliers d’étudiants sud-africains ont manifesté ce jour-là pour exiger une éducation de qualité.
C’est donc en hommage à ces enfants que le 16 juin 1991 l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) a initié la Journée Mondiale de l’Enfant Africain (JAE) dont l’objectif est de promouvoir les droits de l’enfant africain afin de lui garantir une meilleure éducation.
Selon la convention de 1989 relative aux droits de l’enfant, il est clairement établi qu’un enfant est tout être humain âgé de moins de 18 ans.
Cependant, beaucoup d’enfants sont brimés dans leurs droits et sont victimes de violences psychologiques et physiques. Le respect des droits des enfants a régressé dans le monde, selon un rapport de l’ONG ‘’Vision du Mondes’’. Ainsi, au Bénin comme dans d’autres pays du monde, des actions sont encore nécessaires pour améliorer le sort de nombreux de jeunes enfants, mendiants, marchants ou apprentis artisans avant l’âge.
La journée de l’enfant africain est donc une occasion pour sensibiliser l’opinion publique et surtout rappeler aux autorités la nécessité de renforcer la réglementation pour lutter contre ces pratiques en assurant à tous les enfants le droit à une bonne éducation.
Il convient de noter que le thème choisi cette année par le Comité Africain d’Experts sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant (CAEDEB) pour la célébration est : « Le droit de l’enfant dans un environnement numérique ». Le numérique à n’en point douter offre beaucoup d’opportunités de nos jours et constitue un excellent moyen pour l’apprentissage des enfants.
Il urge donc de faire de l’éducation numérique une réalité en vue d’assurer et de promouvoir la protection des enfants en ligne.
Bertin Djitrinou
CRIET : 07 ans de prison et plus de 137 millions de francs CFA d’amendes pour 20 cybercriminels
La Cour de Répression des Infractions Économiques et de Terrorisme (CRIET) a prononcé des condamnations à l’encontre de vingt (20) cybercriminels impliqués dans cinq affaires distinctes, ce lundi 19 juin 2023. Ils ont été condamnés à des peines de prison allant de 05 à 07 ans d’emprisonnement, ainsi qu’à des amendes totalisant 137 millions de francs CFA. Ces accusés poursuivis par le parquet spécial de la CRIET pour des actes d’escroquerie en ligne, étaient en détention provisoire depuis décembre 2022.
Dans le premier dossier, un jeune béninois a été condamné à une peine de 05 ans de prison, dont 04 ans fermes, ainsi qu’à une amende de cinq millions de francs. Le deuxième dossier impliquait 17 co-accusés, dont plusieurs ressortissants nigérians. Selon le verdict, quatre personnes ont été relaxés au bénéfice du doute, tandis que les 13 autres ont été condamnées. Parmi elles, sept personnes ont été condamnées à cinq ans de prison, dont quatre fermes, et à une amende d’un million de francs chacun. Six autres nigérians ont été condamnés à cinq ans de prison fermes et à une amende de 10 millions de francs chacun.
Dans le troisième dossier, deux jeunes béninois ont été inculpés. L’un d’entre eux a été relaxé au bénéfice du doute, tandis que le second a été condamné à une peine de 05 ans de prison, dont quatre fermes. Les deux cybercriminels impliqués dans le quatrième dossier ont écopé de 07 ans de prison fermes et d’une amende de 10 millions de francs. Ils devront également verser à leurs victimes une amende de 25 millions de francs pour préjudices subis. Selon le verdict du juge dans le cinquième dossier, trois jeunes cybercriminels ont été condamnés à une peine de 05 ans, dont quatre ans fermes, et à une amende de 10 millions de francs CFA chacun.
Ces vingt jeunes cybercriminels ont été condamnés dans le cadre d’affaires d’arnaques en ligne, impliquant de faux dons, de faux prêts, de faux plans amoureux, de faux marabouts et de fausses rencontres intimes.
Christelle Togonou
Le Bénin réserve un domaine pour abriter le siège de la BOAD
Le siège de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) sera établi au Bénin. C’est à travers le décret n° 2023-277 du 24 mai 2023, que le gouvernement béninois a mis à disposition un immeuble pour accueillir cette institution financière.
Cette construction d’une superficie de trois mille deux cent vingt et un mètres carrés (3221 m2) est située à Zongo Nima, dans le 5ème arrondissement de Cotonou. Il s’agit d’une portion du titre foncier n° 113 de Cotonou qui a été affectée à la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) par décret émis par l’État béninois.
La signature du décret (n° 2023-277 du 24 mai 2023) qui concède ce domaine à la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a été effectuée le 24 mai 2023 par le chef de l’État, Patrice Talon, ainsi que par le Ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, et le Ministre du Cadre de Vie et des Transports chargé du Développement Durable, José Didier Tonato.
Pour rappel, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) est une institution de financement commun au service du développement des États de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Elle a pour objectif de promouvoir le développement équilibré des États membres et de contribuer à l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest.
La BOAD a été créée par un accord signé le 14 novembre 1973 et a commencé ses activités en 1976. Les États membres de cette institution sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Christelle Togonou

