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Culture : Des origines à l’impact culturel et social du reggae

Le reggae, connu pour son genre musical particulier reste avant tout le vecteur d’un message. Ses paroles souvent engagées en font un porte-voix des opprimés et un outil de revendication politique.

Considérez le retour aux origines reggae comme un voyage au cœur d’une culture qui a su s’imposer mondialement, influençant des artistes et des mouvements bien au-delà de son berceau jamaïcain. Le reggae incarne cette force de la musique qui sait traverser les époques et les continents, en gardant intacte sa capacité à émouvoir et à mobiliser.

Les origines du reggae remontent au milieu du 20e siècle. Né en Jamaïque dans les années 1960, le reggae s’est développé à partir de racines musicales diverses, incluant le mento, le ska et le rocksteady. Ainsi, la Jamaïque était la terre fertile où le mento, le ska et le rocksteady se sont entremêlés pour donner naissance à un genre musical nouveau. Cette expression artistique, intimement liée à l’identité rastafari, a été popularisée mondialement par des icônes telles que Bob Marley et Jimmy Cliff, pour ne citer que celles-là.

A travers leurs rythmes distinctifs et leurs messages souvent empreints de revendications sociales et politiques, le reggae a non seulement révolutionné la musique mais a aussi exercé une influence profonde sur divers mouvements culturels et sociaux. Ainsi, tout en conservant son héritage et son impact sur la société l’évolution du reggae continue d’enrichir le paysage musical.

Le ska, rapide et énergique, influencé par le jazz et la musique afro-caribéenne, a progressivement ralenti son tempo pour devenir le rocksteady, prélude au reggae. Ce dernier, rythmé par une guitare rythmique en contretemps, a émergé comme une évolution naturelle, marquant dès lors son territoire dans l’histoire des musiques populaires jamaïcaines.

Ainsi, grâce à ces pionniers de la musique, la Jamaïque a vu naître une expression authentique dont la résonance allait transcender les frontières de l’île. Aussi vrai que la musique jamaïcaine de cette époque reflète la créativité d’une nation en quête d’identité et de changement, la genèse du reggae est inséparable de ce contexte social et culturel, où les artistes ont traduit dans leurs mélodies et leurs textes les aspirations et les luttes de leur peuple.

Implanté dans le firmament des genres musicaux mondiaux, cette musique n’est pas seulement un ensemble de rythmes et de mélodies ; elle incarne une culture, une philosophie, et est devenue un canal pour la conscience sociale et la résistance. Le reggae, à travers ses icônes, a laissé une empreinte indélébile, influençant les générations futures et diversifiant l’expression musicale à travers le monde.

Le reggae, au fil des ans, s’est rapidement diversifié, donnant naissance à plusieurs sous-genres. Le ‘’raggamuffin’’, par exemple, est un style qui mêle le rap aux rythmes reggae, une innovation attribuée aux communautés jamaïcaines de New York. Des artistes comme Alborosie ont incarné ce mouvement, le faisant rayonner à l’international. Parallèlement, des groupes tels que UB40, originaire du Royaume-Uni, ont apporté leur propre touche au reggae, bien que leur interprétation ait suscité des réactions mitigées quant à sa qualité et son authenticité.

Du point de vue de son impact culturel et social, il faut considérer le reggae non seulement comme un genre musical, mais aussi comme un vecteur de changement social et culturel. Enraciné dans l’histoire tumultueuse de la Jamaïque, ce genre a émergé comme un cri de ralliement pour les opprimés, véhiculant des messages de résistance et d’émancipation.
Le ‘’rastafarisme’’, avec ses valeurs de justice sociale, de paix et d’amour universel, a profondément marqué l’identité du reggae, un genre musical devenu indissociable de ce mouvement spirituel, diffusant ses principes à travers le monde.

Toujours au menu de son impact culturel et social, des festivals dédiés au reggae fleurissent aux quatre coins du globe, attestant de la portée universelle de cette musique. La reconnaissance de la ‘’Journée internationale du reggae’’, initiée par l’UNESCO, souligne la valeur culturelle de ce genre musical et promeut sa préservation comme héritage culturel.

La musique reggae agit comme un catalyseur social, incitant à la réflexion sur des thématiques telles que l’égalité, la liberté et l’unité. Les paroles engagées des chansons reggae résonnent avec les luttes contemporaines pour les droits civiques et contre l’injustice.

Loin d’être considéré comme un simple genre musical, le reggae est une force qui continue de nourrir les esprits, d’inspirer les mouvements sociaux et de tisser des liens entre les communautés à travers le monde.

Bertin Djitrinou

43 ans après la disparition de Bob Marley : Que retenir du célèbre reggae man ?

La musique reggae une fois encore, est célébrée dans toutes sa splendeur à travers le monde. 11 mai 1981-11 mai 2024, déjà 43 ans que la méga star du reggae quittait le monde des vivants pour sans doute une autre vie inconnue des mortels. Comme à l’accoutumé, chaque année à la date anniversaire du décès de l’icône du reggae, sont organisés à son honneur de géants concerts, où ses chansons et la musique reggae sont célébrés dans une splendeur, rappelant la vie et le parcours de l’illustre disparu.

Bob Marley, musicien jamaïcain de renom, est synonyme du reggae et demeure la figure de proue incontestée du genre. Avec des hymnes tels que ‘No Woman No Cry’ et ‘One Love’, son groupe The Wailers, originairement nommé The Wailing Wailers, a posé les fondations d’un héritage musical durable. Marley, grâce à sa capacité à fusionner la lutte politique et les messages d’unité dans sa musique, a élevé le reggae au-delà de sa Jamaïque natale, lui conférant une portée universelle.

Sans risque de se tromper, on peut dire que la date du 11 mai, est le jour où le monde entier vibre et célèbre le reggae dans toute ses dimensions. L’artiste s’est immortalisé par ses œuvres, aussi bien que par ses célèbres citations qui ont résisté au temps et dans l’espace.

Les plus célèbres connues sont : « Les plus belles choses ne sont pas parfaites, elles sont spéciales ; Le jour où vous arrêtez de courir, c’est le jour où vous gagnez la course ; Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu’au jour où être fort reste la seule option ; Ne vis pas pour que ta présence se remarque mais pour que ton absence se ressente ; Les vrais amis sont comme des étoiles, vous ne pouvez les reconnaître que lorsqu’il fait sombre autour de vous ; Essaie de devenir ce que tu veux plutôt que de devenir ce qu’ils veulent que tu sois ; La vérité, c’est que tout le monde va te faire du mal, mais tu dois juste trouver ceux pour lesquels il vaut la peine de souffrir ; Mieux vaut mourir en combattant pour la liberté plutôt que d’être prisonnier tous les jours de sa vie ; La chose superbe à propos de la musique, c’est que lorsqu’elle vous touche, vous ne ressentez plus la douleur ; La possession vous rend riche ? Je n’ai pas ce type de richesse. Ma richesse c’est la vie, pour toujours ; Je crois en la liberté pour tout le monde, pas seulement pour l’homme noir ; La musique peut rendre les hommes libres ; La grandeur d’un homme ne se mesure pas à la richesse qu’il acquiert, mais à son intégrité et à sa capacité à affecter positivement les gens autour de lui ; Le plus grand des lâches est l’homme qui éveille l’amour d’une femme sans aucune intention de l’aimer ; La plus belle courbe sur le corps d’une femme est son sourire ».

Il faut rappeler que le reggae est un genre musical issu du Ska et du Rocksteady qui a émergé à la fin des années 1960 en Jamaïque où il est l’une des expressions musicales les plus populaires. Le nom de cette musique est issu du titre d’une chanson de Tootsand the Maytals intitulé ‘’Do the Reggay sortie en 1967.

Ainsi, le reggae devient mondialement connu dans les années 1970, dans le sillage du succès de Bob Marley. À travers ses rythmes distinctifs et ses messages souvent empreints de revendications sociales et politiques, le reggae a non seulement révolutionné la musique mais a aussi exercé une influence profonde sur divers mouvements culturels et sociaux. Son évolution continue d’enrichir le paysage musical tout en conservant son héritage et son impact sur la société.

Bertin Djitrinou

Economie : Le Niger prend une décision significative en réponse au blocage de son pétrole à Sèmè par le Bénin

Dans un communiqué publié ce lundi 13 mai, le Colonel Major Salissou Mahaman Salissou, ministre nigérien des transports et de l’équipement, a informé tous les acteurs du transport international que seuls les véhicules immatriculés au Niger et au Togo peuvent désormais transporter le fret nigérien à partir du Port de Lomé et de tout autre lieu sur le territoire togolais, conformément à un accord bilatéral entre le Niger et le Togo.

Toutefois, dans des circonstances exceptionnelles et avec l’autorisation spéciale du ministre des transports et de l’équipement, les véhicules immatriculés au Burkina Faso, au Mali et au Ghana peuvent également participer au transport de ce fret. Le gouvernement du Niger insiste sur le respect strict des dispositions de ce communiqué. En conséquence, les véhicules immatriculés au Bénin se voient refuser l’accès au fret togolais sur demande des autorités nigériennes.

Ainsi, cette déclaration officielle du gouvernement du Niger témoigne de sa réaction ferme face au blocage de son pétrole par le Bénin. En limitant l’accès au transport de son fret aux véhicules immatriculés uniquement au Niger et au Togo, avec des exceptions limitées pour d’autres pays de la région, le Niger cherche à protéger ses intérêts économiques et à garantir un contrôle plus strict sur le transport de ses ressources. Cette mesure souligne également l’importance des accords bilatéraux dans la régulation du transport international et met en lumière les tensions géopolitiques et économiques qui peuvent surgir entre les pays voisins.

 

Christelle TOGONOU

Les enjeux économiques du Pipeline de Sèmè-Kpodji

Le plus grand oléoduc d’Afrique devrait générer au Bénin près de 500 million de dollars US sur 20 ans

Au Niger et au Bénin, l’or noir coule dans le plus grand oléoduc d’Afrique. Au Bénin, les premières gouttes de pétrole avaient jailli sur la plateforme à Sèmè Kpodji fin avril dernier. On aurait cru les prémisses d’une inauguration, mais hélas ! Le Bénin a interdit aux navires de charger du pétrole nigérien dans la commune de Sèmè Podji.

L’information rapportée par RFI fait jazzer la toile depuis ce lundi 6 mai 2024. Cette interdiction a été notifiée à l’ambassadeur de Chine au Bénin ainsi qu’à (China National Oil & Gas Exploration and Development Corporation), société en charge de la gestion du pipeline

En effet, le Bénin a décidé de bloquer l’embarquement du pétrole nigérien à partir de la plateforme de Sèmè Kpodji, au Bénin, où atterrit l’oléoduc. Pour les deux pays, c’est un enjeu économique énorme. Car, le pipeline devrait produire par jour un équivalent de 90.000 barils. Il s’agit là d’un projet pharaonique qui venait de rentrer en service pour le bonheur des deux pays.

Le plus grand oléoduc d’Afrique ayant nécessité cinq (05) ans de travaux et plus de deux milliards de dollars US d’investissement, relie les champs de pétrole d’Agadem dans l’extrême Est du Niger au port béninois de Sèmè Kpodji sur un tracé de deux mille (2000) kilomètres.

Chaque jour, l’équivalent de 90.000 barils devraient couler dans le pipeline de Sèmè Kpodji. Dans le plan, le pétrole sera ensuite distribué par bateau vers le monde entier. De quoi permettre au Niger de rentrer dans le club des pays exportateurs de pétrole.

En outre, les autorités nigériennes prévoient qu’à terme, le pétrole représentera 25% du PIB (Produit Intérieur Brut). Ainsi, la Banque Africaine de Développement (BAD) projette pour le pays une croissance économique de 11,2% en 2024, la plus forte d’Afrique, boostée notamment par l’exportation du pétrole.

Le Bénin devrait lui aussi profiter du pipeline. A en croire les statistiques, cette exploitation devrait générer près de 500 million de dollars US de recettes fiscales dans le pays sur 20 ans et créer plus de 2000 emplois.

Bertin Djitrinou

Bénin : Conseil des ministres de ce mercredi 8 mai 2024

Réunit en conseil des ministres ce mercredi 08 mai 2024, les membres du gouvernement ont pris des décisions, dont voici les principales.

Au titre des mesures normatives, il a été retenu le projet de loi sur la reconnaissance de la nationalité béninoise aux afro-descendants. A ce titre, le gouvernement a décidé de transmettre à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à reconnaître la nationalité béninoise aux afro-descendants vivant en République du Bénin. Cette mesure vise à garantir l’égalité des droits et des opportunités pour tous les citoyens. A ceci s’ajoute l’adoption de modalités pour l’exercice de la veille pastorale.

Au titre des communication, la mise en place d’un laboratoire de production de vitro-plants et la création d’une ferme élite dédiée à la production d’ananas, afin de renforcer le secteur agricole. Les membres du gouvernement ont également décidé de l’installation d’un système de vidéoprotection à l’Aéroport International Cardinal Bernardin GANTIN de Cadjèhoun pour renforcer la sécurité des voyageurs et des installations. Dans le secteur du commerce, l’imposition temporaire de restrictions sur l’exportation des produits vivriers en dehors du territoire national, dans le but de garantir la sécurité alimentaire et la disponibilité des denrées sur le marché intérieur.

Par ailleurs, Krishna LOKOSSOU a été nommé Directeur général de la Poste du Bénin S.A. Précédemment Chargé d’Études auprès du Ministre d’État Romuald Wadagni, il remplacera désormais le Professeur Judith Bai GLIDJA, nommée le 18 Mars dernier, membre du conseil national de l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE). A noter que Krishna Lokossou est diplômé d’un MBA en Stratégie et Finances de la Bayes Business School.

Christelle TOGONOU

Atelier de formation et de sensibilisation de la CBIT : Renforcer les capacités des professionnels des médias et acteurs clés dans le cadre de la transparence climatique

La salle de conférence de la Direction Générale de l’Environnement et du Climat (DGEC) du Ministère du Cadre de Vie et des Transports en charge du Développement Durable (MCVT), a abrité le jeudi 02 Mai 2024 une séance de formation et de sensibilisation sur l’Initiative de Renforcement des Capacités pour la Transparence (CBIT). L’activité a réuni des professionnels des médias et des représentants de diverses structures parties prenantes.

Après introduction de l’activité par Mme Lydia AYOLA KONTO, Chargée de Communication de la Coordination nationale de la CBIT, le Dr Romaric AKPOVO, Coordonnateur national de l’Initiative, a dit un mot de bienvenue à l’endroit des participants avant de passer à la présentation de la CBIT, soulignant l’urgence d’agir face aux effets néfastes des changements climatiques. Il a expliqué les mécanismes mis en place pour garantir la crédibilité des rapports nationaux, ainsi que les composantes et les résultats déjà obtenus de la mise en œuvre de l’initiative.
A nouveau dans sa prise de parole, Lydia AYOLA KONTO a mis un accent particulier sur les perspectives en termes de communication de la CBIT, la stratégie globale de communication et l’importance de la formation des Points Focaux pour une diffusion efficace des informations.
Le soin est revenu au Dr Martial AMOU, Assistant Technique et spécialiste MRV de l’Initiative, de clarifier les concepts fondamentaux de la CBIT. Il a souligné l’importance de se conformer aux exigences du cadre de transparence renforcé de l’Accord de Paris. L’expert a élucidé les termes phares tels que l’Accord de Paris, les CDN, l’émission, l’atténuation, l’adaptation, le systèmes MRV & SE, le rapport biennal sur la transparence etc., tout en démontrant la nécessité de maîtrise de ce jargon crucial pour accompagner la mise en œuvre de l’initiative en matière de communication.
Des débats animés ont suivi les présentations, avec des discussions sur le rôle du secteur privé dans la lutte contre les changements climatiques. Il faut noter que cet atelier a représenté une étape importante dans la sensibilisation et la mobilisation des acteurs clés pour renforcer la transparence dans un contexte de lutte contre les changements climatiques.

Christelle TOGONOU

Bénin-Niger : Cotonou ordonne l’interdiction d’embarquer du pétrole

Ce lundi 06 mai 2024, le Bénin a pris la décision d’interdire l’embarquement du pétrole nigérien à partir de la plateforme de Sèmè-Podji. Cette mesure constitue un revers pour les autorités nigériennes, qui se voient confrontées à un blocage inattendu, alors que les premières gouttes d’or noir sont arrivées sur la plateforme de Sèmè-Podji à la fin du mois d’avril.

Selon les informations rapportées par RFI, cette interdiction a été notifiée à l’ambassadeur de Chine au Bénin ainsi qu’à (China National Oil & Gas Exploration and Development Corporation), société en charge de la gestion du pipeline. Les navires ne peuvent plus charger du pétrole tant que Niamey n’aura pas ouvert sa frontière avec Cotonou.

Bien que le Président Patrice Talon ait exprimé sa volonté de normaliser les relations avec le Niger, et ordonner la réouverture de la frontière coté Bénin depuis Décembre 2023, Niamey a maintenu ses frontières fermeés.

Les relations entre les deux pays restent tendues. Ce nouveau bras de fer pourrait contraindre le Niger à assouplir sa position.

Christelle TOGONOU

Gestion des catastrophes naturelles extrêmes au Bénin : quand il reste à faire, rien n’est encore fait ?

Comment l’état béninois à travers ces différents démembrements, pourra répondre à une catastrophe naturelle extrême qui pourrait survenir dans notre pays ? C’est la question que se pose depuis plusieurs mois la rédaction de Capp Fm. Des demandes d’interviews multiples auprès de plusieurs ministères et directions sectorielles ont été déposées. Après plus de six mois d’investigations, nous rendons enfin notre conclusion.

Omerta sur l’information…
Considérant la gravité des enjeux liés aux catastrophes naturelles, seules quelques structures ont répondu favorablement à nos demandes d’interviews. Parmi celles qui ont opposé un refus, on peut citer certains acteurs essentiels tels que la Police Républicaine et le CNHU HKM. Ces entités, pourtant jugées indispensables dans la gestion de phénomènes catastrophiques, ont fait preuve d’un désintérêt flagrant en renvoyant systématiquement nos journalistes vers l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC).
Cette redirection généralisée vers l’ANPC soulève des interrogations sérieuses quant à la transparence et à la clarté des réponses fournies. Est-ce un signe de centralisation excessive ou une tentative de dissimulation des mesures prises pour agir en cas de catastrophes naturelles ? La question reste posée.

Présentation des faits…
Alors que les prévisions scientifiques nous alertent sur l’accélération des phénomènes liés aux changements climatiques dans les années à venir, il est impératif de se préparer à faire face à des situations d’urgence, notamment en ce qui concerne les catastrophes naturelles extrêmes. Les effets du réchauffement climatique, tels que la montée du niveau des océans et la fonte des glaciers, sont déjà perceptibles et menacent directement des villes côtières de la sous-région ouest-africaine, dont Cotonou, située dans le Golfe de Guinée.
Dans une étude en Juillet 2023, le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) prévient qu’une catastrophe naturelle majeur pourrait survenir au Bénin à l’horizon 2030. L’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC), le Ministère des Affaires Sociales, la Mairie de Cotonou, le Groupement National des Sapeurs-Pompiers, ainsi que des experts en études climatiques, environnementales et océanographique, admettent avoir connaissance de cette information du GIEC. D’après l’ensemble de ces structures, des plans de réponse existent sauf que c’est l’ANPC qui coordonne tout et tous en donnant les directives.
Cependant, l’ANPC qui est l’organe principal chargé de coordonner les interventions en cas de catastrophes naturelles au Bénin, nous apprend que « (…) depuis 2016, il y a beaucoup de programmes, à savoir le PAPC, le Projet WACA BENIN, qui sont initiés pour réduire la vulnérabilité des communautés à risque d’inondation au niveau côtière. A côté de cela, nous avons le plan de contingence national qui est déployer en cas de catastrophe naturelle qui nous permet de savoir comment orienter les directives », a fait savoir le chef antenne sud à l’ANPC, Paul KASSINHIN.

Pris au vif et sans réponse concrète…
Nous sommes allés plus loin en décrivant clairement un scénario : « Les cotonois qui vaquent à leurs occupations quotidiennes normalement, et soudainement l’océan atlantique qui déborde et envahi très vite la ville. Comment les autorités au niveau sectorielle réagissent » ? Dans de telles situations vraiment extrêmes, où toutes les activités sont bloqués en deux temps trois mouvements et les populations sont confronté à un dilemme, qu’est-ce qu’il y a lieu de faire ?

Quand il reste à faire…
Le manque de moyens financiers et technologiques, ainsi que l’absence de plans d’urgence complets et de structures adaptées pour faire face à des événements de grande ampleur, sont autant de facteurs qui entravent la réponse efficace du Bénin aux catastrophes naturelles.
En ce qui concerne la prise en charge des victimes, le dispositif actuel est insuffisant. Non seulement la réponse d’urgence manque de ressources et de coordination, mais la prise en charge psychosociale des victimes, leur réinsertion et leur relogement sont également des domaines où le pays doit améliorer ses capacités.
Face à cette réalité, il est urgent que le Bénin renforce ses capacités de gestion des catastrophes naturelles. Cela implique non seulement d’investir dans des infrastructures de prévention et de réponse, mais aussi de développer des plans d’urgence complets et de former davantage de personnel spécialisé dans la gestion des crises.
Il est également essentiel d’impliquer la communauté internationale et les organisations régionales dans cet effort, en tirant parti de leur expertise et de leurs ressources pour renforcer les capacités du Bénin en matière de gestion des catastrophes naturelles.

En conclusion, bien que conscient des risques imminents liés aux catastrophes naturelles, le Bénin doit encore faire face à des défis importants pour mettre en place un mécanisme de réponse efficace. Des investissements supplémentaires, une coordination accrue entre les différentes structures et une collaboration internationale renforcée sont essentiels pour garantir la sécurité et le bien-être des populations face à de telles crises.

Christelle TOGONOU

Performances d’une icône africaine : Angélique Kidjo fait partie des 150 nouveaux mots et expressions qui rejoindront les pages du dictionnaire Larousse en 2025

A l’instar du roi de la rythmique ‘’Tchink Système’’ TOHON Stan, la star de la musique béninoise Angélique Kidjo fait partie des 150 nouveaux mots, sens, locutions et expressions qui rejoindront désormais les pages du dictionnaire Larousse en 2025.
La chanteuse de 63 ans au parcours atypique, cinq fois lauréate des Grammy Awards et lauréate de l’Académie Charles Cros, connue pour la diversité et l’originalité de sa musique fait péter encore la toile.

De par son engagement humanitaire comme ambassadrice internationale de l’UNICEF, la BBC l’a donc incluse dans sa liste des cinquante icônes du continent africain.

Ainsi, en 2025, la star de la musique béninoise Angélique Kidjo fera son entrée dans le dictionnaire Larousse pour l’honneur de tout un continent et surtout de ses deux nationalités

A noter qu’il y aura pour cette édition, plus de 40 personnalités qui feront leur apparition dans différents domaines tels que la musique, la mode, le cinéma, la science et même le sport.

Artiste africaine, de nationalité française et béninoise, la diva Angélique Kidjo qui brille dans l’industrie musicale dans le monde, s’est fait connaître grâce à ses chansons cultes et titres à succès comme « Wombo Lombo », « Agolo », « Afirika », « We We », « Adouma » et « Batonga » pour ne citer que ceux-là.

Immortalisée à travers un répertoire aussi riche et danse, de par ses performances en pop africaine, la musique des Antilles, le zouk, la rumba congolaise, le jazz, le gospel, et différents styles de musique latine, Angélique Kidjo puise sa musique du rythmes ‘’Zinli’’, une rythmique endogène béninoise.

Depuis longtemps, Angélique Kidjo fait parler d’elle dans le monde entier et le fera encore pour plusieurs générations à venir. Ce bel hommage vient à point nommé pour témoigner et reconnaitre les mérites de la détermination de la diva béninoise.

Pour cette même édition 2025 du dictionnaire Larousse, il faut souligner que d’autres personnalités telles que le footballeur français Antoine Griezmann, la star de la musique américaine Beyoncé, le rugbyman tricolore Antoine Dupont, le basketteur américain LeBron James, la chanteuse française Mylène Farmer et même le comédien français Omar Sy y figurent aussi.

Bertin Djitrinou

Journée mondiale de la liberté de la presse : Le Groupe EWA AFRIKA congratule 50 professionnels des médias pour leur abnégation

Dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, le groupe Ewa Afrika et la Réunion des journalistes spécialistes des questions institutionnelles et gouvernementales (RéJIG) entendent célébrer avec faste la presse béninoise. Ils organisent le 04 mai 2024 une cérémonie de distinction de cinquante professionnels des médias.

Après plusieurs tractations du jury, le verdict est tombé. Le jury a retenu cinquante (50) nom de professionnels de médias pour faire partie des heureux récipiendaires des Trophées de la presse de cette année 2024.

Il s’agit des meilleurs journalistes de la presse écrite, de la presse en ligne, de l’audiovisuel, des caricaturistes, des reporters-institutionnels et des responsables des organisations faîtières de la presse béninoise.

Parmi ces heureux récipiendaires des ‘’Trophées de la presse’’ de cette année 2024 figure le journaliste émérite Bertin Djitrinou, qui par son sens de l’engagement et de la responsabilité, depuis plus vingt ans déjà œuvre inlassablement pour une presse béninoise dynamique.

Pour le président du comité d’organisation, Tiburce Konto, les trophées qui seront remis aux récipiendaires témoignent de la volonté de la RéJIG de galvaniser les professionnels des médias qui défendent les valeurs intrinsèques d’une corporation à ne pas bâillonner. Pour lui, la presse béninoise est un pilier de la démocratie à préserver et à encourager.

Selon la répartition faite, on note dix (10) récipiendaires pour les meilleurs journalistes de la presse écrite, dix (10) pour la presse audiovisuelle, dix (10) pour les journalistes de la presse en ligne, trois (03) pour les meilleurs caricaturistes, dix (10) pour les responsables des faitières de la presse et sept (07) pour les reporters-institutionnels dans les institutions de la République.

Cinquante professionnels des médias ainsi honorés et valorisés pour marquer d’un seau particulier la célébration de l’édition 2024 de la journée mondiale de la liberté de la presse. Le groupe Ewa AFRIKA et la Réunion des journalistes spécialistes des questions Institutionnelles et gouvernementales (RéJIG) se réjouissent de leur abnégation pour une presse dynamique.

Christelle Togonou

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