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Assemblée Nationale : Voici les députés désignés comme représentants dans les 03 parlements régionaux

Ce mardi 13 juin 2023, l’Assemblée nationale a dévoilé les noms des députés qui ont été désignés pour représenter le parlement béninois au sein de trois parlements régionaux. Au total 69 députés ont voté en faveur de leurs collègues sélectionnés, tandis que 28 ont exprimé leur opposition. Aucun député ne s’est abstenu.

À la suite de ces choix, les représentants du Bénin au parlement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) seront Ahoumenou Cécile, Adomahou Jérémie, Issa Salifou et Bako Arifari Nassirou. Quant au parlement panafricain, ce sont Agbodjetin Justin, Aikole Rogatienne, Fagnon Nicaise et Dagniho Rosine qui représenteront l’Assemblée nationale.

En ce qui concerne le Comité Interparlementaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (CIP-UEMOA), Allossohoun Richard, Fatouma Tony Gniré Guimba, Yempabou Jacques et Sokpoekpe Nathanael ont été choisis comme députés pour représenter le pays.

Christelle Togonou

Justice : État de la répression de la lutte contre la corruption à la CRIET

La CRIET a été créé en juillet 2018 pour renforcer l’arsenal juridique de lutte contre les crimes économiques et la corruption au Bénin.

Mais quel est l’état de la répression de la lutte contre la corruption ? Comment arrive-t-elle à jouer son rôle en toute impartialité dans la lutte contre ce phénomène criminel ?

A en croire son président Edouard Cyriaque DOSSA dans sa communication sur « l’état de la répression de la lutte contre la corruption au Bénin ; cas de la CRIET », « la corruption, ce phénomène criminel n’est pas facile à réprimer ». Cette infraction selon le président de la CRIET, « défie le législateur dans la pratique, érode le poursuivant et déséquilibre les règles classiques d’enquête avec une poussée d’incertitude pour le juge de jugement dans l’atteinte de l’efficacité escomptée par les criminologues ».

Exposant deux visages de la corruption, le magistrat Edouard Cyriaque DOSSA qualifie de visage de la générosité lorsque la corruption est passive et celui d’une exigence de l’autre lorsqu’elle est active. « Dans ces cas, nous en conviendrons que la corruption avilie l’agent qui reçoit la contrepartie avant, pendant et après le service rendu et engendre une kyrielle de conséquences pour l’administration, objet de théâtre d’opérations » a-t-il fait remarquer en précisant surtout que « la corruption admet une incrimination pénale certaine ensuite une poursuite discutée et discutable ».

Pour la Cour Spéciale de Répression, cette lutte est considérée comme une infraction sous-jacente du ‘’blanchiment de capitaux’’, parce qu’ils veulent avoir un peu plus de résultats.
Soulignant la complexité dans le jugement d’un dossier de corruption, le président de la CRIET fait observer que « les dossiers de corruption sont des dossiers minces parce qu’il n’y a pas des éléments de preuves ». Et pourquoi ? « Parce que lorsqu’on veut corrompre un agent public, on ne dresse pas un procès-verbal de corruption. C’est souvent discret. Et lors des interrogations, aucune des parties ne passe aux aveux pour la plupart » a-t-il précisé.

Alors, comment la cour parvient-elle à trouver une solution dans de situations pareilles ? A cette question, « la CRIET a toujours la solution », rassure son président. Selon ses explications, le parquet spécial aide le juge du jugement en requalifiant les faits de ‘’corruption ‘’ en ‘’enrichissement illicite’’. Cela permet de renverser la charge du prévenu. « D’accord vous n’avez pas été corrompu. Alors, justifiez-nous comment vous avez eu toute votre richesse. A cette interrogation, c’est la débandade. On les clous » a révélé le magistrat. A titre illustratif, il fait comprendre que si un fonctionnaire après 29 ans de service est auteur d’actes de corruption, le parquet peut requalifier en enrichissement illicite et tous les biens du prévenu seront confisqués au profit de l’état.

Déplorant le fait que « c’est seulement dans la constitution que tous les citoyens sont égaux » et que la répression ne soit pas égale, le président Edouard Cyriaque DOSSA dénonce une procédure complexe pour aboutir au jugement d’autorités étatiques.

Même si la lutte contre la corruption est une priorité du gouvernement du Président Patrice TALON, ne vaudrait-il pas mieux prévenir la corruption que de chercher à réprimer les auteurs et ses complices ?

Bertin Djitrinou

BEPC 2023 : 121.827 candidats inscrits contre 119.746 en 2022

Au Bénin, 121, 827candidats affrontent depuis ce lundi 12 juin 2023 le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) session de juin 2023 dans 213 centres de compositions sur l’étendue du territoire national.

A ce rendez-vous annuel scolaire, il faut noter une participation de 59. 327 filles, soit un pourcentage de 48, 70% et 62.500 garçons, soit un pourcentage de 51, 30%, contre un total de 119. 746 candidats l’année dernière, d’où une hausse de 2. 081 candidats, qui traduit un taux de progression de 1,74 %.

Pour le Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, KOUARO Yves Chabi, cette statistique mérite non seulement d’être rappelée et d’être lue comme l’indice de la noble reconquête d’un effectif indispensable pour conduire le sous-secteur de l’enseignement secondaire du Bénin vers des horizons rassurants de stabilité et de performances nouvelles. « Je me réjouis particulièrement que dans notre pays, l’effectif des filles en classe de troisième avoisine d’aussi près celui des garçons. Le gouvernement s’en félicite et, par ma voix, salue les actions menées par tous les acteurs à divers niveaux pour garantir le maintien en scolarité de nos jeunes filles. De même, je voudrais, au nom du Gouvernement, rassurer la nation toute entière que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour que les compositions se déroulent dans les meilleures conditions », a-t-il confié.

Le Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, dans son adresse, a exhorté les parents d’élèves à davantage de soin et d’attention à l’endroit de leurs enfants candidats afin de les prémunir de la peur, du stress et des maladies, surtout par ces temps de forte pluie.

Aux chefs de centres, surveillants de salles, superviseurs et autres agents impliqués dans l’organisation de cet examen, il en appelle à leur conscience professionnelle afin qu’il n’y ait aucun désagrément pouvant entacher la crédibilité de l’examen. Il souhaite bon courage et bonne chance à tous les candidats.

A noter que les candidats à l’examen du Bepc composent du lundi 12 juin au mercredi 14 juin 2023.

Bertin Djitrinou

Assemblée nationale : Les députés en plénière mardi prochain autour de trois points

Les députés se retrouvent au Parlement le mardi 13 juin 2023. L’information a été rendue publique par le secrétaire général administratif adjoint, Clément Ebo, par communiqué N°2392-23 An/Sga du 8 juin 2023.

Au cours de la séance plénière, les élus parlementaires vont se pencher sur trois points. Il s’agit de l’examen du rapport relatif au Débat d’orientation budgétaire (Dob) 2024-2026, de la désignation des représentants de l’Assemblée nationale au sein des Parlements régionaux (Parlement panafricain, Parlement de la Cedeao et Cip-Uemoa) et de la désignation des représentants de l’Assemblée nationale au sein de Haute cour de justice (Hcj), de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp) et de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh).

JEG

Recule des langues nationales en Afrique : Les principaux facteurs et conséquences de l’Assimilation Linguistique’’

Grâce à la question sur la principale langue parlée par chacun des individus au sein de leur ménage, posée dans son dernier recensement de la population de 2013, le Bénin rejoint plusieurs autres pays, comme le Sénégal, le Rwanda, les Comores, les Seychelles, le Niger, la Mauritanie, l’île Maurice, le Maroc, le Gabon pour ne citer que ceux-là, avec la possible d’examiner la configuration des groupes sociolinguistiques et des langues parlées, mais surtout, d’étudier ou de comprendre leurs interactions dans un contexte de diversité ethnique.
À partir des données extraites de ce recensement, il établit que l’assimilation linguistique n’épargne aucune des langues nationales du Bénin et qu’elle est plus fréquente au fur et à mesure que l’on s’éloigne des aires d’implantation ou de concentration de chacun des groupes ethniques, particulièrement dans les agglomérations urbaines et parmi les personnes n’appartenant pas au même groupe ethnique que le chef de ménage.
La modernisation de l’environnement socio familial des ménages ainsi que leur tendance systématique à scolariser leurs enfants constituent des évolutions récentes du système des perceptions, des croyances et des attitudes des individus et des ménages, particulièrement en milieu urbain. Dans un tel contexte, de plus en plus de ménages, en particulier les mères, choisissent de transmettre directement le français comme langue maternelle. Ce phénomène qui, probablement, se développe et qui pourrait se généraliser, notamment avec la diversité des formes de mariage et de mode résidentiel des conjoints, suscite une interrogation, celle sur le rôle joué par le phénomène des employés domestiques ou des enfants confiés, ainsi que le développement de l’hétérogamie ethnique.
Selon les données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), les langues nationales fon, groupe ethnique majoritaire, soit 39 % de la population nationale, sont parlées dans tous les départements du pays. Il en est de même du groupe ethnique Yoruba, dont les langues nationales, tout comme le français, sont parlées dans tous les départements du pays au sein du ménage. Du fait que tous ces groupes ethniques sont par ailleurs localisés dans d’autres pays de la sous-région ouest-africaine, toutes ces langues nationales sont transfrontalières : elles sont parlées dans les localités du Nigeria, du Togo, du Ghana, du Burkina Faso, du Mali ainsi qu’au Niger et même certaines, telle que le Songhaï, se retrouvent au Sénégal.
On ne peut donc nier l’intérêt et l’impact du français en matière d’assimilation linguistique au Bénin. Dans les faits, c’est la langue de travail du pays ; il est systématiquement d’usage exclusif dans l’administration et dans les espaces publics. Qui plus est, la langue qui bénéficie d’une expansion permanente et progressive, de génération en génération, notamment, par le truchement de son usage largement prépondérant dans l’enseignement scolaire, de plus en plus universel et précoce dans le pays, d’où la pertinence du français dans toute analyse démolinguistique nationale.
Selon les statistiques, 0,5 % des Béninois parlent principalement le français dans leur ménage, en lieu et place de leur langue ethnique ou d’une autre langue nationale. Ce taux, non négligeable statistiquement, est une évidence de la prévalence du français dans des milieux familiaux béninois.
Selon l’analyse des assimilations linguistiques des individus, l’expression en français concerne toutes les ethnies du pays, plus remarquablement les Gua/Otamari et les Yoa/Lokpa des départements de l’Atacora et de la Donga (Nord-Ouest/Bénin), groupes ethniques généralement moins scolarisés et linguistiquement fermés.

Bertin Djitrinou

Economies plus industrialisées en 2022 : le Bénin classé 18è sur les 52 pays du continent africain selon la BAD

La Banque africaine de développement (BAD) a publié récemment son classement de 2022, des économies les plus industrialisées d’Afrique basé sur des données collectées depuis 2010 dans 52 pays du continent. Afin d’y parvenir, la BAD a pris en compte 19 indicateurs que sont entre autres, les performances manufacturières, le capital, la main-d’œuvre, l’environnement des affaires, les infrastructures.

D’après la BAD, la plupart des pays africains progressent, quoique lentement, dans leur développement industriel. Sur les 52 pays africains, seulement 37 ont progressé sur la voie de l’industrialisation durant la décennie écoulée. Au classement, l’Afrique du Sud reste le pays le plus industrialisé du continent tout au long de la période 2010-2021. Le Maroc occupe le deuxième rang suivi de l’Égypte, la Tunisie et Maurice. Le top 3 des économies les moins industrialisées du continent est composé de la Gambie, du Burundi, et de la Guinée-Bissau.
Bonne nouvelle pour le Bénin ! Selon le rapport de la BAD, les progrès les plus importants en termes d’industrialisation ont été faits au Bénin, en Éthiopie, au Gabon. Tous ont gagné au moins cinq places durant la période 2010-2019. En ce qui concerne les performances par région, l’Afrique du Nord vient en tête, suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, puis par l’Afrique de l’Ouest et de l’Est.
Il est important de préciser que les pays les plus performants ne sont pas forcément ceux dont l’économie est la plus importante, ce sont plutôt ceux qui réalisent la plus forte valeur ajoutée manufacturière par habitant. A la lecture de ce rapport, il convient de dire qu’en Afrique, plusieurs conditions sont réunies pour le développement de l’industrie sur le continent (stabilité, forte proportion des jeunes dans la population, la hausse des investissements…).
Cependant, la BAD indique que de nombreux obstacles restent encore à surmonter, à savoir l’insuffisance des infrastructures, l’accès au financement, l’amélioration du climat des affaires et la formation des travailleurs, afin de pouvoir étendre l’industrialisation sur tout le continent.

Christelle Togonou

Comment le Bénin peut-il tirer profit de sa proximité avec le Nigéria

Multiples sont les difficultés que vivent les béninois dès lors qu’un bouleversement ou une crise intervient au Nigéria. Ce géant de l’Afrique de l’ouest avec qui le Bénin partage une frontière terrestre de 698 kilomètres, compte aujourd’hui une population de près de 200 millions d’habitants. Une position géographique que nombreux de pays d’Afrique convoitent.

Cependant, tout laisse à croire que le Bénin ne profite pas encore suffisamment de cette relation de voisinage avec le Nigéria. Si non, comment comprendre et pourquoi est-ce que dès lors qu’une décision est prise par les autorités nigérianes, cela impacte l’économie nationale béninoise ?

La pénurie de carburant, le délestage, le ralentissement des échanges commerciaux pour ne citer que ceux-là, sont en réalité quelques-unes des difficultés que vivent les béninois par rapport au choc que provoque souvent certaines décisions prises au Nigéria. Une situation qui donne raison à certains qui pensent que quand le Nigéria s’enrhume, le Bénin tousse et devient très malade.

Comment le Bénin peut-il tirer profit de sa proximité avec ce pays ? Quelle analyse peut-on faire de cette situation ? C’est pour répondre à cette préoccupation que Wilfried Ahouassou a reçu, dans l’émission ‘’Décryptage’’ du vendredi 02 juin 2023 sur CAPP FM, Nestor AVONOMADEGBE, analyste politique et Président de l’ONG Forces Engagées pour le Développement de la Paix en Afrique.

Selon l’invité, le désordre ne peut pas durer longtemps. Car, c’est dans l’ordre normal des choses qu’à l’arrivée d’un nouveau chef d’Etat au pouvoir, il faille asseoir les bonnes bases diplomatiques pour mettre fin à certaines pratiques malsaines afin d’engendrer l’économie.

Il estime que les relations avec le Nigéria ne peuvent pas se résumer à la contrebande. Il est donc souhaitable d’envisager des solutions pour finir avec des pratiques très nuisibles à l’économie béninoise qui se repose essentiellement sur la fiscalité. Ainsi, la lutte acharnée menée contre la contrebande, qui constitue un maillon important des pratiques malsaines qui nuisent à l’économies nationale, devrait s’intensifier pour une rentabilité accrue de échanges commerciaux et surtout pour l’assurance d’une économie fiable entre les deux pays. Alors que l’Etat a besoin de ressources pour financer ses projets, l’essence de la contrebande introduite frauduleusement sur le territoire béninois sans le paiement des droits et taxes douanières, ne profite qu’à ceux qui opèrent dans l’informel et n’apporte rien à l’Etat béninois va-t-il fait observer.

Nestor AVONOMADEGBE ne conçoit pas normal que l’essence à la pompe soit vendue à 605 FCFA et que celle de la contrebande soit cédée à 800 F CFA et même plus dans certaines localités du pays. Cette indiscipline organisée par la contrebande devrait converger tous les béninois aux stations-service dira t-il. Car, en dehors de l’aspect économique, il faut noter que les dangers occasionnés au quotidien par l’essence de la contrebande sont énormes. C’est une pratique qui pose aussi un véritable problèmes d’insécurité, parce qu’il s’agit avant tout d’un produit qui ne peut être manipuler par n’importe qui ou transporté n’importe comment.
A cela s’ajoute l’injonction du gouvernement demandant à ces personnes opérant dans l’informel d’introduire un agrément auprès de l’administration pour ne serait-ce que pour avoir une autorisation qui n’a pas prospéré. Pour l’analyste politique Nestor AVONOMADEGBE, ça sera une bonne chose si le Nigéria peut maintenir le cap. A quelque chose malheur est bon dirait-on. Car, si les populations avaient conscience de certaines réalités, elles ne devraient pas crier et pleurer pour l’essence de la contrebande vendue à plus de 800 F CFA le litre.

Mais, il se pose un problème de la disponibilité du produit et surtout des atouts de proximité du Bénin par rapport au Nigéria dont on ne profite pas assez. Si non, Comment comprendre que l’essence soit produite au Nigéria à côté et que le Bénin ne puisse pas profiter de ses atouts de proximité, mais préfère importer l’essence d’ailleurs et même plus chère ? Et Quelle est la politique menée aujourd’hui face à cette situation pour que les populations ne manquent pas du carburant dans les stations-service ?
Si le Nigéria devrait maintenir le cap, il urge alors que les autorités béninoises prennent des dispositions idoines pour rendre ce produit disponible dans toutes les stations-service et en créer d’autres sur toute l’étendue du territoire national.

« Pourquoi les autorités béninoises ne peuvent-ils pas développer de bonnes relations de voisinage avec le Nigéria ? Et Pourquoi faudrait-il aller acheter le carburant en Algérie pendant que le même produit est disponible chez le voisin Nigérian à côté ? » s’interroge le professeur Zacharie EGOUNLETY. Intervenant dans l’émission et allant dans le même sens que l’invité Nestor AVONOMADEGBE, il trouve anormal que tout le monde cri dans le pays et déplore le fait que les béninois ne puissent développer que des rapports de contrebande avec le grand Nigéria.
Le professeur Zacharie EGOUNLETY estime qu’il est grand temps que les autorités béninoises repensent aux contrat d’importation du carburant avec l’extérieur. Il ira encore plus loin en suggérant au gouvernement béninois d’envisager la création d’un cabinet ministériel qui sera spécialement chargé des affaires extérieures avec le Nigéria.

L’invité de l’émission recommande à l’Etat béninois de signer un contrat avec le richissime nigérian Aliko DANGOTE qui vient de procéder à l’inauguration de la plus grande raffinerie du Nigéria, pour que le carburant revienne à un prix raisonnable au Bénin. Prônant l’intérêt général, même si ça fait du bien à certains, il suggère qu’on mette fin à la vente de l’essence de la contrebande. L’agriculture, l’élevage ou la pêche, sont aussi des secteurs pourvoyeur d’emplois, qui pourraient permettre à tous ceux qui opéraient dans ce commerce illicite de se réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, pour une reconversion sans douleur.

Bertin Djitrinou

Patrice Talon nomme un nouveau Ministre des Affaires Etrangères

Le Chef de l’Etat béninois a nommé ce mardi 6 juin 2023, un nouveau Ministre des Affaires Étrangères en remplacement d’Aurélien Agbénonci. Selon des informations relayées par plusieurs médias, il s’agit d’Olushegun Adjadi Bakari, Ministre Conseiller aux investissements. Il faut préciser que jusque-là, aucune décision officielle du gouvernement, n’a confirmé le limogeage d’Aurélien Agbénonci.

Christelle Togonou

Installation des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle : Le message du Chef de l’Etat Patrice Talon

Les sept nouveaux membres de la Cour Constitutionnelle ont prêté serment au palais de la Marina, ce mardi 05 Juin 2023. La cérémonie solennelle, qui s’est déroulée en présence du Chef de l’État, Patrice Talon, et du bureau de l’Assemblée Nationale, a été l’occasion pour le Président de la République de s’adresser aux nouveaux sages de cette institution.

Le Président a tenu à féliciter et remercier les sept nouveaux sages qui ont intégré la Cour Constitutionnelle. Les noms de ces nouveaux membres sont Dorothée SOSSA, Dandi GNAMOU, Mathieu ADJOVI, Michel ADJAKA, Aleyya Gouda BAKO, Nicolas ASSOGBA et Vincent ACAKPO.

« Je tiens à vous féliciter pour votre nomination et à vous exprimer, au nom de tout le peuple béninois, notre confiance et notre gratitude pour avoir accepté cette responsabilité. Nous sommes convaincus que vous assurerez cette tâche avec responsabilité et honneur », a déclaré Patrice Talon, qui compte sur la capacité de ces nouveaux membres à s’acquitter de leur mission de manière exemplaire.

Dans son discours, le Chef de l’État a également tenu à exprimer ses félicitations et sa reconnaissance envers la précédente mandature de la Cour constitutionnelle, saluant ainsi les multiples services loyaux rendus à la Nation béninoise.

Par ailleurs, selon un communiqué de presse du Secrétaire Général de la Cour Constitutionnelle, Dorothée Sossa est désigné comme nouveau Président. Il succède ainsi à Amouda Issifou qui avait pris le relai de Joseph Djogbénou, démissionnaire.

Christelle Togonou

Examen du CEP au Bénin : Chiffres et détails de la session de juin 2023

Ce lundi 5 juin 2023 marque le début de l’examen du Certificat d’Études Primaires (CEP) sur l’ensemble du territoire national du Bénin. A cet effet, le Ministre de l’Enseignement Maternel et Primaire a adressé un message aux 241 554 candidats ainsi qu’à leurs parents.

Dans son discours, Salimane Karimou a tenu à rassurer tous les concernés quant aux mesures prises pour assurer le succès de cet examen. « Mon département ministériel a pris toutes les précautions nécessaires pour garantir la tenue de cet examen à bonne date et sans aucun problème, comme lors des éditions précédentes. Les épreuves écrites, orales et sportives se dérouleront cette année du lundi 5 au jeudi 8 juin 2023 inclus », a-t-il déclaré. Le ministre a également informé que des mesures de sécurité appropriées ont été prises dans les zones où l’insécurité représente une menace. Il a invité les parents à avoir confiance envers le gouvernement.

Salimane Karimou a demandé aux candidats de se détendre afin de donner le meilleur d’eux-mêmes pendant les trois jours d’épreuves. « Chères candidates, chers candidats, vos directeurs d’école et les autres enseignants, que je salue ici pour leur courage et leur professionnalisme, vous ont déjà préparés grâce aux différents examens blancs auxquels vous avez participé. Vous avez été habitués à observer la discipline et l’éthique tout au long des épreuves écrites, orales et sportives du CEP. Alors, restez sereins, détendus, sans panique. Soyez à l’heure dans vos centres respectifs, du début à la fin, et n’oubliez aucun des outils nécessaires tout au long de cet examen », a-t-il encouragé.

Il convient de souligner que les candidats sont répartis dans 778 centres d’examen. Parmi eux, 115 525 sont des filles et 126 029 sont des garçons, tous en quête du certificat qui leur ouvrira les portes de l’enseignement secondaire.

Christelle Togonou

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