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Budget 2026 du Bénin/MASM : 28,8 milliards FCFA prévus pour le social et la microfinance

Le Bénin consacre une enveloppe de 28,8 milliards FCFA au renforcement du social et au développement de la microfinance pour son projet de budget 2026, confirmant la volonté de l’exécutif d’élargir les filets de protection pour les populations vulnérables et de consolider l’inclusion financière.
D’après les orientations budgétaires, ces ressources serviront à intensifier les programmes d’assistance sociale, à soutenir les initiatives génératrices de revenus et à renforcer les dispositifs d’accompagnement des micro-entrepreneurs, notamment dans les zones rurales.
Dans la même veine, une part importante sera également dédiée au renforcement des petites institutions de microfinance, afin de faciliter l’accès aux crédits et d’encourager l’autonomisation économique des ménages à faibles revenus.
Dans cette approche d’équité visant à réduire les vulnérabilités et à consolider les progrès sociaux enregistrés ces dernières années, le gouvernement béninois entend favoriser un mieux-être social durable et dynamiser l’économie solidaire, en misant sur un financement plus ciblé et sur le développement local.

Bertin Djitrinou

Mégas-Marché d’Abomey-Calavi et PC-GMK de Cotonou : L’ANaGeM Lance la sélection des opérateurs qui animeront les deux nouvelles infrastructures majeures

Dans la perspective de la délocalisation du marché régional de Dantokpa au profit des Mégas-Marché d’Abomey-Calavi et de Cotonou, l’Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANaGeM) vient de donner le coup d’envoi à la sélection des opérateurs qui animeront ses deux nouvelles infrastructures commerciales majeures : le Pôle Agroalimentaire du Grand Nokoué (PAGN) à Abomey-Calavi dénommé ‘’Marché de Gros’’ et le Pôle Commercial Général Mathieu Kérékou (PC-GMK) à Cotonou.
Ces complexes ultramodernes, décrits comme des « hubs commerciaux de nouvelle génération, » sont conçus pour dynamiser le commerce national et sous-régional.

Destiné à centraliser les échanges agroalimentaires, le Pôle Agroalimentaire propose plusieurs opportunités de location et de gestion à travers quatre Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI) distincts.
Les opérateurs intéressés par les espaces administratifs (bureaux) (AMI N°1) au sein des deux bâtiments en R+1 devraient prendre part à une visite du site le jeudi 20 novembre 2025.
Pour l’espace maquis (AMI N°2), qui totalise 99 emplacements variés (maquis classiques, boutiques cuisines, kiosques et étals), la visite était prévue plus tôt, le jeudi 20 novembre 2025.
Deux autres AMI visent l’attribution de la gestion d’infrastructures de service cruciales. Le futur gestionnaire du grand restaurant gastronomique (AMI N°3), d’une superficie de 1 697 m², devrait visiter les lieux le vendredi 21 novembre 2025. Enfin, les professionnels de l’automobile pourront se positionner sur la gestion de la vaste station de lavage et de réparation pour véhicules légers et poids lourds (AMI N°4), avec une visite également programmée le vendredi 21 novembre 2025.

Dans la même veine, le Pôle Commercial Général Mathieu Kérékou (PC-GMK), qui regroupe déjà des quartiers dédiés au textile, à la maroquinerie, au cosmétique et à la joaillerie, lance l’AMI N°5 pour l’exploitation de ses 81 restaurants.
Pour ces emplacements qui se déclinent en petits restaurants pour la restauration rapide le long du parc urbain, en restaurants standards intégrés aux quartiers thématiques, et en grands restaurants, une visite des espaces de restauration était prévue pour le mercredi 19 novembre 2025.

En outre, la Directrice Générale de l’ANaGeM, Eunice LOISEL KINIFFO, rappelle que les dossiers de candidature pour l’ensemble des AMI doivent être déposés au plus tard le jeudi 27 novembre 2025 à 17h00 précises.
A noter que les documents peuvent être soumis soit au secrétariat de l’ANaGeM (Immeuble Top Sport, Awlanléko, îlot 611-562, Maison Loukman Sani Agata, Cotonou), soit par courriel à l’adresse anagem.contact@gouv.bj.

Bertin Djitrinou

Amélioration de la mobilité urbaine : Le gouvernement Talon annonce de nouveaux travaux d’entretien et d’aménagement routiers

Tenant à son actif un bilan impressionnant sur le chantier de la densification du réseau routier, le gouvernement Talon n’entend pas dormir sur ses lauriers.
Dans son exposé au motif justifiant la décision salutaire entrant dans le cadre de l’amélioration de la mobilité urbaine, le compte rendu du conclave relève qu’il s’observe actuellement sur l’axe Échangeur Godomey-Carrefour Arconville, des dégradations superficielles de chaussée tandis que du carrefour Arconville à Akassato, l’état de la route n’est plus compatible avec la densité de la circulation.

Ainsi, le conseil des ministres du mercredi 19 novembre a été l’occasion pour le gouvernement béninois d’acter la réalisation de travaux d’entretien au profit de la section de route Échangeur Godomey-Akassato (15,640 km) ainsi que l’aménagement des contre-allées du carrefour Arconville à Akassato (5,300 km).

Au terme de l’évaluation, il est retenu dans un premier temps, le renouvellement de la couche de roulement avec un béton bitumineux pour l’adapter aux normes actuelles et favoriser le confort de circulation aux usagers, indique le compte rendu.
Il sera procédé par la suite, à l’aménagement des contre-allées du carrefour Arconville à la sortie d’Akassato afin de réduire les accidents de la circulation tout en apportant une solution à la discontinuité du trafic local sur le tronçon Godomey-Allada, poursuit le relevé.
Cet aménagement permettra la parfaite connexion avec la section Akassato-Allada, en cours de construction suivant le même schéma.

Bertin Djitrinou

Bouchons à Cotonou : L’apport de l’IA pour plus de fluidité

Aux heures de pointe dans plusieurs grandes villes africaines, c’est la croix et la bannière pour les usagers. Entre bouchons et feux tricolores aux abonnés absents, la débrouille s’installe. Mais que faire pour juguler la question à l’ère de l’intelligence artificielle? Arnaud ACAKPO fait un focus sur la problématique.

Arnaud ACAKPO

Bénin : Compte rendu du conseil des ministres du 19 novembre 2025

Le conseil des ministres réuni ce mercredi 19 novembre 2025, sous la présidence de SEM Patrice TALON a, au titre des mesures normatives adoptés : Le décret fixant les modalités d’exécution de la liberté conditionnelle ; et celui portant nomination de commissaires aux comptes près certaines entreprises publiques.
Le conseil a également décidé du Recrutement de 50 auditeurs de justice et 50 greffiers au titre de l’année 2025. Ces agents à recruter viendront renforcer les effectifs des personnels en service dans les juridictions créées récemment tout en comblant le gap qui découlerait des départs à la retraite à l’horizon 2030, souligne le compte rendu du conseil.
Le conclave gouvernemental a également autorisé : Le travaux d’entretien de la section de route Échangeur Godomey-Akassato (15,640 km) et d’aménagement des contre-allées du carrefour Arconville à Akassato (5,300 km) ; L’actualisation des études techniques, environnementales, sociales et de sécurité de la passerelle de Tchonvi, dans la commune de Sèmè-Podji ; L’organisation des sessions de perfectionnement technique au profit des artisans béninois au titre de l’année 2025 ; et l’approbation de la politique nationale de protection de l’enfant 2026-2035 et sa stratégie 2026-2030.

Bertin Djitrinou

État civil au Bénin : Plus de légalisations obligatoires pour certains documents (La validité du CIP passe aussi à 05 ans)

Il n’est désormais plus nécessaire de légaliser certains documents au Bénin. Le gouvernement béninois a introduit introduits d’importants ajustements dans la gestion administrative des documents d’identification. Ces changements majeurs introduits par décret concernant la validité et l’usage des pièces d’identité nationales et de résident.

En effet, un décret signé par le président Patrice Talon clarifie désormais les règles d’établissement, d’authentification et de renouvellement des pièces délivrées aux personnes physiques. L’un des changements majeurs concerne la suppression de l’obligation de légaliser ou de certifier la copie de plusieurs documents utilisés dans les démarches administratives.

Selon le décret n°2025-678 du 29 octobre 2025, la copie de six pièces est désormais considérée comme authentique, sans formalité supplémentaire.
Sont concernés : le certificat d’identification personnelle, le certificat d’identification personnelle d’afro-descendant, le certificat d’identification personnelle d’étranger, la carte nationale d’identité biométrique, le passeport ordinaire biométrique ainsi que la carte de résident.
Ainsi que le texte rappelle, nul ne peut en obtenir un s’il n’est préalablement inscrit au RNPP et s’il ne possède pas un numéro personnel d’identification. Ces documents sont donc directement liés au Registre national des personnes physiques (RNPP).

Le cadre de la durée de validité

Le décret fixe également la durée de validité de chaque pièce. Ainsi, le Certificat d’Identification Personnelle (CIP) bénéficie désormais d’une validité de cinq ans. Cette nouvelle durée permet aux citoyens de réduire les renouvellements fréquents et facilite la gestion de leurs dossiers auprès des structures administratives.
D’après l’article 28, le certificat d’identification personnelle, celui d’afro-descendant et la carte nationale d’identité biométrique ont une validité de cinq ans. Le certificat d’identification personnelle d’étranger est limité à trois ans. Le passeport biométrique reste valable six ans. Plusieurs documents deviennent automatiquement caducs lorsque leur titulaire perd la nationalité béninoise, ou, pour les résidents étrangers, lorsque la carte de résident arrive à son terme.

Quant à la procédure de renouvellement d’un document d’identification, les articles 29 et 30 précisent les circonstances qui le permettent. En dehors des modifications portant sur le nom, les prénoms, la date de naissance ou le statut matrimonial constituent un premier motif, il y a aussi les rectifications liées au lieu de naissance, aux références d’un acte d’état civil ou aux informations de filiation.
La perte, le vol, la détérioration, la destruction ou simplement l’expiration de la pièce figurent également parmi les motifs valables.

Il est à retenir que le renouvellement impose l’obligation de fournir une nouvelle photographie, aussi bien pour le certificat d’identification personnelle que pour ceux destinés aux étrangers, la carte biométrique ou le passeport.
Aussi bien que le décret donne la possibilité de modifier la signature du titulaire, il charge l’Agence chargée de l’identification des personnes de notifier toute caducité constatée aux autorités étrangères compétentes.

Bertin Djitrinou

Cotonou va vivre pendant trois jours à l’heure du numérique.

De quoi s’agit-il ? L’édition 2025 de la Semaine du Numérique (Senum) démarre ce mercredi 19 novembre 2025 au Palais des Congrès de Cotonou. C’est l’événement phare du secteur du numérique qui mobilise chaque année, des personnalités, leaders de l’industrie des communications électroniques.

  • ⁠ ⁠Les entreprises privées et publiques, institutions nationales et internationales et organisations de la société civile y participent autour des enjeux de ce secteur transversal
  • ⁠ ⁠Des panels, conférences, keynotes, formations, productions médiatiques et concours sont prévus autour d’une thématique principale : « 𝐈𝐀, 𝐌𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐬 & 𝐍𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐚𝐜̧𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧 ».
  • ⁠ ⁠Les questions liées à l’IA Générative, les Nouveaux médias et la transformation digitale des agences sans oublier le fact checking seront abordés. Écoconception, e-déchets, data centers verts et le financement de l’entrepreneuriat tech africain

sont également au menu.

Qui va intervenir ? Des speakers rompus sont invités pour animer ce rendez-vous. On retrouve Léonce Gamaï Davodoun journaliste, expert media & communication gérant de Groupe de presse Banouto.

  • ⁠ ⁠Abdias Atchadé, RSI Sodeco et Président de la Commission Dématérialisation du Club Dsi.
  • ⁠ ⁠Dr Alexis Gnanguenon, spécialiste de l’économie de l’Audiovisuel, DG BG Communication.
  • ⁠ ⁠Anique Djimadja, spécialiste en Communication Internationale et Relations Publiques, Directrice Oracle Communication.

La première édition de la Senum s’est déroulée en 2017.

Arnaud ACAKPO

Economie maritime : Le Port Autonome de Cotonou a enregistré une performance de 6,7 millions de tonnes manutentionnées au premier semestre 2025 (404 navires commerciaux accostés, contre 338 sur la même période en 2024)

Le Port autonome de Cotonou (PAC) poursuit sa transformation et consolide son rôle de hub logistique ouest-africain. Les chiffres du premier semestre 2025 témoignent de cette dynamique : Il a enregistré une performance remarquable au premier semestre 2025, avec 6,7 millions de tonnes de marchandises manutentionnées, soit une hausse spectaculaire de plus de 63 % par rapport à l’année précédente. Un niveau inédit qui confirme sa position stratégique dans le commerce régional.

Cette progression est le résultat d’investissements ciblés en infrastructures, notamment la modernisation des quais, l’augmentation des capacités de stockage et l’optimisation des procédures douanières. La gestion déléguée des terminaux et la digitalisation des opérations ont également permis de réduire les délais et d’accroître la compétitivité.
A noter aussi, que le port bénéficie de sa position géographique stratégique, servant de principale porte maritime pour le Niger et une plateforme d’échanges pour le Burkina Faso et le Mali.

Selon les données de la Direction générale du Port autonome de Cotonou (PAC), l’activité portuaire a retrouvé, au deuxième trimestre 2025, des niveaux comparables, voire supérieurs, à ceux enregistrés avant la fermeture de la frontière nigérienne. Sur l’ensemble du premier semestre 2025, 404 navires commerciaux ont accosté à Cotonou, contre 338 sur la même période en 2024, soit une progression de près de 20 %

Les importations, estimées à 4,09 millions de tonnes, affichent une progression de 46 % par rapport au premier semestre 2024, confirmant le rôle de Cotonou comme porte d’entrée majeure des biens de consommation et des intrants industriels pour la sous-région. Mais c’est surtout l’essor des exportations qui retient l’attention : 2,15 millions de tonnes, soit plus du double des volumes de l’an dernier (1,07 million). Une performance qui s’explique par la campagne agricole 2024/2025 et par la montée en puissance de la zone économique spéciale de Glo-Djigbé.

Le repositionnement du port sur l’échiquier régional

Dans un contexte où Lomé et Tema absorbent une part importante du trafic, le franchissement de la barre des 400 navires en six mois revêt une portée symbolique dans le contexte concurrentiel du Golfe de Guinée. Il traduit non seulement l’amélioration des capacités opérationnelles du Port autonome de Cotonou, mais aussi la confiance renouvelée des chargeurs internationaux malgré la fermeture des frontières avec le Niger.
Les opérateurs économiques saluent désormais une chaîne logistique plus fluide et un environnement opérationnel plus attractif.
Pour les autorités portuaires, ce rebond n’est pas une fin en soi, mais une étape.
Au-delà des statistiques, c’est une véritable reconquête qui se joue sur les quais béninois. Un signal fort, à la fois pour l’économie nationale et pour la compétitivité du port face à ses rivaux du Golfe de Guinée.

Avec les travaux d’expansion en cours et l’arrivée de nouveaux opérateurs, le port ambitionne de dépasser les 15 millions de tonnes d’ici deux ans.

Bertin Djitrinou

Marché financier régional : le Bénin se distingue par une gestion rigoureuse et maîtrisée de sa dette publique

Le Bénin est devenu une référence sur le marché financier régional de l’UEMOA. Avec un ratio dette/PIB maintenu sous contrôle et une stratégie axée sur la mobilisation de financements à coûts modérés, le Bénin continue de se distinguer par une gestion rigoureuse et maîtrisée de sa dette publique.
Selon les dernières données officielles, le pays maintient un ratio dette/PIB autour de 50 %, bien en dessous du seuil communautaire de 70 %. Cette performance est le résultat d’une stratégie proactive, fondée sur la diversification des sources de financement et la réduction progressive du recours aux emprunts à court terme.

Ces résultats traduisent la rigueur macroéconomique et la constance de la politique économique menée par le gouvernement du président Patrice Talon, sous l’impulsion technique d’un homme.
En effet, derrière cette transformation remarquable, un homme et une stratégie : Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances. Sous son leadership, le Bénin est devenu le premier pays de l’UEMOA à ramener son déficit budgétaire sous le seuil communautaire de 3 % du PIB dès 2024, avec un an d’avance. L’inflation est restée maîtrisée (0,5 % au premier trimestre 2025), tandis que la croissance économique (7,5 % en 2024) confirme la dynamique du pays.

Par une gestion active et innovante de la dette, Romuald Wadagni a profondément modernisé la gestion de la dette publique. Grâce à une stratégie innovante de couverture et de rachat anticipé, le pays a réduit le coût réel de ses emprunts tout en sécurisant sa soutenabilité.
L’État privilégie désormais les instruments à maturité longue, permettant de lisser le service de la dette sur plusieurs années. Les émissions sur le marché régional sont réalisées à des coûts attractifs grâce à la crédibilité financière du pays, régulièrement confirmée par les agences de notation internationales.
Cette approche a permis d’allonger la maturité moyenne de la dette à près de 10 ans, contre seulement 2 ans pour la plupart des pays de l’UEMOA.

Contrairement à d’autres États de la zone, le Bénin a volontairement limité ses émissions sur le marché régional. Résultat : chaque sortie du Trésor se transforme en succès, avec une demande qui excède systématiquement l’offre, parfois de plus de 300 %.
Cette rareté agit comme une prime de confiance : les investisseurs, conscients de la discipline et de la fiabilité béninoises, acceptent des conditions plus favorables pour accéder aux titres souverains du pays.

Bertin Djitrinou

Réforme constitutionnelle au Bénin : Vers une évolution des institutions béninoises (Le mandat du président de la République et des autres élus passe à 07 ans)

La loi N°2025-20 du 14 novembre 2025 portant modification de la loi N° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin révisée par la loi N° 2019-40 du 07 novembre 2019 introduite par les Présidents Assan Seybou du groupe parlementaire Bloc Républicain et Aké Natondé du groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau a été adoptée par 90 voix pour et 19 contre.

A l’invitation du Président Louis Gbèhounou Vlavonou, les députés de la 9ème législature de l’Assemblée nationale du Bénin se sont retrouvés en séance plénière ce vendredi 14 novembre 2025 au Palais des gouverneurs de Porto-Novo, pour cet exercice historique de révision de la Constitution du Bénin, qui consacre désormais la création du Sénat de même que le mandat du président de la République et des autres élus passe à 07 ans.

D’après la réglementation, « le projet ou la proposition de révision, doit être voté à la majorité des trois quarts des membres composant l’Assemblée nationale pour être pris en considération ».
C’est sur la base de cette disposition de l’article 154 de la Constitution du 11 décembre 1990 que les députés ont passé la première étape du processus devant conduire à la modification de loi N° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin révisée par la loi N° 2019-40 du 07 novembre.

Ainsi, après le débat général qui a suivi la présentation du rapport de la commission des lois, les 109 députés présents et représentés ont par 87 voix pour et 22 contre, adopté la prise en considération de la proposition de loi, avant l’étape fatidique de son examen quant au fond suivi de son adoption par un vote secret.
Au bout du processus, 90 députés ont voté pour les innovations apportées à la loi fondamentale du Bénin. 19 députés l’ont rejeté.

L’innovation majeure de la Constitution adoptée

Dans le fond, 15 articles nouveaux ont été créés et 18 ont été modifiés. Désormais et conformément à l’article 42 modifié, le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 07 ans renouvelable une seule fois. Nul ne peut, de sa vie, exercer plus de deux mandats de Président de la République.
Outre cela, aux termes des dispositions de l’article 79 modifié, le Parlement exerce le pouvoir législatif et contrôle l’action du gouvernement. Il est composé de deux Assemblées à savoir : l’Assemblée Nationale et le Sénat. Selon l’article 80 modifié,
« La durée du mandat des députés est de 07 ans renouvelables. Tout député qui, par démission, cesse d’être membre de son parti l’ayant présenté à l’élection législative, perd son mandat ».
Par ailleur, l’alinéa 2 de l’article 86 modifié dispose que : « Les lois et résolutions votées par l’Assemblée Nationale sont simultanément transmises au Président de la République et au Président du Sénat ».
Il est important de noter que « ce Sénat dont les membres sont appelés des Sénateurs régule, aux termes des dispositions de l’article 113.1, la vie politique pour la sauvegarde et le renforcement des acquis de l’unité nationale, du développement de la Nation, de la défense du territoire, de la sécurité publique, de la démocratie et de la paix ».
A signaler que la même loi porte le mandat des Maires et des conseillers communaux à 07 ans renouvelable.

Bertin Djitrinou

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