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Classement des 10 pays africains les plus endettés auprès du FMI au 3e trimestre 2024

Le classement des pays africains les plus endettés auprès du Fonds Monétaire International (FMI) opéré à fin septembre 2024 met en lumière la dépendance de plusieurs économies africaines vis-à-vis des financements extérieurs.

A la fin du troisième trimestre 2024, l’Égypte se positionne comme le pays africain le plus endetté envers le FMI, avec une dette s’élevant à $10,05 milliards. Elle est suivie par l’Angola, qui doit $2,98 milliards, et le Kenya avec $2,56 milliards. D’autres pays figurant dans le top 10 incluent le Ghana, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Cameroun et l’Éthiopie.

La dette contractée auprès du FMI par ces nations souligne les défis économiques auxquels elles font face et leur besoin de soutien financier pour stabiliser leurs économies.

Bertin Djitrinou

A l’assaut des crimes du 21è siècle : A six ans d’existence, la CRIET a traité 1956 dossiers de cybercriminalité

La rentrée solennelle de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) tenue le mercredi 9 octobre 2024 a été l’occasion pour le Procureur Spécial, Mario METONOU, de dresser un bilan des actions menées par cette juridiction face aux infractions émergentes.

Créée pour répondre à l’évolution rapide des menaces criminelles, son mandat a progressivement été élargi pour couvrir un large éventail d’infractions, allant des crimes économiques au terrorisme.

Il en ressort ainsi, que depuis sa création en 2018, la CRIET a vu son champ de compétences s’élargir au fil des années pour répondre aux nouveaux défis posés par la criminalité organisée, notamment la cybercriminalité, le blanchiment d’argent et la corruption. Ces infractions, souvent transfrontalières et complexes, nécessitent des outils juridiques et des moyens d’investigation adaptés.

Après 6 ans d’existence et d’activités intenses, la CRIET a traité 1956 dossiers de cybercriminalité. En effet, le procureur spécial de la CRIET, Mario Mètonou, dévoilant ce bilan lors de la rentrée solennelle de la juridiction a souligné que les procédures liées à la cybercriminalité ont connu une progression constante ces dernières années, avec 347 cas en 2022, 415 en 2023 et déjà 576 enregistrés jusqu’au 17 septembre 2024.

Selon le magistrat, cette augmentation est le résultat des efforts déployés pour lutter contre ce phénomène. Il a notamment mentionné la création d’un Centre national d’investigations numériques au Bénin comme un des moyens efficaces mis en place pour améliorer les investigations et renforcer l’efficacité des services d’enquête et de la CRIET.

A en croire les précisions de Mario Mètonou, la répression qui était auparavant concentrée à Cotonou et ses environs s’est étendue à l’ensemble du territoire national. « Le CNIN dispose d’une direction de la lutte contre la cybercriminalité (DLC) avec des branches actives dans les régions nord, centrale et sud du pays » a-t-il expliqué.

Selon le procureur spécial, le centre produit des rapports de grande qualité qui permettent au parquet spécial de soutenir facilement les accusations et d’obtenir la condamnation des contrevenants en matière de cybercriminalité.

A-t-il rappelé que ces avancées ont permis au Bénin d’opérer un progrès significatif dans le classement de l’Union Internationale des Télécommunications en matière de cybersécurité, le pays ayant gagné 92 places.

Le blanchiment d’argent, souvent lié à des activités criminelles comme la corruption et le trafic de drogue, a également été au cœur des préoccupations de la CRIET. Selon les chiffres présentés par le Procureur Mario Mètonou, il faut noter une baisse significative du nombre de procédures pour détournement de deniers publics et de corruption.
Cette tendance positive s’explique notamment par une meilleure coopération entre les différents acteurs de la justice et une volonté politique affirmée de lutter contre l’impunité. Le nombre de procédures de détournement de deniers public était de 25 en 2022. Il est passé à 5 en 2023 et est de 3 au 17 septembre de cette année

Il est à noter que malgré ces avancées encourageantes, de nombreux défis restent à relever. La criminalité organisée est en constante évolution et les cybercriminels redoublent d’ingéniosité. Il est donc essentiel de maintenir une veille stratégique et d’adapter en permanence les outils de lutte, la coopération internationale étant indispensable pour traquer les réseaux criminels transfrontaliers.

Il faut noter que le bilan de Mario Mètonou a mis en lumière les progrès réalisés par la CRIET dans la lutte contre les infractions émergentes.

Les résultats obtenus sont le fruit d’un travail acharné et d’une volonté politique sans faille. Cependant, la lutte contre la criminalité organisée est un combat de longue haleine qui nécessite une mobilisation constante de tous les acteurs concernés.

Bertin Djitrinou

Le Conseil des ministres tenu ce mercredi 09 octobre 2024 en présence du chef de l’état Patrice TALON a été une fois encore une occasion pour la prise de plusieurs décisions.

Au menu des communications portant sur la sélection des centres chargés de la formation des artisans béninois au titre de l’année 2024, dans le cadre de ARCH-Formation, il a été rappelé que le volet formation du projet ARCH vise le renforcement des compétences professionnelles des acteurs, prioritairement des artisans.

Seront ainsi, progressivement pris en compte ceux des autres secteurs de l’informel, avec pour finalité d’améliorer la qualité de leurs productions, conséquence de leur capacité globale à générer des revenus.

A cet effet, pour pallier la rareté et l’inadéquation des centres de formation ainsi que l’insuffisance de formateurs qualifiés dans les domaines définis comme prioritaires, il a été procédé en 2023, à la pré qualification de certains d’entre eux. Ce qui a permis de former 1720 artisans.

De fait, une base de données de centres de formation de référence pouvant assurer les formations recherchées a été constituée avec l’appui des experts- métiers internationaux dans les secteurs des énergies renouvelables photovoltaïques, du froid et de la climatisation, de la pâtisserie, de la boulangerie. Il en est de même de la transformation agroalimentaire, de la plomberie, de la mécanique automobile et de la transformation de lait de vache en fromage. C’est donc de ce répertoire que proviennent les centres retenus pour les formations à dispenser cette année au profit de 2.676 artisans.

Il a été également question de la contractualisation dans le cadre du projet de construction d’un centre de transfert de déchets solides ménagers à Akogbato, à Cotonou.

Ledit centre est un sous-projet du programme d’assainissement pluvial de la ville dont l’exécution nécessite la réalisation d’une mission complète d’avant-projet sommaire, d’avant-projet détaillé, d’élaboration du dossier d’appel d’offres ainsi que du contrôle et de la supervision des travaux de sa construction, compte non tenu de la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social.

En marquant son accord pour la contractualisation y relative, le Conseil a instruit le ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, de veiller à la bonne exécution du cahier des charges.

Bertin Djitrinou

Classement des pays africains selon le l’indice de développement des TIC en 2024 : Le Bénin 29è sur 47

Le dernier classement de l’indice de développement des TIC publié en juin par l’Union internationale des télécommunications (UIT) donne la Libye, le Maroc et les Seychelles comme les pays qui affichent les niveaux de développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) les plus élevés en Afrique.

Le rapport révèle que les scores de la majorité des 47 pays africains étudiés ont progressé par rapport à 2023. Cependant, des écarts importants persistent entre ces différents pays du continent. A titre d’exemple, l’écart entre la Libye et le Tchad a atteint plus de 66 points.

Il faut préciser que le rapport Intitulé « Measuring digital development – ICT Development Index 2024 », évalue les progrès réalisés dans le domaine du développement des TIC dans 170 pays et territoires à travers le monde en se basant sur 10 indicateurs, dont le pourcentage des particuliers utilisant Internet, la pénétration de la téléphonie mobile à large bande mobile, le trafic Internet à large bande mobile, le prix des données mobiles et des services voix et le taux de possession de téléphones mobiles.

Ainsi, les pays et les territoires étudiés sont notés sur une échelle allant de 0 à 100 points pour chaque indicateur. Les scores des différents indicateurs ont été ensuite combinés avec le même degré d’importance pour dégager un score global pour chaque pays allant, lui aussi, de 0 (absence totale de connectivité) à 100 points (connectivité optimale).

D’après le rapport, la Libye tient le haut du pavé sur le continent africain avec un score de 88,1 points. Ce pays pétrolier d’Afrique du Nord a réalisé une progression de 8,7 points en une seule année, passant du 5e rang au premier rang grâce notamment à une forte hausse de la pénétration de la téléphonie mobile et d’Internet.

De la même source, le Maroc occupe la deuxième marche du podium avec un score de 86,8 points, devant les Seychelles, L’île Maurice, l’Afrique du Sud (83,6), l’Algérie, le Botswana, la Tunisie, l’Égypte (76,8), alors que le Gabon ferme le top 10 africain avec un score de 74,7 points.

Le rapport souligne que le score moyen de l’Afrique s’est établi à 50,3 points, enregistrant ainsi une hausse de 3,7 points par rapport à l’édition 2023 de l’indice grâce aux progressions réalisées par l’écrasante majorité des pays étudiés.

Avec un score de 45,4 points, notre pays le Bénin se classe à la 29e place, juste derrière le Nigéria (26e), le Rwanda (27e) et le Togo (28e). La Somalie (45e), le Burundi (46e) et le Tchad (47e) avec 21,3 points ferme le classement.

Bertin Djitrinou

Coupures intempestives d’eau dans les ménages à Cotonou : La SONEB se délecte sur une pente descendante de prestation

Dans les quartiers d’Akpakpa, Ffidjrossè et environs, l’eau du robinet manque constamment dans les ménages. L’or bleu, source de vie, cause de véritables et variables ennuis aux populations parce que depuis un certain temps, il est devenu rare comme des larmes de chient.

Les multiples grognes et répétées des populations riveraines semblent ne rien donner. A défaut d’avoir de l’eau qui coule par intermittence, d’autres sont enclins à consommer l’eau de puits pour assouvir leurs besoins vitaux.

Certains sont obligés de faire une longue distance, bassine sur la tête ou bidon en main, à la recherche du liquide précieux parce qu’il existe des ménages qui ne disposent même pas d’un puits.

Parfois, le peu d’eau recueilli dans la source et rationné pour les besoins, divise les gens dans les foyers. Cette situation donne parfois lieu à des conflits entre locataires qui se soldent souvent par des affrontements.

Une consommatrice qui a requis l’anonymat déclara aux micros de la rédaction de Capp Fm : « En matière d’eau potable, c’est un calvaire que nous vivons à Cotonou depuis un certain temps ». Certainement comme d’autres consommateurs, « moi je ne suis pas habituée à me doucher avec l’eau de puit. Car, cela me donne souvent des irritations cutanées. Du coup, depuis que l’eau de robinet est devenue rare chez nous, je me suis abonnée à l’eau reconditionnée communément appelée ‘’Pur Water’’ et ça me fait trop dépenser » a-elle confié.

Le nouveau directeur général à la tête de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) doit tout travaux cessants se saisir de cette situation décevante qui fait grincer les dents au sein des consommateurs.

Bertin Djitrinou

Séance hebdomadaire du gouvernement : La création de l’académie logistique de Ouidah annoncée

Le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres ce mercredi 02 octobre 2024. A l’issue de ce conseil des ministres présidé par le chef de l’état Patrice TALON, le gouvernement béninois a annoncé la création de l’Académie Logistique de Ouidah, dont les statuts ont été approuvés.

Au menu des mesures normatives, la transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l’accord d’établissement du Global Green Growth Institute (GGGI). Nanti du statut d’organisation internationale intergouvernementale depuis octobre 2012, le GGGI travaille avec de nombreux pays à travers le monde pour promouvoir la croissance économique durable.

L’accord d’établissement une fois ratifié permettra au Bénin de se faire accompagner en vue notamment du développement du cadre règlementaire et institutionnel dans le but faciliter la monétisation des actifs nationaux liés au carbone.

Dans la même rubrique, le conseil a retenu la création de l’académie logistique de Ouidah et approbation des statuts. Pour faire efficacement face aux défis sécuritaires en Afrique et plus particulièrement dans notre sous-région, une plus grande professionnalisation des armées est requise notamment à travers le renforcement de capacités des personnels en matière de logistique.

Elle sera ouverte aux personnels des forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux personnels civils spécialisés dans une des fonctions de la logistique.

Toujours au nombre des mesures normatives, il a été également adopté le décret portant convocation du corps électoral, le dimanche 5 janvier 2025, pour l’élection des membres de l’Assemblée consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI BENIN) au titre de la mandature 2025-2030.

Bertin Djitrinou

Affaire tentative de coup d’état : Les chefs d’inculpation retenus contre Olivier Boko et Oswald Homeky Mis sous Mandat de Dépôt

La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) où les personnalités politiques Olivier Boko et Oswald Homeky ont été présentées au procureur spécial Mario Metonou, a retenu une attention particulière ce mardi 1er octobre 2024. Un important dispositif sécuritaire avait été installé aux abords du parquet où l’interdiction d’action était très renforcée.

Olivier Boko et Oswald Homéky en prison. L’homme d’affaires et ami du président Patrice Talon et l’ancien ministre des sports ont été inculpés, ce mardi 1er octobre 2024, pour « atteinte à la sureté de l’Etat, complot d’atteinte à la sureté de l’Etat, blanchiment de capitaux et corruption d’agent public ». Un mandat de dépôt a été décerné contre eux après leur audition au parquet de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

Conformément aux normes et à la procédure judiciaire, c’est après leur comparution devant le procureur spécial de la CRIET, que Oswald HOMEKY et Olivier BOKO arrivés plus tôt avant 8h et dans deux véhicules différents, ont ensuite été présentés à la commission d’instruction. Ils se sont enfin retrouvés devant le juge des libertés et de la détention.

À l’issue de l’audience, le juge des libertés et de la détention a ordonné la mise sous mandat de dépôt des deux inculpés. Trois chefs d’inculpation ont été retenu contre eux à savoir : complot contre la sûreté de l’État, corruption d’agent public et blanchiment de capitaux.

Il convient de retenir que les deux personnalités et trois autres personnes dont un homme de main de Olivier Boko et un chauffeur de l’ex-ministre ont été écoutés par le procureur spécial. Ils sont passé devant la commission d’instruction avant d’atterrir devant le juge des libertés et de la détention qui a décidé de mettre Boko et Homéky, ainsi que l’homme de main de l’ami de Talon sous mandat de dépôt. Les deux autres personnes sont placées sous contrôle judiciaire.

Revenant sur le film de leur arrestation, il faut rappeler que l’ex ministre des sports, Oswald HOMEKY a été interpellé dans la nuit du 23 septembre 2024 aux environs d’une heure du matin alors qu’il remettait 1.500.000.000 de FCFA contenus dans six sacs au Commandant de la garde républicaine, le Colonel Djimon Dieudonné Tévoédjrè, selon la CRIET.

C’est « lors de cette opération que la Brigade criminelle a procédé à l’interpellation de Monsieur Oswald HOMEKY et du Commandant de la garde républicaine », a ajouté le procureur. L’homme d’affaire, Olivier BOKO, ami de longue date du Président Patrice TALON, a été également arrête dans la même nuit.

Bertin Djitrinou

Déballages de l’ancien patron de la police nationale du Bénin, Philippe Houndégnon

Sollicité pour des propositions de coup d’état contre le Président Patrice TALON, « J’ai décliné toutes les propositions de coup d’état contre le Président Talon » dixit Philippe Houndégnon. Il dit « être un homme de culture, un homme anti coup d’état ».

L’ancien patron de la police nationale du Bénin sous le Président Yayi Boni, connu pour ses critiques vis-à-vis du régime de la rupture depuis quelques temps a fait des déballages sur l’actualité politique au Bénin et surtout sur celle qui défraie la chronique en ce moment et qui fait les choux gras des médias : la tentative de coup d’état déjoué au Bénin.

Depuis mardi 24 septembre 2024, une affaire de tentative de coup d’état secoue le Bénin, avec l’arrestation de l’ami proche du Président Patrice Talon, Olivier BOKO, ainsi que son ancien ministre des sports Oswald HOMEKY. Les deux hommes auraient sollicité les services du patron de la garde républicaine pour mener à bien ce projet de renversement.

En effet, c’est au détour d’une émission en ligne ‘’Le Zapping’’ avec Vital PANOU le vendredi 27 septembre 2024 qu’il a abordé le sujet et confie avoir reçu et décliné plusieurs propositions de coup d’État contre le Président Talon. « J’ai eu tellement de propositions de coup d’État contre le Président Patrice Talon que je les ai toutes déclinées » a-t-il fait savoir.

Une telle déclaration a suscité beaucoup de réactions et des commentaires dans l’opinion publique. Cependant, pour l’ancien patron de la Police, ses prises de position sont vues par beaucoup comme des critiques d’un farouche opposant au régime de la rupture. Cette posture selon Philippe Houndégnon s’inscrit dans la logique d’un vrai patriote qui mène des débats constructifs dans l’intérêt supérieur de la nation.

Bien qu’en désaccord avec le gouvernement du Président TALON, l’ex DGPN Philippe Houndégnon, qui a été envoyé à la retraite anticipée, affirme avoir rejeté toutes ces offres. « Vous ne me verrez pas associer à des dérives de genre coup d’état ou tout ça » a-t-il fait savoir. « Moi j’ai du coeur, je suis un homme de culture, un homme anti coup d’État. Vous ne me retrouverez pas dans des histoires de coup d’État, Ça, faut qu’on le sache » a-t-il déclaré.

Cependant, cette affirmation de l’ancien patron de la police nationale pourrait cacher beaucoup de mystères. Dans l’opinion publique, plusieurs questions se posent qui aboutissent finalement à une seule question : qui sont ceux qui auraient recouru aux services de Philippe Houndégnon pour un prétendu coup d’État contre le Président TALON ?

Bertin Djitrinou

Budget Général Exercice 2025 : Aucune nouvelle taxe et zéro nouvel impôt à l’horizon

Résolument engagé pour le ‘’hautement social’’ annoncé, le gouvernement de la ‘’rupture’’ donne encore la preuve de ses intentions. C’est ce que traduit le projet budget général 2025 exempte de nouvelles taxes et de nouveaux impôts.

Renseignée par une décision du gouvernement, cette intention budgétaire a été transmise à l’Assemblée Nationale à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 18 septembre2024, pour examen et vote, dudit projet de loi de finances pour la gestion 2025.

En effet, ce projet de budget s’établit à 3.551,005 milliards de FCFA pour 2025, contre 3.333 milliards de FCFA en 2024, soit en hausse de 11% par rapport à 2024.

En dépit du contexte d’incertitude croissante du fait des aléas climatiques, des chocs exogènes, il postule un taux de croissance de 6,8% en lien avec les performances attendues dans le secteur agricole et l’expansion du tissu industriel, le secteur portuaire et le tourisme.

Globalement, il est à observer que les dépenses à sensibilité sociale cumulent à elles seules à 1101,71 milliards de FCFA en 2025, correspondant à 41,5% du budget général.

Il convient de préciser qu’aucun nouvel impôt n’a été créé dans le projet de loi de finances pour la gestion 2025. Cet effort traduit l’engagement du gouvernement d’assurer une bonne stabilité et une prévisibilité des normes fiscales pour les opérateurs et investisseurs privés. Dans le même ordre, aucune augmentation des taux des impositions existantes n’a été proposée au rang des nouvelles mesures fiscales et douanières dans le projet de loi.

De façon spécifique, en dehors de la préparation des élections générales de 2026, ce projet de budget prend en compte :

L’achèvement, la mise en service et le fonctionnement de plusieurs infrastructures socio-économiques (cité ministérielle, cités administratives départementales, services marchands, réceptifs hôteliers et touristiques, structures sanitaires de référence dont le Centre hospitalier international de Calavi, l’hôpital de zone de Savè-Ouèssè, l’hôpital de zone de Tchaourou) ;

La montée en puissance des projets de filets sociaux avec le projet GBESSOKE, le microcrédit Alafia, le projet d’alimentation scolaire dont la couverture passera à 100% en zone rurale, l’expérimentation du projet de supplément de nutrition de 1000 jours ;

La mise en service de plusieurs systèmes d’alimentation en eau potable multi-villages et leur raccordement aux ménages, l’extension du réseau de distribution de l’énergie électrique et l’acquisition des compteurs à moindre coût.

Bertin Djitrinou

Renforcement du dispositif anti-terroriste : Acquisition de véhicules blindés par l’armée béninoise

Le parc automobile de l’armée béninoise sera bientôt renforcé avec l’acquisition de quinze nouveaux véhicules de l’avant-blindé grâce à la coopération militaire entre le Bénin et la France. Cette nouvelle mesure vise à renforcer le dispositif anti-terroriste et amplifier la lutte contre le terrorisme dans la région septentrionale du pays.

Au total quinze véhicules de type Vab destinés au transport de troupes, seront mis à la disposition des Forces armées béninoises dans quelques semaines. Attendus au Bénin dans une trentaine de jours environ, ces blindés seront convoyés par voie maritime.

Dotés de quatre roues motrices et d’autres spécificités, ces engins serviront par ailleurs à renforcer la sécurité et la capacité d’intervention des soldats au front dans le cadre de la lutte contre les incursions terroristes au Nord du Bénin.

Selon les informations du constructeur automobile Renault, ces véhicules de l’avant-blindé (Vab) sont des modèles 4×4 capables de transporter huit à dix soldats dans une coque blindée. Ils sont constitués d’un assemblage de tôles d’acier de haute dureté offrant une protection contre les armes de petit calibre, la ferraille du champ de bataille, les éclats d’obus et les mines anti personnelles.

A noter que le Vab peut également transporter jusqu’à 2 000 kg de charge utile. Ce véhicule blindé est équipé d’une mitrailleuse de 7,62 mm, avec certaines variantes armées de mitrailleuses de 12,7 mm ou de canons de 20 mm.

Ces véhicules s’ajoutent à la longue liste de matériels militaires livrés à l’Armée béninoise par la France. Il s’agit, entre autres, d’une vingtaine de véhicules de l’avant-blindé, des pick-up et des hélicoptères.

Toujours avec l’appui de la France, il a été mis en œuvre pour la maintenance, un volet formation, la conduite et l’utilisation de ces blindés. Il faut noter qu’en dehors de la quinzaine de Vab acquis en France, l’Union européenne apporte un appui au Bénin avec deux véhicules blindés Mamba via l’Initiative de sécurité et de défense dans le golfe de Guinée (Eusdi Gog).

Bertin Djitrinou

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