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UEMOA : Des journalistes des huit pays formés sur les politiques, la gouvernance et les chantiers de l’Union à Cotonou (Cape sur la Vision prospective 2040 et le Plan stratégique 2025-2030)

Une session de cinq jours s’ouvre à Cotonou sur les politiques communautaires, la gouvernance économique, les indicateurs de performance et les grands chantiers de l’Uemoa.

Organisé par la Plateforme des médias de l’Union économique monétaire ouest africaine (Pdm-Uemoa), en collaboration avec la Commission de l’Union, depuis ce lundi 15 septembre 2025 à Cotonou au profit des journalistes des huit États membres, cet atelier régional de formation vise à renforcer la capacité des journalistes à analyser et diffuser une information économique crédible et accessible, condition essentielle pour accompagner efficacement les chantiers de l’intégration régionale.

Le coordonnateur de la Plateforme des Médias Uemoa, Léonard Dossou, a dans son allocution annoncé la préparation, dès 2026, du Forum international de la presse économique de l’Afrique de l’Ouest (West Africa Eco Forum), une rencontre stratégique pour renforcer la place des médias économiques dans l’intégration régionale.

Exprimant sa gratitude à la Commission de l’Uemoa pour son appui constant aux médias dans le processus d’intégration régionale, il est revenu sur le colloque sous-régional portant sur le journalisme économique, tenu en juin 2025 à Abidjan, qui a débouché sur une feuille de route en cinq axes prioritaires la formation continue des journalistes ; un diagnostic approfondi du secteur ; un encadrement éthique et déontologique ; la mise en place de modèles économiques durables pour la presse économique et une coopération renforcée entre les institutions communautaires et les médias.

Insistant sur l’importance de nouveaux outils comme l’Intelligence artificielle, le fact-checking et le datajournalisme, il a également plaidé pour une mise en œuvre rapide de ces recommandations.

Rappelant l’importance du rôle des journalistes dans la vulgarisation des politiques communautaires, le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Yawovi Batchassi a présenté les deux principaux cadres stratégiques de l’Uemoa à savoir : la Vision prospective 2040, qui ambitionne de faire de l’Union un espace économique et monétaire intégré, prospère et ouvert sur l’Afrique et le monde et le Plan stratégique 2025-2030 « Impact 2030 », qui vise à accélérer la transformation structurelle des économies de l’Union à travers des chaînes de valeurs régionales compétitives.

A-t-il donc insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des médias afin qu’ils puissent informer avec rigueur et pédagogie les populations sur l’évolution de l’intégration régionale.

Au cours de cette session, les participants bénéficieront de formations sur la gouvernance économique, l’analyse des indicateurs et la compréhension des politiques de l’Uemoa.

Des experts, dont le professeur Albert Honlonkou, partageront leurs expériences et leurs connaissances avec les professionnels de la presse.

Bertin Djitrinou

Délocalisation du marché Dantokpa vers des infrastructures de classe mondiale : Le compte à rebours est lancé (Le déménagement se déroulera du 5 au 15 janvier 2026)

Le début d’une nouvelle ère s’annonce pour le commerce béninois. Il y a quelques années, le Président Patrice TALON rencontrait les femmes des marchés pour leur annoncer une vision audacieuse : la modernisation du commerce au Bénin. 

Aujourd’hui, cette vision devient réalité, avec la délocalisation du marché Dantokpa vers des infrastructures de classe mondiale. Le déménagement est imminent et se déroulera du 5 au 15 janvier 2026.

En effet, le transfert du marché Dantokpa, plus grand marché d’Afrique de l’Ouest, entre dans une phase décisive.

L’Agence Nationale de Gestion des Marchés modernes (ANaGeM) a entamé une série de concertations avec les acteurs afin de préparer le déplacement progressif des commerçants vers de nouvelles infrastructures modernes à Cotonou et dans ses environs.

« Nous sommes dans une dynamique de déménagement des marchands du marché de Dantokpa. Pour cela, le gouvernement a décidé de construire plusieurs sites afin d’accueillir les différents secteurs d’activité », a expliqué Eunice LOISEL KINIFFO, Directrice Générale de l’ANaGeM.

Parmi les nouveaux sites, le Pôle commercial Général Mathieu KÉRÉKOU (GMK), situé près du stade de l’Amitié, sera l’un des points stratégiques. Il regroupera quatre filières majeures : le textile, la maroquinerie, la cosmétique et la bijouterie.

Depuis le 8 septembre 2025, des séances d’échanges ont permis de présenter aux commerçants, les boutiques, étals et services associés, ainsi que les modalités d’installation.

« Nous travaillons avec les acteurs, nous ne décidons pas seuls dans nos bureaux. C’est ensemble que nous définissons la stratégie d’installation », a précisé Madame LOISEL KINIFFO.

Le calendrier du déménagement est désormais officiel : les commerçants pourront achever la période des fêtes de fin d’année à Dantokpa.

Le transfert débutera le 5 janvier 2026 et s’achèvera le 15 janvier, couvrant l’ensemble des secteurs, alimentaires comme non alimentaires.

Le Pôle agroalimentaire du Grand Nokoué, encore appelé Marchés de gros d’Akassato, bâti sur 168 hectares et doté de six entrepôts secs et deux frigorifiques, accueillera, pour sa part, les grossistes (céréales, tubercules, oignons, haricots, maïs, …etc.).

D’après Eunice LOISEL KINIFFO, Directrice Générale de l’ANaGeM, les modalités pratiques (espaces, horaires, organisation) sont définies en concertation directe avec les acteurs afin d’obtenir leur pleine adhésion.

Annoncé dès 2018 par le Président Patrice TALON, le projet de relocalisation de Dantokpa a longtemps suscité critiques et résistances. Pour apaiser les inquiétudes, l’ANaGeM a misé sur la transparence et le dialogue.

« Beaucoup de commentaires circulaient qui ne correspondent pas à la réalité. C’est pourquoi nous avons choisi la concertation directe », a rappelé sa directrice, se félicitant d’une adhésion croissante des commerçants.

A en croire Eunice LOISEL KINIFFO, Directrice Générale de l’ANaGeM, ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale de modernisation des infrastructures commerciales. Quinze marchés modernes ont déjà été inaugurés à Cotonou et dans plusieurs villes de l’intérieur (Glazoué, Pahou, Azovè, Houègbo, Natitingou…etc.), et d’autres suivront bientôt, notamment à Parakou (marché de Guèma), Cococodji, Abomey (Houndjro) et Porto-Novo (Ouando).

« Le 15 janvier 2026, nous pourrons officiellement ouvrir les portes du Pôle agroalimentaire du Grand Nokoué et du Pôle commercial GMK. Ce sera une étape historique pour le commerce béninois », a conclu Madame LOISEL KINIFFO.

Bertin Djitrinou

Année scolaire et universitaire 2025-2026 : Les mesures gouvernementales pour une rentrée apaisée

Au Bénin, la rentrée scolaire 2025-2026 va démarrer le lundi 15 septembre 2025. Dans cette perspective, le gouvernement, sous l’égide du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, a échangé avec les responsables des Centrales et Confédérations syndicales et le patronat durant une session extraordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives.

Pour assurer une bonne rentrée scolaire et universitaire 2025-2026 et en vue d’échanger avec les Centrales et Confédérations syndicales et le patronat sur les dispositions prises par le gouvernement pour une rentrée apaisée, une session extraordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives qui rassemble tous les acteurs, s’est tenue le mardi 09 septembre 2025 à Cotonou.

Cette session s’est articulée autour de deux points, notamment les diligences effectuées dans le cadre de la préparation de la rentrée 2025-2026, les sujets de la première session ordinaire de la Commission et les questions diverses.

A l’ouverture des travaux, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, président de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives, en présence d’une forte délégation gouvernementale a affirmé qu’en se penchant sur les conditions d’une rentrée scolaire et universitaire apaisée, le gouvernement traduit sa volonté de consolider les acquis et d’accroître la performance du système éducatif béninois.

« Nous procéderons donc à une évaluation globale du dispositif mis en place dans les trois ordres d’enseignement. Dans ce contexte, nous l’avons démontré, le dialogue social reste le socle de notre gouvernance éducative. Il est le gage de la concertation et de la sérénité nécessaires pour bâtir un système performant et résilient », a-t-il confié.

Tout en rappelant les réformes engagées par l’exécutif afin d’améliorer la gouvernance scolaire et universitaire, d’élever la qualité des enseignements et de renforcer les conditions de travail des enseignants comme des apprenants, le président de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives a indiqué que les défis demeurent nombreux.

Il s’agit, entre autres, d’améliorer durablement les conditions de vie et de travail des enseignants, d’adapter les curricula aux réalités d’une économie en mutation, d’assurer une meilleure répartition des infrastructures éducatives, d’intégrer pleinement les technologies numériques dans les pratiques pédagogiques et de réduire les inégalités d’accès, notamment pour les filles et les enfants des zones défavorisées.

Toujours en attente de leurs revendications syndicales, les responsables des Centrales et Confédérations syndicales ont mis l’accent sur des revendications qui sont en suspens.

Critiquant la gestion des précédentes sessions, dont certaines n’ont pas pu se tenir, le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassa Mampo, a dénoncé l’absence de progrès sur des dossiers urgents.

Quant à la session extraordinaire relative à la préparation de la rentrée scolaire et universitaire, le secrétaire général de la Cstb a déclaré que la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin a fait l’amer constat qu’aucune des revendications des enseignants de la maternelle, du primaire, du secondaire, technique, de la formation professionnelle, du supérieur et du personnel administratif du système éducatif n’a été prise en compte.

« Il n’a été question que du compte rendu des dispositions administratives, les recommandations des enseignants du corps du contrôle, des conseillers pédagogiques et des inspecteurs pour la mise à disposition des primes de rentrée et du cas des subventions allouées aux établissements scolaires pour leur fonctionnement », a-t-il fait observer.

Allant dans le même sens, les autres leaders syndicaux ont également exprimé leur insatisfaction par rapport aux différentes revendications.

Etait également au centre des échanges lors de cette session extraordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives, la question du paiement des primes de rentrée aux enseignants, le paiement des prestations des AME et les besoins de fonctionnement au 1er trimestre des établissements.

Bertin Djitrinou

Transmis à l’Assemblée nationale, pour examen et vote : Le projet de loi de finances pour la gestion 2026, s’équilibre ä 3 783,984 milliards de FCFA contre 3551,005 milliards de FCFA pour la gestion 2025

Réuni, ce mercredi 10 septembre 2025, en conseil des ministres sous la présidence du chef de l’Etat, SEM Patrice Talon, le Gouvernement a autorisé la transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, le projet de loi de finances pour la gestion 2026.

D’après le compte rendu du conseil, les orientations économiques et budgétaires pour la gestion 2026 sont focalisées sur le renforcement des facteurs clés de la transformation structurelle de l’économie nationale et une meilleure approche budgétaire de redistribution des fruits de la croissance économique pour plus d’équité et de justice sociale.

Ces projections sont conformes aux discussions tenues lors du débat d’orientation budgétaire le 27 juin 2025 à l’Assemblée nationale.

Le présent projet a donc pour vocation de permettre la poursuite des actions de diversification de l’économie par le développement du secteur industriel et des infrastructures, ainsi que le renforcement du capital humain.

Il postule un taux de croissance économique qui s’établirait à 7,5%, tiré notamment par : (i) un secteur agricole dynamique dont l’activité resterait robuste, grâce aux initiatives de soutien à la mécanisation agricole, l’accès aux intrants agricoles et au conseil agricole, la maîtrise de l’eau ä des fins agricoles et pastorales (ii) l’augmentation de l’activité industrielle, (iii) l’accroissement du trafic au port de Cotonou et des actions de promotion touristique.

Dans un tel contexte, le projet de loi de finances pour la gestion 2026, s’équilibre en ressources et en charges ä 3 783,984 milliards de FCFA contre 3551,005 milliards de FCFA pour la gestion 2025 ; le taux d’inflation restant maîtrisé autour de 2,0%, en dessous de la norme communautaire de 3,0% de l’UEMOA ; tandis que les dépenses a sensibilité sociale représenteraient 42% du budget général.

Sur cette base, les efforts d’investissements en cours dans les domaines clés de la santé et de la protection sociale, du développement du savoir et de la connaissance, du tourisme, de l’énergie, de l’eau, des transports et du numérique, seront poursuivis et renforcés.

De même, les allocations budgétaires seront également orientées vers l’extension du projet de suppléments alimentaires au profit des femmes enceintes, allaitantes et des enfants couvrant les 1000 premiers jours après la naissance.

En outre, s’ajouteront au volet nutrition, les actions visant la couverture totale des écoles maternelles et primaires publiques en cantines scolaires, l’octroi de bourses d’études dans les écoles privées de renommée internationale, l’accélération des réformes de l’enseignement technique, l’opérationnalisation de Sèmè-City, le renforcement et la modernisation du plateau technique sanitaire.

Par ailleurs, un point d’attention sera accordé au financement des activités entrant dans le cadre des élections générales de 2026 pour lesquelles les ressources sont déjà entièrement mobilisées.

Enfin, de triennal 2026-2028 privilégiera en matière de sécurité, l’installation de systèmes de vidéo protection dans les grandes villes du pays et la forte dotation des Forces de Défense et de Sécurité en engins et vecteurs performants. Autant d’actions d’envergure qui visent l’intégration des thématiques transversales et l’atteinte des cibles pertinentes des ODD, renseigne le rapport du conseil.

Le ministre de l’Economie et des Finances est instruit, en lien avec les autres ministres concernés, de présenter à l’Assemblée nationale ce projet et de suivre l’aboutissement de la procédure législative y relative.

Bertin Djitrinou

Bénin : Au cœur du parcours rituel et identitaire des peuples Bariba et Wassangari à Nikki

La ville de Nikki a vibré au rythme de la Gaani, fête identitaire et rituelle des peuples Bariba et Wassangari. Depuis l’arène du nouveau palais royal de Nikki, édifice monumental nouvellement implanté sur des dizaines d’hectares au quartier Danri, s’est tenue l’étape la plus attendue de la célébration : le parcours rituel, dirigé par le souverain Séro Torou Toukossari.

Le palais, divisé en zones festives et résidentielles, est désormais le cœur battant de la tradition et de la mémoire collective. Devant les tambours sacrés, le Sinaboko a fait sa sortie ce samedi 6 septembre 2025, accompagné d’une impressionnante cavalerie, pour un périple marqué par sept étapes symboliques.

Lieux sacrés et historiques de la spiritualité de Nikki

En effet, le parcours rituel de la Gaani constitué de sept étapes symboliques est jalonné de sites historiques et cultuels qui résument l’histoire et la spiritualité de Nikki.

Lemandu : première mosquée de la cité, lieu de prière pour la paix et rappel du pacte historique entre le trône de Nikki et l’islam, incarné par la famille Sylla.
Tem Yankubakaru : plus grand site du culte de la terre, où le gardien Bah Warankpé invoque la fécondité des champs, la prospérité et la paix.
Dakiru : ancien palais où disparut tragiquement Sinaboko Séro Bètètè, symbole de sacrifice et d’honneur.
Bantiaru : tombe du prince Farou Yérima, héritier disparu à la veille de son intronisation, rappel de la fragilité du destin.
Palais royal de la dynastie Lafiaru : aujourd’hui musée, il abrite les tombes de cinq souverains, dont Kpé Lafia Gambaru Swanru, détenteur du record de longévité au trône.
Tambours sacrés : point de départ et de retour du périple, où le souverain rend hommage aux ancêtres.
Bakpilu : tombe de Kpé Gounou Kpawuko, refondateur de Nikki, où s’achève le rituel par des prières pour la prospérité et la paix.

Le souverain, à l’issue du parcours, regagne son palais pour la toilette sacrée, avant de s’installer dans son Sinko et assister à la cavalcade et au passage des Yérima.

A ce rendez-vous de foi, d’unité et de mémoire, chaque arrêt est l’occasion pour le Sinaboko de prier, bénir et invoquer la protection des ancêtres sur le royaume de Nikki et sur le Bénin tout entier.

Plus qu’une simple célébration, la Gaani est un lieu de mémoire vivante, témoin de la capacité du peuple bariba à préserver son identité malgré les épreuves de l’histoire, depuis la colonisation jusqu’à la modernisation en passant par la révolution.

Bertin Djitrinou

Présidentielle de 2026 au Bénin : A la demande de démission de Romuald Wadagni

Au lendemain de la désignation de Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance à l’élection présidentielle de 2026 au Bénin, le débat s’intensifie.

Evoquant un risque de conflit d’intérêts, de cette désignation, le parti d’opposition Les démocrates (Ld), dirigé par l’ancien chef de l’État Boni Yayi, a appelé à la démission de l’homme en charge des finances du Bénin.

Dans un communiqué publié le jeudi 4 septembre 2025, la formation politique a rappelé que la Direction générale des impôts, structure sous-tutelle du Ministère de l’économie et des finances dirigé par Romuald Wadagni, délivre les quitus fiscaux indispensables pour valider les candidatures à la magistrature suprême.

Face à cette demande, le gouvernement a réagi dès le lendemain. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole de l’Exécutif, a apporté des précisions lors d’une rencontre avec la presse le vendredi 5 septembre 2025 à la salle fleuve jaune du Ministère des affaires étrangères.

« Le temps viendra pour le ministre d’État, candidat désigné de la majorité présidentielle, de se mettre en congé du gouvernement » a-t-il déclaré avant de poursuivre en ces termes : « Ce n’est pas l’opposition qui nous apprendra à bien faire les choses », tout en insistant sur l’expérience acquise par l’équipe gouvernementale depuis plus de neuf ans.

Le secrétaire général adjoint du gouvernement a également rappelé l’importance de la période actuelle, marquée par la préparation et la transmission du projet de Budget général de l’État pour l’année 2026.

D’après Wilfried Léandre Houngbédji, « Nous sommes à la veille d’une session parlementaire consacrée au budget. »
Dans la même veine, les équipes du Ministère de l’économie et des finances sont mobilisées pour finaliser le document qui devra ensuite être défendu devant la Représentation nationale », a-t-il précisé.

Ainsi, Romuald Wadagni prendra ses dispositions « en temps et en heure » pour se mettre en congé de ses fonctions gouvernementales, afin de se consacrer pleinement à sa candidature, a assuré Wilfried Léandre Houngbédji.

Bertin Djitrinou

Amélioration de l’état de santé et du bien-être des populations au Bénin : Le gouvernement adopte un plan d’environ 1000 milliards FCFA sur la période 2026-2030

Réuni en conseil des ministres ce mercredi 03 septembre 2025, sous la présidence du chef de l’Etat, SEM Patrice Talon, le gouvernement a approuvé un plan national de développement sanitaire sur la période 2026-2030.

Près de 1000 milliards pour le développement sanitaire au Bénin. Le plan national de développement sanitaire a été approuvé par le gouvernement, réuni en session ordinaire du Conseil des ministres, ce mercredi 03 septembre 2025.

« Il s’agit d’un document de référence pour l’ensemble des acteurs du secteur de la Santé, en lien avec l’atteinte des objectifs de la Politique nationale de Santé sur la période 2018-2030 », explique le compte rendu du conseil des ministres signés du secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro.

D’un coût estimatif de 996.391.637.000 FCFA, le plan a pour finalité de favoriser l’amélioration de l’état de santé et du bien-être des populations et s’inscrit dans les perspectives des Objectifs de Développement durable (ODD), précise le compte rendu du conseil.

Le gouvernement ajoute avoir tenu compte, dans son élaboration, des faiblesses de la précédente édition conformément à l’évaluation qui en a été faite et intègre les nouveaux défis du secteur.

La mise en œuvre de ce Plan national de développement sanitaire 2026-2030, permettra, entre autres, de renforcer la gouvernance du secteur de la Santé, d’améliorer les prestations de service et la qualité des soins, dans un environnement où la disponibilité des produits de santé ainsi que des infrastructures et des équipements traduisent les avancées notables du secteur, indique le gouvernement.

Bertin Djitrinou

Renforcement du système éducatif au Bénin : Les Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) du primaire bientôt soumis à un test rigoureux de sélection

Renforcer la maîtrise disciplinaire ainsi que les aptitudes pédagogiques des enseignants du primaire est une condition sine qua non pour assurer une éducation de qualité à l’ensemble des élèves. 

C’est ce qu’a compris le Gouvernement béninois, sous la conduite du Président Patrice Talon, qui a dévoilé ce mercredi 3 septembre 2025, en Conseil des ministres, une initiative déterminante pour le secteur éducatif.

En effet, il a été décidé d’organiser, dans un horizon proche, un test rigoureux de sélection des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) du primaire.

Au Bénin, nous tendons ainsi vers un test de sélection rigoureux pour les futurs enseignants du primaire.

Cette mesure vise à consolider et à améliorer les compétences des candidats désireux d’intégrer ce sous-secteur essentiel de l’éducation nationale.

Consciente de l’importance capitale de la qualité pédagogique dès les premières années scolaires, l’administration Talon souhaite garantir que les futurs enseignants du primaire soient dûment préparés et compétents pour relever les défis éducatifs contemporains.

Sur la base des besoins exprimés par le ministère des Enseignements maternel et primaire au titre de l’année scolaire 2025-2026, le déploiement de 2.319 AME sera nécessaire pour maintenir la norme d’un enseignant par classe et favoriser un bon déroulement des activités académiques.

Or, la base dédiée ne dispose plus d’un nombre suffisant pour couvrir ces besoins, rapporte le compte rendu du conseil des ministres.

D’où la décision d’organiser le présent test pour lequel les candidats devront être titulaires, soit du certificat d’aptitude pédagogique, soit du certificat élémentaire d’aptitude pédagogique option enseignement primaire, ou du baccalauréat.

Ce test de sélection, bien que la date de sa tenue n’ait pas encore été précisée, représente un levier stratégique pour professionnaliser davantage cette catégorie d’enseignants.

Bertin Djitrinou

Le retour du gouvernement Talon après la pause : Les grandes conclusions issues du premier Conseil des ministres

Rentrée gouvernementale au Bénin, le conseil des ministres s’est réuni ce mercredi, le 03 septembre 2025, sous la présidence de SEM Patrice Talon, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement après les dernières vacances gouvernementales.

Pendant une lune toute entière de vacances, le gouvernement Talon qui n’entend pas s’endormir sur ses lauriers a repris de service ce mercredi 03 septembre 2025 pour le premier Conseil des ministres de la rentrée.

C’est partit pour la dernière ligne droite de l’ère Talon. Le compte à rebours est engagé dans le planning conclusif de la décennie Talon riche de ses réalisations, de ses lauriers mais aussi de moult perspectives euphorisantes.

A travers un conclave tenu sur fond d’une ambiance studieuse dans une atmosphère détendue avec au cœur de l’épisode, la star du moment Romuald Wadagni, le candidat de la mouvance Talon pour les élections présidentielles du mois d’avril 2026, plusieurs décisions ont été prises.

Selon le compte rendu du premier conseil des ministres après les dernières vacances gouvernementales du pouvoir Talon, il est à retenir au menu des mesures normatives : Interdiction des constructions en matériaux précaires dans la zone de la route des Pêches ; Réglementation, dans l’agglomération du Grand Nokoué, de la circulation des véhicules lourds de transport ; Approbation des statuts modifiés de la Société des Aéroports du Bénin ; Mise en place de cadre de concertation et de facilitation de l’exécution des projets et programmes nationaux dans les communes ; Attributions, composition, organisation et fonctionnement de la Commission nationale permanente chargée du suivi de la chefferie traditionnelle et nomination de ses membres .

Au cœur des communications : Travaux de construction d’un stade départemental de type omnisports à Parakou ; Approbation du Plan stratégique 2026-2030 du Centre universitaire d’Enseignement professionnel ; Approbation du Plan national de développement sanitaire 2025-2029 ; Approbation du Plan stratégique 2025-2029 du ministère de la Défense Nationale ; Mise en place d’un Programme national de Lutte contre le mariage d’Enfants ; Incorporation dans le corps des gardes forestiers en qualité de spécialistes des Eaux, Forêts et Chasse, de trois cent cinquante-huit (358) rangers recrutés au profit des brigades forestières des parcs nationaux ; Organisation d’un test de sélection pour renforcer la base de compétences des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) du primaire.

Bertin Djitrinou

Indice mondial de la paix 2025 : Le Bénin se classe 112ème sur 163 pays

Dans un contexte mondial de détérioration de la paix, le Bénin s’octroie une position honorable qui le place devant tous ses voisins immédiats comme le Togo, le Nigeria, le Niger et le Burkina Faso.

Pour la sixième année consécutive, le Bénin tire son épingle du jeu et se classe 112ème sur 163 pays dans le Global Peace Index (GPI) 2025, affichant un score GPI de 2,211 (plus le score est bas, plus la nation est pacifique) devant chacun de ses quatre voisins géographiques, qui figurent tous à des rangs inférieurs (donc moins paisibles) en 2025.

Gagnant cinq places au classement par rapport à l’an dernier, le Bénin occupe le milieu du peloton au niveau ouest-africain, loin derrière les plus paisibles comme la Gambie ou le Ghana, mais bien au-dessus des Etats du Sahel en crise à savoir : le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

D’après le dernier classement du Global Peace Index (GPI), le Togo occupe la 126ème place, le Niger la 143ème, le Nigeria la 148ème et le Burkina Faso la 152ème place du classement mondial.

Au regard de cette performance, le Bénin apparaît comme le pays le plus pacifique de son voisinage immédiat, ses voisins étant classés au-delà du 125ème rang avec des scores plus élevés (synonymes de plus de conflictualité).

Selon les données chiffrées, le Togo qui se situe 126ème, avec un score ~2,38 a reculé de quelques rangs en raison d’une dégradation de la sécurité possiblement liée à des tensions politiques persistantes et à des attaques terroristes sporadiques dans le nord du pays.

Quant au géant nigérian, il stagne dans le bas du tableau mondial (148ème), alourdi par des conflits multiformes comme l’insurrection de Boko Haram, le banditisme armé et les violences intercommunautaires, qui continuent de peser sur son score.

Du côté sahélien, le Niger occupant le 143ème rang et surtout le Burkina Faso la 152ème place, subissent de plein fouet l’instabilité. Ces deux États, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Mali, figurent parmi les pays les moins en paix du globe.

Le Burkina Faso, englué dans une guerre contre les groupes djihadistes et marqué par deux coups d’État en 2022, restes en bas du classement mondial avec un score ~3,02.
Quant au Mali (154ème), en proie depuis une décennie à un conflit armé interne et isolé sur la scène internationale, apparaît comme l’un des épicentres de l’insécurité mondiale en 2025.

Il est à noter qu’en Afrique de l’Ouest, le classement 2025 du GPI met en lumière un fossé entre les pays côtiers relativement stables et la zone sahélienne troublée.

Ainsi, le Bénin, avec sa 112ème place, se situe au milieu du peloton ouest-africain. Huit autres pays de la région font mieux que le Bénin, notamment la Gambie (55ème mondiale) et la Sierra Leone (57ème) qui dominent le classement régional grâce à des améliorations notables de leur situation sécuritaire.

Viennent ensuite le Ghana (61ème), le Sénégal (69ème) ou le Libéria (70ème), tous relativement épargnés par les conflits. Cependant, à l’inverse, le Bénin surclasse nettement les États ouest-africains les plus instables que sont le Mali (154ème), le Burkina Faso (152ème) et le Nigeria (148ème).

Le classement régional du Bénin (9ème sur les 15 pays d’Afrique de l’Ouest) illustre donc une situation intermédiaire qui s’explique par le fait que le pays n’est pas parmi les plus paisibles du continent, mais demeure loin devant les nations en guerre ouverte de la zone sahélienne.

Selon des analyses, plusieurs facteurs expliquent ces écarts de classement. Le Bénin bénéficie depuis des années d’une relative stabilité politique et sociale à savoir absence de conflit armé interne, transitions de pouvoir globalement pacifiques depuis la fin du marxisme-léninisme, et coopération sécuritaire avec les partenaires internationaux.

Contrairement au Mali, au Niger et au Burkina Faso secoués par des putschs successifs en 2020 et 2022, le Bénin n’a pas connu de coup d’État depuis plus de trois décennies, ce qui contribue à un environnement plus serein.
Il faut souligner aussi que le Bénin ne fait face à aucune rébellion interne ni insurrection majeure, quand le Nigeria combat à la fois une insurrection djihadiste au Nord-Est et des conflits communautaires violents. Ces éléments se reflètent dans les indicateurs du GPI relatifs aux conflits internes et à la sécurité sociétale.

Toutefois, le bon classement du Bénin ne devrait pas masquer la fragilité de sa paix dans un contexte où depuis 2022, le pays est confronté à des incursions de groupes armés djihadistes dans sa partie septentrionale, en provenance du Sahel.

En effet, l’année 2025 a tristement illustré cette menace. Il est important de rappeler qu’en avril 2025, une attaque djihadiste massive dans le nord du Bénin a coûté la vie à 54 soldats béninois, le bilan le plus lourd jamais enregistré sur le territoire national.

Cet incident montre que la stabilité béninoise est sous pression du fait du chaos chez ses voisins sahéliens. Le manque de coopération sécuritaire avec le Burkina Faso et le Niger, deux pays en pleine tourmente, a « ouvert la voie aux islamistes » le long des frontières, soulignent des experts.

Gagnant ainsi du terrain au Sahel, le terrorisme commence à déborder sur les États côtiers jusque-là paisibles. Cette contagion de l’insécurité régionale constitue l’un des principaux risques pouvant dégrader le score du Bénin dans les années à venir.

Si le Bénin jouit globalement d’un climat apaisé, il est à souligner que certains indicateurs internes modèrent la performance du pays. En rappel, des tensions politiques ponctuelles ont éclaté lors des élections de 2019 et 2021, marquées par des violences post-électorales et une restriction de l’espace pour l’opposition.

Ces troubles, bien que sans commune mesure avec les conflits armés de ses voisins, ont pu entacher le score du Bénin sur des critères comme les manifestations violentes ou la perception de la criminalité.

Cependant, même si le gouvernement béninois a entrepris des réformes sécuritaires et renforcé la surveillance de ses frontières nord, qui jusqu’ici a permis d’éviter une dégradation sévère de la paix intérieure, le contraste reste donc saisissant entre un Bénin qui, malgré ses défis, maintient un niveau de paix acceptable, et ses voisins du Nord plongés dans l’extrême violence.

Ainsi que le souligne le rapport de l’Institute for Economics & Peace, le Sahel est aujourd’hui l’un des foyers les plus préoccupants du globe, où « le terrorisme gagne du terrain, les États s’effondrent ou se militarisent à outrance, et les populations déplacées se comptent par millions ».

Une réalité que reflète fidèlement le classement 2025 en Afrique de l’Ouest. Un classement qui positionne d’un côté, les pays relativement stables et pacifiques comme le Bénin, et de l’autre, ceux englués dans la guerre et l’insécurité chronique.

Apparaissant en 2025 comme un îlot de calme relatif au milieu d’une sous-région tourmentée, Le Bénin surpasse en matière de paix ses voisins directs et se place loin devant le trio sahélien Mali-Burkina-Niger, miné par les conflits.

Bertin Djitrinou

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