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Séance hebdomadaire du conseil des ministres : Le gouvernement entend renforcer les mesures de sécurité des populations en cette période des fêtes de fin d’année 2024

(Un dispositif conséquent sera mis à la disposition des unités territoriales de la Police républicaine et des éléments des forces armées)

La sécurité publique et la défense nationale étaient au cœur des préoccupations lors de la traditionnelle séance hebdomadaire du conseil des ministres ce mercredi 20 novembre 2024 réuni sous la présidence de SEM Patrice au palais de la Marina.

Le compte rendu du conseil des ministres, étayé en son point trois au menu des communications, évoque les mesures de renforcement de la sécurité des populations pendant la période des fêtes de fin d’année 2024.

En effet, les périodes de fêtes sont souvent propices à la commission d’actes de banditisme par des personnes mal intentionnées à la recherche de gains faciles.

Afin d’éviter que la quiétude des populations soit perturbée par de tels individus en ces moments festifs, le gouvernement organise chaque année des opérations de sécurisation sur toute l’étendue du territoire national aux fins d’entretenir un climat général de paix et de sécurité des personnes et des biens.

Elles consistent en un meilleur quadrillage sécuritaire du pays et un renforcement de la surveillance des frontières et des corridors. Le même dispositif intègre la sécurisation des arrondissements, villages et quartiers de ville, ainsi que des points sensibles.

Pour favoriser un tel déploiement sécuritaire, des moyens roulants conséquents seront mis à la disposition des unités territoriales de la Police républicaine, soutenues par des éléments des forces armées.

Les ministres chargés de la Sécurité publique et de la Défense nationale sont instruits d’assurer la mise en œuvre diligente et efficace de ces mesures.

Bertin Djitrinou

Tableau du PIB par habitant des pays africains en 2024 : Seize pays d’Afrique ont un PIB par habitant inférieur à 1 000 dollars

(Les Seychelles se classent en tête avec un PIB par habitant de 21 875 dollars)

Plusieurs graphiques basés sur des données provenant de diverses sources fiables renseignent que nombreux pays africains ont connu une croissance économique régulière au cours des dernières décennies, avec des avancées significatives dans des secteurs clés tels que le pétrole et le gaz, l’exploitation minière et les télécommunications.

Malgré les progrès économiques réalisés dans certaines parties du continent, le Produit intérieur brut (PIB) moyen par habitant des pays africains, qui s’élève à 2 955 dollars, est nettement inférieur au PIB moyen par habitant des pays africains, qui s’élève à 13 840 dollars.

Selon les données du Fonds Monétaire International (FMI) en 2024, seize pays d’Afrique ont un PIB par habitant inférieur à 1 000 dollars, et sept de ces pays ont un PIB par habitant inférieur à 600 dollars.

Ainsi, Les Seychelles ont le PIB par habitant le plus élevé d’Afrique. Les Seychelles, un état archipel de 115 îles connu pour son secteur du tourisme de luxe, se retrouvent à un PIB par habitant de 21 875 dollars, soit 10 fois plus que la moyenne continentale de 1 940 dollars.

La deuxième nation insulaire de Maurice, qui bénéficie également d’un secteur touristique dynamique, avait un PIB par habitant de 12 973 dollars, soit plus de six fois plus que la moyenne africaine.

Selon l’indice de développement humain de l’ONU, les Seychelles et Maurice se classent également respectivement première et deuxième parmi tous les pays d’Afrique subsaharienne sur la liste des pays d’Afrique subsaharienne.

Bertin Djitrinou

Bénin : Le conseil des ministres a marqué son accord pour la mise en œuvre de la stratégie quinquennale 2024-2028, pour un montant global de 709.260.432.000 FCFA

Le gouvernement de Patrice Talon maintient la valeur boursière de ses réformes révolutionnaires. Réuni en sa séance hebdomadaire ce mercredi 20 novembre 2024 sous la présidence de SEM Patrice, le conseil, en approuvant la politique holistique de protection sociale, a marqué son accord pour la mise en œuvre de sa stratégie quinquennale 2024-2028, pour un montant global estimé de 709.260.432.000 FCFA.

Le rapport du conseil renseigne en son point deux des communications, l’approbation de la politique holistique de protection sociale 2024-2033 et sa stratégie 2024-2028. La présente politique vient consolider l’action sociale du gouvernement au soutien de toutes celles déjà initiées et en cours de mise en œuvre.

Elle vise à témoigner la solidarité de l’état aux personnes vulnérables afin de les aider à sortir de la précarité. Elle est portée par la vision qu’à l’horizon 2033 « la population béninoise, notamment les couches sociales les plus vulnérables, est résiliente face aux chocs socio-économiques, climatiques, sécuritaires ou aux catastrophes et participe efficacement au processus inclusif de développement durable ».

Pour y parvenir, ses orientations stratégiques sont axées sur l’amélioration du revenu des populations en général et des plus vulnérables en particulier ; le renforcement de l’accès de celles-ci aux services sociaux et d’assurance sociale ; de leurs capacités d’adaptation aux crises ; ainsi que de la coordination du système de protection sociale.

Le conseil, en approuvant cette politique, a, par la même occasion, marqué son accord pour la mise en œuvre de sa stratégie quinquennale 2024-2028, pour un montant global estimé de 709.260.432.000 FCFA.

Bertin Djitrinou

Face à des manquements graves : l’état décide de réorganiser le fonctionnement de l’hôpital de Mènontin afin d’assurer les soins des patients pour préserver l’intérêt général.

Préoccupé par la santé de ses populations, le gouvernement béninois, réuni en sa séance hebdomadaire ce mercredi 20 novembre 2024 sous la présidence de SEM Patrice a abordé au titre des grandes lignes en son point cinq des communications, le dossier portant rapport de l’exécution du mandat de gestion de l’hôpital de Mènontin et dénonciation de l’accord y relatif.

A la suite de la construction de cet hôpital au profit de l’état béninois sur financement de l’association internationale de développement en 1992, le ministère de la Santé avait conclu, avec l’association médico-sociale de Mènontin, un mandat pour sa gestion en concession.

L’objectif visé était d’y favoriser une offre de soins de qualité et d’assurer sa bonne administration pour une durée de dix ans, renouvelable par tacite reconduction.
Mais, depuis lors, soit plus de trente années après, le mandat de gestion n’a jamais été formellement renouvelé, le concessionnaire ayant toujours bénéficié de la reconduction tacite.

Or, aux termes du mandat de gestion, le concessionnaire a l’obligation de fournir, chaque année, au concédant qu’est l’état béninois, les statistiques sanitaires et de produire les comptes d’exploitation annuels conformément aux normes comptables en vigueur dans notre pays.

D’après les constats faits, aucune de ces obligations n’a jamais été remplie par cette association médico-sociale depuis la prise d’effet du mandat de gestion et l’hôpital fait l’objet d’une gérance peu orthodoxe.

Dans ces conditions, les clauses du partenariat ne sont pas respectées et le ministère de la Santé ne dispose d’aucune information pouvant lui permettre de s’assurer de la qualification du personnel médical employé, de son régime d’emploi, de la qualité des soins administrés de même que du respect des normes appliquées pour la fixation des tarifs des soins.

Par ailleurs, à la suite de dénonciations faites par le syndicat de l’hôpital, le ministère a diligenté une mission d’investigations à laquelle s’est opposé le concessionnaire. Cependant, les quelques informations recueillies révèlent de nombreuses irrégularités qui mettent à mal le bon fonctionnement de cet établissement hospitalier et impactent négativement la qualité des soins administrés aux patients.

Face à des manquements aussi graves, l’état décide de dénoncer le mandat de gestion et de procéder à une réorganisation du fonctionnement de l’hôpital afin d’assurer la continuité des soins, de veiller à la santé des patients et de préserver l’intérêt général.

Les ministres concernés sont instruits de prendre les mesures appropriées pour déterminer l’ampleur du préjudice et engager les poursuites judiciaires éventuelles contre les personnes mises en cause.

Bertin Djitrinou

CAN Maroc 2025 : Le Bénin retrouve enfin le chemin de la grand-messe continentale du cuir-rond

Le Bénin sera au Maroc pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025). Les Guépards du Bénin ont arraché leur billet pour la prochaine édition de la grand-messe continentale du cuir-rond. Après avoir manqué deux éditions de suite (2021 et 2023), les Guépards du Bénin refont surface à une phase finale de CAN.

Pour obtenir ce second ticket qualificatif dans le groupe D des éliminatoires, les béninois ont dû faire le dos rond devant des Libyens dans un stade plein et où l’arbitrage n’a pas été équitable pour les Guépards.

Au bout d’un match difficile à Tripoli, ce lundi 18 novembre 2024, les Guépards ont pris leur billet qualificatif pour la suite de la compétition. 0-0 à l’affiche, c’est le score sur lequel le match de la sixième journée des éliminatoires du Bénin face à la Libye a pris fin.

En effet, il fallait pour le Bénin un match nul. Tout comme le match contre le Nigeria le jeudi 14 novembre dernier, les Guépards vont contenir l’adversaire et procéder par des contre-attaques. Alors, les poulains de Gernot Rohr ont débuté la rencontre avec beaucoup de prudence en laissant les Cavaliers de la Méditerranée faire le jeu.

En première période, les joueurs libyens vont multiplier des actions offensives sans trouver la faille. La fin de la première partie intervient donc sans qu’aucune des deux équipes ne parvienne à ouvrir le score.

La deuxième partie a débuté sur les mêmes bases que la première. Bien regroupés, les Guépards vont tenter vaille que vaille de repousser les assauts adverses en deuxième mi-temps et vont essayer surtout de ne pas laisser de failles dans leur base arrière.

Dans cette seconde partie, le Bénin va même faire passer, par deux fois, des frissons dans le stade sur une tête de Tosin Ayégun qui trouve la barre transversale et la frappe de Steve Mounié qui peut-être, aurait été un but si la VAR avait été installée sur la rencontre.

A noter aussi qu’il aura fallu le sauvetage de Marcel Dandjinou sur sa ligne à la 62è minute sur un coup de pied arrêté pour empêcher les libyens de briser le rêve des béninois.

Malgré la pression et les multiples coups de pieds arrêtés dans le camp béninois dans les 15 dernières minutes, les libyens ne vont pas parvenir à marquer. Même les sept cartons jaunes distribués aux béninois et les décisions contestables de l’arbitre mauritanien n’ont pu rien changer sur le point du match nul (0-0) entre le Bénin et la Libye.

Ainsi, les Guépards terminent deuxième de la poule D avec 8 points derrière le Nigeria (11 points +6) et devant le Rwanda (8 points -2). Le Bénin est donc qualifié pour sa 5è Coupe d’Afrique des nations qui est prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc.

Bertin Djitrinou

Top 10 des pays africains ayant les meilleures vitesses de téléchargement et de stabilité du réseau : l’Afrique du Sud se hisse au premier rang avec 58,6%, juste devant la Tunisie (57,7%)

La qualité de la connexion Internet en Afrique reste encore un défi majeur. Malgré des avancées en matière de développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sur le continent, l’Afrique continue de rattraper son retard de développement au niveau d’Internet.

Selon les sources, le taux de pénétration est passé de 29% en 2015 à 37-41,3% en 2023, contre une moyenne mondiale de 67%. Cependant, ce taux de l’accès même amélioré ne signifie pas que la qualité de la connexion est partout de bonne qualité.

Celle-ci reste façonnée par les écarts des conditions macroéconomiques, des investissements dans les infrastructures technologiques, des cadres règlementaires, pour ne citer que celles-là. Ainsi, le haut débit reste cantonné dans certains pays et/ou certaines régions.

Mesurée à la vitesse des téléchargements, la qualité de la connexion Internet en Afrique varie sensiblement d’un pays à un autre. Les plus avancés sont à l’ère de la 5e génération (5G) pendant que d’autres traînent encore au stade de la 3G voire de la 2G.

Faut-il noter que l’évolution constante de la technologie et des infrastructures de télécommunication dans tous les pays a conduit à une amélioration notable de la vitesse de connexion Internet dans tous les pays.

Toutefois, le continent reste globalement en retard dans ce domaine. Le recours à la 5G reste très faible en Afrique. Alors que la couverture moyenne mondiale de la 5G atteint 40%, en Afrique, elle n’est que de 6%, contre 68% en Europe.

L’utilisation de la bande passante Internet internationale en Afrique, malgré une augmentation continue depuis 2015, a atteint environ 37,9 térabits par seconde (Tbps), contre 242,7 Tbps en Europe.

Plusieurs facteurs contribuent ainsi à rendre la qualité des connexions Internet au niveau du continent faible. Grâce aux investissements dans les technologies de communication, certains pays africains se démarquent avec des connexions Internet qui n’ont rien à envier à ceux des pays développés.

Au niveau du continent, c’est l’Afrique du Sud qui se distingue en matière de vitesse de connexion, selon les données de Open Signal, une société britannique spécialisée dans la couverture du réseau sans fil qui a analysé 27 marchés africains entre le 1er juin et le 29 août 2024.

Selon les enquêtes, avec une vitesse de téléchargement de 34,5 Mbps, les utilisateurs sud-africains bénéficient des vitesses d’environ 50% plus rapide que celles du Zimbabwe et du Maroc. Télécharger un fichier de 1 gigaoctet ne prend que quelques secondes pour un Sud-africain, attestant de l’efficacité croissante de ses infrastructures de télécommunication, renseignent les études.

Loin derrière, suivent le Zimbabwe et le Maroc avec des vitesses de téléchargement respectivement de 22,9 Mbps et 22,6 Mbps. Ces pays ont investi dans les infrastructures de télécommunication qui garantissent une connectivité fiable et rapide. Derrière ce trio de tête, suivent le Kenya (20,8 Mpbs), la Tunisie (20,4 Mbps), Madagascar (20,3 Mbps).

L’Angola, l’Éthiopie et la Libye figurent parmi les pays du continent ayant les vitesses de téléchargement Internet parmi les plus faibles avec respectivement 7,9 Mbps, 9,1 Mbps et 9,1 Mbps.

En matière la stabilité de la qualité des réseaux, on note aussi des divergences énormes entre les pays. A ce niveau-là, c’est également l’Afrique du Sud qui se hisse au premier rang avec 58,6%, juste devant la Tunisie (57,7%), le Mozambique (49,5%), l’Égypte (46,0%), le Maroc (45,5%), le Kenya (43,4%), l’Algérie (42,5%), le Sénégal (38,6%), le Malawi (38,5%).

Selon Open Signal, « environ 60% des pays africains analysés obtiennent un score inférieur à 30% en matière de la stabilité de la qualité du réseau, ce qui met en évidence les difficultés de connectivité pour maintenir des performances stables. »

Les faiblesses enregistrées en matière de vitesse de téléchargement et la stabilité de la qualité des réseaux s’expliquent en grande partie par la qualité des infrastructures.

En effet, dans presque tous les pays d’Afrique les réseaux 2G, 3G, 4G sont les plus répandus avec parfois la 5G. Cependant, la 4G reste dominante. Or, les technologies anciennes 2G et 3G influent sur la vitesse de téléchargement et sur la stabilité de la qualité des réseaux. Selon Open Signal, entre 8,3% et 38,5% des utilisateurs interrogés recourent à ces réseaux 2G et 3G.

Cependant, cette situation devrait évoluer positivement les années à venir. En effet, de nombreux gouvernements et opérateurs télécoms du continent s’engagent à adopter la 4G et la 5G dans le cadre des programmes visant à éliminer progressivement la 2G et la 3G.

A noter que l’Afrique du Sud est le seul pays analysé ayant plus de 90% de son réseau constitué de 4G et 5G. Une situation qui s’explique par le fait que l’Autorité indépendante des communications d’Afrique du Sud (ICASA) a mis en place des licences neutres sur le plan technologique qui permettent aux opérateurs de réattribuer le spectre des anciens réseaux vers des services 4G et 5G plus efficaces.

Bertin Djitrinou

Bénin : Louis-Philippe Houndégnon mis sous mandat de dépôt

Louis Philippe Houndégnon, l’ex-Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) n’est plus libre de ses mouvements. Interpellé à son domicile à Abomey-Calavi dans dans la nuit du mercredi 13 novembre au petit matin de ce jeudi 14 novembre 2024, Louis Philippe Houndégnon, dans un premier temps a été placé en garde à vue.

Suivant la procédure, l’ancien directeur de la police nationale après son passage devant le procureur spécial de la CRIET dans la soirée de ce jeudi 14 novembre 2024, est placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour « incitation à la violence et harcèlement par le biais de moyens électroniques », rapportent nos sources.

Pour l’heure, l’ancien patron de la police béninoise mis à la retraite d’office est placé en détention provisoire et son procès est programmé pour le 16 décembre 2024. Cela fait suite à son passage à la brigade criminelle.

Faut-il rappeler que ces derniers mois, l’ex-patron de la police béninoise Louis Philippe Houndégnon a fait plusieurs sorties médiatiques au cours desquelles il a opiné sur l’actualité socio-politique.

Il a réagi sur divers sujets tels que la fusion entre la police nationale et la gendarmerie nationale, la mise à la retraite d’office de plusieurs personnels des forces de sécurité et de défense, le supposé ‘’Kidnapping’’ de Steve Amoussou.

Louis Philippe Houndégnon s’est aussi exprimé sur l’affaire tentative de coup d’état contre le Président Patrice Talon. Sur ce dernier sujet, l’ancien DGPN a déclaré avoir eu tellement de propositions tendant à renverser le président Patrice Talon par coup d’état et que ces propositions, il les a toutes déclinées.

A travers un communiqué en date du mardi 12 novembre 2024, le cabinet de l’ancien patron de la police alertait sur une opération visant à le mettre aux arrêts. Plus tôt dans la journée de ce mercredi, plusieurs sources ont annoncé la présence d’une horde de policiers devant le domicile de Louis Philippe Houndégnon à Abomey-Calavi. Peu après cette annonce est intervenue l’interpellation de Louis Philippe Houndégnon.

Notons qu’à l’avènement du chef de l’état Patrice Talon, l’ancien directeur général de l’ex police nationale, Louis-Philippe Houndégnon était perçu comme l’une des personnalités en disgrâce avec le pouvoir de la rupture au regard du rôle qu’il a eu à jouer dans l’affaire tentative d’empoisonnement sous le régime de l’ancien Président Boni Yayi.

Poussé à la retraite de manière précoce après 25 ans de service, Louis-Philippe Houndégnon devra répondre des faits qui lui sont reprochés dans les semaines à venir.

Bertin Djitrinou

Persistance du non-respect du code de la route au Bénin : La Police Républicaine annonce une vaste opération de contrôle et de répression à partir du 18 novembre 2024

La Police Républicaine a décidé de renforcer les contrôles routiers au Bénin, face à une recrudescence des accidents de la route, souvent liés au non-respect du code de la route. 

En effet, suite à un relâchement inquiétant du respect des prescriptions du code de la route, notamment le port du casque pour les motocyclistes et leurs passagers, le Directeur Général de la Police Républicaine (DGPR), par le truchement d’un communiqué en date de ce jeudi 14 novembre 2024, informe les usagers de la route d’une vaste opération de contrôle et de répression des infractions liées au code de la route.

Dans ce communiqué officiel, le DGPR a exprimé sa profonde inquiétude face au relâchement observé dans le respect des règles de circulation. Le port du casque, le respect des feux de signalisation, le respect des pistes cyclables, l’assurance obligatoire, le paiement de la taxe sur les véhicules à moteur, le contrôle technique bref, autant d’obligations légales trop souvent bafouées.

Ces comportements irresponsables mettent en danger la vie de tous les usagers de la route, conducteurs, passagers, piétons et cyclistes, renseigne le communiqué.

Une telle attitude qui dénote d’une volonté manifeste des usagers de la route à ne pas respecter les prescriptions réglementaires, interpelle l’institution en chargée de l’application de la loi.

Subséquemment, le communiqué renseigne que l’opération qui démarre le lundi 18 novembre 2024, se déroulera sur l’ensemble du territoire national et vise le contrôle des documents afférents à la mise en circulation des véhicules terrestres à moteur ainsi que sur les infractions liées au non-respect du code de la route.

Les accidents de la route sont l’une des principales causes de mortalité au Bénin. Ainsi, la police républicaine appelle tous les usagers de la route à faire preuve de responsabilité et à respecter scrupuleusement le code de la route. Il est essentiel de comprendre que la sécurité routière est l’affaire de tous.

Bertin Djitrinou

Poussée démographique en Afrique : Le Nigeria en tête du classement avec 233 millions d’habitants

(La population africaine passera la barre des 2,5 milliards de personnes à l’horizon 2050 selon World Population Review)

La planète compte aujourd’hui un peu plus de 8 milliards d’individus, selon les données du World Population Review. Sur ce nombre, on recense un peu plus de 1,5 milliard d’Africains, soit 18,75% de la population de la planète, sur une aire de 30,37 millions de kilomètres carrées (20% de la superficie terrestre), pour une densité de 49,4 habitants par km2 (contre une moyenne mondiale de 54 habitants/km2).

La population totale du continent dépasse légèrement celles de l’Inde (1,45 milliard d’habitants) et de la Chine (1,42 milliard d’habitants). Ainsi, l’Afrique est la région à la croissance démographique la plus rapide au monde. Cela fait de la démographie africaine une question d’importance en matière politique et économique.

Selon les projections du World Population Review, la population africaine devrait dépasser la barre des 2,5 milliards de personnes à l’horizon 2050 mais qui seront très inégalement réparties sur les 30,37 millions de km2 que compte le continent.

Cependant, le Nigeria domine largement le classement avec 233 millions d’habitants. Et, 03 autres pays dépassent les 100 millions d’habitants. Il s’agit respectivement de l’Éthiopie, de l’Égypte et de la République Démocratique du Congo. L’île des Seychelles ferme la marche avec moins de 100.000 habitants.

Grâce à un taux de fécondité élevé, un taux de mortalité en baisse et un nombre croissant de jeunes en âge de procréer très élevé (plus de200 millions d’habitants sont âgés de 15 à 24 ans), l’Afrique devrait compter 2,5 milliards d’habitants à l’horizon 2050, révèlent les études.

Si cette explosion démographique peut constituer une opportunité en stimulant l’innovation, l’entrepreneuriat et la croissance économique, comme c’est le cas de la Chine et de l’Inde, elle constitue également un défi important. Cette démographie peut en effet être à l’origine de divers problèmes : chômage, éducation, santé, pour ne citer que ceux-là.

Cependant, les potentialités existent au niveau du continent qui regorge de ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais, terres arables, ressources hydriques et bien d’autres), qui ne demandent qu’à être transformées en véritables opportunités de développement pour faire du dividende démographique une réalité.

A l’analyse des données, il faut souligner que les chiffres sur la démographie d’Afrique cachent des inégalités criantes entre les pays. Visiblement, certaines régions, voire des pays, sont quasiment dépeuplées alors que d’autres souffrent de surpopulation.

Ainsi, la Namibie avec ses 824.292 km2 ne compte que 2,60 millions d’habitants, soit une densité de 3,15 habitants/km2, alors qu’au Rwanda plus de 14,25 millions d’habitants vivent sur une superficie de seulement de 26.338 km2, soit une densité de 541 habitants/km2.

La population africaine reste donc très fortement concentrée sur une poignée de pays (quatre pays) avec une population dépassant les 100 millions d’habitants à savoir : Nigeria (233 millions), Éthiopie (132 millions), Égypte (117 millions) et RD Congo (109 millions). Ces quatre pays concentrent 591 millions d’habitants, soit 40% de la population africaines, sur une superficie totale de 5,38 millions de km2.

A noter que le Nigeria et l’Éthiopie figurent dans le Top 10 des pays les plus peuplés du monde, en occupant respectivement le 6e et le 10e rang mondial.
Le Top 10 des pays les plus peuplés d’Afrique comprend aussi la Tanzanie (68,56 millions), Afrique du Sud (64 millions), le Kenya (56,43 millions), Soudan (50,45 millions), Ouganda (50, 01 millions) et Algérie (46,80 millions).

Bertin Djitrinou

Cité ministérielle : Le Bénin se dote d’une infrastructure administrative d’envergure moderne de 60,5 milliards de FCFA

Pour une administration efficace, le gouvernement du Président Patrice Talon dote enfin le Bénin d’une infrastructure administrative d’envergure moderne, la cité ministérielle. Ce projet ambitieux, qui s’étend sur 5 hectares, regroupe 20 ministères en un seul lieu. Plus qu’un simple regroupement de bureaux, il s’agit d’une véritable révolution pour l’administration béninoise.

Pour ce projet d’envergure de 60 000 m² de bureaux, les dix bâtiments de six étages offrent un espace de travail considérable pour les ministres, leurs cabinets et les services centraux.

Un parking de grande capacité de 500 places est prévu. Le coût total de la construction est conséquent, mais les économies réalisées à long terme sur les loyers devraient rapidement compenser cet investissement de 60,5 milliards de FCFA.

La construction de cette cité a généré de nombreux emplois (environs 3000 emplois générés au début), contribuant ainsi au dynamisme économique local.

Les avantages liés à cette nouvelle cité en matière de rationalisation des dépenses sont importants. En regroupant les ministères, l’état réduit considérablement les coûts de location et d’entretien des bâtiments, sans oublier une amélioration de la productivité. Un environnement de travail moderne et fonctionnel favorise la collaboration entre les services et accélère les processus décisionnels.

Dans un contexte de renforcement de l’image de l’état, une administration moderne et efficace est sans doute un atout pour attirer les investisseurs et renforcer la confiance des citoyens.

Cette cité, qui devrait être bientôt opérationnelle, est un symbole de la volonté du gouvernement béninois de moderniser son administration et de mettre en place une gouvernance efficace.

Conçue pour être respectueuse de l’environnement, avec des matériaux durables et des équipements économes en énergie, la cité suscite l’enthousiasme des uns et des autres, particulièrement celui du ministre d’état Abdoulaye Bio Tchané, qui n’a pas pu s’empêcher de le manifester lors d’une visite des travaux.

La cité ministérielle de Cotonou est un projet ambitieux qui marque ainsi une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration béninoise. En regroupant les ministères et en offrant un environnement de travail moderne, elle devrait permettre d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de renforcer la confiance des citoyens.

Cependant, ce projet si prometteur, n’est pas exempt de défis. La transition vers cette nouvelle organisation pourrait s’avérer complexe, et il faudra veiller à ce que les agents s’approprient les nouveaux outils et les nouvelles méthodes de travail. De plus, la réussite à long terme de ce projet dépendra de sa bonne gestion et de la capacité de l’état à maintenir un haut niveau de service public.

Bertin Djitrinou

CANAUX DIGITAUX

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