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Poussée démographique en Afrique : Le Nigeria en tête du classement avec 233 millions d’habitants

(La population africaine passera la barre des 2,5 milliards de personnes à l’horizon 2050 selon World Population Review)

La planète compte aujourd’hui un peu plus de 8 milliards d’individus, selon les données du World Population Review. Sur ce nombre, on recense un peu plus de 1,5 milliard d’Africains, soit 18,75% de la population de la planète, sur une aire de 30,37 millions de kilomètres carrées (20% de la superficie terrestre), pour une densité de 49,4 habitants par km2 (contre une moyenne mondiale de 54 habitants/km2).

La population totale du continent dépasse légèrement celles de l’Inde (1,45 milliard d’habitants) et de la Chine (1,42 milliard d’habitants). Ainsi, l’Afrique est la région à la croissance démographique la plus rapide au monde. Cela fait de la démographie africaine une question d’importance en matière politique et économique.

Selon les projections du World Population Review, la population africaine devrait dépasser la barre des 2,5 milliards de personnes à l’horizon 2050 mais qui seront très inégalement réparties sur les 30,37 millions de km2 que compte le continent.

Cependant, le Nigeria domine largement le classement avec 233 millions d’habitants. Et, 03 autres pays dépassent les 100 millions d’habitants. Il s’agit respectivement de l’Éthiopie, de l’Égypte et de la République Démocratique du Congo. L’île des Seychelles ferme la marche avec moins de 100.000 habitants.

Grâce à un taux de fécondité élevé, un taux de mortalité en baisse et un nombre croissant de jeunes en âge de procréer très élevé (plus de200 millions d’habitants sont âgés de 15 à 24 ans), l’Afrique devrait compter 2,5 milliards d’habitants à l’horizon 2050, révèlent les études.

Si cette explosion démographique peut constituer une opportunité en stimulant l’innovation, l’entrepreneuriat et la croissance économique, comme c’est le cas de la Chine et de l’Inde, elle constitue également un défi important. Cette démographie peut en effet être à l’origine de divers problèmes : chômage, éducation, santé, pour ne citer que ceux-là.

Cependant, les potentialités existent au niveau du continent qui regorge de ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais, terres arables, ressources hydriques et bien d’autres), qui ne demandent qu’à être transformées en véritables opportunités de développement pour faire du dividende démographique une réalité.

A l’analyse des données, il faut souligner que les chiffres sur la démographie d’Afrique cachent des inégalités criantes entre les pays. Visiblement, certaines régions, voire des pays, sont quasiment dépeuplées alors que d’autres souffrent de surpopulation.

Ainsi, la Namibie avec ses 824.292 km2 ne compte que 2,60 millions d’habitants, soit une densité de 3,15 habitants/km2, alors qu’au Rwanda plus de 14,25 millions d’habitants vivent sur une superficie de seulement de 26.338 km2, soit une densité de 541 habitants/km2.

La population africaine reste donc très fortement concentrée sur une poignée de pays (quatre pays) avec une population dépassant les 100 millions d’habitants à savoir : Nigeria (233 millions), Éthiopie (132 millions), Égypte (117 millions) et RD Congo (109 millions). Ces quatre pays concentrent 591 millions d’habitants, soit 40% de la population africaines, sur une superficie totale de 5,38 millions de km2.

A noter que le Nigeria et l’Éthiopie figurent dans le Top 10 des pays les plus peuplés du monde, en occupant respectivement le 6e et le 10e rang mondial.
Le Top 10 des pays les plus peuplés d’Afrique comprend aussi la Tanzanie (68,56 millions), Afrique du Sud (64 millions), le Kenya (56,43 millions), Soudan (50,45 millions), Ouganda (50, 01 millions) et Algérie (46,80 millions).

Bertin Djitrinou

Cité ministérielle : Le Bénin se dote d’une infrastructure administrative d’envergure moderne de 60,5 milliards de FCFA

Pour une administration efficace, le gouvernement du Président Patrice Talon dote enfin le Bénin d’une infrastructure administrative d’envergure moderne, la cité ministérielle. Ce projet ambitieux, qui s’étend sur 5 hectares, regroupe 20 ministères en un seul lieu. Plus qu’un simple regroupement de bureaux, il s’agit d’une véritable révolution pour l’administration béninoise.

Pour ce projet d’envergure de 60 000 m² de bureaux, les dix bâtiments de six étages offrent un espace de travail considérable pour les ministres, leurs cabinets et les services centraux.

Un parking de grande capacité de 500 places est prévu. Le coût total de la construction est conséquent, mais les économies réalisées à long terme sur les loyers devraient rapidement compenser cet investissement de 60,5 milliards de FCFA.

La construction de cette cité a généré de nombreux emplois (environs 3000 emplois générés au début), contribuant ainsi au dynamisme économique local.

Les avantages liés à cette nouvelle cité en matière de rationalisation des dépenses sont importants. En regroupant les ministères, l’état réduit considérablement les coûts de location et d’entretien des bâtiments, sans oublier une amélioration de la productivité. Un environnement de travail moderne et fonctionnel favorise la collaboration entre les services et accélère les processus décisionnels.

Dans un contexte de renforcement de l’image de l’état, une administration moderne et efficace est sans doute un atout pour attirer les investisseurs et renforcer la confiance des citoyens.

Cette cité, qui devrait être bientôt opérationnelle, est un symbole de la volonté du gouvernement béninois de moderniser son administration et de mettre en place une gouvernance efficace.

Conçue pour être respectueuse de l’environnement, avec des matériaux durables et des équipements économes en énergie, la cité suscite l’enthousiasme des uns et des autres, particulièrement celui du ministre d’état Abdoulaye Bio Tchané, qui n’a pas pu s’empêcher de le manifester lors d’une visite des travaux.

La cité ministérielle de Cotonou est un projet ambitieux qui marque ainsi une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration béninoise. En regroupant les ministères et en offrant un environnement de travail moderne, elle devrait permettre d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de renforcer la confiance des citoyens.

Cependant, ce projet si prometteur, n’est pas exempt de défis. La transition vers cette nouvelle organisation pourrait s’avérer complexe, et il faudra veiller à ce que les agents s’approprient les nouveaux outils et les nouvelles méthodes de travail. De plus, la réussite à long terme de ce projet dépendra de sa bonne gestion et de la capacité de l’état à maintenir un haut niveau de service public.

Bertin Djitrinou

Mémoire d’un peuple : L’histoire de l’étoile rouge, un symbole flamboyant de l’espoir et de l’engagement

Il était une fois, dans un pays d’Afrique de l’Ouest, le Dahomey, qui se transforma en République Populaire du Bénin (RPB) en 1975, sous la direction de Mathieu Kérékou. La nation, aspirant à une nouvelle identité socialiste, décida d’ériger des monuments symboliques pour marquer cette révolution. Parmi eux, se tenait fièrement l’étoile rouge, un symbole flamboyant de l’espoir et de l’engagement.

L’histoire raconte qu’au XIXe siècle, lors de la traite négrière, Cotonou était un simple comptoir destiné à l’acheminement et la vente des esclaves qui embarquaient sur place. Celle-ci, grâce à ses activités portuaires, s’est rapidement développée pour devenir la plus grande ville du Bénin.

Ici, pas de prestigieuses demeures anciennes ou de monuments historiques classés, comme sa voisine Porto Novo, mais plutôt de larges avenues et des bâtiments modernes. Néanmoins, la ville vaut le détour pour son ambiance dynamique.

Il serait alors impossible voir inconcevable d’évoquer les lieux incontournables, à l’instar de : la place de l’Amazone, la cathédrale notre dame de miséricorde de Cotonou, la grande mosquée de Porto-Novo, la place Bioguera, en passant par la place Goho pour ne citer que celles-là, pour faire du tourisme aujourd’hui au Bénin, un pays riche en histoire, culture et nature sans parler de la prestigieuse place de l’étoile rouge.

Non seulement il est le plus grand rond-point de la ville de Cotonou mais aussi on découvre un des plus importants monuments de la ville de Cotonou au Bénin. Un tour à la place de l’Etoile rouge vous réserve une surprise. Vous pouvez voir le monument érigé, qui cache une histoire intéressante. L’endroit est vaste et accueille une multitude d’autochtones.

En effet, ce vestige d’un autre âge, a survécu aux changements idéologiques après le pouvoir putschiste du Général Mathieu Kérékou en 1972, qui rebaptise son pays  » République Populaire du Bénin « . Construit par les russes, cette grande étoile à cinq branches peinte en rouge, élève en son centre, une grande tour. En haut de cette tour, on distingue un  » homme dit du peuple  » au sens marxiste du terme, que les béninois le surnomment  » Jacob « .

IL porte un fusil en bandoulière, un fagot de bois dans la main gauche et une houe dans celle de droite. Selon l’opinion subjective d’un membre de Tripadvisor, le message est clair : le fusil est pour rappeler le service militaire obligatoire, le fagot de bois pour se chauffer et la houe instrument essentiel pour une économie agricole.

Au sommet de cette étoile, une statue impressionnante attirait ainsi tous les regards. Cependant, ce qu’il convient de retenir de cette figure, connue sous le nom de Jacob, était un homme de courage, tenant une arme à l’épaule, un fagot de bois dans la main gauche et une houe dans la droite.

Chaque élément de son équipement racontait une histoire : l’arme, le rappel d’un service militaire indispensable ; le fagot, une représentation de la vitalité des ressources naturelles ; et la houe, symbole de l’agriculture, le cœur de l’économie du pays.

Mais qui était Jacob ? En effet, de son vrai nom Jacob Gadessihoun, un menuisier talentueux originaire de Comé, cet homme fut un passionné des arts, qui avait passé un concours pour rejoindre la marine militaire, où il alliait ses compétences en menuiserie à sa vocation militaire. Lorsque le gouvernement chercha un artiste pour donner vie à la statue de l’étoile rouge, Jacob sauta sur l’occasion. C’était son moment de briller.

Un jour, alors qu’il était en plein travail sur son chef-d’œuvre, un ami un peu désorienté passa par là et, en le voyant s’affairer, lança avec humour : « Jacob descend, la révolution n’est pas en haut ! » Cette phrase, simple mais pleine de sens, fit rire tous ceux qui l’entendirent et devint bientôt célèbre, collée à la légende de Jacob pour l’éternité.

L’étoile rouge devint alos le cœur battant de la révolution. Chaque année, des foules se rassemblaient sur la place pour célébrer la fête des Forces Armées Populaires ou le discours programmatique. Les couleurs et les chants résonnaient dans l’air, et la place, autrefois inaccessible, vibrait au rythme de l’espoir et de la détermination.

Après avoir terminé la statue de l’étoile rouge, Jacob fut envoyé en mission au Sénégal. A son retour, en 1974, il fut sollicité par sa ville natale pour réaliser une nouvelle œuvre. Sous l’inspiration du maire Hyacinthe Obagnigban, il créa une statue que la population nomma « Bénin Soka », symbolisant la liberté retrouvée du peuple.

Il faut noter que Jacob, ce digne fils de Comé, était bien plus qu’un simple artiste. il était un architecte de l’âme du Bénin. Il continua à laisser son empreinte jusqu’à sa mort en 1982, mais son esprit, son humour, et surtout sa fameuse phrase, vivaient encore dans le cœur de tous ceux qui croyaient en un avenir meilleur.

Ainsi, l’étoile rouge et ses récits d’espoir demeuraient à jamais gravés dans la mémoire collective, rappelant à chacun que la véritable révolution ne se trouve pas en haut, mais dans le cœur et l’esprit de chaque Béninois. Cette place est arborée avec de superbes arbres aux branches genre acacia, qui se déploient comme des parasols donnant une ombre très agréable.

Ce vestige, mérite une visite pour les nostalgiques de cette idéologie, pour ceux qui adorent l’architecture stalinienne et pour les autres, pour profiter de l’ombre agréable mais hélas, dans un bruit ambiant dû à la circulation autour de ce rond-point stratégique de Cotonou.

Bertin Djitrinou

Bénin : Aperçu sur les grands sujets abordés au conseil des ministres du mercredi 6 novembre 2024

Le conseil des ministres qui s’est réuni ce mercredi 6 novembre 2024 au palais de la marina, sous la présidence de SEM Patrice TALON, Président de la République a accouché de plusieurs décisions.

Ont été adoptés au titre des mesures normatives, divers décrets d’application de textes de lois en vue de favoriser leur pleine mise en œuvre.

Ainsi, s’agissant de la loi n° 2020-37 du 03 février 2021 portant protection de la santé des personnes en République du Bénin, telle que modifiée par la loi n° 2022-17 du 19 octobre 2022, sont adoptés les décrets fixant les : modalités de contrôle sanitaire aux frontières ; modalités et conditions de déclaration, par les maires, des évènements susceptibles de constituer une menace pour la santé des populations ; conditions d’ouverture d’une piscine, d’une baignade artificielle ou d’aménagement d’une baignade à usage collectif; ainsi que ceux portant : modalités de mise en œuvre de la vaccination obligatoire ; modalités de constatation du décès des personnes; modalités d’installation et d’exploitation des centres d’explorations diagnostiques et thérapeutiques; modalités de protection, par l’état, du praticien médical ou paramédical.

En ce qui concerne la loi n° 2021-03 du 1er février 2021 portant organisation des activités pharmaceutiques en République du Bénin, neuf décrets ont été adoptés.

Il s’agit des décrets fixant les : conditions de création et d’exploitation des officines de pharmacie ; conditions et modalités d’ouverture et d’exploitation des établissements de représentation pharmaceutique et les règles relatives à la publicité sur les médicaments et autres produits de santé et à la promotion médicale ; de même que ceux portant : conditions d’installation, d’ouverture et d’exploitation des industries pharmaceutiques ;

Toujours dans la même veine les : conditions d’installation, d’ouverture et d’exploitation des industries de fabrication des produits de santé autres que le médicament; conditions d’importation, d’exportation et de distribution en gros ou en détail des produits de santé autres que le médicament; conditions d’installation, d’ouverture et d’exploitation des établissements grossistes-répartiteurs pharmaceutiques et d’exercice de l’activité de dépositaire pharmaceutique ; modalités d’homologation des dispositifs médicaux; modalités d’homologation des compléments nutritionnels, des aliments destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge et des produits diététiques et de régime; adoption des lignes directrices et procédure d’autorisation et de supervision des essais cliniques.

Au titre des communications, il a été question de la : contractualisation pour l’étude de faisabilité technique, environnementale et sociale en vue de la création de deux zones de baignade respectivement à Fidjrossè (Cotonou) et à Avloh (Grand-Popo) sur la côte béninoise.

En effet, depuis 2016, le gouvernement a engagé d’importants investissements pour valoriser le potentiel touristique remarquable de la façade maritime de notre pays, par divers projets structurants. Ceux-ci participent, par ailleurs de la protection de la côte, limitant ainsi les risques de sa dégradation.

Pour conforter cette dynamique en cours, il s’est avéré pertinent de créer deux zones de baignade à Fidjrossè et à Avloh, dans les communes de Cotonou et de Grand-Popo, afin d’offrir à terme au public la sécurité et les commodités requises en la matière.

A ce titre, il fallait que les études techniques, environnementales et sociales soient réalisées, de façon à faire intégrer harmonieusement ces ouvrages aux projets touristiques et balnéaires qui sont dans une phase de conception relativement avancée sur la côte, notamment les projets du Club Med.

Le conseil a donc marqué son accord pour la réalisation de ces études par un cabinet de grande réputation, à charge pour les ministres concernés d’accomplir les diligences y relatives.

Le point deux des communications a porté sur le rappel de l’interdiction des affichages publicitaires anarchiques dans les communes du  »Grand Nokoué ».

Dans le cadre de l’assainissement et de l’embellissement de nos villes, au soutien des aménagements majeurs réalisés ou en cours, il a été adopté le décret n° 2023-453 du 13 septembre 2023 portant réglementation de l’affichage publicitaire dans les communes du Grand Nokoué.

En son article 2, il interdit, les affichages publicitaires sur les monuments naturels, les mâts de lampadaires servant à l’éclairage public, les poteaux électriques et de télécommunication, les équipements publics concernant la circulation routière, maritime, fluviale ou aérienne, tous autres supports non agréés.

Un communiqué du ministre chargé du cadre de vie, a par la suite, rappelé ces interdictions et accordé un moratoire aux auteurs concernés afin qu’ils s’y conforment. Mais, force est de constater que passé le délai fixé, lesdits affichages se poursuivent, au mépris de la règlementation en vigueur.

Le conseil invite instamment ceux-ci à les démanteler sous huitaine faute de quoi, les services compétents de l’état appliqueront les mesures répressives appropriées.

Bertin Djitrinou

Perspectives économiques régionales : Le FMI prévoit une croissance économique de 6,5 % en 2025

Les perspectives économiques régionales s’annoncent très prometteuses pour 2025. Le Fonds monétaire international (FMI) envisage une croissance économique de 6,5 % pour le Bénin en 2025.

Publié le vendredi 25 octobre à Washington, dans son rapport d’octobre 2024 sur les perspectives économiques régionales, cette prévision positionne le Bénin parmi les économies à forte croissance au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

Selon le FMI, la croissance en Afrique subsaharienne devrait rester modérée à 3,6 % en 2024, un taux identique à celui de 2023. Une légère augmentation à 4,2 % est attendue en 2025.

Il faut noter que les perspectives du FMI pour 2025 dans la sous-région montrent des taux de croissance variés à savoir : 4,4 % au Mali, 7,3 % au Niger, 5,8 % au Burkina Faso, 6,4 % en Côte d’Ivoire, 5 % en Guinée-Bissau et 5,3 % au Togo.

Malgré cette progression, le rapport du FMI souligne que le rythme de croissance reste insuffisant pour réduire significativement la pauvreté et relever les nombreux défis de développement de la région.

Au sein de l’UEMOA, le Sénégal devrait afficher la plus forte croissance, témoignant de la dynamique économique globale en Afrique de l’Ouest.

Cependant, l’analyse du FMI rappelle l’importance de réformes et d’investissements accumulés pour soutenir une croissance inclusive et durable, en réponse aux besoins économiques et sociaux des pays africains.

Bertin Djitrinou

Top 10 des pays producteurs de banane au monde : La Côte d’Ivoire principal producteur africain dans ce classement

(L’Inde, premier producteur mondial, avec environ 30 millions de tonnes par an)

Un seul pays africain figure dans le top 10 des pays producteurs de banane au monde. Selon le classement des dix plus grands producteurs de bananes au monde, en 2024, l’Inde est le premier producteur mondial, avec environ 30 millions de tonnes par an, principalement pour la consommation nationale. Suivra la Chine deuxième, avec environ 11 millions de tonnes, également destinées majoritairement au marché local.

L’Indonésie, produisant environ 8 millions de tonnes occupe la troisième place, respectivement devant la Philippines, exportateur majeur, avec une production avoisinant les 5,5 millions de tonnes, l’Équateur, pays exportateur mondial produisant environ 5 millions de tonnes devant le Brésil, un des leaders en Amérique latine avec une production estimée à 3,5 millions de tonnes, la Colombie, avec environ 2,5 millions de tonnes, principalement pour l’exportation devant la Thaïlande avec une production d’environ 2 millions de tonnes, le Mexique, producteur important, notamment pour le marché nord-américain, avec environ 2 millions de tonnes.

La Côte d’Ivoire est le principal producteur africain dans ce classement, avec une production annuelle significative de plusieurs centaines de milliers de tonnes. Elle joue un rôle clé dans l’exportation de bananes en Afrique et en Europe.

La Côte d’Ivoire est le seul représentant africain dans le top 10 mondial des exportateurs de bananes, occupant ainsi la 7e place derrière l’Equateur, les Philippines, le Guatemala, le Costa Rica, la Colombie et le Honduras, a fait savoir jeudi 11 mars 2021, le directeur général du commerce extérieur, Kaladji Fadiga.

« Le pays a enregistré une progression notable des exportations des fruits tropicaux en 2019 notamment de la banane, à 339.00 tonnes vers l’Union Européenne (UE). La Côte d’Ivoire a ainsi multiplié ces dernières années, les exportations en direction des d’Afrique de l’Ouest comme le Sénégal, Mali, Mauritanie, Niger et Burkina-Faso. En 2019, ce sont 16% des exportations globales du pays qui ont été orientées vers la Sous-région », a déclaré M. Fadiga,

En 2022, 135,5 millions de tonnes de bananes ont été récoltées dans le monde. L’Inde est le leader en la matière, avec un quart de la production mondiale. Cette infographie de Sputnik basée sur les données de la FAO présente le top-10 de producteurs mondiaux dont trois pays africains.

D’après Atlasocio.com, les principaux états producteurs de bananes au monde sont l’Inde, la Chine, l’Indonésie, le Brésil et l’Équateur. Les pays ayant les plus faibles productions de bananes sont Antigua-et-Barbuda, les Îles Cook, le Japon, Niue, la Syrie et l’Algérie.

Le Bénin est classé 80è avec une production grandissante de 12981 tonnes en 2000, 16194 tonnes en 2010 et 19813 tonnes en 2020.

La banane est un fruit comestible produit par plusieurs sortes de grandes plantes herbacées à fleurs du genre ‘’Musa’’ (principalement Musa acuminata et Musa balbisiana) originaire de la région indomalaise (sous-continent Indien, Sud-Est de la Chine, péninsule d’Asie du Sud-Est, Malaisie et Indonésie), d’Australie et de l’Ile de Nouvelle-Guinée.

Les premières domestications de la banane datent d’environ 8000 à 6000 ans avant l’ère chrétienne en Papouasie-Nouvelle-Guinée actuelle, avant de se diffuser via les anciennes routes commerciales maritimes en Océanie, en Afrique de l’Est, en Asie de Sud-Est et en Asie du Sud.

Bertin Djitrinou

Réforme des numéros de téléphone au Bénin : Ce qui se passera dès le 30 novembre 2024

Au Bénin, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP) s’apprête à introduire à partir du 30 novembre 2024, un changement majeur. Les numéros de téléphone vont passer de 8 à 10 chiffres.

A l’annonce de ce changement majeur avec le passage des numéros de téléphone de 8 à 10 chiffres, Hervé Guedègbé, secrétaire exécutif de l’ARCEP donne au détour d’une émission des explications sur ce qui va se passer.

En effet, dès le 30 novembre, tous les numéros du Bénin vont être précédés de ‘’01’’. Selon ses indications, en approuvant le nouveau code de numérotation, le gouvernement a instruit pour que « toutes les dispositions soient prises pour que le changement soit vécu sans difficulté et que cela ne soit un changement qui crée de désagrément ».

D’après Hervé Guedègbé, secrétaire exécutif de l’ARCEP qui a fait remarquer que cette transformation est planifiée depuis plusieurs mois, cette transition vise à soutenir le développement du secteur des télécommunications au Bénin et à garantir la durabilité du système de numérotation national.

Selon des mesures de l’ARCEP mises en place pour faciliter cette transformation, « des applications spécifiques seront mises gratuitement à disposition du public et pourront être téléchargées sur tous les terminaux pour une mise à jour automatique des répertoires », a précisé Hervé Guedegbe.

Après avoir rassuré que les choses ont été faites de sorte que les applications soient compatibles, le secrétaire exécutif indique que selon le principe, pour appeler les anciens numéros, il faut les faire précéder de ‘’01’’.

Et comme « nous avons tous des terminaux aujourd’hui qui ont des mémoires et des répertoires de numéros, il y aura des applications qui permettent de convertir tous les numéros qui sont identifiés comme des numéros du Bénin dans nos répertoires » a-t-il soutenu.

Ainsi, « Il y aura plusieurs applications compatibles avec tous les types de terminaux pour que de façon automatique, les gens puissent convertir leur répertoire et que seulement les numéros qui sont les numéros du Bénin puissent prendre automatiquement le 01 », a-t-il précisé. De sorte que pour appeler un numéro, le citoyen n’aura plus rien à faire que de lancer l’appel comme d’habitude.

Afin de faciliter la transition, il est à noter que l’ARCEP a prévu une période de coexistence durant laquelle les numéros à 8 chiffres vont continuer de fonctionner en même temps que les nouveaux numéros à 10 chiffres. Alors, ceux qui ne vont pas mettre leur répertoire à jour dès le 30 novembre ne seront pas systématiquement dans l’incapacité d’effectuer les appels.

Des campagnes de sensibilisation sont prévues durant cette période pour s’assurer que tous les abonnés mettent à jour leurs contacts avant que les numéros à 8 chiffres ne soient définitivement retirés.

Il faut noter qu’avec ce passage à 10 chiffres, le Bénin va pouvoir accueillir jusqu’à 100 millions de numéros de téléphone dans les prochaines années.

Bertin Djitrinou

Outrés par les conditions de travail : Les agents de la SRTB (ex-ORTB) en colère, haussent le ton

Ça  grogne à la Société de radiodiffusion et de la télévision du Bénin (SRTB) ex-ORTB. Le Syndicat des travailleurs de l’audiovisuel public du Bénin (Syntrap-Bénin) était face à ses membres dans les locaux de la chaîne nationale à Cotonou ce mardi 29 octobre 2024.

Dépassé par les conditions de travail et la nature des rapports de collaboration avec la direction générale et l’autorité de tutelle qu’est le ministère du numérique et de la digitalisation, face aux problèmes des travailleurs, le Syndicat des travailleurs de l’audiovisuel public du Bénin (Syntrap-Bénin) menace d’utiliser des moyens drastiques.

Armel Dossou-Kago, secrétaire général du syndicat a dénoncé lors de la rencontre, les conditions de vie et de travail du personnel depuis l’annonce des réformes du gouvernement à la SRTB.

Entre autres conditions de vie et de travail dénoncées, il faut retenir le retard sur les salaires, la coupure arbitraire de primes, l’indisponibilité de matériels de travail et l’autocensure.

« Pour une retransmission en direct, les collègues vont tardivement sur les lieux, ne dorment pas ou dorment à la belle étoile pour une ou deux heures pour pouvoir satisfaire le public. Actuellement pour aller faire une production à la radio, vous allez sur le terrain à ‘’zem’’, sans preneur de son et dans ces conditions, on ne peut pas espérer avoir la qualité », s’indigne Armel Dossou-Kago

A en croire le secrétaire général du Syntrap-Bénin, le personnel est favorable à la mise en œuvre des réformes du gouvernement à la SRTB afin que les béninois soient fiers de leur chaîne de radiodiffusion et de la télévision étant entendu que les réformes du gouvernement visent la modernisation de la SRTB.

Ainsi, le syndicat prévoit le dépôt d’un document de proposition de solutions à la direction générale de la SRTB et au ministère du numérique et de la digitalisation. Cependant, il n’exclut pas de recourir à des mesures drastiques prescrites par le droit de travail.

Bertin Djitrinou

Réunion hebdomadaire du gouvernement au Bénin : Les grandes décisions de ce mercredi 30 octobre 2024

Le gouvernement béninois s’est réuni en conseil des ministres ce Mercredi 30 octobre 2024 sous la présidence du Chef de l’Etat, Patrice TALON.

A l’occasion plusieurs décisions ont été prises dont la création du centre national des produits biologiques à usage vétérinaire, au menu des mesures normatives.

Comme autres mesures ont été adoptés des décrets portant création et approbation des statuts du centre d’assistance psychiatrique et d’accompagnement des personnes en situation de mendicité et enfin, la création et approbation des statuts de la Société de Productions audiovisuelles (SoPA) SA

Au titre des communications, il a été question de l’indemnisation des personnes affectées par le projet de construction du quartier culturel et créatif, de sa base logistique et autres bâtiments connexes.

Une évaluation immobilière a été faite aux fins de verser aux personnes affectées, des indemnités de dédommagement après déduction des loyers dus par chacune d’elles au titre des baux emphytéotiques qui les lient à l’État, renseignent les autorités dans le bulletin de compte rendu du conseil des ministres.

Le projet de construction du quartier culturel et créatif culturel est annoncé par le gouvernement comme une initiative de grand standing qui permettra de mettre en scène le potentiel de la capitale économique du Bénin,

Tout en assurant la promotion d’une économie créative, ce projet vise à ajouter du contenu à la destination touristique, de stimuler l’écosystème des industries culturelles et créatives, vecteurs de puissance économique, de rayonnement à l’international et de compétitivité.

Au point deux du menu des communications, contractualisation pour la gestion opérationnelle de l’assurance maladie du projet Assurance pour le Renforcement du Capital Humain (ARCH).

En point trois, il s’est agi de la mission de contrôle technique dans le cadre du projet de construction de Sèmè city dans la commune de Ouidah (phase 1).

Bertin Djitrinou

Exploitation minière : Le Bénin bientôt pays producteur et exportateur de pétrole

Le Bénin deviendra d’ici 2025, pays exportateur de pétrole. L’information émane de Samou Adambi, ministre de l’énergie, de l’eau et des mines.
Depuis son accession au pouvoir en 2016, le président Patrice TALON n’a de cesse de fortes ambitions pour le Bénin. Il a engagé plusieurs réformes visant la valorisation des ressources du pays.

Des réformes qui ont conduit à la création de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè, un espace de 1 640 hectares dédié à la transformation du coton, du soja, du cajou et d’autres matières premières locales.

Après cet exploit et contre tout attente, la bonne nouvelle est tombée. Le Bénin deviendra dès 2025, pays exportateur de pétrole, a annoncé, jeudi 24 octobre 2024, Samou Adambi, ministre de l’énergie, de l’eau et des mines.

« L’année prochaine, je vous assure que le gouvernement mettra tout en œuvre pour commencer par extraire en eau profonde. Nous avons déjà l’or blanc, mais on aura l’or noir. Depuis 8 ans et demi, on y travaille à travers des partenaires sérieux, il y en a, c’est chose faite, l’année prochaine, nous allons commencer par être un pays exportateur de pays brut », dixit le ministre Samou Adambi, lors de son allocution à la cérémonie d’inauguration du poste 161/63/15 kV de Sèmè Kpodji.

« Au-delà du pétrole, le Bénin dispose d’autres ressources minières non négligeables dont le gouvernement assure la promotion » a rappelé Samou Adambi,

« Dans la zone industrielle de Glo-Djigbé, nous avons une usine (African ceramics solutions, ndlr) de fabrication de carreaux à partir de nos matériels locaux à base de l’argile, à partir du kaolin et autres matériels locaux au Bénin », a-t-il fait savoir.

Bertin Djitrinou

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