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Hadj 2024 : Des pèlerins béninois en rogne contre les organisateurs

Certains pèlerins béninois ont exprimé leur mécontentement face aux conditions de leur voyage, ainsi que de leur séjour à la Mecque. En effet, un groupe de pèlerins de Yousratoul-Hadj a dénoncé des problèmes de logistique, une alimentation inadéquate, un manque de personnel médical qualifié et une mauvaise gestion des médicaments. Ils se sont plaints des repas mal préparés et non adaptés à leurs habitudes alimentaires, ainsi que de l’absence de cuisiniers béninois. Les médicaments étaient insuffisants, ce qui a aggravé les problèmes de santé, notamment la toux et le rhume, parmi les pèlerins.

« Il nous prépare du n’importe quoi, 90 épices dans un seule plat, nous ne sommes pas des Pakistanais, nous sommes des béninois. (…) Les nourritures depuis notre arrivée sont pires chaque jour. La pâte n’est pas cuite, les repas sont fermentés. (…) S’il y a des pertes en vies humaines, cela sera sur la conscience des organisateurs. Car nous sommes très faibles », peut-on lire dans un message viral sur la toile.

Ces doléances mettent en lumière les défis auxquels les organisateurs doivent encore faire face pour améliorer l’expérience des pèlerins béninois. Les pèlerins ont également critiqué la désorganisation et les conflits entre les convoyeurs, promettant de ne plus utiliser cette organisation pour leurs futurs pèlerinages et de décourager les autres de le faire. « (…) Et pour finir les convoyeurs ne s’entende pas entre eux, alors comment diriger un groupe quand les responsables sont en conflit ? (..) nous musulmans sommes déçu et nous n’allons plus jamais passer par cette organisation béninoise pour aller à un pèlerinage », ont-ils fait savoir.

Pour rappel, le Hadj est l’un des plus grands rassemblements religieux au monde et constitue l’un des cinq piliers de l’Islam, que chaque musulman ayant les moyens doit accomplir au moins une fois dans sa vie. En attendant, quelques pèlerins béninois rentrent déjà sur Cotonou, portant avec eux les souvenirs de cette expérience marquée par des moments de satisfaction et des défis considérables.

Christelle TOGONOU

Hadj 2024 : Une distinction pour le Bénin sur le plan organisationnel

Lors de la cérémonie de clôture du Hadj 2024, qui s’est tenue le mardi 18 juin, l’Arabie Saoudite a décerné des prix à plusieurs pays. Le Bénin s’est distingué en obtenant le deuxième prix pour la satisfaction des pèlerins concernant les services fournis. Cette reconnaissance met en lumière les efforts du gouvernement béninois, qui avait décidé de contrôler le quota des pèlerins à 2 300 cette année pour améliorer l’organisation et limiter les pertes précédentes. Cette décision a été saluée par l’Arabie Saoudite, pays organisateur du pèlerinage.

Le Bénin a été récompensé dans la catégorie des offices du Hadj avec un quota modeste, aux côtés de la Jordanie et de la Malaisie. La distinction obtenue par le Bénin valide la vision du président béninois Patrice Talon pour le Hadj. Le Comité d’Orientation et de Supervision du Hadj (COS-Hadj), présidé par le ministre des Affaires étrangères Olushegun Adjadi Bakari, a mené plusieurs réformes cette année, en collaboration avec l’Agence pour la Gestion de la Logistique des Officielles (AGLO), afin de répondre aux exigences saoudiennes et améliorer les services aux pèlerins.

Grâce à cette performance, le Bénin et les autres pays primés auront le privilège de personnaliser leurs emplacements sur les sites rituels pour le Hadj 2025, selon les précisions de Riyad. Le premier vol retour des pèlerins béninois est prévu pour le 25 juin 2024 à Cotonou.

Christelle TOGONOU

Bénin : 570 comptes désactivés sur Facebook et TikTok par le CNIN

Au Bénin, le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) a désactivé près de 570 comptes Facebook et TikTok en ce mois de juin 2024. Ces comptes appartiendraient à de faux marabouts.

Les autorités béninoises ont intensifié leurs efforts pour mettre fin aux activités frauduleuses des faux marabouts qui escroquent les internautes. Dans le cadre d’un partenariat avec divers acteurs des réseaux sociaux et le CNIN, environ 170 comptes Facebook et 400 comptes TikTok liés à ces pratiques frauduleuses ont été désactivés au cours du mois de juin 2024. L’annonce a été faite le vendredi 21 juin 2024, via une publication sur le compte X du CNIN.

En effet, le phénomène des faux marabouts, spécialisés dans les arnaques liées à la multiplication d’argent et au retour d’affection sur les réseaux sociaux, connaît une croissance alarmante au Bénin. Ces escrocs en ligne font de nombreuses victimes, tant béninoises qu’étrangères. La désactivation de ces comptes vise à endiguer cette menace.

Le CNIN appelle les populations à la vigilance et à collaborer en dénonçant tout compte suspect afin de protéger les personnes vulnérables. Les dénonciations peuvent être faites sur le site web www.cnin.bj, indique le communiqué du CNIN.

Christelle TOGONOU

Crise Bénin-Niger : Les ex-présidents Soglo et Yayi en mission de médiation au Niger

Les anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi se rendent à Niamey ce lundi 24 juin 2024 en qualité de médiateurs, afin de tenter d’apaiser la crise entre le Bénin et le Niger. Annoncés comme médiateurs, les ex-présidents rencontreront les hautes autorités nigériennes à Niamey. L’information a été rendue publique le dimanche 23 juin 2024, par un communiqué de la cellule de communication des anciens présidents du Bénin.

L’objectif de leur mission est de trouver une solution à la crise qui secoue les deux pays. Selon le communiqué, des échanges sont attendus entre les deux personnalités béninoises et leurs homologues nigériens « afin de contribuer à rétablir les relations cordiales, fraternelles et mutuellement avantageuses établies par les pères de nos indépendances ». Cette démarche a reçu l’aval « des hautes autorités nigériennes ».

Les deux hommes d’État béninois affirment se sentir « redevables » envers les pères des indépendances pour la poursuite de la « coexistence pacifique séculaire » qui prévalait entre le Bénin et le Niger. C’est ce sentiment de devoir qui justifie leur initiative, selon le communiqué.
Les deux ex-présidents ont exhorté les populations des deux nations à prier pour accompagner cette « noble mission » visant à décrisper la crise.

Pour rappel, après la levée des sanctions de la Cedeao à l’encontre des autorités nigériennes, le Bénin avait rouvert ses frontières avec le Niger. Cependant, les autorités militaires au pouvoir à Niamey n’ont jamais rouvert les leurs, entraînant une crise diplomatique entre les deux pays, marquée par des accusations mutuelles croissantes. Le dernier épisode de cette crise a été l’interpellation et la condamnation, le lundi 17 juin 2024, de cinq ressortissants nigériens au port béninois de Sèmè-Kpodji.

Christelle TOGONOU

Santé : Le ministre Benjamin Hounkpatin clarifie l’inauguration du Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC)

Le gouvernement béninois, dans le désir de fournir au pays une infrastructure sanitaire moderne capable de traiter les cas médicaux les plus complexes, annonce la finalisation du Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC). Cette information émane du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, lors d’une conférence de presse récente.

Les travaux de construction sont à présent terminés, et la réception provisoire des installations est programmée pour la fin du mois de juin, selon les déclarations du ministre de la Santé du Bénin. Le CHIC est désormais reconnu comme l’un des plus grands établissements hospitaliers du Bénin et de la sous-région, grâce à son architecture moderne et à ses équipements de pointe. Situé à Abomey-Calavi, il dispose de 436 lits répartis dans 18 spécialités, organisées en huit pôles. Le ministre Benjamin Hounkpatin voit dans ce projet un accomplissement majeur pour le gouvernement.

« Le premier patient sera accueilli cette année, avec une ouverture prévue pour le quatrième trimestre. Les démarches de recrutement du personnel administratif, technique et médical sont déjà en cours, une deuxième phase étant planifiée d’ici la fin de septembre 2024 » a révélé Benjamin Hounkpatin.

En conclusion, le ministre a insisté sur le caractère public du CHIC, qui sera accessible à tous les patients nécessitant des soins médicaux. Toutefois, il précise que seules les pathologies pour lesquelles les hôpitaux locaux ne peuvent assurer un traitement adéquat seront prises en charge.

Christelle TOGONOU

Démolition programmée du marché Dantokpa : Un imbroglio en perspective

La construction des nouveaux marchés modernes reflète incontestablement l’engagement du gouvernement béninois en faveur du développement économique et de l’amélioration des infrastructures commerciales.

Cependant, plusieurs raisons expliquent les inquiétudes existantes face à cette équation à plusieurs inconnues.
A l’analyse, il convient de se demander combien de places disponibles avons-nous dans les nouveaux marchés ? Combien coûte la location d’une boutique dans ces nouveaux marchés ? Toutes ces questions restent encore sans réponses.

Par ailleurs, que deviennent les anciens occupants des lieux délogés avant le démarrage des travaux de construction, si les commerçants de Dantokpa doivent se rabattre sur ces nouveaux marchés ?
Si l’on devrait tenir compte du nombre de boutiques que compte le bâtiment central du marché Dantokpa, cela pourrait paraitre très compliqué.

Les milliers de vendeurs et vendeuses de pagnes, celles et ceux spécialisés dans les bijoux, les pièces détachées seront logés dans quelles boutiques et quels marchés pour les contenir ? Où seront désormais logés les commerçants de maïs, ignames, oranges, ananas et autres ?

Quant aux dames vendeuses ambulantes de toute sorte de produits qui tirent quotidiennement leur gagne-pain dans ce marché, où iront elles ? Les jours à venir s’annoncent alors très difficiles pour tous les animateurs de ce haut lieu d’échanges commerciaux.

Il est important de rappeler que Dantokpa, le plus grand marché à ciel ouvert de l’Afrique de l’Ouest occupe une superficie de 25 hectares et accueille plus de 35.000 commerçants.

D’autres larmes et lamentations pourraient s’ajouter au quotidien des béninois. Des milliers d’hommes et de femmes risquent de se retrouver dans une incertitude pouvant impacter leurs revenus.

Bertin Djitrinou

Démolition annoncée du Marché Dantokpa : Que deviennent les agents de la SOGEMA ?

Que va devenir la SOGEMA, si on détruit Dantokpa ? A cet effet, les commerçants sont appelés à rejoindre les nouveaux marchés. Ainsi, ils doivent s’inscrire auprès de la nouvelle structure créée pour la gestion desdits marchés ANaGeM, une agence qui est desormais chargée de la gestion des marchés comme le faisait la Société de gestion des marchés autonomes (SOGEMA).

Une équation à plusieurs inconnues se pose. D’autant plus que la Société de gestion des marchés autonomes connue sous l’appellation SOGEMA est juste que là, la structure qui gère le marché Dantokpa où elle tire le gros lot de ses revenus pour supporter les charges salariales du personnel estimé à environ trois cents (300) agents toutes catégories confondues.

Ainsi, la question qui se pose est : Que va devenir la SOGEMA ? Que vont devenir les salariés de la SOGEMA si une liquidation doit intervenir ?

Toutes ces personnes, ces pères et mères de famille vont-ils se retrouver du jour au lendemain sans travail ? L’avenir s’annonce bien sombre pour les travailleurs de la SOGEMA qui doivent sans attendre commencer par chercher un nouveau point de chute.

Bertin Djitrinou

Démolition imminente du marché Dantokpa : Quel sort réservé aux actuels locataires marchands ?

Bientôt, le plus grand marché de Cotonou ne s’animera plus à Dantokpa. La délocalisation du marché Dantokpa est relancée. Dantokpa, l’un des plus grands marchés de l’Afrique de l’Ouest, demeure une préoccupation, selon les annonces du gouvernement béninois. Dans une récente interview, l’autorité en charge de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM), Eunice Loiselle KINIFFO, a profité de l’occasion pour lancer un appel urgent aux marchands de Dantokpa.

Lors de cette sortie médiatique le dimanche 16 juin 2024, au lendemain de l’ouverture du nouveau marché de Cadjehoun, la directrice générale de l’ANaGeM a donné des précisions sur le sujet.
A en croire ses déclarations, les nouveaux marchés sont construits avec des capacités d’accueil plus importantes, « soit deux à trois fois plus grandes » et sont destinés à accueillir les marchands de l’ex marché Dantokpa.

La directrice de l’ANaGeM Eunice Loiselle KINIFFO a souligné que « Dantokpa n’existera plus » et a encouragé les marchands à se préparer à cette transition inévitable. Elle a également évoqué le pôle commercial du Stade Général Mathieu KÉRÉKOU, où des activités de vente de bijoux, de sacs, de pagnes, de maroquinerie, de chaussures et de produits cosmétiques sont prévues. Elle a par ailleurs invité les commerçants concernés par ces activités à s’inscrire dès maintenant afin d’éviter des problèmes lors de la destruction du marché Dantokpa.

« Les marchands et marchandes qui sont dans le marché Dantokpa, vendeurs et vendeuses, doivent venir s’inscrire dans les nouveaux marchés. Car, Dantokpa sera détruit » a-t-elle rappelée. Selon ses déclarations, le gouvernement a pris en compte la destruction planifiée du marché Dantokpa lors de la construction des nouveaux marchés. « Il n’y aura pas de marchands de produits alimentaires sur le site Général Mathieu Kérékou », a précisé madame Eunice Loisel Kiniffo.

Selon les informations, Dantokpa, le plus grand marché à ciel ouvert de l’Afrique de l’Ouest occupe une superficie de 25 hectares et accueille plus de 35.000 commerçants.

Quant au marché de gros, en construction à Abomey-Calavi, il va accueillir les grossistes, notamment des commerçants des produits agro-alimentaires périssables. Cependant, « Les autres vendeurs ne seront pas laissés pour compte. C’est à cet effet que les marchés ont été construits avec de plus grandes capacités d’accueil », a fait savoir Eunice Loisel Kiniffo.

Dans une interview accordée aux journalistes de Radio France Internationale (RFI), le ministre du Cadre de vie et du développement urbain José Tonato explique : « Il y a un mélange total des genres et des activités commerciales, allant du détail au gros, mélangeant tous les types de produits, agricoles, produits manufacturés, produits nobles, textiles, bijoux, cosmétiques, etc. Et c’était devenu un véritable point noir au cœur de la ville de Cotonou. Un point critique d’un point de vue environnemental, auquel il fallait coûte que coûte s’attaquer ».

Il est à retenir donc que Dantokpa sera donc détruit dans les prochains jours. Cependant, aucune date précise n’est encore fixée. Et pour éviter des plaintes, la directrice de l’ANaGeM donne plus tôt l’alerte. Selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du développement urbain, la décision de fermer Dantokpa répond à un impératif de salubrité.

Cette situation marque un tournant majeur dans le paysage commercial de la région. Dans cette transition inévitable, les autorités béninoises encouragent d’ores et déjà tous les marchands concernés à se préparer activement à cette évolution du secteur marchand au Bénin.

Bertin Djitrinou

FAUX : Le Président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, n’a pas fui à Niamey

Traoré s’est présenté à des réunions publiques le jour même où l’affirmation a été diffusée en ligne.

Ce post TikTok affirmant que le Président Burkinabè de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est réfugié au Niger le 16 juin 2024 est FAUX.

Traoré est arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État en septembre 2022.

Le post, publié le 16 juin 2024, annonce : « Urgent. Rien ne va plus au Burkina. Ibrahim Traoré à Niamey. Il a pris la fuite. Le Pouvoir est aux mains de qui ? »

PesaCheck a analysé la publication et l’a trouvé fausse.

Une recherche Google des mots-clés : « Ibrahim Traoré en fuite à Niamey » n’a fourni aucune information qui aille dans ce sens. Cependant, la même recherche a conduit au compte X (anciennement Twitter) de Traoré. Ce post a montrê les activités du Président burkinabè, y compris sa participation aux prières de l’Aïd el-Kébir le jour où l’affirmation en vérification a été partagée en ligne.

Une partie du post se lit comme suit : « La communauté musulmane célèbre aujourd’hui, 16 juin 2024, l’Aïd el-kebir. Que le souvenir du geste d’Abraham renforce notre vivre-ensemble et notre communauté de destin. J’appelle les fidèles musulmans à porter le Burkina Faso en prière, et invite l’ensemble des Burkinabè à une communion fraternelle, à la solidarité, au partage, source de cohésion sociale, pour qu’ensemble nous bâtissions un pays de paix. Bonne fête de Tabaski! »

Cette information a été partagée le même jour, sur le site de l’Agence d’information burkinabè (AIB), ainsi que sur son compte X (anciennement Twitter).

Cette vidéo intitulée « Burkina Faso: Ibrahim Traoré participe à la prière de la Tabaski 2024 » montre Traoré quittant la place Idi et montant dans un véhicule. L’information est confirmée ici et ici.

Ces affirmations de « disparition » font suite à une fusillade dans les enceintes de la télévision nationale du Burkina Faso, située près de la présidence burkinabè. Cependant, le président Traoré est apparu à la télévision publique après l’incident.

PesaCheck a analysé un post TikTok affirmant que le Président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a fui à Niamey, au Niger, le 13 juin 2024 et l’a trouvé FAUX.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Amadou BA et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FAUX : Cette image ne montre pas l’attaque de Boko Haram contre un poste de contrôle au Nigéria en 2024

La photo a été prise le 13 juillet 2014 et montre Abubakar Shekau de Boko Haram prêtant allégeance à l’État islamique.

Ce post sur X (anciennement Twitter) avec une image prétendant montrer une attaque de Boko Haram sur un poste de contrôle au Nigeria en 2024 est FAUX.

Le post du 3 juin 2024 présente une photo d’individus armés vêtus de treillis militaires, avec des véhicules militaires à l’arrière-plan. L’individu au premier plan tient une feuille blanche, semblant lire une déclaration. Le texte accompagnant l’image est le suivant, « Nigeria /Vingt militaires et 71 civils ont été tués et 190 personnes kidnappées dans une attaque du groupe boko haram contre le poste de contrôle d’Aba dans l’État d’Abia (…) ».

PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux.

Une recherche d’image inversée avec Google Lens oriente vers cet article, publié le 29 septembre 2014 avec ce titre : « Assaut mortel de Boko Haram à Mainok dans le nord du Nigeria ».

L’article a publié la photo de l’affirmation avec la légende suivante : « Dans cette vidéo diffusée par Boko Haram le 13 juillet, le chef du groupe, Abubakar Shekau, prête allégeance à l’EIIL.. ». La photo a été prise par l’Agende France-Presse (AFP).

La même information est rapportée dans cet autre article, mis en ligne le 7 mars 2015 et, on y retrouve également la vidéo d’allégeance de Abubakar Shekau.

Cette même recherche a par ailleurs conduit PesaCheck vers cet article, mis en ligne le 13 septembre 2016 avec ce titre « Boko Haram affaibli par les luttes intestines et les revers militaires ». La légende de l’image, qui est la même que nous vérifions, lit : « Abubakar Shekau, chef aujourd’hui contesté de Boko Haram (janvier 2015). (afp/ HO/ vidéo de Boko Haram ) ».

Une recherche Google avec les mots-clés : « attaque du groupe Boko Haram contre le poste de contrôle d-Aba dans l’Etat d’Abia au Nigeria » n’a donné aucun résultat concluant. Par contre, cet article publié le 30 mai 2024, informe que « le Nigeria a annoncé la mort de 12 personnes lors d’une attaque armée survenue mercredi dans un marché populaire de l’État nigérian de Kaduna ».

PesaCheck a vérifié un post sur X prétendant montrer l’image de l’attaque de Boko Haram contre un poste de contrôle au Nigéria en 2024 et l’a trouvé FAUX.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

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