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Bénin : Conseil des Ministres du mercredi 3 juillet 2024

Sous la présidence du chef de l’Etat, Patrice Talon, les membres du gouvernement se sont réunis ce mercredi. D’importantes décisions ont été prises dont voici le point.

Au titre des mesures normatives, l’adoption d’un décret pour la transmission à l’Assemblée nationale, visant l’adhésion du Bénin au traité de Marrakech, qui facilite l’accès des aveugles et des personnes ayant des difficultés de lecture aux œuvres publiées.

Au titre des communications, le Conseil a décidé de la construction d’un système d’approvisionnement en eau potable à Akpassi, dans la commune de Bantè ; le recrutement de cinquante officiers et sous-officiers pour l’Armée de l’air ; le contrôle technique des projets du Programme d’Action du Gouvernement ; le programme spécial d’intensification des productions maraîchère et céréalière et enfin, la mise en place d’un programme doté de 10 milliards de FCFA pour des infrastructures agricoles, accès aux intrants, pratiques agricoles durables, et mécanisation renforcée.

Sous la rubrique des mesures individuelles, la nouvelle équipe de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, 7ème mandature, a été connu. Il s’agit de Edouard LOKO (président), Roukiatou Bio FAI et Mohamed BARE. Du côté de l’Assemblée nationale, les députés avaient choisi, Fernand Gbaguidi, Marcellin Ahonoukoun et N’tcha Gérard N’da. Tous siégeront au même titre que les professionnels élus récemment par les journalistes à savoir, Armand Hounsou, Basile Tchibizo et Lionel Gbegonnoudé.
Pour le ministère de la santé, Madame Karine ISTIN est nommée, Directrice générale du Centre hospitalier international de Calavi et Madame Florence Angélique Bendi DJETTA son adjointe.

Christelle TOGONOU

FAUX : Ce sac rempli d’argent ne représente pas les aumônes faites à la Mecque en juin 2024

La vidéo a été enregistrée en mai 2023 et montre les dons initiés dans la mosquée Pagla Masjid, de la ville de Kishoreganj, Bangladesh, en faveur des œuvres sociales. 

Ce post Facebook avec une vidé prétendant montrer un sac rempli d’argent des aumônes réceptionnées à la Mecque est FAUX.

FAUX : Ce sac rempli d’argent ne représente pas les aumônes faites à la Mecque en juin 2024

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français: https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-francais-faux-ce-sac-rempli-dargent-ne-represente-pas-les-aumones-faites-a-la-mecque?si=f4fa663ac05b407493d3d1e3c1de0769&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin): https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-faux-ce-sac-rempli-dargent-ne-represente-pas-les-aumones-faites-a-la-mecque?si=d58e22e4d3e94d96b72b95b41595d12c&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média CAPP FM, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FAUX : Ce sac rempli d’argent ne représente pas les aumônes faites à la Mecque en juin 2024

La vidéo a été enregistrée en mai 2023 et montre les dons initiés dans la mosquée Pagla Masjid, de la ville de Kishoreganj, Bangladesh, en faveur des œuvres sociales. 

Ce post Facebook avec une vidé prétendant montrer un sac rempli d’argent des aumônes réceptionnées à la Mecque est FAUX. 

La vidéo, devenue virale sur divers réseaux sociaux depuis le 13 juin 2024, montre des personnes qui transfèrent de l’argent d’une grande boîte vers des sacs, et transportent ces derniers vers un autre endroit, pour le compter. Ladite vidéo porte cette légende : « C’est le fruit des aumônes faites à la Mecque. C’est vraiment triste. Ils ont vraiment réussi leur colonisation. Dire qu’il y’a des africains qui ont participé à cela, c’est une insulte, c’est jeter de l’argent pendant que des milliers de malades souffrent sans pouvoir s’acheter de médicaments, sans pouvoir trouver de l’eau à boire, sans pouvoir joindre les deux bouts,… L’Afrique doit se ressaisir »

La recherche d’image inversée de l’une des vignettes de la vidéo, à l’aide de l’outil InVid, nous a permis de la retrouver dans une publication faite le 6 mai 2023 sur la chaîne YouTube « Jago News », avec ce titre, traduit du bengali (la langue officielle et nationale du Bangladesh) au français : « Un record de 5,5 millions de taka a été trouvé dans la boîte de dons de la mosquée Pagla »

Dans la même recherche, la vidéo a été retrouvée dans un article du site d’information bangladais Jagonews24, avec cette information : « Pagla Masjid à Kishoreganj au Bangladesh…8 boîtes de dons ont été ouvertes, après quatre mois, le 6 mai 2023 dans la mosquée Pagla au Bangladesh. Environ 200 personnes ont compté l’argent pendant 13 heures, après quoi il a été constaté qu’il y avait 5 crore 59 lakh 7 000 689 Taka bangladais ».  

Cet autre article rapporte entre autres que : « Le sous-commissaire adjoint de Kishoreganj et président du comité de gestion de Pagla Masjid, Mohammad Abul Kalam Azad, a déclaré que l’argent reçu grâce aux dons sera dépensé pour diverses œuvres sociales en association avec les mosquées, les écoles coraniques et les orphelinats du district… »

Notons que la république populaire de Bangladesh est un État d’Asie méridionale baigné au sud par le golfe du Bengale, limité à l’est, au nord et à l’ouest par l’Inde, au sud-est par la Birmanie. Tandis que la Mecque est une ville de l’Ouest de l’Arabie Saoudite, située dans une cuvette de l’Asie, non loin de la dépression séparant cette même chaîne de montagnes du Hedjaz, et à 84 km de la mer Rouge.

Capp Check a examiné un post sur Facebook prétendant montrer la recette des aumônes faites à la Mecque et l’a trouvé FAUX. 

 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média CAPP FM, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FMI : Classement des pays les moins et les plus endettés

La dette, un mal souvent nécessaire, qui exige une action immédiate pour lutter contre l’escalade des crises qui touchent en particulier les pays en développement expose ces derniers et pèse de tout son poids sur leurs économies de même que leur souveraineté. Aussi vrai que l’Afrique ne soit pas un cas isolé, la dette des pays africains a sensiblement augmenté ces vingt dernières années.

A l’échelle mondiale la dette publique a été multipliée par un facteur de cinq depuis 2000. La dépendance à l’endettement n’a jamais été aussi forte à l’échelle mondiale, alors que les pays font face à une série de chocs, nécessitant des soutiens souvent conséquents. En Afrique, la même tendance est observée avec des états de plus en plus attachés aux dettes contractées tant auprès d’institutions telles que le Fonds Monétaire International (FMI), mais aussi à des emprunts sur les marchés obligataires.

La dette publique mondiale a atteint un niveau record de $92.000 milliards de dollars en 2022 selon l’Organisation des Nations Unies qui s’inquiète « d’un fardeau de plus en plus lourd pour la prospérité mondiale ».

Les pays africains dépensent quatre fois plus pour leurs emprunts que les États-Unis, et huit fois plus que les économies européennes les plus riches selon le Secrétaire Général de l’ONU. Au total, 52 pays, soit près de 40 % du monde en développement, connaissent de graves problèmes d’endettement ».

Toutefois, malgré la montée sensible de la dette des pays africains ces vingt dernières années, certains états, ont une faible exposition vis-à-vis du FMI.

Selon le classement des pays africains les moins dépendants vis-à-vis du Fonds Monétaire International (FMI) à la date du 08 décembre 2023, Sao Tome & Principe occupe la première place avec avec $24.816.432. Djibouti vient en deuxième position avec $31.800.000, suivi du Lesotho $31.995.000 et la Guinée-Bissau $41.073.400. Le Cap vert ferme ce top cinq avec $50.720.000.

D’autres pays en revanche, sont plus exposés en valeur totale. Il s’agit de l’Égypte avec $11.968.321.674, suivi de l’Angola avec $3.153.816.667, l’Afrique du Sud, $2.669.800.000, la Côte d’Ivoire et ses $2.117.559.620. Le Kenya ferme la marche avec $2.589.982.100.

Bertin Djitrinou

Société : Le rejet de l’ananas béninois en France emporte le Directeur Général de l’ABSSA

Au Bénin, le directeur de l’Agence de sécurité sanitaire des aliments (ABSSA), Sètondji Épiphane Hossou, a été suspendu de ses fonctions. Sa suspension a été prononcée par arrêté ministériel en date du 28 juin 2024. Signé par le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, l’arrêté indique que Sètondji Épiphane Hossou est suspendu pour « faute grave ». Cette suspension survient quelques jours après le retrait du marché français d’ananas contaminés, dont certains proviennent du Bénin.

En effet, les ananas concernés contiendraient des contaminants chimiques et des taux de pesticides supérieurs aux limites autorisées. « Ces fruits présentent des résidus d’éthéphon, un produit utilisé pour accélérer la floraison des ananas », selon des alertes du site spécialisé « Rappel Conso », rapportées par Ouest-France.

La présence de ces ananas contenant des résidus de pesticides sur le marché est-elle imputable à l’ABSSA dirigée par Sètondji Épiphane Hossou jusqu’au 28 juin 2024 ? Il est difficile de répondre avec certitude. Cependant, l’agence est censée s’assurer que les produits alimentaires produits au Bénin respectent les standards internationaux.

Sètondji Épiphane Hossou, suspendu de ses fonctions de directeur général de l’ABSSA, était en poste depuis un peu plus de cinq ans. Il avait été nommé directeur général de cette agence par décret le 29 mai 2019. Après sa suspension le 28 juin 2024, un directeur général par intérim a été aussitôt nommé. L’ingénieur du développement rural Conrad Towanou Kanmadozo a été choisi pour assurer l’intérim à la tête de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments.

Christelle TOGONOU

Résultats du CEP 2024 au Bénin : Taux de réussite et tendances nationales

Les élèves qui ont passé l’examen du CEP au Bénin peuvent désormais consulter leurs résultats. La délibération a eu lieu l’après-midi du jeudi 27 juin 2024 à Porto-Novo, à la Direction des examens et concours. Dr Victor Adohinzin, directeur des examens et concours du ministère des enseignements maternel et primaire (Dec/Memp), a également présenté les grandes tendances.

Le taux de réussite national s’élève à 89,64 %, marquant une augmentation par rapport à la session de juin 2023, où le taux était de 81,29 %. Le département du Plateau affiche le taux de réussite le plus élevé avec 95,25 % de candidats admis, suivi des départements du Borgou avec 94,60 % et de la Donga avec 93,97 %.

Les candidats peuvent consulter leurs résultats en ligne sur la plateforme « eRÉSULTATS ». Pour accéder à leurs résultats, ils doivent suivre ces étapes :
– Choix de l’examen ou du concours : Depuis la page d’accueil ou la page de consultation des résultats, recherchez et sélectionnez l’examen ou le concours concerné. Cliquez sur le lien de consultation.
– Informations du candidat : Entrez votre numéro de table ou d’inscription pour accéder à votre résultat.

Christelle TOGONOU

Musique : Des origines et le développement de la célébration du 21 juin à travers le monde

La musique est le langage universel de l’âme. Celle-là qui parle à chacun de nous, peu importe notre origine ou notre langue, peu importe notre tendance politique ou religieuse. Elle unit les cœurs et apaise les esprits.
La Fête de la Musique, également connue sous le nom de Journée Mondiale de la Musique, est célébrée chaque année le 21 juin, coïncidant avec le solstice d’été. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi. En effet, il fut une époque où cette célébration n’existait pas. Quels sont alors les origines et le développement de la Fête de la Musique célébrée aujourd’hui à travers le monde ?

L’histoire de la fête de la musique remonte aux années 1970-1980 en France, et son origine est à attribuer à un musicien américain dont les faits remontent à 1976 : à l’époque, Joel Cohen, musicien américain employé par la chaîne musicale France Musique, décide de lancer un nouveau concept intitulé « Saturnales de la Musique ».

Cette programmation musicale est alors spécialement pensée pour commémorer deux événements majeurs de l’année, le solstice d’hiver ainsi que le solstice d’été : le 21 décembre et le 21 juin. Les Saturnales de la Musique sont destinées à être diffusées toute la nuit sur France Musique, et le lancement a donc lieu le 21 juin 1976. Quelques années plus tard, le concept sera repris par le pouvoir politique en place : c’est le début de la fête de la musique.

Initiée depuis 1982, cette célébration qui est à sa 42ème édition, est mise en place par Jack Lang, alors ministre français de la culture et Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse du ministère, tous deux captivés et influencés par les différentes initiatives de Joel Cohen, musicien américain qui travaillait alors, pour France Musique.

Ainsi la première Fête de la Musique qui était nationale (France) fut célébrée le 21 juin 1982. C’est à partir de 1985 que cette fête commence à s’exporter à travers le monde et est actuellement célébrée dans plus d’une centaine de pays. Reprise dans plus de 110 pays à travers le monde, la fête de la musique est aujourd’hui célébrée dans plus de 350 villes et 120 pays.

La fête de la musique rend d’une part hommage aux musiciens. D’autre part, elle met en valeur l’ampleur et la diversité des pratiques musicales. Elle célèbre également les diverses expressions musicales et l’importance de la musique dans la communauté.

Ainsi, la Fête de la musique a pour vocation de promouvoir la musique de deux façons. Sous le slogan homophone à son nom, « Faites de la musique ! », elle encourage les musiciens amateurs à se produire bénévolement dans les rues et espaces publics. Grâce à l’organisation de nombreux concerts gratuits, d’amateurs mais aussi de professionnels, elle permet à un public large d’accéder à des animations culturelles et musicales.

Cependant, la Fête de la Musique n’est pas à confondre avec la Journée Internationale de la Musique, qui elle, est initiée par l’UNESCO en 1975, et est célébrée le 1er octobre de chaque année.

Il faut dire que la date de cette journée varie d’un pays à un autre même si les objectifs restent les mêmes.
Autrement dit, c’est le concept de la Journée Internationale de la Musique qui est célébré les 21 juin en France et dans d’autres pays du monde à travers la Fête de la Musique.

En commémoration de cette Journée Internationale de la Musique, écoutons, chantons, jouons, dansons et célébrons donc la musique dans toute sa diversité et sa beauté.

Vivement que la musique continue d’éclairer nos vies et d’apporter la paix et l’harmonie. Que votre musique soit un phare d’espoir et de joie pour tous ceux qui l’entendent,

Bertin Djitrinou

Précisions sur les redevances à payer par les commerçants : Le prix des places n’irait pas au-delà de 20.000 FCFA

La question à polémique sur les conditions d’accès des marchands aux nouveaux marchés modernes construits dans les grandes villes du Bénin reste une préoccupation majeure compte tenue de l’intérêt que cela suscite encore dans l’opinion publique. Quel est le montant des redevances que payeront les commerçants pour leur accès aux nouveaux marchés urbains et régionaux nouvellement construits au Bénin ?

Une polémique nourrie dans le pays fait croire que les usagers payeront un prix exorbitant avant d’avoir accès aux places dans les nouveaux marchés.
Au cours de sa rencontre hebdomadaire avec les hommes des médias le vendredi 21 juin dernier au siège de 24 Heures au Bénin à Fifadji, le Secrétaire général Adjoint et Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est prononcé sur la question à polémique.

« Sur le coût des places, ce que je peux vous dire, c’est que de toutes les façons, ce que nos mamans, nos papas, nos frères… ce qu’ils vont payer est largement en deçà de la somme de 50.000 FCFA voire 100.000 FCFA qu’ont professé les oiseaux de mauvais augure. », a déclaré le Porte-parole du Gouvernement.

Wilfried Léandre Houngbédji a néanmoins tenu à souligner que « tout se fait de manière participative avec les femmes dans ces marchés ». Dans sa déclaration, le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji fait savoir que l’ANaGeM discute avec les marchands sur les conditions d’ouverture, les heures et autres contenus du règlement intérieur. « Sur les redevances aussi, les bonnes dames sont consultées sur ce qu’elles sont en capacité de payer chaque jour » a-t-il informé.

Ce qu’il convient de retenir pour le moment, aucune décision n’est prise en ce qui concerne un prix fixe des redevances. Toutefois, le Porte-parole du gouvernement rassure en indiquant que « le prix des places n’irait pas au-delà de 20.000 FCFA ».

« Pour l’instant, leur proposition elles-mêmes entendez les bonnes dames, tourne autour de 300, 400, 500 voire 600 FCFA par jour. Avec ça, on n’atteint même pas encore 30.000 FCFA le mois. Je peux vous dire que ça n’atteindra pas les 30.000 FCFA par mois et ça ne risque pas d’aller à 20.000 FCFA », a souligné le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji.

Bertin Djitrinou

INTOX : Cet avion militaire vu à l’aéroport de Cotonou Bénin n’appartient pas à l’armée française

La chargée de communication à l’ambassade de France au Bénin a formellement démenti cette allégation.

Ce post sur X (anciennement Twitter) publié le 28 mai 2024, alerte sur la présence d’un avion de transport et de débarquement d’équipements de l’armée française à Cotonou. Cette légende est soutenue par une vidéo de 18 secondes, qui montre un aéronef de couleur grise, garé sur une piste d’atterrissage. Il est accolé à une image capturée dans la vidéo sus-citée.

Capp Check a examiné ce post et a trouvé qu’il s’agissait d’une intox.

Voici l’intégralité de l’article

INTOX : Cet avion militaire vu à l’aéroport de Cotonou Bénin n’appartient pas à l’armée française

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français: https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-francais-intox-cet-avion-militaire-vu-a-laeroport-de-cotonou-benin?si=46c8965dfced4fe983022244a24f3adb&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin): https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-intox-cet-avion-militaire-vu-a-laeroport-de-cotonou-benin-nappartient-pas-a-larmee-francaise?si=f075c5cf73a84d338b0808143a23eb0b&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média CAPP FM, dans le cadre du projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

INTOX : Cet avion militaire vu à l’aéroport de Cotonou Bénin n’appartient pas à l’armée française

 La chargée de communication à l’ambassade de France au Bénin a formellement démenti cette allégation.

Ce post sur X (anciennement Twitter) publié le 28 mai 2024, alerte sur la présence d’un avion de transport et de débarquement d’équipements de l’armée française à Cotonou. Cette légende est soutenue par une vidéo de 18 secondes, qui montre un aéronef de couleur grise, garé sur une piste d’atterrissage. Il est accolé à une image capturée dans la vidéo sus-citée.  

Capp Check a examiné ce post et a trouvé qu’il s’agissait d’une intox.  

Dans le cadre de ses investigations, Capp Check  a pris contact avec Hamza Mouna, Chargée de communication à l’ambassade de France au Bénin qui a formellement démenti cette affirmation. 

 “Cet avion n’appartient pas à l’armée française”, a-t-elle précisé

Le vérificateur des faits s’est en outre rapproché de la base aérienne de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou et a rencontré un chef poste, qui, après avoir requis l’anonymat, a affirmé que “l’avion vu dans la vidéo est un avion militaire Belge”.

Capp FM a recoupé l’information en envoyant un mail à l’Ambassade de la Belgique au Bénin, qui, après avoir confirmé qu’il s’agissait d’un de leurs avions , a partagé cet article publié sur le site de Badona (Un site de vérification des faits basé au Bénin) qui donne des informations concernant cet avion. 

L’article renseigne que : “Un avion militaire belge en provenance de la RDC s’est posé à Cotonou à la fin de la journée le 28 mai 2024, pour une escale technique et seuls les membres de l’équipage technique ont débarqué. Il est reparti le 30 mai 2024…”. 

Des avions militaires belges se posent régulièrement à l’aéroport de Cotonou dans le cadre de la coopération bilatérale de défense qui lie le Bénin à la Belgique. Cette coopération consiste principalement en des formations des Forces armées béninoises (FAB) par la défense Belge, toujours sur demande des FAB…”, précise en outre la même source 

Pour rappel, le Bénin est accusé par le Niger, d’accepter la présence des bases militaires françaises et d’autres activistes. Ce que les chefs d’état major du Bénin et de la France ont démenti au cours d’une conférence de presse organisée le 16 mai 2024. 

Capp Check a vérifié une publication prétendant montrer la présence d’un avion de transport de troupes de l’armée française débarquant ses troupes et équipements à Cotonou et a trouvé que c’était une INTOX. 

 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média CAPP FM, dans le cadre du projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

 

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