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Environnement : La SDGS initie une sensibilisation à Ouidah sur le tri des déchets

Ce samedi 7 septembre 2024, la Société de Gestion des Déchets et de Salubrité (SDGS) a organisée une activité de sensibilisation dans la ville Ouidah. L’événement, qui a connu la présence de la directrice des affaires domaniales à la mairie de ouidah, Madame Justine ALEA, visait à sensibiliser les populations locales aux avantages du tri des déchets, une pratique très importante pour la préservation de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie.

L’activité a été planifiée de manière à couvrir plusieurs axes stratégiques de la ville, notamment la Station Kota près du feu tricolore du marché, le Carrefour Gbena, ainsi que la rue en face de la mairie de Ouidah. Ces lieux ont été soigneusement choisis pour leur fréquentation élevée, permettant ainsi de toucher un large public.

Dès les premières heures de la matinée, les équipes de la SDGS, accompagnées de volontaires de la Croix-Rouge, se sont déployées dans ces zones clés. Armés de pancartes, de pince à déchets et de bacs de tri des déchets, les intervenants ont engagé le dialogue avec les passants et même dans les marchés, expliquant l’importance de séparer les déchets organiques et non-organiques.

Dans son intervention, le représentant de la Croix-Rouge, Louis TOSSOU, a insister sur les dangers que représente la mauvaise gestion des déchets pour la santé publique. A sa suite, l’ONG CASA GRANDE BENIN partenaire de l’activité, à travers son Chargé de Projet Hyppolite AGOUSSIN, a évoqué les risques accrus de maladies vectorielles, telles que le paludisme et la dengue, qui sont exacerbés par l’accumulation des ordures dans les quartiers.

A son tour Halidath ABIBOU, assistante chargée de l’activité tri valorisation à la SDGS, a soulignée les avantages économiques du tri des déchets, expliquant comment les matières recyclables pouvaient être revendues et réutilisées dans la production de nouveaux objets, réduisant ainsi la pression sur les ressources naturelles.

Par ailleurs, les populations ont exprimé leur intérêt pour l’initiative, certains n’hésitant pas à poser des questions sur la manière de trier les déchets à domicile. De façon générale, cette activité de sensibilisation, a jeté les bases d’une prise de conscience collective à Ouidah.

Le message porté par la SDGS a trouvé un écho chez les populations locales, et l’on peut espérer que cette initiative sera suivie d’autres actions concrètes pour instaurer des habitudes de tri et de gestion des déchets plus responsables.

Christelle TOGONOU

Transhumance des animaux au Bénin : Les nombreux investissements dans l’agriculture peineront encore à porter leur fruit

La transhumance reste encore au cœur des préoccupations des acteurs agricoles au Bénin. L’enjeu est de taille, car il ne se passe presque aucune campagne de transhumance sans que l’on assiste à des conflits entre agriculteurs et éleveurs qui se soldent souvent par des affrontements. Des bœufs qui détruisent tout sur leur passage et en face, des cultivateurs qui vivent au quotidien dans le stress.

Mais quelles sont les vraies causes de cette situation aux conséquences fâcheuses ? Et que faire pour trouver une parade à ce mal ? Que font les pouvoirs publics face aux cas d’affrontements répétitifs entre agriculteurs et éleveurs ? Y-at-il des textes de lois qui encadrent l’élevage et la transhumance au Bénin ?

Pendant que les paysans prient pour de bonne récolte en fin de campagnes agricoles, les éleveurs en quête de pâturage, rodent dans les champs avec leur troupeau occasionnant des dégâts de tout genre sur leur passage.

Les efforts de certaines autorités locales pour ériger des couloirs de transhumance semblent encore ne rien donner. Pour preuve, le phénomène est encore à l’origine de nombreuses psychoses et de plusieurs drames chaque année, notamment dans le nord Bénin.

C’est le cas des affrontements entre agriculteurs et éleveurs que le Bénin a enregistré le dimanche 31 mai 2020 suite à une altercation entre un éleveur et agriculteur.

Selon le Docteur Adamou Mama Sambo, président de la Cellule nationale de coordination Bénin de l’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savane (APESS) et membre de la mission de paix dépêchée sur le terrain à Goungoun. « Ça part toujours d’une altercation entre deux individus et ça devient un conflit entre communautés »

Au titre des dégâts matériel et humain, il y avait eu à l’époque, 9 morts, dont 7 éleveurs et 2 agriculteurs, une cinquantaine de cases brûlées dans les affrontements entre agriculteurs et éleveurs du 31 mai 2020 dans l’arrondissement de Guéné, commune de Malanville.

Selon l’environnementaliste, sociologue des ressources naturelles et directeurs du Groupe d’études et de recherche sur l’environnement et le développement (Gered) Léonce Sacca, les conflits sont liés au mode d’élevage et la pratique de l’agriculture dans notre pays.

« Il se fait que les deux acteurs, qu’ils soient éleveurs ou agriculteurs, ne respectent pas le passage délimité pour faire transiter les animaux. Les agriculteurs débordent parfois sur le couloir parce que le couloir emprunté par les animaux est riche à cause des défections des animaux » explique-t-il.

A en croire le sociologue Léonce Sacca qui va plus loin, « les acteurs ne connaissent pas encore le code pastoral ». La loi dispose, soutient-il que « la personne qui doit être derrière un troupeau de 50 têtes ait au moins au minimum 18 ans révolu. Malheureusement, le constat est tout autre sur le terrain car ce sont les bouviers recrutés ou de petits enfants de 14 ans qui dans leur logique de faire manger l’animal par tous les moyens ne tiennent pas compte des dégâts causés à autrui ». Ainsi, « chacun tire son revenu de son activité parce que le champ de l’agriculteur est ce que le troupeau est pour l’éleveur » affirme-t-il.

La transhumance transfrontalière s’est développée depuis les années 1970 avec la croissance démographique dans le Sahel et la crise de l’élevage qui s’en est suivie. Elle s’est accentuée sous l’effet des changements climatiques observés dans la sous-région.

Il est à noter que de plus, les avancées de la médecine vétérinaire et l’arrivée de grands propriétaires ont engendré une augmentation des cheptels. Ainsi, l’ensemble de ces éléments contraignent les pasteurs à effectuer des déplacements cycliques sur les terres agricoles et agropastorales éloignées pour satisfaire leur bétail.

Toutefois, ce mode d’élevage engendre de plus en plus de conflits entre les agriculteurs des pays d’accueil ou de transit, comme le Bénin, et les éleveurs transhumants des pays sahéliens, à cause de la pression sur les ressources naturelles. Ces conflits surviennent le plus souvent quand les éleveurs sont surpris en flagrant délit de dégradation de biens. Les dégâts enregistrés sont généralement d’ordres matériel (destruction des habitations, des champs, blessures ou abattage des animaux).

Alors, si rien n’est fait, les nombreux investissements dans l’agriculture au Bénin peineront encore à porter leur fruit. Il importe alors, que le gouvernement redouble d’ardeur avec la veille, et que paysans et éleveurs puissent en toute quiétude, profiter du fruit de leur labeur.

Plus que jamais, les couloirs de transhumance doivent être repris et reprécisés et tout contrevenant, doit subir la rigueur de la loi afin que subsiste la paix et la sérénité dans le cœur des béninois et surtout des fermiers.

Bertin Djitrinou

Santé nutritionnelle : A la découverte de l’igname, un tubercule aux multiples bienfaits

Le mois d’août au Bénin est marqué depuis plusieurs décennies par la célébration de la sortie de nouvelles ignames. Très prisé par bon nombre de consommateurs, ce tubercule est réputé pour ses qualités nutritives.

Appréciée en cuisine pour ses saveurs, l’igname dispose de nombreux atouts santé qui légitiment davantage son succès. Mais, quelles sont les origines de ce tubercule ? Quels bienfaits lui sont associés, et quelles sont les mesures à prendre pour éviter des problèmes de santé ?

Originaire d’Afrique de l’Ouest et que l’on retrouve aujourd’hui dans toutes les régions tropicales de la planète, l’igname désigne plusieurs espèces de plantes appartenant au genre Dioscorea, de la famille botanique des Dioscoreaceae. Elle désigne couramment un tubercule ou légume racine.

Souvent comparée à la pomme de terre, ou au manioc, le terme d’igname (yam) est souvent employé, à tort, pour désigner une patate douce en Amérique du Nord.

En santé nutritionnelle, l’igname est un féculent qui contient environ 25 % d’amidon. Pauvre en matières grasses et en minéraux, elle est riche en vitamines B1 et B6. C’est une source de fibres, de glucides complexes et de potassium, de phosphore, de manganèse, de fer et même de cuivre.

Selon les recherches, l’igname est une excellente source de glucides complexes, fournissant une énergie durable sans les pics de glycémie associés aux sucres simples. Cette caractéristique en fait un choix judicieux pour ceux qui cherchent à maintenir une glycémie stable.

De par sa richesse en fibres alimentaires, l’igname accélère le sentiment de satiété. Elle devient un aliment prisé pour lutter contre les grignotages au cours de la journée et pour la mise en place d’un régime alimentaire équilibré. Par ailleurs, les fibres favorisent une digestion saine et régulent le transit intestinal.

Cette racine renferme des composés antioxydants tels que les caroténoïdes et la vitamine C, qui aident à neutraliser les radicaux libres dans le corps. Ces antioxydants peuvent contribuer à renforcer le système immunitaire et à protéger les cellules contre les dommages oxydatifs. Le manganèse, quant à lui, aide notamment à synthétiser la vitamine E qui est antioxydante.
Par ailleurs, des études ont montré que la diosgénine naturelle de l’igname intervient comme antioxydant lipophylique, et contribue à la bonne transformation des stérols alimentaires.

Tout en étant modeste en termes de teneur en lipides, l’igname est une bonne source de plusieurs vitamines et minéraux essentiels, notamment la vitamine A, la vitamine C, la vitamine B1, le potassium et le manganèse. Ces nutriments jouent un rôle crucial dans le soutien de la vision, du système immunitaire et de la santé osseuse. En tant que source de potassium, l’igname participe à la régulation de la pression artérielle, à l’équilibre hydrique et au bon fonctionnement des muscles et des nerfs.

Certains composés présents dans l’igname ont montré des propriétés anti-inflammatoires. De par ses propriétés bénéfiques, notamment sa teneur en fibres et en potassium, l’igname serait bénéfique en cas d’hypertension artérielle ou d’hypercholestérolémie.

Il est à noter que les feuilles d’igname sont réputées anti-hémorroïdaires. Ainsi, pour profiter de ses différents bienfaits sur la santé (régulation du cholestérol, rôle anti-inflammatoire, digestion saine…), l’igname doit être consommée dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée.

En cuisine, l’igname ne présente aucune contre-indication majeure. Cependant, dans le cadre d’un traitement phytothérapique, l’igname peut être déconseillée aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes. Pour ces deux situations, il est recommandé de consulter un professionnel de santé avant d’utiliser l’igname.

L’igname s’utilise principalement en cuisine de la même manière que l’on utilise une pomme de terre. Selon les envies ou selon les préférences culinaires, il est possible de la consommer cuite, braisée, frite, en purée, en potage, en gratin bref, il existe tout un tas de recettes qui permettent l’utilisation de l’igname avec des saveurs plus ou moins sucrées ou salées.

Dans un contexte phytothérapique, l’igname peut également être utilisée sous la forme de gélules ou granules, de poudre, de tisane ou encore d’extrait liquide. Il convient alors de se référer à la posologie indiquée par le fabricant

Bertin Djitrinou

Commercialisation des boissons alcoolisées en sachets plastiques : Une pratique interdite par la législation en vigueur au Bénin

Les autorités béninoises font de la lutte contre la commercialisation des boissons alcoolisées en sachets plastiques une préoccupation majeure.

Une descente musclée effectuée par la Direction départementale de l’industrie et du commerce (DDIC) de l’Atacora-Donga dans le marché de Chabi-Couma, un arrondissement de Kouandé le mardi 3 septembre 2024, a permis d’arraisonner plus de 1000 sachets de boissons alcooliques en sachets plastiques.

Sous la direction du directeur départemental de l’industrie et du commerce pour les départements de l’Atacora et de la Donga Hantarou Kpara, les autorités ont procédé à la saisie d’une quantité significative de ces boissons prohibées. Environ 1.400 sachets de 50 ml, équivalents à près de 59 cartons, ont été confisqués lors de cette opération décisive. Cette intervention vise à lutter contre une pratique désormais interdite au Bénin.

Rappelons-le, la commercialisation des boissons alcoolisées en sachets plastiques est une pratique interdite par la législation en vigueur au Bénin.

En effet, l’arrêté du 17 mai 2024 interdit formellement la distribution et la commercialisation des boissons alcoolisées en sachets plastiques. Ce texte vise à protéger la santé publique en interdisant la vente de ces produits jugés dangereux.

Ainsi, les produits saisis sont détruits conformément à la procédure établie par les instances compétentes et les commerçants impliqués dans cette infraction sont également interpelés pour rendre compte de leur violation de la loi.

Lorsqu’un produit est déclaré non commercialisable, les commerçants devraient pouvoir respecter et cesser de le mettre sur le marché. Il faut donc souligner l’importance de respecter cette nouvelle réglementation.

Il est également important d’appeler la population à éviter la consommation de ces produits, non seulement pour le respect de la législation en vigueur dans le pays, mais surtout pour des raisons de santé.

Selon nos sources, environ 1.445 litres de boissons alcoolisées en sachets plastiques et autres produits similaires ont été saisies par les autorités depuis l’adoption de l’arrêté, dans les départements de l’Atacora et de la Donga.

Bertin Djitrinou

Lutte contre le racolage à Cotonou : Une cinquantaine de travailleuses du sexe interpelées

Dans le cadre de la lutte contre le racolage dans les rues de la ville de Cotonou, et dans le but de préserver l’ordre public et la moralité sociale, la Police Républicaine aux côtés des autorités administratives de la ville ont récemment mutualisé et intensifié leurs efforts.

Ainsi, une opération ciblée, impliquant tous les commissariats sous tutelle de la Direction départementale de la Police républicaine du Littoral, a conduit à l’interpellation d’une cinquantaine de travailleuses de sexe.

Selon les informations publiées sur le site de la Direction Générale de la Police Républicaine (DGPR), plusieurs enjeux cruciaux militent en faveur de cette lutte.
« Cette opération contre le racolage s’inscrit tout d’abord dans une démarche de préservation des valeurs morales de la société. En intervenant sur le terrain, les autorités visent à promouvoir un cadre de vie respectueux des normes éthiques et familiales, fondamentales pour le bien-être collectif » lit-on.

Dans la même veine, « l’objectif visé est de contribuer à la prévention des risques sanitaires. Le racolage est souvent associé à des pratiques sexuelles à risque qui peuvent favoriser la propagation des infections sexuellement transmissibles (IST). En intervenant auprès des travailleuses de sexe, cette opération contribue à garantir la santé publique ».

Par ailleurs, il est question de maintenir le cap quant à la lutte contre l’exploitation. Les travailleuses du sexe se trouvent souvent dans des situations de vulnérabilité et d’exploitation. En les interpellant, les autorités souhaitent également démanteler les réseaux proxénète qui les utilisent dans cette filière illicite.

Il faut noter que la lutte contre le racolage vise à renforcer la sécurité publique. À en croire les autorités, « la présence visible des travailleuses de sexe dans les espaces publics, induit un foisonnement de dealeurs dans les environs qui au prétexte de la protection de ces belles de nuits profitent pour écouler des produits psychotropes. » En régulant cette activité, les forces de l’ordre œuvrent pour garantir un environnement plus sûr pour tous les citoyens, notamment les familles et les enfants.

Loin d’être considérée comme une simple répression, cette opération de lutte contre le racolage à Cotonou s’inscrit dans une méthodologie visant à promouvoir une société plus saine et sécurisée.

Bertin Djitrinou

IA et Désinformation en radio : l’AFCA permet à Capp FM de briller au CoSiCA’24

Retour sur l’expérience de Jérôme AVOCETIEN, boursier de l’AFCA au CoSiCA’24, où il a présenté devant une audience internationale l’expertise de Capp FM dans l’utilisation de l’IA pour combattre la désinformation.

 

Grâce à une bourse de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA), j’ai eu l’honneur de participer au Colloque sur les Sciences de l’Information et de la Communication en Afrique édition 2024 (CoSiCA’24), tenu du 24 au 26 juillet à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal. Ce colloque a réuni des experts, des chercheurs, et des praticiens des médias pour discuter des défis contemporains auxquels le continent est confronté dans le domaine de l’information.

Mon intervention, qui a eu lieu l’après-midi du 25 juillet, portait sur un sujet de grande importance : “Utilisation de l’IA pour Combattre la Désinformation et les Discours Haineux : Expériences et Enjeux en Journalisme Radio”. C’était la première fois que j’avais l’opportunité de présenter une communication de cette envergure devant une audience internationale. Le moment était à la fois exaltant et riche d’enseignement. L’essentiel de ma présentation reposait sur trois axes majeurs : un état des lieux des fausses informations, l’intégration de l’intelligence artificielle dans le journalisme, et les défis spécifiques au fact-checking.

Les échanges qui ont suivi ma présentation ont été particulièrement stimulants. Les participants, venus de divers horizons, ont posé des questions pertinentes et partagé leurs perspectives, ce qui a enrichi notre compréhension collective du rôle crucial que l’IA peut jouer dans la lutte contre la désinformation. La diversité des points de vue a non seulement élargi mes propres connaissances, mais a également renforcé mon engagement à poursuivre ce travail essentiel au sein de Capp FM.

Découvertes personnelles et souvenirs de Dakar

Sur le plan personnel, ce voyage à Dakar revêtait une signification particulière. C’était ma première visite dans cette ville historique, et chaque instant y a été empreint de découvertes. De l’accueil chaleureux à l’aéroport à mon séjour à la résidence Falila, jusqu’à l’impressionnante Université Cheikh Anta Diop, tout a contribué à rendre cette expérience mémorable. L’environnement de l’université, un haut lieu de savoir et de transmission des valeurs africaines, était le cadre idéal pour des discussions aussi cruciales.

Un petit regret subsiste cependant : n’ayant pas pu prolonger mon séjour, j’ai manqué l’occasion de visiter des sites emblématiques comme l’Île de Gorée, le Monument de la Renaissance et le Musée des Civilisations Noires. Néanmoins, le riche contenu du colloque et les interactions avec mes pairs ont largement compensé ce manque.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à l’AFCA pour cette opportunité unique qui m’a permis non seulement de partager l’expérience de Capp FM, mais aussi de renforcer mes compétences dans le domaine du fact-checking et de l’utilisation de l’IA en journalisme. Ce fut un véritable honneur de représenter Capp FM sur une scène internationale et de contribuer à cette réflexion collective sur les défis actuels de notre métier.

 

Jérôme AVOCETIEN

 

 

Désinformation: CAPP FM résolument engagée dans la lutte contre les fake news grâce à Code for Africa

Le combat contre les fausses informations a de beaux jours grâce à Code for Africa.

Le projet piloté par Code for Africa a débuté par une formation sur les bases et principes de la désinformation en Mai 2024. Cette première partie du programme a permis aux participants venus principalement de l’Afrique de l’ouest de bénéficier d’une formation accélérée sur les techniques de déconstruction des fausses nouvelles. Retenu dans une cohorte, le binôme (Jérôme Avocètien et Prosper Vondjèhounko) a participé aux formations et est appelé à gérer un partenariat qui est né entre la Radio Capp Fm et l’Alliance Africaine de Fact Checking, à travers notamment la productions d’articles et de podcasts. 

Notre équipe a exploité tous les domaines de la vie. Les informations qui font le tour des réseaux sociaux et qui suscitent des doutes chez nos auditeurs et lecteurs de notre site, ont constitué des sujets de production de fact-checking. Principalement, nous nous sommes intéressés aux sujets d’ordre diplomatique, économique, politique, environnemental et sanitaire. Nos sujets ont beaucoup plus tourné autour des images et vidéos sorties de leurs contextes, des informations infondées distillées dans le but parfois de troubler l’ordre public, de faire croire aux remèdes scientifiquement non prouvés pour traiter des maladies ou de nuire à un système de gouvernance. Nos sujets ont, pour la plupart, concerné le Bénin, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique entière ou encore le reste du monde, des sujets qui peuvent susciter l’intérêt de nos auditeurs. Nous avons abordé entre autres : 

– La situation politico – diplomatique et sociale entre le Bénin et le Niger;

– L’existence ou non de bases militaires françaises au Bénin;

– Les préjugés portant sur la combinaison des aliments;

– Les remèdes maison pour soigner telles ou telles maladies; et 

– Les informations relatives aux Africains de la diaspora.

En résumé, il s’était agi de faire de la veille autour des informations manipulées qui polluent les réseaux sociaux et qui peuvent causer des préjudices aux populations. Des différentes séances de formation aux productions radiophoniques et des publications sur notre site de CAPP FM, nous avons acquis plus d’expériences que nous n’en avons avant le démarrage de ce projet. Nous en sommes sortis grandis et nous restons ouverts pour un partenariat sur de  long terme. Il est plus facile pour nous aujourd’hui de produire des articles de fact-checking et de les présenter en format radio dans des podcasts. Nous avons réussi à bâtir une  relation de confiance avec nos auditeurs qui prennent le soin aujourd’hui de nous envoyer systématiquement des sujets à vérifier via nos canaux mis en place. Cette relation nourrit davantage la curiosité de nos auditeurs qui réclament encore plus de productions dans ce sens.

Les formations et masterclasses de ce projet nous ont permis de penser à une émission de fact checking sur notre radio au delà de la rubrique CAPP CHECK qui se retrouve dans les éditions du journal parlé aussi bien en français, en Goungbé qu’en Fongbé, deux langues nationales les plus parlées au Sud du Bénin, la région que couvre notre radio. Pour une large audience, nous publions toutes nos productions sur notre site internet. 

Quant aux défis, notre équipe avait opté pour un article de fact checking au moins par semaine à publier sur notre site et à présenter en format radio. Et ce défi, nous l’avons relevé dans la mesure de notre possible. En effet, des semaines sont passées sans productions mais nous avons produit dans d’autres plus d’articles que prévu. Ce chemin, nous ne l’avons pas parcouru sans difficultés. Parmi celles-ci, l’indisponibilité des sources primaires pour la production rapides des articles et les moyens, notamment ceux liés à la communication avec les sources même si nous avons pu compter par moment sur notre direction. Il faut préciser que les initiatives de fact-checking et leurs implications financières ne sont pas encore devenues les préoccupations et priorités de notre média Capp Fm. En dépit de tout, nous avons accompli ce qui relevait de ce partenariat. 

Le challenge qui se dresse désormais devant nous est de ne pas sevrer nos auditeurs de cette initiative, la déconstruction des “Fake News” dont nous avons reçu des échos retentissants et encourageants. Nous aimerions maintenir le cap et faire mieux que ce qui se fait actuellement et inscrire le fact-checking dans les rubriques prioritaires de la radio Capp  Fm . Et ceci ne serait pas possible sans l’accompagnement de notre direction à qui les doléances sont déjà formulées. 

On ne serait pas venu à ce niveau sans l’accompagnement de Code For Africa qui nous a outillé en nous dotant des armes professionnelles nécessaires pour nous améliorer dans ce domaine. Avec Code faor Africa, notre Radio Capp Fm reste ouverte à toute idée afin de maintenir et de renforcer ce partenariat qui s’installe entre les deux structures. 

A la suite  de cette collaboration, Capp Fm a initié ue émission exclusivement dédiée au fact-checking.  Il sera question sur cette émission de non seulement déconstruire les fausses informations, mais également de donner les astuces pour amener nos auditeurs à pouvoir reconnaître les fausses informations à travers des indices et les méthodes les plus simples. En somme il sera question de l’éducation par les médias et surtout  le prébunking. Cette émission sera nécessaire pour ancrer le fact-checking dans les habitudes des auditeurs et les impliquer dans la lutte farouche que nous menons contre les fake news désormais. Elle sera aussi importante pour rallier l’audience à notre cause et l’amener à identifier les fake news elle-même afin de ne plus partager “aveuglement” sur les réseaux sociaux comme cela se fait actuellement.   

En conclusion, nous avons beaucoup appris dans ce projet et nous sommes prêts à poursuivre l’aventure avec plus d’engagement si l’opportunité nous est toujours donnée. Nous tenons à remercier la direction de la Radio Capp fm pour nous avoir permis de participer à cette aventure combien formidable et enrichissante et dont la finalité est d’engager notre radio dans le combat contre les fake news. Nous remercions aussi l’ensemble des différents formateurs qui se sont donnés  à  fond au cours des rencontres virtuelles et l’ensemble des équipes qui ont contribué à la réussite de tout le processus. Pensées particulières à Bilal Taïrou, Nadia Lawson et l’ensemble de nos confrères des autres pays pour la bonne collaboration et la solidarité dont nous avons tous fait preuve tout au long de l’aventure. Ce fut un moment formidable et nous avons fait des découvertes inoubliables et tissé des relations pour des jours meilleurs du fact-checking en Afrique. 

Nous n’oublions pas la Direction Générale de notre radio, la Radio Capp Fm, qui nous a facilité cette aventure. Une des personnes les plus importantes que nous ne saurons oublier, c’est notre Mentor, Josaphat Finogbé à qui nous avons fait passer des nuits blanches afin d’atteindre nos objectifs. Au mentor, tout le temps disponible pour nous, nous disons merci. 

Notre Radio Capp Fm et le binôme que nous constituons restons disponibles à poursuivre l’aventure à tout temps et en toute circonstance. Pour finir, nous disons un sincère merci à toute l’équipe Code for  Africa (CfA) à travers ses initiatives Alliance Africaine de Fact Checking (AFCA) et PesaCheck.  Nous espérons pouvoir compter sur vous pour poursuivre le chemin et dire ensemble non aux fake news. 

Prosper VONDJEHOUNKO et Jérôme AVOCETIEN de la Radio CAPP FM à Cotonou (Bénin).

Affaire Steeve Amoussou : Lomé dénonce un acte d’enlèvement

Près de deux semaines après les faits que l’on désigne au Bénin, avec bémol, comme l’« arrestation » du sieur Steeve Amoussou à Adidogomè, un quartier de Lomé, la justice togolaise vient de situer l’opinion publique. Treize jours de silence après l’annonce des faits concernant le sieur Steeve Amoussou présenté comme l’homme derrière le chroniqueur avatar Frère Hounvi, la justice togolaise a dénoncé les auteurs présumés de l’acte.

Dans un communiqué du procureur de Lomé lu à la télévision nationale, il est annoncé un mandat d’arrêt contre 04 personnes dont Ouanilo Fagla Medegan, directeur du Centre national d’investigations numériques (CNIN) cité parmi les présumés ravisseurs.

Violation, crime d’enlèvement ou de séquestration, rapt, mandats d’arrêt bref, ce n’est pas en des termes tendres que le Togo apprécie la situation. Sans aucune référence au chroniqueur avatar « Frère Hounvi », le procureur de la république du parquet de Lomé, Talaka Mawama a dénoncé l’enlèvement d’un citoyen béninois sur le territoire togolais.

En effet, Le lundi 12 août 2024, aux environs de 21h, Steeve Amoussou, de nationalité béninoise aurait été enlevé à Lomé au quartier Adidogomé et conduit vers une destination inconnue par des individus non identifiés.
« Alors que le susnommé établi au Togo depuis plusieurs années est sorti de l’immeuble où il habitait pour une course, il a été appréhendé non loin de là par quelques individus qui visiblement y étaient en affût. Ces individus l’ont embarqué dans un véhicule d’immatriculation béninoise puis ont roulé en direction de la frontière togolaise du côté Est », rapporte un communiqué du procureur lu à la télévision publique du Togo (TVT), dimanche 25 août 2024.

Dans un moment où le mystère autour du dossier grossissait et entretenait la confusion la réaction de Lomé est d’une clarté limpide et qui laisse croire ainsi que cette « arrestation » n’a pas été faite dans le cadre d’une coopération policière des deux pays.

Selon le procureur de Lomé, ces faits commis sur le territoire togolais sont « en violation flagrante du droit international et des règles en matière de coopération pénale internationale » et « s’analysent en l’incrimination d’enlèvement ou séquestration au sens des articles 283 et 284 du nouveau code pénal » en vigueur au Togo.

Le Togo par la voix du procureur Talaka Mawana, se lave, de ce fait, de toute compromission susceptible de ternir sa réputation de terre refuge.

Bertin Djitrinou

Activités économiques/Travail des enfants : Les marchés, une plaque tournante des enfants exploités

Au marché international de Dantokpa, comme dans bon nombre de marché de Cotonou et du Bénin en général, ils sont nombreux les enfants qui travaillent dans des conditions très pénibles.

Orphelins et généralement issus d’un univers familial à la condition sociale très précaire, ils sont abusivement exploités par des gens qui les reçoivent, soit dans un but éducatif pour apprendre un métier ou aller à l’école, soit carrément pour un placement-gage pour un ou deux ans de travail ; La vente ambulante de viande de dinde frite ; Le service dans différentes gargotes du marché, la vente à la criée du poisson séché, fumé ou frit, celle de l’eau glacée, pour ne citer que ceux-là.

Ces différentes activités sont nombreuses et foisonnent de plus en plus à cause surtout de l’abondance de cette main d’œuvre très jeune. Au marché international de Dantokpa comme dans de nombreux marchés de la ville de Cotonou et du Bénin, ces enfants travaillent sans repos et sans loisirs.
Rarement scolarisés, ils sont soumis à des surcharges de travaux physiques et souvent victimes de maltraitances.

Une étude de l’UNICEF a révélé que le placement des enfants (courant dans le sud du Bénin) et évoluant dans le secteur des travaux domestiques et du commerce est estimé à des dizaines de milliers de cas dans la région méridionale du Bénin, notamment à Cotonou et Porto-Novo.
Par ailleurs, selon les mêmes données, les filles sont les plus touchées, soit 85% dont 20% auraient moins de 10 ans. Ces enfants d’ethnie Adja, Fon ou Yoruba travaillent sans la moindre rémunération sous le regard parfois indifférent d’une population et d’un Etat qui n’en ont pas cure.

Un tour d’une équipe de la rédaction de CAPP FM dans le marché Dantokpa, au bord de la lagune de Cotonou pendant que le marché commençait à battre son plein, pour s’en rendre compte. La circulation est dense (bousculades, cris intempestifs suivis parfois de quolibets) et le soleil qui semble se lever n’est pas du genre à intimider cette jeune fille de 12 ans qui accepte de se prêter à nos questions.

Après qu’une cliente l’ait aidé à descendre le lourd plateau de marchandise de la tête, la petite Adjokè vêtue d’une petite chemise sans manche et d’un pagne noué autour des reins, nonobstant sa forme chétive nous confie : « je dois braver la foule et le soleil toute la journée pour vendre si non on va me frapper. Cela fait maintenant environ deux ans que je m’adonne à cette activité. Le bagage est lourd, mais je suis déjà habitué ».

Les enfants hors des nouveaux marchés modernes !

La ministre des affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé, présente à la cérémonie d’ouverture du marché de Cadjèhoun, n’a pas manqué d’insister sur la présence des enfants dans le marché. Pour renchérir, la Directrice générale de l’Agence nationale de Gestion des Marchés (AnaGeM), Eunice Loisel Kiniffo a laissé entendre lors d’une sortie médiatique que la présence des enfants n’est pas tolérée dans ces nouveaux marchés sauf si ces derniers sont juste de passage pour voir leurs parents.

Même s’il faut saluer cette approche visant à combattre le travail des enfants, il est aussi important de souligner que généralement, durant la période des vacances, les enfants préfèrent aider les parents et surtout se faire également quelques sous.

Certes, la vie n’est pas si rose à tous les niveaux et la présence d’un enfant au marché, en train d’aider sa maman par exemple, ne devrait pas être toujours perçue comme une exploitation.

En attendant le respect de cette injonction, inscrite dans le règlement intérieur des nouveaux marchés, tout le monde s’en réjouit, de l’ouverture de ces belles infrastructures marchandes, qui font le tour des réseaux sociaux.

Bertin Djitrinou

Présenté au procureur spécial de la CRIET : Le frère HOUNVI est placé sous mandat de dépôt en attendant son audience

Le chroniqueur béninois, de son vrai nom Steeve Amoussou, plus connu sous le pseudonyme « Frère Hounvi », a été incarcéré. Après avoir été présenté au procureur spécial de la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) en matinée de ce mardi 20 août 2024, le « Frère Hounvi » a été placé sous mandat de dépôt en attendant son audience.

Notons que cette comparution devant le procureur spécial fait suite à une convocation ce lundi 19 août 2024.

Contrairement à certaines informations qui circulent quant au report de la date de comparution de frère HOUNVI, le web activiste était présenté ce lundi au procureur spécial de la CRIET pour être écouté.

Il a été déposé en prison ce Mardi 20 Août, où il va continuer à séjourner après son interpellation à Lomé il y a quelques jours en attendant son procès qui selon des sources judiciaires ne devrait plus tarder.

Plusieurs charges pèsent contre lui désormais après avoir été écouté pendant plusieurs heures par le procureur dont entre autres : « harcèlement par voie électronique, publication de fausses informations et incitation à la violence et à l’insurrection nationale ». Actuellement, il est placé sous mandat de dépôt en attendant son audience prévue pour le 7 octobre 2024.

Depuis son arrestation à Lomé, au Togo, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer les conditions de son interpellation. Lors d’une conférence de presse ce dimanche 18 août 2024 au siège du parti Les Démocrates, les principales formations politiques d’opposition ont réagi à cette situation.

Bertin Djitrinou

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