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Démolition programmée du marché Dantokpa : Un imbroglio en perspective

La construction des nouveaux marchés modernes reflète incontestablement l’engagement du gouvernement béninois en faveur du développement économique et de l’amélioration des infrastructures commerciales.

Cependant, plusieurs raisons expliquent les inquiétudes existantes face à cette équation à plusieurs inconnues.
A l’analyse, il convient de se demander combien de places disponibles avons-nous dans les nouveaux marchés ? Combien coûte la location d’une boutique dans ces nouveaux marchés ? Toutes ces questions restent encore sans réponses.

Par ailleurs, que deviennent les anciens occupants des lieux délogés avant le démarrage des travaux de construction, si les commerçants de Dantokpa doivent se rabattre sur ces nouveaux marchés ?
Si l’on devrait tenir compte du nombre de boutiques que compte le bâtiment central du marché Dantokpa, cela pourrait paraitre très compliqué.

Les milliers de vendeurs et vendeuses de pagnes, celles et ceux spécialisés dans les bijoux, les pièces détachées seront logés dans quelles boutiques et quels marchés pour les contenir ? Où seront désormais logés les commerçants de maïs, ignames, oranges, ananas et autres ?

Quant aux dames vendeuses ambulantes de toute sorte de produits qui tirent quotidiennement leur gagne-pain dans ce marché, où iront elles ? Les jours à venir s’annoncent alors très difficiles pour tous les animateurs de ce haut lieu d’échanges commerciaux.

Il est important de rappeler que Dantokpa, le plus grand marché à ciel ouvert de l’Afrique de l’Ouest occupe une superficie de 25 hectares et accueille plus de 35.000 commerçants.

D’autres larmes et lamentations pourraient s’ajouter au quotidien des béninois. Des milliers d’hommes et de femmes risquent de se retrouver dans une incertitude pouvant impacter leurs revenus.

Bertin Djitrinou

Démolition annoncée du Marché Dantokpa : Que deviennent les agents de la SOGEMA ?

Que va devenir la SOGEMA, si on détruit Dantokpa ? A cet effet, les commerçants sont appelés à rejoindre les nouveaux marchés. Ainsi, ils doivent s’inscrire auprès de la nouvelle structure créée pour la gestion desdits marchés ANaGeM, une agence qui est desormais chargée de la gestion des marchés comme le faisait la Société de gestion des marchés autonomes (SOGEMA).

Une équation à plusieurs inconnues se pose. D’autant plus que la Société de gestion des marchés autonomes connue sous l’appellation SOGEMA est juste que là, la structure qui gère le marché Dantokpa où elle tire le gros lot de ses revenus pour supporter les charges salariales du personnel estimé à environ trois cents (300) agents toutes catégories confondues.

Ainsi, la question qui se pose est : Que va devenir la SOGEMA ? Que vont devenir les salariés de la SOGEMA si une liquidation doit intervenir ?

Toutes ces personnes, ces pères et mères de famille vont-ils se retrouver du jour au lendemain sans travail ? L’avenir s’annonce bien sombre pour les travailleurs de la SOGEMA qui doivent sans attendre commencer par chercher un nouveau point de chute.

Bertin Djitrinou

Démolition imminente du marché Dantokpa : Quel sort réservé aux actuels locataires marchands ?

Bientôt, le plus grand marché de Cotonou ne s’animera plus à Dantokpa. La délocalisation du marché Dantokpa est relancée. Dantokpa, l’un des plus grands marchés de l’Afrique de l’Ouest, demeure une préoccupation, selon les annonces du gouvernement béninois. Dans une récente interview, l’autorité en charge de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM), Eunice Loiselle KINIFFO, a profité de l’occasion pour lancer un appel urgent aux marchands de Dantokpa.

Lors de cette sortie médiatique le dimanche 16 juin 2024, au lendemain de l’ouverture du nouveau marché de Cadjehoun, la directrice générale de l’ANaGeM a donné des précisions sur le sujet.
A en croire ses déclarations, les nouveaux marchés sont construits avec des capacités d’accueil plus importantes, « soit deux à trois fois plus grandes » et sont destinés à accueillir les marchands de l’ex marché Dantokpa.

La directrice de l’ANaGeM Eunice Loiselle KINIFFO a souligné que « Dantokpa n’existera plus » et a encouragé les marchands à se préparer à cette transition inévitable. Elle a également évoqué le pôle commercial du Stade Général Mathieu KÉRÉKOU, où des activités de vente de bijoux, de sacs, de pagnes, de maroquinerie, de chaussures et de produits cosmétiques sont prévues. Elle a par ailleurs invité les commerçants concernés par ces activités à s’inscrire dès maintenant afin d’éviter des problèmes lors de la destruction du marché Dantokpa.

« Les marchands et marchandes qui sont dans le marché Dantokpa, vendeurs et vendeuses, doivent venir s’inscrire dans les nouveaux marchés. Car, Dantokpa sera détruit » a-t-elle rappelée. Selon ses déclarations, le gouvernement a pris en compte la destruction planifiée du marché Dantokpa lors de la construction des nouveaux marchés. « Il n’y aura pas de marchands de produits alimentaires sur le site Général Mathieu Kérékou », a précisé madame Eunice Loisel Kiniffo.

Selon les informations, Dantokpa, le plus grand marché à ciel ouvert de l’Afrique de l’Ouest occupe une superficie de 25 hectares et accueille plus de 35.000 commerçants.

Quant au marché de gros, en construction à Abomey-Calavi, il va accueillir les grossistes, notamment des commerçants des produits agro-alimentaires périssables. Cependant, « Les autres vendeurs ne seront pas laissés pour compte. C’est à cet effet que les marchés ont été construits avec de plus grandes capacités d’accueil », a fait savoir Eunice Loisel Kiniffo.

Dans une interview accordée aux journalistes de Radio France Internationale (RFI), le ministre du Cadre de vie et du développement urbain José Tonato explique : « Il y a un mélange total des genres et des activités commerciales, allant du détail au gros, mélangeant tous les types de produits, agricoles, produits manufacturés, produits nobles, textiles, bijoux, cosmétiques, etc. Et c’était devenu un véritable point noir au cœur de la ville de Cotonou. Un point critique d’un point de vue environnemental, auquel il fallait coûte que coûte s’attaquer ».

Il est à retenir donc que Dantokpa sera donc détruit dans les prochains jours. Cependant, aucune date précise n’est encore fixée. Et pour éviter des plaintes, la directrice de l’ANaGeM donne plus tôt l’alerte. Selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du développement urbain, la décision de fermer Dantokpa répond à un impératif de salubrité.

Cette situation marque un tournant majeur dans le paysage commercial de la région. Dans cette transition inévitable, les autorités béninoises encouragent d’ores et déjà tous les marchands concernés à se préparer activement à cette évolution du secteur marchand au Bénin.

Bertin Djitrinou

FAUX : Le Président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, n’a pas fui à Niamey

Traoré s’est présenté à des réunions publiques le jour même où l’affirmation a été diffusée en ligne.

Ce post TikTok affirmant que le Président Burkinabè de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est réfugié au Niger le 16 juin 2024 est FAUX.

Traoré est arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État en septembre 2022.

Le post, publié le 16 juin 2024, annonce : « Urgent. Rien ne va plus au Burkina. Ibrahim Traoré à Niamey. Il a pris la fuite. Le Pouvoir est aux mains de qui ? »

PesaCheck a analysé la publication et l’a trouvé fausse.

Une recherche Google des mots-clés : « Ibrahim Traoré en fuite à Niamey » n’a fourni aucune information qui aille dans ce sens. Cependant, la même recherche a conduit au compte X (anciennement Twitter) de Traoré. Ce post a montrê les activités du Président burkinabè, y compris sa participation aux prières de l’Aïd el-Kébir le jour où l’affirmation en vérification a été partagée en ligne.

Une partie du post se lit comme suit : « La communauté musulmane célèbre aujourd’hui, 16 juin 2024, l’Aïd el-kebir. Que le souvenir du geste d’Abraham renforce notre vivre-ensemble et notre communauté de destin. J’appelle les fidèles musulmans à porter le Burkina Faso en prière, et invite l’ensemble des Burkinabè à une communion fraternelle, à la solidarité, au partage, source de cohésion sociale, pour qu’ensemble nous bâtissions un pays de paix. Bonne fête de Tabaski! »

Cette information a été partagée le même jour, sur le site de l’Agence d’information burkinabè (AIB), ainsi que sur son compte X (anciennement Twitter).

Cette vidéo intitulée « Burkina Faso: Ibrahim Traoré participe à la prière de la Tabaski 2024 » montre Traoré quittant la place Idi et montant dans un véhicule. L’information est confirmée ici et ici.

Ces affirmations de « disparition » font suite à une fusillade dans les enceintes de la télévision nationale du Burkina Faso, située près de la présidence burkinabè. Cependant, le président Traoré est apparu à la télévision publique après l’incident.

PesaCheck a analysé un post TikTok affirmant que le Président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a fui à Niamey, au Niger, le 13 juin 2024 et l’a trouvé FAUX.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Amadou BA et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FAUX : Cette image ne montre pas l’attaque de Boko Haram contre un poste de contrôle au Nigéria en 2024

La photo a été prise le 13 juillet 2014 et montre Abubakar Shekau de Boko Haram prêtant allégeance à l’État islamique.

Ce post sur X (anciennement Twitter) avec une image prétendant montrer une attaque de Boko Haram sur un poste de contrôle au Nigeria en 2024 est FAUX.

Le post du 3 juin 2024 présente une photo d’individus armés vêtus de treillis militaires, avec des véhicules militaires à l’arrière-plan. L’individu au premier plan tient une feuille blanche, semblant lire une déclaration. Le texte accompagnant l’image est le suivant, « Nigeria /Vingt militaires et 71 civils ont été tués et 190 personnes kidnappées dans une attaque du groupe boko haram contre le poste de contrôle d’Aba dans l’État d’Abia (…) ».

PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux.

Une recherche d’image inversée avec Google Lens oriente vers cet article, publié le 29 septembre 2014 avec ce titre : « Assaut mortel de Boko Haram à Mainok dans le nord du Nigeria ».

L’article a publié la photo de l’affirmation avec la légende suivante : « Dans cette vidéo diffusée par Boko Haram le 13 juillet, le chef du groupe, Abubakar Shekau, prête allégeance à l’EIIL.. ». La photo a été prise par l’Agende France-Presse (AFP).

La même information est rapportée dans cet autre article, mis en ligne le 7 mars 2015 et, on y retrouve également la vidéo d’allégeance de Abubakar Shekau.

Cette même recherche a par ailleurs conduit PesaCheck vers cet article, mis en ligne le 13 septembre 2016 avec ce titre « Boko Haram affaibli par les luttes intestines et les revers militaires ». La légende de l’image, qui est la même que nous vérifions, lit : « Abubakar Shekau, chef aujourd’hui contesté de Boko Haram (janvier 2015). (afp/ HO/ vidéo de Boko Haram ) ».

Une recherche Google avec les mots-clés : « attaque du groupe Boko Haram contre le poste de contrôle d-Aba dans l’Etat d’Abia au Nigeria » n’a donné aucun résultat concluant. Par contre, cet article publié le 30 mai 2024, informe que « le Nigeria a annoncé la mort de 12 personnes lors d’une attaque armée survenue mercredi dans un marché populaire de l’État nigérian de Kaduna ».

PesaCheck a vérifié un post sur X prétendant montrer l’image de l’attaque de Boko Haram contre un poste de contrôle au Nigéria en 2024 et l’a trouvé FAUX.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FAUX : Les gares routières des compagnies de transport en direction du Niger ne sont pas fermées au Bénin

Le service Capp check de la radio Capp fm a vérifié un post Facebook accompagné d’une vidéo prétendant montrer la fermeture des gares routières des bus et gros porteurs à destination du Niger, et l’a trouvé FAUX.

Voici l’intégralité de l’article

FAUX : Les gares routières des compagnies de transport en direction du Niger ne sont pas fermées au Bénin 

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français: https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-francais-faux-les-gares-routieres-des-compagnies-de-transport-en-direction?si=1dced1867a5f4ebabfd7e6867749ff13&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin): https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-faux-les-gares-routieres-des-compagnies-de-transport-en-direction-du-niger?si=6d9ef6821e06401ea41b9535d507286d&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Cette vérification des faits est rédigée par Prosper Vondjehounko de Capp fm, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FAUX : Les gares routières des compagnies de transport en direction du Niger ne sont pas fermées au Bénin 

Les démentis formels à cette affirmation ont été faits par la police républicaine et la direction de communication de la Présidence du Bénin.  

 

Une vidéo, publiée le 23 mai 2024 sur Facebook, montre des barricades scellées par une chaîne et un cadenas, un bus de transport en commun en arrêt, mais également une foule de personnes qui discutent à tue – tête devant la barrière fermée.  

Toutes les personnes visibles dans la vidéo parlent le Zarma, un dialecte utilisé au Nord Bénin et, voilà la légende qui accompagne cet élément audio – visuel:  ‘’Bénin : La police Républicaine est en train de fermer les gares des compagnies de Transport Nigériennes à Malanville. Les bus en provenance de Cotonou, Lomé, Accra, Ouaga sont bloqués à Guéné’’.  

La police républicaine a-t-elle réellement mis sous scellées, les gares des compagnies de transport vers le Niger ?  

La recherche Google avec des mots clés, ‘’compagnie de transport’’, ‘’Bénin Niger’’, a mené vers un article publié dans le site de Fraternité fm, une radio de la ville de Parakou, dont le reporter a parcouru les gares de certaines compagnies de transports. Les échanges avec certains responsables des agences ont entre autres renseigné que “la fermeture des frontières terrestres avait déjà ralenti fortement les activités au niveau des gares routières de la région…”.  

Interrogé sur cette question, Bastou Assouma, syndicaliste et responsable de compagnie, a notamment laissé entendre que “La situation a complètement dégradée quand le Bénin a interdit le transport fluvial qui permettait de contourner la frontière terrestre…. Si la voie ne passe pas au niveau des frontières et que le transport fluvial est encore bloqué, les bus ne peuvent pas embarquer les clients”. 

Iddy Abdou, autre responsable de syndicat, a expliqué que : “les clients, informés de la situation du transport fluvial interdit par le Bénin à Malanville, n’ont plus voulu embarquer”. 

La recherche d’images inversées avec Google Lens n’a rien donné, mais Worou Tchehou de Sota FM, une radio de Malanville, au nord du Bénin, nous a confirmé que la scène s’est produite au niveau de la gare routière de cette localité. Il nous a par ailleurs dit que “ce sont les travailleurs de ladite gare qui ont fermé les portes”.  “Cette fermeture n’a rien à voir avec la police ou une quelconque interdiction émanant de la police républicaine”, ajoute-t-il.  

Dans les gares de la ville de Cotonou que nous avons visitées, les agences ne sont certes pas fermées; cependant, les bus sont stationnés et les clients retournent désespérément chez eux. Quelques chauffeurs nous ont confié que la situation ne permet pas d’embarquer de Cotonou, s’il faut être bloqué à Malanville – nord du Bénin. 

Au niveau du Conseil Nigérien des utilisateurs du transport public (CNUT), les responsables nous ont confié qu’ils n’ont reçu “aucune notification de refus d’embarquement des bus de Cotonou vers le Niger et vice versa”. Ils font avec nous le constat que les compagnies sont certes ouvertes, mais on note peu de mouvements. 

Serge Nonvignon, membre de la direction de communication de la Présidence du Bénin, ne reconnaît pas une telle décision: “Aucune décision de ce genre n’a été prise par le gouvernement”. 

La même démarche a été entreprise auprès de la direction de la Police républicaine et, le porte-parole de l’institution, l’Inspecteur Général de la Police Eric Sabi Orou Yerima, a fait cette déclaration : “Je n’ai connaissance d’aucune opération de fermeture de gares routières de bus ou gros porteurs, en direction du Niger. La Police républicaine n’a conduit aucune opération de fermeture de gares de compagnies de transport dans aucune région du Bénin et aucune interdiction de circulation n’a été adressée ni aux compagnies ni aux syndicats”.  

Et pourquoi l’arrêt des transports?

Nous pouvons noter que suite à  la suspension du transport fluvial sur le fleuve Niger par le Bénin, et la fermeture des frontières terrestres entre le Bénin et le Niger, côté Niger, la circulation des personnes et des biens est devenue impossible des deux côtés. 

Et qu’est ce qui peut justifier une pareille manipulation de l’opinion ?  

La situation diplomatique entre le Bénin et le Niger est tendue, depuis le coup d’État du 26 Juillet 2023, qui avait renversé Mohamed Bazoum. Le Bénin avait mis en exécution les sanctions de la CEDEAO, en fermant ses frontières avec le Niger. Même si elles ont à nouveau été ouvertes de ce côté, le Niger a gardé les siennes fermées. Une situation qui met à mal les activités économiques entre les deux pays. 

Conclusion

Le service Capp check de la radio Capp fm a vérifié un post Facebook accompagné d’une vidéo prétendant montrer la fermeture des gares routières des bus et gros porteurs à destination du Niger, et l’a trouvé FAUX.

 

Cette vérification des faits est rédigée par Prosper Vondjehounko de Capp fm, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

 

Pipeline Bénin-Niger : les trois nigériens interpellés à Sèmè-Kpodji libérés par la CRIET

Bonne nouvelle pour les trois Nigériens jugés par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Appréhendés sur le terminal de Sèmè-Podji pour y être entrés sans autorisation, selon les autorités béninoises, ils ont été condamnés le lundi 17 juin 2024 à 18 mois de prison avec sursis.

Moumouni Hadiza Ibra, Ismaël Cissé Ibrahim et Mousbahou Mamane Dankané, tous d’origine nigérienne, ont été interpellés au Bénin le 5 juin par la police républicaine sur le terminal de Sèmè-Kpodji, dans le cadre du chargement du deuxième navire de brut nigérien. Respectivement Directrice générale adjointe de Wapco-Niger et inspecteurs pétroliers, ils ont été accusés, tout comme deux autres ressortissants nigériens déjà libérés, de s’être introduits sans autorisation sur ce site jugé sensible par les autorités béninoises.

Lors de l’audience, les trois cadres de Wapco-Niger, la société en charge de la gestion du pipeline Bénin-Niger, ont été accusés par le ministère public d’avoir enfreint l’article 319 du code pénal. Le ministère public a demandé à la cour de requalifier les faits de « fausses attestations et usage de fausses attestations » en « complicité de fausses attestations et usage de fausses attestations » pour la Directrice générale adjointe de Wapco-Niger. Pour les deux autres prévenus, l’accusation de « fausses attestations et usage de fausses attestations » a été maintenue.

À l’issue des débats, le juge en charge du dossier condamne les trois accusés à 18 mois de prison avec sursis. Il a également ordonné à la Brigade économique et financière (Bef) de leur restituer leurs effets personnels. Ce procès met un terme à cette affaire, permettant aux accusés de rentrer chez eux, libres.

Christelle TOGONOU

Bénin : Nouveaux horaires d’ouverture et de fermeture des marchés modernes

Les nouveaux marchés modernes construits au Bénin ne fermeront plus leurs portes à 19h. L’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) a communiqué les nouveaux horaires d’ouverture et de fermeture, selon Bip Radio.

Désormais, le nouveau marché de Cadjehoun ainsi que les autres marchés urbains et régionaux ouvriront leurs portes à 8h et les fermeront à 21h les jours ouvrés. Les samedis, dimanches et jours fériés, ils seront ouverts de 8h à 20h, comme l’a annoncé l’agence sur sa page Facebook. Ces nouveaux horaires sont en vigueur depuis le lundi 17 juin 2024.

« À 19h, nous fermerons au public, laissant les vendeurs sur les sites jusqu’à 20h », a déclaré Eunice Loisel Kiniffo, Directrice générale de l’ANaGeM, avant de préciser que les marchés seront ouverts aux usagers à partir de 9h et aux marchands dès 8h.

Pour Eunice Loisel Kiniffo, il est crucial de structurer le fonctionnement des marchés de manière similaire aux entreprises. Elle considère cela comme une question d’habitude. Selon elle, rester tard au marché ne garantit pas toujours des ventes additionnelles. « Les commerçantes attendent parfois un ou deux clients alors qu’elles ont des obligations familiales. Elles pourraient profiter de ce temps pour s’occuper de leurs enfants et petits-enfants, les voir grandir et les accompagner », a-t-elle ajouté.

Christelle TOGONOU

FAUX : Cette vidéo ne montre pas du pétrole à ciel ouvert au Niger

La vidéo montre le ruissellement de l’essence suite à un renversement d’un camion-citerne sur la route nationale 1 le 13 mai 2024.

Ce post Facebook avec une vidéo prétendant montrer du pétrole Nigérien à ciel ouvert est FAUX.

La publication date du 4 juin 2024 et montre une foule recueillant dans des bidons un liquide coulant à même le sol. Ladite vidéo est accompagnée de cette légende : « Le pétrole est apparu au Niger. La population se sert gratuitement ».

La rédaction de CAPP FM a vérifié le post et l’a trouvé faux.

Voici l’intégralité de l’article

FAUX : Cette vidéo ne montre pas du pétrole à ciel ouvert au Niger

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français: https://soundcloud.com/contact-cappfm/faux-cette-video-ne-montre-pas-du-petrole-a-ciel-ouvert-au-niger?si=bb5821b55a4b40b7be40816016e234d5&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin): https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-faux-cette-video-ne-montre-pas-du-petrole-a-ciel-ouvert-au-niger?si=a6ccbfe0d67144a6bb965e47a4d5ccfa&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média Capp FM, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA)

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