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FAUX : Cette vidéo ne montre pas du pétrole à ciel ouvert au Niger

La vidéo montre le ruissellement de l’essence suite à un renversement d’un camion-citerne sur la route nationale 1 le 13 mai 2024.

Ce post Facebook avec une vidéo prétendant montrer du pétrole Nigérien à ciel ouvert est FAUX. 

La publication date du 4 juin 2024 et montre une foule recueillant dans des bidons un liquide coulant à même le sol. Ladite vidéo est accompagnée de cette légende : « Le pétrole est apparu au Niger. La population se sert gratuitement ».

La rédaction de CAPP FM a vérifié le post et l’a trouvé faux.

La recherche d’images inversées avec une capture de la vidéo a permis de retrouver la même vidéo publiée par plusieurs pages ici, ici et ici. Ces pages prétendent également montrer qu’au Niger, le pétrole est sorti à ciel ouvert.

En observant bien la vidéo vers la fin, on voit un camion-citerne de couleur blanche.

Nous avons contacté notre confrère Ali Mounkaila Ousseyni, journaliste au Studio Kalangou de la Fondation Hirondelle et fact-checker à Niger Vérif

« il s’agit d’un camion-citerne qui s’est renversé sur la route nationale 1 le 13 mai 2024. Aucun média n’a parlé d’accident parce que cela n’a pas fait de dégâts et les médias sont presque inexistants dans la zone », a-t-il expliqué.

La recherche avancée Google avec les mots-clés « Pétrole à ciel ouvert au Niger » nous a permis de trouver cet article de Fasocheck sur cette allégation. Dans l’article, il s’agit d’un incident qui a eu lieu entre Kore Maïroua (une commune situé dans le Nord-est du Niger) et Dogondoutchi (une commune rurale à l’Est de Niamey)

Le Niger est devenu pays producteur du pétrole le 28 novembre 2011, avec la mise en exploitation des blocs d’Agadem situés dans la région de Diffa, au sud-est du Niger. Les 20 mille barils exploités chaque jour par la société chinoise CNPC étaient raffinés à la Société de raffinage de Zinder (Soraz). Ce n’est qu’en mai 2024 que le Niger a commencé à vendre son pétrole brut sur le marché international, à travers un pipeline de près de 2 mille kilomètres par lequel le pétrole est acheminé vers le port de Sèmé au Bénin

La rédaction de CAPP FM a vérifié un post sur Facebook comportant  une vidéo prétendant montrer le pétrole nigérien à ciel ouvert que ramassent les populations et l’a trouvé FAUX. 

 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média CAPP FM, dans le cadre du projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

CANULAR: MTN n’offre pas des données gratuites aux détenteurs d’anciennes cartes SIM

MTN Bénin a démenti cette prétendue offre et a invité les clients à être vigilants.

Ce site internet prétendant offrir des données gratuites à tous les détenteurs d’anciennes cartes SIM au nom de l’opérateur GSM MTN-Bénin est un CANULAR.

Voici l’intégralité de l’article

CANULAR: MTN n’offre pas des données gratuites aux détenteurs d’anciennes cartes SIM

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français: https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-francais-canular-mtn-noffre-pas-des-donnees-gratuites-aux-detenteurs-danciennes-cartes-sim?si=e89df5da4e5543739ed03117457092be&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin): https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-canular-mtn-noffre-pas-des-donnees-gratuites-aux-detenteurs-danciennes-cartes

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média Capp FM, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA)

Développement de la GDIZ : Abdoulaye BIO TCHANÉ salue les progrès et offre des garanties

En République du Bénin, une révolution industrielle est en cours depuis deux ans dans la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Le mardi 18 juin 2024, le Ministre d’État chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye BIO TCHANÉ, a effectué une visite de travail à la GDIZ. Cette visite avait pour but d’évaluer l’état d’avancement de la zone et de prendre connaissance des éventuels problèmes survenant suite à son succès, afin de les résoudre.

Accueilli par Létondji BEHETON, Directeur Général de la SIPI-Bénin SA, et Moubarak SOUMANOU, Directeur Général de l’APIEx, le Ministre d’État et sa délégation ont tenu une séance de travail avec les responsables de la gestion de la zone. Ils ont discuté de l’avancement des travaux d’aménagement de la deuxième phase couvrant 400 hectares, des investisseurs, des usines déjà opérationnelles et de celles en cours d’installation, ainsi que d’autres sujets pertinents.

Après cette séance de travail, le Ministre d’État et sa délégation ont visité plusieurs usines opérationnelles ou en cours d’installation. Parmi celles-ci figuraient deux unités de formation et de confection de vêtements « Made in Benin », une usine intégrée de textile ultramoderne (BTEX), et une usine de fabrication de carreaux.

« Je suis ravi de constater les progrès remarquables de la GDIZ. À ce jour, plus de 12 entreprises sont opérationnelles, employant plus de 12 000 personnes. D’ici la fin de l’année, 14 autres unités seront en activité, créant ainsi plus de 35 000 emplois directs. Nous veillerons à résoudre rapidement les problèmes qui surgissent en raison du succès de la zone », a déclaré Abdoulaye BIO TCHANÉ.

La disponibilité continue des matières premières pour le bon fonctionnement de la zone a également été abordée. Le Ministre d’État a souligné l’importance de fournir ces matières premières, en faisant de cette question une priorité nationale. « Tous les Béninois doivent veiller à ce que les usines de la GDIZ disposent des matières premières nécessaires. La transformation locale de ces matières premières ajoute une valeur considérable. Avec 12 000 emplois directs créés et 35 000 prévus d’ici la fin de l’année, nous envisageons la création de 300 000 emplois directs dans les 10 prochaines années. Il est crucial de s’assurer que nos matières premières ne quittent pas le pays. C’est une question d’intérêt national », a-t-il insisté.

Le Ministre d’État Abdoulaye BIO TCHANÉ a appelé à poursuivre cette dynamique pour renforcer l’économie du pays et réduire le taux de chômage.

Christelle TOGONOU

Projet de fermeture du marché Dantokpa : les commerçants invités à se rapprocher de l’ANaGeM pour de nouveaux emplacements

Dans une interview accordée à RFI en 2022, José Tonato, ministre en charge du Cadre de vie et du Développement urbain, avait expliqué que la fermeture du marché de Dantokpa était nécessaire pour des raisons de salubrité. « Il y a un mélange total des genres et des activités commerciales, allant du détail au gros, mélangeant tous les types de produits : agricoles, manufacturés, textiles, bijoux, cosmétiques, etc. C’était devenu un véritable point noir au cœur de Cotonou, un point critique d’un point de vue environnemental, auquel il fallait s’attaquer », avait-il déclaré.

Ainsi, le gouvernement de Patrice Talon est resté ferme sur son projet de relocalisation du marché. C’est à cet effet que Eunice Loisel Kiniffo, Directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM), a exhorté les commerçants du marché Dantokpa de Cotonou à se rapprocher de son agence. « Actuellement, le pôle commercial du stade de l’amitié est en construction pour désengorger Dantokpa. L’espace disponible est conséquent », a-t-elle assuré. « Il n’y aura pas de marchands de produits alimentaires sur le site GMK. Ce nouveau pôle commercial accueillera principalement quatre types d’activités déplacées de Dantokpa : les pagnes, les bijoux, la maroquinerie, et les cosmétiques », a-t-elle précisé.

Les autres vendeurs ne seront pas laissés de côté. « Les nouveaux marchés ont été construits avec une plus grande capacité d’accueil », a souligné la directrice de l’ANaGeM. Elle a invité les commerçants de Dantokpa à se rapprocher de l’ANaGeM pour s’inscrire et obtenir des places dans les nouveaux marchés. Cela permettra d’éviter des plaintes lorsque les anciens sites seront démolis et les commerçants relogés.

Eunice Loisel Kiniffo a promis que l’Agence mettra tout en œuvre pour que les commerçants inscrits puissent obtenir des places dans les nouveaux espaces commerciaux. Elle a également informé que le marché Saint-Michel, situé à proximité de Dantokpa, sera relogé pour des raisons de reconstruction. Le site de relogement est déjà connu des commerçants concernés.

Christelle TOGONOU

Journée mondiale de la désertification 2024 : Unis pour les terres – Notre héritage, Notre avenir

La Journée mondiale de la désertification 2024, célébrée chaque année le 17 juin, met en avant un thème important cette année : « Unis pour les terres : Notre héritage. Notre avenir ». Ce thème vise à mobiliser toutes les composantes de la société en faveur d’une gestion durable des terres, soulignant l’importance de préserver notre héritage naturel pour assurer un avenir durable.

La désertification, phénomène de dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches, est un défi environnemental majeur. Elle affecte directement la vie de millions de personnes dans le monde en réduisant la productivité des sols, en menaçant la sécurité alimentaire et en contribuant au changement climatique. La lutte contre la désertification est essentielle pour garantir la résilience des écosystèmes et des communautés.

« Unis pour les terres : Notre héritage. Notre avenir » appelle à une action collective et concertée. Il s’agit de reconnaître que la gestion durable des terres est une responsabilité partagée qui nécessite l’engagement de tous : gouvernements, organisations internationales, communautés locales, secteur privé et citoyens.

La Journée mondiale de la désertification 2024 sera marquée par diverses initiatives et événements à travers le monde. Le succès de la lutte contre la désertification dépend de l’engagement de chacun. Chacun d’entre nous a un rôle à jouer, que ce soit en adoptant des pratiques agricoles durables, en soutenant des politiques de protection de l’environnement ou en sensibilisant les autres à l’importance de cette cause.

En cette Journée mondiale de la désertification 2024, rappelons-nous que notre héritage terrestre est le fondement de notre avenir commun. « Unis pour les terres : Notre héritage. Notre avenir » n’est pas seulement un thème, c’est un appel à l’action pour protéger notre planète et assurer la prospérité des générations futures.

Christelle TOGONOU

Bénin : 75 373 candidats à l’assaut du baccalauréat 2024

Au Bénin, après les examens du certificat d’études primaires et du brevet d’études du premier cycle, c’est au tour des candidats à l’examen du baccalauréat session unique de juin 2024 de se lancer à la conquête du parchemin ouvrant la voie aux études universitaires.

L’examen du baccalauréat de la session de juin 2024 débute ce lundi 17 juin 2024. En tout, 75 373 candidats répartis dans 136 centres de composition sont attendus sur l’ensemble du territoire national, ce qui représente une baisse de 2 191 candidats par rapport à l’année précédente. Parmi les candidats, on compte 6 amblyopes et 9 sourds et malentendants.

Selon le directeur de l’Office du baccalauréat, toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour que cet examen, qui ouvre la porte des études universitaires, se déroule dans des conditions optimales. Des mesures spécifiques ont également été mises en place pour les candidats en situation de handicap afin de leur garantir les meilleures conditions de composition. En ce qui concerne les pièces d’identité, les candidats sont autorisés à composer avec leur carte d’identification personnelle, qu’elle porte leur signature ou non.

Cependant, certains candidats ne pourront pas participer aux épreuves du BAC 2024 au Bénin. Selon les autorités responsables de l’organisation de l’examen, ces candidats proviennent d’établissements non autorisés. Le Directeur de l’organisation technique du BAC a expliqué que ces établissements sont des entités fantômes qui n’ont jamais fait de demande pour former des élèves et n’ont jamais dispensé de cours, mais présentent néanmoins des candidats. « Ils collectent les dossiers des candidats libres et se constituent en établissements. La veille du BAC, ils cherchent les établissements autorisés et leur reversent les candidats. C’est ce que nous appelons la sous-traitance à l’Office du Baccalauréat », a précisé Taïrou Kora Mora.

Christelle TOGONOU

FMI : Diminution continue de la part du dollar dans les réserves de change

Le dollar, continu de perdre du terrain face aux devises non traditionnelles dans les réserves de change mondiales, bien qu’ellle demeure la principale monnaie de réserve, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI) dans un récent blog. Selon l’institution financière internationale, la prééminence du dollar dans l’économie mondiale reste notable, renforcée par la robustesse de l’économie américaine, le resserrement de la politique monétaire et l’intensification des risques géopolitiques, qui ont tous contribué à valoriser davantage le billet vert.

Toutefois, la fragmentation économique et une possible réorganisation des activités économiques et financières en blocs distincts pourraient pousser certains pays à adopter et à détenir d’autres monnaies internationales de réserve, selon le FMI. Il est intéressant de noter que la diminution de la part du dollar au cours des deux dernières décennies n’a pas été compensée par une augmentation des parts des autres principales monnaies comme l’euro, le yen et la livre sterling. À la place, la part des « monnaies de réserve non traditionnelles » a augmenté, incluant le dollar australien, le dollar canadien, le renminbi chinois, le won sud-coréen, le dollar singapourien et les devises nordiques.

Les données récentes du rapport du FMI sur la composition en devises des réserves de change (COFER) montrent une baisse continue de la part du dollar dans les réserves de change des banques centrales et des états. Les monnaies de réserve non traditionnelles attirent les gestionnaires de réserves en offrant une diversification et des rendements relativement élevés, selon l’institution de Bretton Woods. Elles sont également devenues plus faciles à acheter, vendre et détenir grâce aux nouvelles technologies financières numériques, comme le modèle de marché automatique « Automated Market Maker » et les systèmes automatisés de gestion des liquidités. Cette tendance est d’autant plus frappante étant donné la force du billet vert, suggérant que les investisseurs privés se sont tournés vers les actifs en dollars, affirme le FMI.

Parallèlement, cela rappelle que les fluctuations des taux de change peuvent influencer indépendamment la composition monétaire des portefeuilles de réserves des banques centrales. Les variations de la valeur relative des différents titres publics, reflétant les fluctuations des taux d’intérêt, peuvent également avoir un impact, bien que moindre, puisque les rendements des obligations émises dans les principales monnaies suivent généralement des trajectoires similaires.

Au cours des deux dernières décennies, le fait que la valeur du dollar soit globalement restée stable, tandis que sa part dans les réserves mondiales a diminué, indique que les banques centrales se détournent progressivement du dollar, souligne le FMI basé à Washington.

Christelle TOGONOU

FAUX : Le Togo n’a pas quitté la CEDEAO

Diallo Alou, Assistant du consul général du Togo au Mali, a affirmé qu’il s’agit d’un « message fallacieux ».

Ce post Facebook affirmant que le Togo vient de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est FAUX.

Le post, publié le 23 avril 2024, annonce : « La nouvelle vient de tomber, le Togo quitte la CEDEAO ».

PesaCheck a enquêté sur cette déclaration et l’a trouvée fausse.

Une recherche Google avec les mots-clés « Togo quitte CEDEAO » n’a donné aucun résultat. Cette supposée annonce ne figure ni sur les plateformes d’information officielle de la présidence du Togo, de la Primature, ni sur les sites du ​​Ministère des affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des togolais de l’extérieur, encore moins du Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires.

Aucun média crédible aussi bien au Togo qu’ailleurs, n’a traité une telle information qui, si elle s’était pourtant avérée exacte, aurait fait la Une des journaux.

De plus, en consultant le site officiel de la CEDEAO ainsi que ses comptes officiels sur les réseaux sociaux, PesaCheck n’a trouvé aucune note mentionnant le retrait de la République du Togo de cette organisation sous-régionale.

Après l’adoption de la nouvelle Constitution au Togo, des acteurs politiques avaient saisie la CEDEAO et en réponse, ils ont été notifiés sur « la nécessité de préserver la paix, de renforcer la démocratie et l’Etat de droit ». C’est de cette actualité que naît la rumeur qui a suscité cette vérification.

Contacté au téléphone par PesaCheck, Diallo Alou, Assistant du Consul général du Togo au Mali a affirmé qu’il s’agit d’un « message fallacieux ».

« Le Togo est un pays souverain doté d’institutions solides qui fonctionnent efficacement. Par conséquent, si une telle décision était prise, elle serait officiellement annoncée. L’information selon laquelle nous quittons la CEDEAO est donc manifestement fausse », a précisé le diplomate togolais.

Il n’y a donc pas eu de déclaration sur une sortie du Togo de la CEDEAO comme le prétend l’auteur du faux post.

PesaCheck a examiné une publication affirmant que le Togo vient de quitter la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest et l’a trouvée FAUSSE.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mardochée Boli et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FAUX : Cette vidéo ne montre pas des Arabes, des Chinois et des Indiens qui torturent une fille africaine

Cette vidéo date de 2017 et montre des  violences commises sur une jeune fille selon le rapport de la police civile de Nova Friburgo, une municipalité de l’État de Rio de Janeiro, dans le sud-est du Brésil. 

Ce post sur X (anciennement Twitter) avec une vidéo de violence prétendant montrer des Arabes, des Chinois et des Indiens torturant une jeune fille africaine en mai 2024 est PARTIELLEMENT FAUX.

Voici l’intégralité de l’article

FAUX : Cette vidéo ne montre pas des Arabes, des Chinois et des Indiens qui torturent une fille africaine

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français: https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-francais-faux-cette-video-ne-montre-pas-des-arabes-des-chinois-et?si=3d9a0c75ac7e49739b6e28ea3c9a992e&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin): https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-partiellement-faux-cette-video-ne-montre-pas-des-arabes-qui-torturent?si=306d1f1d82f74019bdcf33e5dee9f594&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien du média Capp FM, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA)

FAUX : Cette image ne montre pas un hélicoptère qui a bombardé des soldats burkinabè en mai 2024

La photo montre un accident impliquant deux hélicoptères présidentiels lors d’une visite du chef d’État en 2019 dans la ville de Katiola, en Côte d’Ivoire.

Ce post TikTok prétendant montrer un hélicoptère ivoirien ayant attaqué des troupes burkinabè le 15 mai 2024 est FAUX.

Le post, datant du 28 mai 2024 porte ce texte : « C’est l’hélicoptère ivoirien qui a tiré sur nos militaires. C’est après la journée des coutumes et traditions le 15 Mai 2024, que l’hélicoptère s’est crashé avec succès. Drone drone met toi en position on doit aller dîner à Abidjan ».

La publication est accompagnée d’une photo de sauveteurs tentant de dégager des personnes de l’épave.

PesaCheck a examiné le post et l’a trouvé faux.

Une recherche d’images inversées avec Google Lens a permis de savoir que l’image en vérification a servi d’illustration dans un article publié par Abidjan.net le 27 novembre 2019. Le dit article informe qu’il y a un « télescopage entre deux hélicoptères de l’escorte présidentielle et les pilotes blessés ont été évacués d’urgence ». L’incident s’est déroulé à Katiola, une localité de la Côte d’Ivoire.

La même recherche a conduit à un article de 2019, ayant comme titre : « Katiola: Crash de 2 hélicoptères de l’escorte présidentielle de Ouattara ».

Cet autre article est titré « Côte d’Ivoire, deux hélicoptères de l’escorte présidentielle rentrent en collision: bilan 4 blessés ». L’auteur fait savoir que « l’incident s’est produit lors de la visite d’Etat du Président de la République, Alassane Ouattara, dans le Hambol le mercredi 27 novembre 2019 ».

Une recherche Google avec les mots-clés « Incident à la frontière Côte d’Ivoire Burkina Faso » montre qu’aucun incident de ce type n’a été signalé en mai 2024.

PesaCheck a vérifié un post TikTok contenant une image prétendant montrer un hélicoptère ivoirien ayant bombardé des soldats burkinabè en mai 2024 et l’a trouvé FAUX.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Françoise Dembélé et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

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