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Violences basées sur le genre : Collaboration entre le Ministère de la Santé et l’INF

Le mardi 18 juillet 2023, le Professeur Benjamin HOUNKPATIN, Ministre de la Santé, a tenu une réunion avec Madame Huguette BOKPÈ GNACADJA, Présidente de l’Institut National de la Femme (INF), pour discuter d’une collaboration renforcée en vue de lutter plus efficacement contre les violences basées sur le genre.

Au cours de cette rencontre, la Présidente de l’INF, responsable de la protection des droits des femmes et de la lutte contre les violences basées sur le genre, a sollicité le soutien du Ministère de la Santé pour garantir la préservation des preuves des violences dans les structures sanitaires. Elle a particulièrement insisté sur le besoin d’un mécanisme rapide pour fournir des éléments médicaux de preuve, en mettant l’accent sur les cas de violences spécifiques, tels que les viols.

Dans un élan de soutien, le Ministre de la Santé s’est montré ouvert à accompagner l’INF dans toutes les démarches liées à l’établissement des preuves, notamment en facilitant l’émission de certificats médicaux. Le Ministre a également lancé un appel au personnel soignant pour une prise en charge diligente des victimes de violences basées sur le genre dans les structures sanitaires. Il a insisté sur la nécessité de les prendre en charge, de préserver les preuves et de délivrer les certificats médicaux dans les deux heures suivant leur arrivée, afin de faciliter la suite de la procédure.

Une autre initiative a été évoquée lors des échanges : la création de Centres Intégrés de Prise en Charge des Violences Basées sur le Genre (CIPEC VBG) virtuels. Cette proposition a reçu l’adhésion de la Présidente de l’INF, qui s’est engagée à travailler avec son équipe pour contribuer à sa mise en œuvre. Les deux parties ont également discuté de la mise en œuvre de la politique de santé communautaire, considérée comme un atout pour lutter contre les violences basées sur le genre.

Christelle Togonou

PÉNURIE DE L’ESSENCE : LA FLAMBEE DES PRIX GAGNE LES PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION

Les populations béninoises vivent depuis le 30 mai 2023, une situation difficile en matière d’approvisionnement en carburant. Ceci, du fait que le marché de l’essence de la contrebande communément appelée « kpayo » connait une grande perturbation, suite à la décision prise par le nouveau président Asiwaju Bola Ahmed Adekunlé Tinubu qui a pris les rênes du géant Nigeria le 29 mai 2023.

Tous les consommateurs se ruent désormais vers les stations-services qui afffichent un prix de de vente de 650F le litre alors que l’essence kpayo coutait 350F – 400 F le litre avant le 30 Mai. L’essence vendu de facon informel se négocie entre 700 et 800F le litre.

Ainsi, ces variations de prix ont occasionés une hausse des couts de transport, et celui des produits de grande consommation. Sur le marché, le prix des denrées alimentaires augmente. Le maïs, qui coutait … fcfa se négocie désormais à….. La tomate est passé de ….. à…., pour ne citer que ceux-là.

Le temps est-il venu pour que le gouvernement annonce des mesures d’accompagnement ?

Bertin Djitrinou

Banque Mondiale : Le Bénin face aux défis des infrastructures de transports et de l’urbanisation croissante

Dans un récent rapport sur les perspectives économiques du Bénin, la Banque Mondiale met en lumière les enjeux liés aux infrastructures de transports et à l’urbanisation croissante. Entre 2009 et 2021, la croissance démographique et l’urbanisation ont principalement stimulé le potentiel économique des régions côtières, notamment autour de Cotonou. Toutefois, les trois quarts du pays, majoritairement ruraux et abritant encore la moitié de la population, restent en marge, exacerbant ainsi les disparités spatiales.

Les distances et les coûts de transport restent élevés en dehors de la bande sud méridionale où se situent Cotonou et Porto Novo, accentuant davantage ces disparités. Par exemple, pour parcourir les 700 km séparant Cotonou de Malanville, à la frontière avec le Niger, il faut plus de 12 heures de route. Ces disparités en matière d’infrastructures de transport créent d’importants écarts économiques entre les régions avancées et celles en retard, posant un défi majeur pour l’intégration économique des régions éloignées du littoral.

L’agriculture représente plus de 25% du PIB, soulignant l’importance de connecter les zones rurales aux centres urbains pour favoriser la croissance économique. Cependant, les coûts élevés des transports intérieurs et le manque de services adéquats représentent un obstacle pour ces régions, limitant ainsi leur potentiel de diversification économique. En parallèle, les services sont devenus le principal secteur employeur, entraînant une concentration croissante d’activités économiques dans le sud, où l’accès à l’éducation, aux services de base et au bien-être est plus élevé.

Le Bénin fait face à des obstacles pour garantir la sécurité alimentaire et valoriser les produits agricoles tels que le manioc, le maïs et l’igname, essentiels pour la population rurale, surtout face à l’inflation des denrées alimentaires importées. Le mauvais état des routes rurales, notamment dans le nord du pays, entrave le transport de ces produits vers les centres de distribution du sud et les marchés étrangers, en particulier pendant la saison des pluies. Le manque d’entrepôts et de marchés adaptés constitue un autre défi majeur pour la commercialisation des récoltes, affectant le pouvoir de négociation des agriculteurs lorsque l’offre est abondante.

L’accès aux services d’éducation et de santé dépend également de l’état des routes dans la région. Plus de 50% des femmes les plus pauvres âgées de 15 à 49 ans signalent que la difficulté d’accès aux centres de santé constitue un obstacle pour recevoir les traitements nécessaires. Le temps moyen pour atteindre un centre de santé peut atteindre jusqu’à 7 heures dans certaines régions, notamment à Malanville selon Country Economic Memorandum, 2022.

Pour surmonter ces défis, des investissements ciblés dans les infrastructures de transports et l’amélioration de la connectivité rurale seront essentiels pour favoriser le développement équilibré du Bénin.

Christelle Togonou

Hydrocarbures : La fin du ‘’Kpayo ‘’, c’est maintenant

Depuis la déclaration de suppression des subventions sur le carburant par le nouveau président Bola Ahmed Tinubu, les réseaux de contrebande d’essence des pays limitrophes du Nigéria connaissent d’énormes difficultés. Ces réseaux qui malheureusement nourrissent des milliers de personnes, plongent avec eux, une partie des populations des pays voisins comme le Bénin, dans un avenir incertain.

Au Bénin, le prix de l’essence de contrebande connaît une flambée depuis quelques jours.
En effet, la suppression de la subvention accordée au carburant par les autorités nigérianes intervenue le 30 mai 2023 a créé une pénurie des produits pétroliers frelatés sur le marché informel. Ceci a occasionné une flambée des prix du carburant sur le marché informel passant de 400F le litre à plus de 800F, alors que l’essence se vend à 650F le litre dans les stations formelles.

Cette situation ne fait pas l’affaire des trafiquants et des consommateurs invétérés de ces produits de contrebande. En raison de la ruée de tous les consommateurs vers les stations-services, il s’est installée une mévente dans le camp des vendeurs d’essence de contrebande. Face à cette situation, plusieurs sites de vente de ce produit frelaté, ont fermé. Mais, pour quelques vendeurs de kpayo encore actifs aux abords des rues, leurs activités sont quasiment à l’arrêt.

Le kpayo disparait-il progressivement sous nos cieux ? Si oui, que deviendront les transporteurs et vendeurs de produits pétroliers non formels ? Certains ont déjà amorcé leur reconversion. Un ancien vendeur de kpayo, nous affirme qu’il a commencé à aller à la pêche avec son oncle depuis deux semaines. Une reconversion s’imposera certainement à tous ceux qui vivaient de ce secteur informel.

Le gouvernement appuiera-t-il leur réorientation à travers des politiques publiques ? Le temps le dira.

Bertin Djitrinou

Financement de 107 milliards FCFA de la BAD pour l’assainissement au Bénin

Le Bénin bénéficiera d’un financement de 164,25 millions d’euros, soit 107,66 milliards de FCFA de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour la mise en œuvre du Programme d’Assainissement Pluvial des Villes Secondaires (PAPVS) dans quatre communes : Porto-Novo, Ouidah, Bohicon et Abomey.

Le Conseil d’administration de la banque a approuvé ce financement le mercredi 5 juillet 2023 à Abidjan. Il se compose de deux prêts : 118,75 millions d’euros de la Banque Africaine de Développement et 45,50 millions d’euros du fonds spécial Africa Growing Together Fund, cofinancé avec la Chine. Le gouvernement béninois apportera une contrepartie de 13,79 millions d’euros.

Le programme se décompose en trois composantes. La première prévoit la construction d’infrastructures de drainage des eaux pluviales et de travaux connexes, comprenant notamment la construction de 42,7 kilomètres de collecteurs primaires et secondaires, de 62,3 kilomètres de caniveaux, le bitumage de 18,7 kilomètres et le pavage de 16,1 kilomètres de voiries. Il inclut également la construction de 72 salles de classes, dont un collège d’enseignement général, 18 blocs de latrines modernes équipées de 36 kits de lavage des mains, ainsi qu’un logement pour les sage-femmes dans un centre de santé. La première composante englobe également la construction de 4 hangars de séchage de poissons fumés, 2 forages équipés de pompes manuelles, l’aménagement d’une place et d’un jardin public, ainsi que la plantation de 5 521 arbres et le reboisement de 17,22 hectares.

La deuxième composante prévoit la mise en place d’un mécanisme de gestion des déchets et d’entretien des ouvrages, comprenant des formations, des équipements et l’élimination des dépotoirs existants, avec une attention particulière à l’égalité des sexes. Un bassin de rétention d’eau et un périmètre maraîcher seront également aménagés.

Enfin, la troisième composante concerne la gestion, le suivi et l’évaluation du projet. Ce programme ambitieux représente une étape cruciale dans l’amélioration de l’assainissement des villes secondaires du Bénin, et contribuera à renforcer la résilience des communautés face aux défis environnementaux.

Christelle Togonou

Bénin : Le secteur des hydrocarbures renait de ces cendres

Suite à la suppression de la subvention de l’essence au Nigéria par le nouveau Président Bola Tinubu, une affluence inhabituelle est constatée au niveau des stations-services, en l’occurrence les stations de la compagnie Bénin Pétro.

En effet, cette suppression de subvention par les autorités nigérianes intervenue depuis le 30 mai 2023 a créé une pénurie des produits pétroliers frelatés sur le marché informel. Ceci a occasionné une flambée des prix du carburant sur le marché informel passant de 400F le litre à plus de 1000F le litre, alors que l’essence se vend à 650F le litre dans les stations formelles.

Du coup, ces marchés informels qui détenaient près de 80% du marché de vente des produits pétroliers n’arrivent plus à satisfaire les besoins des populations. Pour les stations- services, le prix du carburant est demeuré constant dans la mesure où le prix de l’essence à la pompe est fixé chaque début de mois en conseil des ministres. Ainsi, les populations se retrouvent obligées d’aller s’approvisionner auprès des vendeurs agréés qui, jusque-là ne détenaient que 20% de part de marché dans le secteur d’approvisionnement en hydrocarbures au Bénin.

Dans une interview accordée à CAPP FM, Justin AZODOGBEHOU, Directeur Général de Bénin Pétro, indique que « nos recettes sur le plan national ont triplé depuis quelques semaines. Une station qui s’approvisionnait deux fois par semaine, aujourd’hui s’approvisionne quatre fois par semaine ».

Bénin Pétro compte au total 65 stations-services à travers le Bénin.

Bertin Djitrinou

34e édition de la Journée Mondiale de la Population : Sensibilisation à la transition démographique pour un avenir prospère

Les populations de Savè, comme un seul homme, se sont unis aux côtés des membres du gouvernement, pour célébrer la Journée Mondiale de la Population édition 2023. Après une semaine d’activités variées, l’événement officiel a eu lieu le samedi 15 juillet 2023, sous le thème : Libérer le pouvoir de l’égalité des sexes : faire entendre la voix des femmes et des filles pour libérer les possibilités infinies de notre monde.

Le Ministre d’état Abdoulaye Bio Tchané, chef de file de la délégation et représentant le Chef de l’état à cette occasion, a rappelé l’importance pour le Bénin d’aborder la problématique liée à la forte croissance démographique et ses impacts sur le développement économique et social. « Au cours des dernières décennies, la population du Bénin a connu une croissance effrénée. Elle a triplé, passant de 3,3 millions d’habitants en 1979 à plus de 10 millions d’habitants en 2013, soit une augmentation de plus de 200 % sur cette période. Si cette dynamique démographique se poursuit, notre population pourrait doubler d’ici 2050. Bien que cela ne soit pas nécessairement une mauvaise chose, c’est aussi une responsabilité de veiller à ce que l’identité du Bénin, que le gouvernement s’efforce de consolider depuis 2016, soit préservée et transmise de génération en génération », a déclaré le Ministre d’État.

Cependant, le Ministre d’état a souligné un point important : « Malgré cette assurance, nous devons faire une pause pour reconnaître une vérité implacable : un peuple perdurera seulement s’il s’efforce de surmonter ses vulnérabilités, de vaincre ses craintes et de renforcer sa résilience face à toutes les épreuves. La vision du Président Patrice Talon consiste à parvenir, de manière concertée, à un consensus sur les changements de paradigmes nécessaires pour accélérer la transition démographique dans notre pays. Nous devons faire en sorte que l’évolution de notre démographie devienne un atout pour notre développement ». Un message clair qui appelle à une prise de conscience collective.

À noter que plusieurs ministres du gouvernement, dont le Ministre de la santé, le Ministre de la décentralisation, la Ministre des affaires sociales et celle de l’enseignement supérieur, étaient présents aux côtés du Ministre du développement et de la coordination de l’action gouvernementale. On note également la présence du Maire de Savè et de partenaires techniques et financiers.

Christelle Togonou

Diplomatie : Dangoté reçu par Patrice Talon au Palais de la Marina

Dans l’après-midi du mercredi 12 juillet 2023, le Président Patrice Talon, a eu une rencontre avec milliardaire nigérian, Aliko Dangote. Les deux personnalités ont eu des échanges approfondis en présence des ministres béninois Romuald Wadagni et Olushegun Adjadi Bakari.

Sous l’ancien Président nigérian Buhari, les relations entre les deux pays n’étaient pas au beau fixe. Les relations étaient également tendues avec le magnat du ciment, Aliko Dangote, qui avait declaré que le « Bénin lui empêchait de vendre son ciment sur son territoire ». Le Président Talon n’avait pas assisté à la cérémonie d’inauguration de la raffinerie de pétrole Dangote Petroleum Refinery & Petrochemicals à Lagos, le lundi 22 mai 2023, contrairement à d’autres chefs d’états de la sous-région.

L’arrivée du nouveau Président nigérian Bola Tinubu, a permis de réchauffer les relations entre les deux pays.

La visite inattendue d’Aliko Dangote au Palais de la Marina, après une longue période de tensions permettra d’entrevoir un nouvel élan dans les relations bilatérales des deux pays d’une part, et d’explorer les possibilités d’investissement du deuxième homme le plus riche d’Afrique au Bénin.

Christelle Togonou

RÉSULTATS DES EXAMENS AU BENIN DE 2020 À 2023

« Le destin d’un pays dépend de l’éducation de son peuple » dit-on. En phase avec cette célèbre pensée, le Président Patrice TALON porte son ombre comme une vérité inchangeable.
Les résultats de l’examen du Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) session unique de juin 2023 ont été rendus public depuis le samedi 8 juin dernier.

En effet, ce n’est ni un rêve ni un canular, mais plutôt l’heure de vérité qui a sonné. Une moisson de 69,21% engrangée au plan national sur l’échelle du succès. Le département du Zou caracole en tête avec 79,36% d’admis. Et l’Alibori sans démériter tient la lanterne rouge avec ses 56,90% de taux de réussite. Cependant, à bien y voir, tous les départements du pays ont eu le mérite de se hisser au-dessus de la moyenne.

Mais, que dire de plus après la lecture de la courbe des résultats du BEPC de 2020 à 2023 qui se dégage comme fruits de la stabilité retrouvée dans nos écoles ? Et que dire de l’école publique qui ouvre et ferme ses portes désormais à bonne date au Bénin ? Indiscutablement, les performances de l’épopée sont en pleine gradation.

Une lecture croisée des résultats du BEPC donne 51,19 % en 2020, suivi de 60,50% en 2021, passant par un taux de 66, 46% en 2022 et 69, 21% en 2023.

L’observation de cette courbe qui se dégage comme fruits de la stabilité retrouvée dans les écoles à partir du verdict du BEPC 2023 démontre une fois encore l’alchimie du Président Patrice TALON dans le moule composite de l’équilibre régional et de l’unité nationale.

En effet, les résultats du BEPC qui viennent de tomber donnent raison au Président réformateur. Et les prémices de l’avenir flamboyant résonnent de leurs certitudes et font davantage fleurir la rose exquise du solennel Nouveau départ.

Sans fausse modestie, il faut marteler que ce produit n’est que le résultat de la dynamique positive impulsée par le ‘’pouvoir Talon’’ au profit de tous les ordres de l’enseignement dans la sainte audace réformatrice sans filtre ni excuse face aux tares et avatars d’un passé qui ne donnait aucun avenir certain. C’est aussi ça la belle alchimie du chantre de la rupture dont le grain d’espoirs et la semence d’espérances fécondés traversent ce précieux temps du nouveau départ.

Bertin Djitrinou

63e Conférence de la CEDEAO : Les grandes décisions des Chefs d’états

Le Chef de l’état, Patrice TALON, s’est rendu dans la capitale bissau-guinéenne le vendredi 7 juillet 2023 afin de participer au sommet conjoint de l’UEMOA et de la CEDEAO. Il s’agit d’une session extraordinaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) axée sur la présentation de la feuille de route du nouveau président en exercice de l’institution sous-régionale, le Président nigérien Mohamed BAZOUM. Cette session s’accompagne également de la 63e Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, qui vise à évaluer le processus de transition au Mali, en Guinée-Conakry et au Burkina Faso. L’objectif est de garantir le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans ces pays au cours des prochains mois. A l’ouverture de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’états et de gouvernements de l’UEMOA, qui s’est tenue le samedi 8 juillet 2023, le président en exercice, Mohamed BAZOUM, a souligné que depuis la dernière réunion du 5 décembre 2022 à Abidjan, les économies des pays membres de l’Union ont fait preuve d’une grande résilience, malgré la persistance des chocs négatifs. Selon son exposé, le taux de croissance de l’Union s’est élevé à 5,9 % en 2022, dépassant la moyenne mondiale de 3,4 %. La hausse des prix à la consommation, due aux chocs alimentaires et énergétiques internationaux, a amorcé une tendance à la baisse au cours du premier trimestre 2023 grâce aux bonnes récoltes agricoles, aux mesures prises par les états membres, et à l’intervention de la Banque Centrale. Les délibérations de cette session extraordinaire, qui ont eu lieu à huis clos, ont abouti, entre autres, à la levée de la suspension du Mali des organes et institutions de l’UEMOA, décidée le 9 janvier 2022. Le dimanche 9 juillet 2023, c’était au tour, de la 63e conférence des Chefs d’états et de gouvernements de la CEDEAO, avec pour objectif, l’évaluation des processus de transition au Mali, en Guinée et au Burkina Faso afin de garantir un retour à l’ordre constitutionnel en 2024. L’ordre du jour comprenait également le choix d’un nouveau Président en exercice pour l’institution sous-régionale et la création d’une force militaire anti-terroriste et anti-coups d’états pour assurer la sécurité dans l’espace de la CEDEAO. À l’issue des travaux, le Président de la République Fédérale du Nigeria, S.E.M Bola Ahmed TINUBU, a été désigné par ses pairs pour diriger l’institution au cours des douze prochains mois, succédant ainsi au Président sortant Umaro Sissoco EMBALÓ de la Guinée-Bissau. Au cours de cette 63e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bénin et le Ghana ont été honorés pour leurs efforts dans la lutte contre les maladies tropicales. Christelle Togonou

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