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Bénin : Justifications sur l’absence des 440 milliards FCFA destinés à la construction de 30 lycées techniques dans le budget 2025

Les concitoyens en savent désormais mieux sur l’absence des 440 milliards de FCFA déjà mobilisés pour la construction de 30 lycées dans la loi de finance 2025 au Bénin.

Dans le cadre du budget de l’année 2025, un élément majeur a attiré l’attention des citoyens et des observateurs de la politique économique et éducative au Bénin. Il s’agit de l’absence d’une allocation de 440 milliards de FCFA, initialement prévue pour la construction de 30 lycées techniques à travers le pays.

Ces fonds avaient été annoncés précédemment dans le cadre du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), visant à moderniser le secteur éducatif et à renforcer la formation technique et professionnelle.

Dans son traditionnel message adressé à la nation le vendredi 20 décembre 2024, le président Patrice Talon a annoncé que les ressources destinées à la construction de 30 lycées et de 8 écoles de métiers sont déjà disponibles à plus de 440 milliards de FCFA, en indiquant que les travaux seront lancés dans les prochains mois.

Cette annonce du chef de l’état a suscité des réactions notamment dans le rang de l’opposition béninoise. Eric Houndété, premier vice-président du parti « Les Démocrates » a fait savoir qu’il n’a pas vu les traces des 440 milliards dans la loi des finances de 2025 adoptée par les députés.

En effet, la grande surprise pour les observateurs a été la décision de ne pas inclure les 440 milliards FCFA dans le budget 2025, bien que ces fonds aient été annoncés dans les années précédentes. Cette absence a suscité des interrogations sur les raisons et les justifications qui sous-tendent cette décision.

Pour apporter une clarification à cette préoccupation de l’opposant, le ministère est revenu sur le sujet, lors d’une conférence de presse conjointe entre le directeur général du budget, Rodrigue Chaou et ses homologues des impôts et de l’économie, vendredi 27 décembre 2024. Une clarification a été apportée sur la question.

Le gouvernement béninois, par l’intermédiaire du ministre de l’Économie et des Finances, a expliqué que plusieurs facteurs ont contribué à cette révision du budget. Selon les autorités, cette décision est liée à des ajustements budgétaires nécessaires pour répondre à d’autres priorités urgentes et garantir une gestion rigoureuse des finances publiques.

En effet, le pays traverse des périodes économiques complexes, avec des besoins multiples en matière d’infrastructure, de santé, et de sécurité, ce qui a nécessité une réallocation des ressources.

Le gouvernement a justifié cette absence par la nécessité de réévaluer certaines priorités économiques, notamment face à des imprévus tels que l’inflation, la hausse des coûts de la vie et des infrastructures, ainsi que des défis mondiaux comme la crise sanitaire et les fluctuations des prix des matières premières.

Selon certaines sources proches du gouvernement, des études récentes ont révélé que la mise en œuvre du projet des 30 lycées techniques nécessiterait davantage de ressources que prévu initialement, notamment en termes d’entretien et de gestion à long terme des infrastructures. Des révisions ont donc été opérées pour évaluer la faisabilité financière sur plusieurs années.

Un autre argument avancé est la nécessité de donner la priorité aux projets déjà en cours, tels que la construction de routes, d’hôpitaux et d’écoles primaires, jugés comme des urgences pour le développement du pays. Le financement de ces projets, en particulier ceux liés aux infrastructures de base, a été estimé comme plus pressant.

Selon le directeur général du budget, Rodrigue Chaou, l’accent n’a pas été mis sur les 440 milliards de FCFA dans la loi des finances 2025 parce que la réalisation du projet de construction de ces 30 lycées s’étale au-delà de 2025.

A en croire Rodrigue Chaou, directeur général du budget, un tel projet a une durée de vie d’au moins trois (3) ans. Et chaque année, ajoute-t-il, une partie du financement du projet, sera prévue dans la loi des finances.

« C’est ce qu’il faut comprendre de l’annonce du chef de l’État. Il rassurait que les ressources sont déjà prêtes, mobilisées et qu’il ne reste qu’à mettre en route les travaux de construction », a laissé entendre le directeur. Rodrigue Chaou a confié que les 440 milliards de FCFA ont été mobilisés à travers des dons, des prêts mais également des fonds propres du Bénin.

Si l’absence de ces 440 milliards FCFA dans le budget 2025 peut être perçue comme un coup d’arrêt à la construction des 30 lycées techniques, les autorités béninoises n’ont pas totalement abandonné le projet. Elles ont indiqué qu’une nouvelle stratégie de financement sera mise en place dans les années à venir pour continuer à soutenir le développement du secteur de la formation technique et professionnelle.

Bertin Djitrinou

Discours sur l’état de la nation : Talon s’engage à maintenir le cap du développement du Bénin

Le chef de l’état était à l’Assemblée nationale (AN) dans la matinée du vendredi 20 décembre 2024 pour se conformer à la sainte exigence constitutionnelle, qui consiste à délivrer un message sur l’état de la nation.

Très attendu, l’exercice de dévoilement a permis au président de la république de livrer urbi et orbi depuis la tribune de l’hémicycle, la photographie de sa gouvernance à la tête du Bénin.

Dans son traditionnel discours sur l’état de la Nation prononcé au palais des gouverneurs, le président Patrice Talon a dressé le bilan des progrès accomplis par le Bénin depuis 2016 jusqu’en 2024 tout en reconnaissant les défis qui demeurent.

Devant la représentation nationale, il a souligné que, malgré le contexte mondial marqué par l’incertitude et la montée des tensions géopolitiques, le Bénin continue d’avancer de manière discrète mais résolue sur le chemin du développement.

Tous les secteurs de la vie socioéconomique du pays ont été passés au peigne fin. De l’eau potable à l’éducation en passant par l’électricité, les infrastructures administratives, la dépolitisation et la dématérialisation de l’administration publique, les marchés modernes, le cadre de vie global, le réseau routier, la santé, l’industrialisation, l’agriculture, le commerce, l’artisanat, le microcrédit, la justice, les finances publiques, la culture, le tourisme, le sport, le renforcement du capital humain à la base pour préserver les enfants des préjudices irréversibles des carences nutritionnelles, rien n’a été occulté.

Globalement, le bilan est largement satisfaisant et met en évidence l’étendue du chantier parcouru depuis 2016, la densité des efforts consentis, la grandeur des progrès engrangés.
C’était l’occasion rêvée pour le chef de l’exécutif béninois de réaffirmer sans ambages son engagement indéfectible pour la poursuite de l’œuvre de développement de la communauté.

« Le Bénin notre pays a trouvé son chemin et cela est irréversible, peu importe l’opinion et le souhait des nostalgiques en quête d’un retour à notre passé honteux. Finie l’usurpation du pouvoir politique par des vendeurs d’illusions incompétents et malintentionnés. Aucune supplication, aucun râlement, aucune menace ne nous fera reculer. Aucun compromis politique préjudiciable à notre développement ne sera concédé pour plaire à qui que ce soit ou pour satisfaire un quelconque consensus politique. Le Bénin est au-dessus de tout ; la démocratie et la compétition politique devront désormais être exclusivement et absolument au service de notre développement », déclare le président de la République, d’un ton martial.

La fermeté de ton qui transparaît dans la prise de parole présidentielle sonne ainsi comme le témoignage d’une volonté politique clairement affichée et d’une audace patricienne soutenue par le ferment de la foi au devoir, mais aussi l’envoi d’un message fort, sans filtre ni excuse aux détracteurs de mauvaise foi.

Visiblement, la coterie oppositionnelle a du bon grain à moudre, face au rouleau compresseur du chantre de la « rupture » résolument déterminé à pérenniser les acquis de sa gouvernance cinq étoiles.

Bertin Djitrinou

Réception des travaux du Programme d’Assainissement Pluvial : Cotonou franchit une étape cruciale dans sa lutte contre les inondations récurrentes

Cotonou s’engage résolument vers la résilience face aux caprices de la nature. Le Programme d’Assainissement Pluvial de Cotonou (PAPC), qui témoigne de l’engagement collectif des autorités et des partenaires pour un avenir durable à Cotonou arrive à terme.

Ce projet ambitieux, mené par la Société des infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT) et financé par l’Agence Française de Développement (AFD) avec l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, ainsi que du gouvernement béninois, a été officiellement réceptionné le 23 décembre 2024.

Avec la réception provisoire des travaux du Programme d’Assainissement Pluvial de Cotonou (PAPC), la ville de Cotonou vient de franchir une étape importante dans sa lutte contre les inondations récurrentes.

Conscients des défis que représentent les inondations pour la qualité de vie des habitants et pour le développement économique de la région, les autorités ont mis en œuvre ce programme d’envergure, qui vise à transformer Cotonou en une ville résiliente face aux caprices de la nature.

D’un coût total de 23.300.174.040 F CFA, ce projet intègre également 115 mètres de collecteurs pour assurer un drainage efficace des eaux pluviales, renforçant ainsi la capacité de la ville à gérer les épisodes pluvieux intenses.

Les travaux réalisés incluent la construction de dix kilomètres de bassins de rétention dotés de matelas Renos/gabions et l’aménagement de plus de 5.124 mètres de voiries dans les quartiers d’Agla, Kouhounou, Akplomey, Godomey et Ménontin.

A en croire Oswald GANGBO, Coordonnateur du PAPC, qui ne s’est pas empêché d’exprimer sa satisfaction lors de la réception des travaux, « Ces infrastructures ne se contentent pas de répondre à des normes fonctionnelles, elles prennent également en compte la biodiversité de notre région, offrant des espaces protégés pour la reproduction d’espèces locales ».

Les travaux réalisés permettront non seulement de réduire significativement les inondations, mais aussi d’améliorer la qualité de vie des habitants et de promouvoir un développement urbain durable.

Il est à noter que cette initiative témoigne de l’engagement collectif des autorités et des partenaires pour un avenir durable à Cotonou. La réception des travaux du PAPC témoigne également la volonté des autorités gouvernementales de relever les défis urbains actuels et d’assurer un avenir meilleur pour les citoyens de Cotonou.

Bertin Djitrinou

Conseil des ministres du mardi 24 décembre 2024 : compte-rendu intégrale

Le conseil des ministres s’est réuni en sa séance hebdomadaire le mardi 24 décembre 2024. Au titre de ces mesures normatives, ont été adoptés le décret fixant les modalités de recrutement sur titre, d’emploi et d’avancement de personnels spécialistes dans l’administration des Eaux, Forêts et Chasse ainsi que ceux relatifs à la réglementation des frais de justice et aux émoluments du service public au titre de l’aide judiciaire.

Il en est de même des textes d’application des lois nº 2022-04 du 16 février 2022 sur l’hygiène publique et n°2022-14 du 19 Juillet 2022 portant orientation agricole, sécurité alimentaire et nutritionnelle en République du Bénin.

Il s’agit de celui relatif aux conditions d’introduction et de mise en marché des additifs alimentaires sur le territoire national ; puis de ceux fixant : les modalités d’élaboration, d’adoption et le contenu des schémas d’orientation agricole ; les conditions et modalités d’identification, de classement ou de déclassement et de gestion des terres agricoles et des terres à vocation agricole ; les modalités d’organisation de la conférence agricole annuelle.

Les communications ont porté sur le recrutement de 107 agents contractuels de droit public de l’état au titre de l’année 2024. Ces agents sont appelés à servir, à raison de 32 dans les structures du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) puis de 75 au ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance (MASM).

Leur déploiement permettra, pour ce qui est de l’Enseignement supérieur, de combler le déficit généré par la grande mobilité et le départ à la retraite de certaines catégories d’agents notamment au cabinet du ministre, au secrétariat général du ministère ainsi que dans diverses directions techniques.

S’agissant du ministère en charge de la microfinance, les nouveaux agents serviront essentiellement dans les centres d’accueil et de transit des enfants, les centres de formation des personnes en situation de handicap, les centres de promotion sociale des aveugles.

S’y ajoutent, le centre d’assistance psychiatrique et le centre de transit des personnes en situation de mendicité de Kpomassè dont le fonctionnement requiert aujourd’hui la mise à disposition d’un personnel qualifié.

Au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, monsieur Abdel Aziz BIO DJIBRIL est nommé Directeur général de l’Agence béninoise de Protection civile (ANPC).

Bertin Djitrinou

Frontière Niger-Bénin : La réouverture espérée urge aussi bien du côté béninois que du côté nigérien

Si les nigériens dans leur ensemble étaient unanimement d’accord aux premières heures de la non ouverture de la frontière Niger-Bénin en raison de la question sécuritaire soulevée par les autorités de la transition, aujourd’hui ils sont nombreux qui demandent sa réouverture. Car, le pays sombre dans une situation de cherté de la vie, néantisant ainsi l’économie du pays.

Malgré l’évolution des relations diplomatiques entre le Bénin et le Niger, les canaux d’échanges sont bloqués, profitant ainsi à certains pays voisins à travers lesquels les marchandises des opérateurs économiques transitent.

Pour Abdoulaye Aboubakar, citoyen Nigérien, « la diplomatie nigérienne est active pour la réouverture de la frontière. Mais, la fermeture de cette frontière depuis le coup d’état du 26 juillet 2023, nous a apporté trop d’ennuis. Les prix des denrées alimentaires et autres produits divers ont grimpés ».

Cependant, le silence des autorités de transition sur la main tendue des autorités béninoises sur la réouverture des frontières inquiète les opérateurs économiques.

« Cette situation impacte déjà le secteur économique et va s’aggraver si rien n’est fait », dira Nouhou Hamadou, commerçant importateur nigérien, qui affirme être à 10 millions de frais de carburant, rien que pour le stationnement de ses 13 camions qui sont bloqués actuellement à Gaya, pendant que des produits sont frauduleusement transités par l’embarcadère, ce qui ruine l’économie du pays.

Autre problème encore, « lorsque vous prenez votre camion pour aller à Lomé ou au Bénin, passant par le Nigéria avec qui le Niger n’a pas de problème, devrait normalement délivrer un laissez-passer simple. Mais, le Nigéria nous prend 300 mille voire 400 mille francs CFA pour un camion vide alors que, pour passer la frontière du Bénin avec qui nous avens de problème, c’est un laissez-passer de six mille francs CFA que nous payons et nos autorités le savent », s’indigne Nouhou Hamadou, commerçant importateur, avant de préciser que le Nigéria leur fait payer deux millions poussière par camion chargé, au retour du Bénin.

Au niveau de l’UTTAN entendez Union des Travailleurs du Transport et Assimilés du Niger, trop c’est trop ! Les nigériens ont tant souffert avec la fermeture de la frontière Niger-Bénin. Il est temps pour que le Niger lève le blocus afin de décanter la situation de surenchère des produits au Niger.

Pour Gamatché Mahamadou, secrétaire général de l’UTTAN, qui demande pourquoi jusqu’à présent cette frontière reste fermée malgré les conséquences néfastes, « aujourd’hui, tout est cher. Des produits qui devraient faire trois jours ou moins d’une semaine pour venir du Bénin au Niger, font deux mois voire trois mois, parce qu’on est obligé de faire le contournement et ça n’est pas sans conséquences. Car, un commerçant n’est qu’un intermédiaire entre le grossiste et le consommateur final. Le commerçant répercute tout sur le consommateur final ».

Alors, « les autorités nigériennes ne doivent pas continuer à maintenir cette frontière fermée juste parce qu’il y a des français ou il y a des menaces au niveau du Bénin. On ne peut pas dire au Bénin de chasser les français, parce que ce sont leurs partenaires. On ne peut pas maintenir cette frontière fermée, puisse que ça impacte l’économie. Tous les grands commerçants subissent, mais ne veulent pas parler. La situation n’est plus tenable pour les commerçants et la population », confie-t-il aux médias locaux.

Ainsi, au Niger tout comme au Bénin, le sujet demeure une préoccupation majeure. Il faut rappeler la nouvelle réaction des autorités béninoises sur la fermeture des frontières Niger-Bénin. Lundi 16 décembre 2024, lors d’une rencontre avec la presse, le ministre béninois a réagi à l’ouverture des frontières terrestres du Niger, demeurant fermées pour le Bénin depuis le 30 juillet 2023.

Le chef de la diplomatie béninoise a expliqué que Gildas Agonkan, ambassadeur du Bénin près le Niger, est à pied d’œuvre pour une réouverture des frontières par la junte militaire à Niamey. « Nous y travaillons de façon consciencieuse », fait savoir Olushegun Adjadi Bakari parlant des démarches en vue de la réouverture des frontières Niger-Bénin.
« L’ambassadeur travaille tous les jours en coordination avec moi-même, mon département et le gouvernement pour que les petits pas que nous espérions se fassent », a indiqué Olushegun Adjadi Bakari.

Le ministre des Affaires étrangères dit avoir « bon espoir » que les dirigeants nigériens ouvriront enfin les frontières qu’ils ont en commun avec le Bénin. Le chef de la diplomatie a fait remarquer la réouverture des frontières est espérée non seulement du côté béninois mais aussi du côté nigérien.

Il faut noter que la tension entre le Bénin et le Niger s’est apaisée depuis quelques mois déjà. Entre autres, le 16 octobre 2024, le gouvernement béninois a agréé Kakade Chaibou comme ambassadeur du Niger au Bénin. Deux mois plus tôt, le gouvernement nigérien acceptait les lettres de créances présentées par Gildas Agonkan en qualité d’ambassadeur du Bénin au Niger.

Faut-t-il croire qu’en dépit de cette impatience qui s’observe chez une frange de la population, l’autorité ministérielle préfère regarder le chemin déjà parcouru dans le processus devant conduire à la réouverture des frontières du côté de Niamey ?
« Je pense que chaque jour, nous rapproche de cet objectif-là », a-t-il appuyé en espérant que « les choses avanceront rapidement pour que bientôt tout cela soit derrière nous ».

Bertin Djitrinou

Conseil des ministres du mercredi 18 décembre 2024 : Les grandes décisions prises par le gouvernement

Le gouvernement s’est réuni, en Conseil des ministres, mercredi 18 décembre 2024, sous la présidence du chef de l’Etat, Patrice Talon. Plusieurs décisions ont été prises, dont la transmission à l’Assemblée nationale (AN), pour examen et vote, du projet de loi portant réglementation de la microfinance en République du Bénin.

Toujours au menu des mesures normatives, il a été décidé du statut des ambassadeurs thématiques en République du Bénin.
A-t-il été aussi abordé dans la même rubrique : les conditions et modalités d’emploi de la main-d’œuvre étrangère en République du Bénin ; les modalités de désignation des assesseurs et conditions d’exercice des fonctions d’assesseur dans les juridictions du travail ; enfin les modalités de répartition des produits des amendes réprimant les infractions à la législation du travail.

Les communications ont porté sur la contractualisation avec diverses sociétés dans le cadre du projet de construction d’un complexe immobilier au profit du ministère de la Justice.

Toujours au menu des communications, la réalisation des travaux de voirie et d’assainissement et construction d’équipements sociocommunautaires dans les communes d’Allada, Aplahoué, Lokossa, Djougou, Kandi, Dassa-Zoumé et Pobè.

Au titre des mesures individuelles, des nominations ont été prononcées : au ministère de la Justice et de la Législation ; au ministère des Affaires étrangères ; et au ministère de l’Industrie et du Commerce.

Bertin Djitrinou

Situation sécuritaire dans la région ouest africaine : La CEDEAO envisage mettre en œuvre un Plan d’action pour l’éradication du terrorisme dans l’espace

Les dirigeants ouest africains font de la situation sécuritaire liée aux groupes terroristes, une préoccupation majeure, dans l’espace de la CEDEAO. Un phénomène source de plusieurs déplacements de populations, de morts et de blessés.

Le déploiement progressif de technologies dangereuses et de systèmes d’armes autonomes par les groupes armés terroristes et d’autres réseaux criminels suscite des inquiétudes au sein de l’institution sous régionale, la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest, qui l’a exprimé et qui a condamné ce phénomène, le 15 décembre 2024, d’après le compte rendu de la réunion.

Au sujet des « défis constants à la sécurité et à la stabilité dans la région, alimentés par les activités des groupes armés terroristes (GAT) et des extrémistes violents, la criminalité transnationale organisée et les crimes qui occasionnent des pertes en vies humaines et de destructions de biens ainsi que la régression de la sécurité et de la stabilité de la région », la CEDEAO a exprimé son inquiétude.

Ainsi, la commission de la CEDEAO est-elle instruite pour qu’une priorité soit accordée à la mise en œuvre du Plan d’action 2020-2024, en particulier à l’activation de la force de lutte contre le terrorisme, pour l’éradication du terrorisme dans la région en 2025.

« La conférence instruit à cet égard, le Président de la Commission d’accélérer la tenue de la réunion des ministres des finances et de la défense afin de convenir des modalités de financement de la force de lutte contre le terrorisme », renseigne le communiqué de la session.

La conférence des dirigeants de l’institution sous-régionale a également instruit la Commission de prendre, de toute urgence, les mesures nécessaires au réexamen du Plan d’action en vue de le renforcer davantage et de le proroger, en tenant compte de l’évolution du contexte sécuritaire de la région.

Il faut noter que plusieurs pays membres de la CEDEAO notamment le Bénin, le Togo et le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui s’apprêtent à quitter, sont victimes du terrorisme.

En créant l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ces trois états (Burkina Faso, Mali et Niger) entendent unir leur force pour faire face au phénomène.

Bertin Djitrinou

Pèlerinage annuel édition 2024: Tout est fin prêt pour offrir un bon moment aux pèlerins.

Les autorités administratives du département de l’ouémé ont effectué le vendredi 13 décembre 2024 , une visite sur le site de pèlerinage de l’église du christianisme céleste. L’objectif de cette descente est de s’enquérir de l’état de préparation du pèlerinage des 24 et 25 décembre prochain.

Suivons dans ces éléments le compte rendu fait par la radio du succès Capp FM.

Version Française

Version Fongbé

Maurice GUEDENON

CBO-Cap : Le Comité régional de pilotage fait son point d’étape à Cotonou

ENDA Santé, avec l’appui de l’USAID, a organisé la première réunion du Comité Régional de Pilotage (CRP) de son programme dénommé «Strenghening Capacity of Community-Based Organizations in West Africa » (CBO-Cap). Les travaux ont eu pour cadre l’hôtel Maison Rouge de Cotonou ce vendredi 13 décembre 2024. Une vingtaine d’organisation communautaires de base venus de 4 pays que sont le Burkina Faso, le Sénégal, le Togo et le Bénin y ont participé.

Arnaud ACAKPO

Nomination des ministres conseillers à la Présidence de la République du Bénin : Talon met en application le décret 2024-006 du 09 janvier 2024

Une première au Bénin. Les membres du premier collège des ministres conseillers du Président Patrice Talon sont désormais connus. Attendue depuis plusieurs mois, la nomination des ministres conseillers est désormais effective.

Le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a procédé à la nomination de douze ministres conseillers le mercredi 11 décembre 2024. Cette décision s’inscrit dans le cadre du décret n° 2024-006 du 9 janvier 2024, qui définit les rôles et les attributions de ces conseillers au sein de l’appareil gouvernemental.

Il s’agit de 12 personnalités qui auront pour mission de conseiller le chef de l’état dans différents secteurs pour la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement (PAG)

Au titre de ce collège des ministres conseillers nommés, il faut citer au poste de : ministre conseiller aux affaires économiques, Paulin AKPONA ; ministre conseiller aux enseignements maternel, primaire et secondaire, Paulin GBENOU ; ministre conseiller à l’enseignement technique et à la formation professionnelle, Expédit Codjo HOUESSOU ; ministre conseiller à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, Sèdami MEDEGAN FAGLA ; ministre conseiller aux affaires sociales et au travail, Mariam DJAOUGA SACCA ; ministre conseiller à la santé, Claudine Afiavi PRUDENCIO ; ministre conseiller à la défense et à la sécurité, Rachidi GBADAMASSI ; ministre conseiller aux infrastructures, à la gouvernance locale et au cadre de vie, Jacques AYADJI ; ministre conseiller aux services publics, Janvier YAHOUEDEOU ; ministre conseiller à la justice et aux relations extérieures, Gilbert M. DEOU ; ministre conseiller à l’agriculture, Saka Kina BIO GUERA ; ministre conseiller au tourisme, à la culture, aux arts et aux sports, Ayibatin Jonas HANTAN.

Ces derniers ont un rôle stratégique au sein du gouvernement et seront appelés à pondre un rapport au chef de l’État sur des dossiers techniques sectoriels, accompagner le chef de l’État dans le suivi des projets de développement et réformes élaborées. Ils ont aussi pour rôle de conseiller le chef de l’État.

Ces nouveaux collaborateurs du chef de l’état viendront accompagner le gouvernement béninois. Nommés en conseil des ministres ce mercredi 11 décembre 2024, ces 12 ministres conseillers viennent du cercle politique qui accompagne et soutient le gouvernement du Président Talon. Bon vent à ces adeptes de la rupture dans leurs nouvelles fonctions.

Bertin Djitrinou

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