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FAUX : Cette vidéo ne montre pas la fabrication de la glace par un produit chimique

L’auteure de la vidéo manipulée a démenti cette information et des experts contactés ont apporté des clarifications sur le processus de fabrication de glace avec ce dispositif. 

Une vidéo de 2minutes 14 secondes devenue virale sur les réseaux sociaux prétend montrer la fabrication de la glace par un produit toxique. Après vérification par l’équipe de la rédaction de Capp FM, nous l’avons trouvée FAUSSE.

Voici l’intégralité de l’article

FAUX : Cette vidéo ne montre pas la fabrication de la glace par un produit chimique 

Vous pouvez l’écouter en podcast en deux differentes langues à travers notre rubrique Capp Check:

Français: https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-fr-faux-cette-video-ne-montre-pas-la-fabrication-de-la-glace-par-un-produit-chimique?si=6867237358b14efc92bfd01ac3b77c48&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Goun (langue locale du Bénin): https://soundcloud.com/contact-cappfm/capp-check-goun-faux-cette-video-ne-montre-pas-la-fabrication-de-la-glace-24-mai-2024?si=82201ee4ac4847b3ac200934a6fc104f&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien de Capp Check, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

FAUX : Cette vidéo ne montre pas la fabrication de la glace par un produit chimique 

L’auteure de la vidéo manipulée a démenti cette information et des experts contactés ont apporté des clarifications  sur le processus de fabrication de glace avec ce dispositif. 

Une vidéo de 2minutes 14 secondes devenue virale sur les réseaux sociaux prétend montrer la fabrication de la glace par un produit toxique. Après vérification par l’équipe de la rédaction de Capp FM, nous l’avons trouvée FAUSSE.

La vidéo, objet de notre vérification est publiée sur le compte Facebook de IcicestAbidjan le 13 avril 2024 avec la légende « ATTENTION : AVIS AUX PERSONNES QUI AIMENT ACHETER LES GLACES (EAU) DANS LES RUES. Seul un produit chimique peut former une glace de ce genre, j’imagine la réaction de cette solution ! Les commanditaires devraient être en prison car en utilisant l’eau de la mère qui présente une composition chimique bien plus complexe. Ainsi, on y retrouve quasiment tous les éléments du tableau de Mendeleïev ».

Dans la vidéo, on voit une dame dans une concession où elle est en train de plonger dans une cuve en briques contenant un liquide verdâtre, des sachets d’eau qu’elle retire encore de la cuve sous forme de glace sans y avoir tout chargé.

Selon l’auteur, le produit chimique serait l’eau de mer qui permettrait la fabrication rapide de la glace. La vidéo a enregistré, à la date du 18 mai 2024, 67 mentions j’aime, 48 commentaires et 75 partages. 

Capture de la page de IcicestAbidjan

D’où vient la vidéo ?

La recherche d’image inversée de l’une des captures de la vidéo, nous a permis de retrouver deux séquences de la vidéo sur le compte TikTok de Donnatienne Tindano publiées le 12 avril 2024 à des heures distinctes. Dans la première séquence, la dame plonge les sachets d’eau dans la cuve à eau, tandis que la seconde séquence montre le moment où la dame retire les sachets d’eau sous forme de la glace de la même cuve. Il s’agit donc de ces séquences de vidéo qui ont été montées et publiées sur la page Facebook de IcicestAbijan.

Sur le même compte TikTok de Donnatienne Tindano, nous avons retrouvé une autre vidéo publiée le 14 mai 2024 où la dame apporte un démenti, en soutenant dans la vidéo qu’il s’agissait d’un montage pour induire les gens en erreur. Elle explique que la citerne est un dispositif frigorifique qui fonctionne grâce à l’électricité et le liquide que contient le bac est un mélange d’eau et de sel. Elle ajoute que le dispositif permet d’obtenir la glace au bout de six heures de temps. « Après les avoir retirées du bac, je les rince avec de l’eau potable avant de les conserver dans un congélateur pour la commercialisation », a-t-elle conclu. 

Ce qu’en disent les experts

Interviewé par Capp Check, Lucien Kouassi Amoussou, ingénieur en froid et climatisation, et Président de l’Association Nationale de Froid et Climatisation du Bénin (ANFCB) explique le principe de la fabrication du bac. « Le bac se fait en maçonnerie avec des dispositifs d’étanchéité et de couverture interne en tôle acier galvanisé ou en tôle inox qui permet de contenir le liquide dans lequel les sachets d’eau vont se former. Ce liquide lui seul ne produit pas de froid. Ce bac rempli du liquide doit être attelé à un système frigorifique qui permet d’apporter le froid au liquide. Ce dernier atteint une température permettant la fabrication de la grâce ». 

Pour Lucien Amoussou, « le liquide qui est dedans et que tout le monde assimile à l’eau, un liquide à base de l’eau mais qui ne contient pas que de l’eau parce que l’eau en tant que telle à partir de 0°C gèle. Si nous devons garder cette eau pour fabriquer de la glace, elle doit être capable de résister à une température inférieure à 0°C. Pour garder cette température inférieure permettant de former les sachets d’eau introduit dans ce liquide, il faut y ajouter du sel (chlorure de sodium, chlorure de calcium…) qui doit atteindre une concentration donnée ».

Pour le professeur Patrice Edorh, toxicologue alimentaire, ce liquide est appelé la saumure. Une composition de chlorure de calcium ou de sodium, avec d’autres additifs. Cette saumure permet d’accélérer la congélation des produits glacés. 

Ce dispositif de bac dans cette vidéo est un dispositif artisanal pour la fabrication de la glace.

La saumure est-elle toxique ?

« Je ne peux pas dire si c’est toxique ou non », répond Lucien Kouassi Amoussou, ingénieur en froid et climatisation avant d’ajouter: « si je dois donner un conseil, la glace produite dans ces conditions ne peut pas être utilisée à des fins de consommation directe. Ça ne doit pas être à l’usage alimentaire. On peut l’utiliser pour rafraîchir de la boisson ou d’autre choses qui n’ont pas contact direct avec ce que l’humain peut consommer ». Il ajoute: « ce que l’humain doit consommer, si ont doit le refroidir avec cette glace, on doit le mettre dans un contenant étanche et c’est seulement la surface d’échange de ce contenant qui sera en contact avec la glace produit à base de ce liquide (la saumure) ».

Le professeur Edorh explique que la consommation de saumure peut avoir un goût désagréable et entraîner des symptômes digestifs mineurs, mais cela ne présente pas de risques majeurs pour la santé. 

Verdict

Après vérification,  Capp Check a constaté que la vidéo a été manipulée et ne montre pas la fabrication de la glace par un produit chimique. 

Cette vérification des faits est rédigée par Jérôme Avocètien de Capp Check, dans le cadre du programme projet GEC Disinfo, avec le soutien de Code for Africa, à travers son initiative de vérification des faits, PesaCheck et l’Alliance africaine de fact-checking (AFCA).

Finance : Le Bénin en tête de l’inclusion financière dans l’UEMO

En octobre 2023, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié son rapport 2022 sur l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest. Ce rapport place le Bénin au premier rang des pays de la zone UEMOA pour son indice d’inclusion financière.

Avec un indice de 0,659, le Bénin devance le Togo (0,637), la Côte d’Ivoire (0,636) et le Sénégal (0,636). Le rapport de la BCEAO souligne deux initiatives majeures au Bénin : un arrêté ministériel visant à éliminer les discriminations contre les femmes en matière d’accès au crédit, et des efforts significatifs en matière de formation et de sensibilisation à l’éducation financière et à la protection des consommateurs.

De manière générale, le rapport de la BCEAO révèle que la plupart des pays de l’UEMOA affichent des niveaux élevés d’inclusion financière, à l’exception du Mali (0,478) et du Niger (0,372), qui montrent respectivement des niveaux moyen et faible.

Pour évaluer l’utilisation des services financiers, la BCEAO a pris en compte des indicateurs tels que le taux de bancarisation élargie et le taux global d’utilisation des services financiers.

Christelle TOGONOU

Conseil des ministres : Les grandes décisions de ce mercredi 22 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 22 mai 2024, sous la

présidence de Patrice TALON, Président de la République. Les décisions ci-après ont été prises. Au titre des mesures normatives, il a été adopté, le décret fixant la structure-type de l’administration des communes en République du Bénin.

Au rang des communications, le gouvernement a autorisé la signature d’une convention-cadre pour le développement de programmes spécifiques de collaboration en matière d’optimisation des pôles d’excellence médicotechnique, de gestion hospitalière, de recherche, d’enseignement et de formation.

Le renforcement des capacités de prise en charge des patients dans nos établissements hospitaliers, rend indispensable le besoin de développer, sur place au Bénin, des pôles d’excellence dans certaines spécialités pointues en vue de réduire les cas d’évacuations à l’extérieur, tout en garantissant la qualité des soins.

A cet effet, des contrats spécifiques sont en cours d’exécution notamment pour le traitement des affections cardiovasculaires et des maladies cancéreuses. C’est dans ce cadre que le Conseil a autorisé la signature d’une convention¬ cadre tripartite entre le ministère de la Santé, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Groupe hospitalier Diaconesse Croix Saint-Simon. Ce dernier aura pour mission d’apporter son appui technique dans les soins à prodiguer sur site aux patients béninois, la formation complémentaire des spécialistes du domaine, l’organisation au profit des intéressés de stages en Europe.

Par ailleurs, il a été autorisé, l’organisation au Bénin de la 6ème édition du Forum annuel des agences nationales de Volontariat de l’espace CEDEAO, du 27 au 29 mai 2024 ; la 11ème Conférence internationale des Grandes Chancelleries

francophones d’Afrique et de France, du 24 au 28 juin 2024 ; puis l’Assemblée générale de l’Association internationale des Régions francophones (AIRF), les 9 et 10juillet 2024.

A noté que sur proposition du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, Jacques Rolland AMADOU est nommé préfet du département de la Donga.

 

Christelle TOGONOU

Bénin : Angela Kpeidja poursuivie dans un nouveau dossier par la CRIET

La journaliste béninoise et militante des droits des femmes Angela Kpeidja, se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs judiciaires, cette fois-ci devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Elle est accusée de harcèlement par voie électronique dans le cadre de l’affaire « Psychopathe Gate ».

Le chef d’accusation a été retenu à son encontre à la suite d’une audience tenue le lundi 13 mai 2024. Cette accusation découle de ses publications sur sa page Facebook dénonçant les agissements d’un présumé « harceleur et violeur pas comme les autres » dans le cadre de l’affaire « Psychopathe Gate ». Elle aurait affirmé que ce présumé aurait fait de nombreuses victimes parmi lesquelles « des jeunes filles en quête d’emploi et de grandes dames mariées qui ont malgré tout gardé le silence ».

Cependant, l’Institut National de la Femme (INF) a pris en main le dossier et a ouvert une enquête sur le présumé harceleur suite à ces publications. Mais les choses ont pris un tournant inattendu lorsque Stévy Wallace, ancien chargé de communication digitale de la Présidence du Bénin, a dénoncé un cas de cyberharcèlement de la part de l’activiste béninoise sur les réseaux sociaux.

Lors de son audience le 13 mai 2024, Angela Kpeidja a nié fermement toutes les accusations portées contre elle devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, affirmant qu’elle n’avait jamais mentionné Stévy Wallace dans ses publications.

En attendant, la journaliste devra se présenter devant la Chambre correctionnelle de flagrant délit le 24 mai 2024 pour une autre audience.

Christelle TOGONOU

Projet Pipeline Bénin-Niger : Le Bénin autorise le chargement du 1er navire

Le Bénin Autorise depuis ce mercredi 15 mai 2024, le chargement du 1er navire dans le cadre de l’embarquement du pétrole nigérien à partir de la plateforme de Sèmè Kpodji. Pour faciliter le dialogue entre les deux patries en vue d’une solution pacifique à la crise, le Bénin joue la carte de l’apaisement en procédant par la levée provisoire de l’embargo sur le pétrole nigérien.

Par le truchement d’une conférence de presse conjointe tenue ce mercredi 15 mai 2024 avec la délégation chinoise pour discuter du Projet Pipeline Bénin-Niger, le Ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, a annoncé que le Bénin permettrait le chargement du premier navire dans ses eaux, affirmant que cela ne compromettrait pas les intérêts du Niger ni ceux de la partie chinoise.

Cette décision fait suite à une lettre de la douane nigérienne à la douane béninoise selon nos sources. Cependant, le ministre a souligné qu’elle ne serait pas une règle permanente pour l’exploitation du pipeline. De plus, il a indiqué qu’une réunion inter-État serait organisée à la demande de la Société chinoise Wapco pour discuter des aspects opérationnels de l’exploitation.

En rappel, la semaine précédente, le Bénin avait temporairement bloqué l’embarquement du pétrole nigérien à partir de la plateforme de Sèmè Kpodji, une décision expliquée par le président béninois lors d’une interview diffusée sur la chaîne YouTube de la présidence de la République.

Dans le cadre de ce bras de fer en cours entre le Bénin et le Niger, une délégation de haut niveau envoyée par le gouvernement chinois est arrivée à Cotonou depuis ce mardi 14 mai 2024.

A en croire nos sources, la mission de cette délégation est de jouer un rôle de médiateur dans la crise qui oppose les deux pays depuis plusieurs semaines.

Cette évolution marque un pas en avant dans la gestion du Projet Pipeline Bénin-Niger, démontrant l’implication continue des parties prenantes pour assurer un déroulement équitable et efficace de ce projet crucial pour la région.

Bertin Djitrinou

Classement économique des 14 pays de la zone CFA en 2024 : Le Bénin 6ème, la Côte D’Ivoire première économie de la zone franc

Dans le cadre du classement prévisionnel des économies des 14 pays de la zone CFA en 2024 selon les perspectives du Fonds Monétaire International (FMI), la Côte d’Ivoire maintiendra sa place de leader. En effet, dans la zone CFA, la Côte d’Ivoire continuera de tenir son leadership. Elle affichera cette année un produit intérieur brut (PIB) de $86,9 milliards.

Bénéficiant d’une croissance économique soutenue, alimentée entre autres par les projets pétro-gaziers en cours d’exploitation, l’économie du pays des éléphants franchira pour la première fois le cap des $100 milliards en 2026, pour atteindre $109 milliards de PIB en 2027.

Selon les perspectives du FMI, le pays d’Alassane Dramane Ouattara sera suivi du Cameroun avec $53,20 milliards et du Sénégal $35,45 milliards. Le Mali se classera en 5ème position derrière le Burkina avec $21,66 milliards et juste devant le Bénin, sixième avec un produit intérieur brut de $21,37 milliards en 2024. Les 10ème, 11ème, 12ème et 13ème places seront respectivement occupées par la République du Congo avec $15,50 milliards, la Guinée Equatoriale $10,70 milliards, le Togo $9,83 milliards, et la Centrafrique avec $2,81 milliards de dollars dans ce classement prévisionnel des économies. La Guinée Bissau fermera la marche en se classant 14ème avec un PIB $2,15 milliards.

Il faut noter aussi selon ce classement, que le Burkina prendra la 4ème place qu’occupait le Mali. D’après les données de l’institution, l’économie burkinabé estimée à $20,3 milliards en 2023, atteindra $21,9 milliards cette année 2024. Ainsi, le Mali qui occupait la quatrième place de la zone CFA avec un PIB de $20,6 milliards, retombera à la cinquième place, malgré une augmentation de son économie à $21,6 milliards.

Pays principalement connus pour leurs ressources minières, le Mali et le Burkina Faso ont connu ces dernières années des changements politiques majeurs qui continuent d’impacter leurs économies. Après avoir annoncé leur retrait de l’espace d’échange économique commun que représente la CEDEAO, les deux pays semblent désormais préparés à sortir du franc CFA qu’ils considèrent comme une monnaie coloniale. Une décision dont l’impact sur leur PIB n’est toujours pas évalué, d’autant plus que les détails de la nouvelle monnaie qui devrait être commune avec le Niger n’ont toujours pas été révélés.

Bertin Djitrinou

Culture : Des origines à l’impact culturel et social du reggae

Le reggae, connu pour son genre musical particulier reste avant tout le vecteur d’un message. Ses paroles souvent engagées en font un porte-voix des opprimés et un outil de revendication politique.

Considérez le retour aux origines reggae comme un voyage au cœur d’une culture qui a su s’imposer mondialement, influençant des artistes et des mouvements bien au-delà de son berceau jamaïcain. Le reggae incarne cette force de la musique qui sait traverser les époques et les continents, en gardant intacte sa capacité à émouvoir et à mobiliser.

Les origines du reggae remontent au milieu du 20e siècle. Né en Jamaïque dans les années 1960, le reggae s’est développé à partir de racines musicales diverses, incluant le mento, le ska et le rocksteady. Ainsi, la Jamaïque était la terre fertile où le mento, le ska et le rocksteady se sont entremêlés pour donner naissance à un genre musical nouveau. Cette expression artistique, intimement liée à l’identité rastafari, a été popularisée mondialement par des icônes telles que Bob Marley et Jimmy Cliff, pour ne citer que celles-là.

A travers leurs rythmes distinctifs et leurs messages souvent empreints de revendications sociales et politiques, le reggae a non seulement révolutionné la musique mais a aussi exercé une influence profonde sur divers mouvements culturels et sociaux. Ainsi, tout en conservant son héritage et son impact sur la société l’évolution du reggae continue d’enrichir le paysage musical.

Le ska, rapide et énergique, influencé par le jazz et la musique afro-caribéenne, a progressivement ralenti son tempo pour devenir le rocksteady, prélude au reggae. Ce dernier, rythmé par une guitare rythmique en contretemps, a émergé comme une évolution naturelle, marquant dès lors son territoire dans l’histoire des musiques populaires jamaïcaines.

Ainsi, grâce à ces pionniers de la musique, la Jamaïque a vu naître une expression authentique dont la résonance allait transcender les frontières de l’île. Aussi vrai que la musique jamaïcaine de cette époque reflète la créativité d’une nation en quête d’identité et de changement, la genèse du reggae est inséparable de ce contexte social et culturel, où les artistes ont traduit dans leurs mélodies et leurs textes les aspirations et les luttes de leur peuple.

Implanté dans le firmament des genres musicaux mondiaux, cette musique n’est pas seulement un ensemble de rythmes et de mélodies ; elle incarne une culture, une philosophie, et est devenue un canal pour la conscience sociale et la résistance. Le reggae, à travers ses icônes, a laissé une empreinte indélébile, influençant les générations futures et diversifiant l’expression musicale à travers le monde.

Le reggae, au fil des ans, s’est rapidement diversifié, donnant naissance à plusieurs sous-genres. Le ‘’raggamuffin’’, par exemple, est un style qui mêle le rap aux rythmes reggae, une innovation attribuée aux communautés jamaïcaines de New York. Des artistes comme Alborosie ont incarné ce mouvement, le faisant rayonner à l’international. Parallèlement, des groupes tels que UB40, originaire du Royaume-Uni, ont apporté leur propre touche au reggae, bien que leur interprétation ait suscité des réactions mitigées quant à sa qualité et son authenticité.

Du point de vue de son impact culturel et social, il faut considérer le reggae non seulement comme un genre musical, mais aussi comme un vecteur de changement social et culturel. Enraciné dans l’histoire tumultueuse de la Jamaïque, ce genre a émergé comme un cri de ralliement pour les opprimés, véhiculant des messages de résistance et d’émancipation.
Le ‘’rastafarisme’’, avec ses valeurs de justice sociale, de paix et d’amour universel, a profondément marqué l’identité du reggae, un genre musical devenu indissociable de ce mouvement spirituel, diffusant ses principes à travers le monde.

Toujours au menu de son impact culturel et social, des festivals dédiés au reggae fleurissent aux quatre coins du globe, attestant de la portée universelle de cette musique. La reconnaissance de la ‘’Journée internationale du reggae’’, initiée par l’UNESCO, souligne la valeur culturelle de ce genre musical et promeut sa préservation comme héritage culturel.

La musique reggae agit comme un catalyseur social, incitant à la réflexion sur des thématiques telles que l’égalité, la liberté et l’unité. Les paroles engagées des chansons reggae résonnent avec les luttes contemporaines pour les droits civiques et contre l’injustice.

Loin d’être considéré comme un simple genre musical, le reggae est une force qui continue de nourrir les esprits, d’inspirer les mouvements sociaux et de tisser des liens entre les communautés à travers le monde.

Bertin Djitrinou

43 ans après la disparition de Bob Marley : Que retenir du célèbre reggae man ?

La musique reggae une fois encore, est célébrée dans toutes sa splendeur à travers le monde. 11 mai 1981-11 mai 2024, déjà 43 ans que la méga star du reggae quittait le monde des vivants pour sans doute une autre vie inconnue des mortels. Comme à l’accoutumé, chaque année à la date anniversaire du décès de l’icône du reggae, sont organisés à son honneur de géants concerts, où ses chansons et la musique reggae sont célébrés dans une splendeur, rappelant la vie et le parcours de l’illustre disparu.

Bob Marley, musicien jamaïcain de renom, est synonyme du reggae et demeure la figure de proue incontestée du genre. Avec des hymnes tels que ‘No Woman No Cry’ et ‘One Love’, son groupe The Wailers, originairement nommé The Wailing Wailers, a posé les fondations d’un héritage musical durable. Marley, grâce à sa capacité à fusionner la lutte politique et les messages d’unité dans sa musique, a élevé le reggae au-delà de sa Jamaïque natale, lui conférant une portée universelle.

Sans risque de se tromper, on peut dire que la date du 11 mai, est le jour où le monde entier vibre et célèbre le reggae dans toute ses dimensions. L’artiste s’est immortalisé par ses œuvres, aussi bien que par ses célèbres citations qui ont résisté au temps et dans l’espace.

Les plus célèbres connues sont : « Les plus belles choses ne sont pas parfaites, elles sont spéciales ; Le jour où vous arrêtez de courir, c’est le jour où vous gagnez la course ; Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu’au jour où être fort reste la seule option ; Ne vis pas pour que ta présence se remarque mais pour que ton absence se ressente ; Les vrais amis sont comme des étoiles, vous ne pouvez les reconnaître que lorsqu’il fait sombre autour de vous ; Essaie de devenir ce que tu veux plutôt que de devenir ce qu’ils veulent que tu sois ; La vérité, c’est que tout le monde va te faire du mal, mais tu dois juste trouver ceux pour lesquels il vaut la peine de souffrir ; Mieux vaut mourir en combattant pour la liberté plutôt que d’être prisonnier tous les jours de sa vie ; La chose superbe à propos de la musique, c’est que lorsqu’elle vous touche, vous ne ressentez plus la douleur ; La possession vous rend riche ? Je n’ai pas ce type de richesse. Ma richesse c’est la vie, pour toujours ; Je crois en la liberté pour tout le monde, pas seulement pour l’homme noir ; La musique peut rendre les hommes libres ; La grandeur d’un homme ne se mesure pas à la richesse qu’il acquiert, mais à son intégrité et à sa capacité à affecter positivement les gens autour de lui ; Le plus grand des lâches est l’homme qui éveille l’amour d’une femme sans aucune intention de l’aimer ; La plus belle courbe sur le corps d’une femme est son sourire ».

Il faut rappeler que le reggae est un genre musical issu du Ska et du Rocksteady qui a émergé à la fin des années 1960 en Jamaïque où il est l’une des expressions musicales les plus populaires. Le nom de cette musique est issu du titre d’une chanson de Tootsand the Maytals intitulé ‘’Do the Reggay sortie en 1967.

Ainsi, le reggae devient mondialement connu dans les années 1970, dans le sillage du succès de Bob Marley. À travers ses rythmes distinctifs et ses messages souvent empreints de revendications sociales et politiques, le reggae a non seulement révolutionné la musique mais a aussi exercé une influence profonde sur divers mouvements culturels et sociaux. Son évolution continue d’enrichir le paysage musical tout en conservant son héritage et son impact sur la société.

Bertin Djitrinou

Economie : Le Niger prend une décision significative en réponse au blocage de son pétrole à Sèmè par le Bénin

Dans un communiqué publié ce lundi 13 mai, le Colonel Major Salissou Mahaman Salissou, ministre nigérien des transports et de l’équipement, a informé tous les acteurs du transport international que seuls les véhicules immatriculés au Niger et au Togo peuvent désormais transporter le fret nigérien à partir du Port de Lomé et de tout autre lieu sur le territoire togolais, conformément à un accord bilatéral entre le Niger et le Togo.

Toutefois, dans des circonstances exceptionnelles et avec l’autorisation spéciale du ministre des transports et de l’équipement, les véhicules immatriculés au Burkina Faso, au Mali et au Ghana peuvent également participer au transport de ce fret. Le gouvernement du Niger insiste sur le respect strict des dispositions de ce communiqué. En conséquence, les véhicules immatriculés au Bénin se voient refuser l’accès au fret togolais sur demande des autorités nigériennes.

Ainsi, cette déclaration officielle du gouvernement du Niger témoigne de sa réaction ferme face au blocage de son pétrole par le Bénin. En limitant l’accès au transport de son fret aux véhicules immatriculés uniquement au Niger et au Togo, avec des exceptions limitées pour d’autres pays de la région, le Niger cherche à protéger ses intérêts économiques et à garantir un contrôle plus strict sur le transport de ses ressources. Cette mesure souligne également l’importance des accords bilatéraux dans la régulation du transport international et met en lumière les tensions géopolitiques et économiques qui peuvent surgir entre les pays voisins.

 

Christelle TOGONOU

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