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Les enjeux économiques du Pipeline de Sèmè-Kpodji

Le plus grand oléoduc d’Afrique devrait générer au Bénin près de 500 million de dollars US sur 20 ans

Au Niger et au Bénin, l’or noir coule dans le plus grand oléoduc d’Afrique. Au Bénin, les premières gouttes de pétrole avaient jailli sur la plateforme à Sèmè Kpodji fin avril dernier. On aurait cru les prémisses d’une inauguration, mais hélas ! Le Bénin a interdit aux navires de charger du pétrole nigérien dans la commune de Sèmè Podji.

L’information rapportée par RFI fait jazzer la toile depuis ce lundi 6 mai 2024. Cette interdiction a été notifiée à l’ambassadeur de Chine au Bénin ainsi qu’à (China National Oil & Gas Exploration and Development Corporation), société en charge de la gestion du pipeline

En effet, le Bénin a décidé de bloquer l’embarquement du pétrole nigérien à partir de la plateforme de Sèmè Kpodji, au Bénin, où atterrit l’oléoduc. Pour les deux pays, c’est un enjeu économique énorme. Car, le pipeline devrait produire par jour un équivalent de 90.000 barils. Il s’agit là d’un projet pharaonique qui venait de rentrer en service pour le bonheur des deux pays.

Le plus grand oléoduc d’Afrique ayant nécessité cinq (05) ans de travaux et plus de deux milliards de dollars US d’investissement, relie les champs de pétrole d’Agadem dans l’extrême Est du Niger au port béninois de Sèmè Kpodji sur un tracé de deux mille (2000) kilomètres.

Chaque jour, l’équivalent de 90.000 barils devraient couler dans le pipeline de Sèmè Kpodji. Dans le plan, le pétrole sera ensuite distribué par bateau vers le monde entier. De quoi permettre au Niger de rentrer dans le club des pays exportateurs de pétrole.

En outre, les autorités nigériennes prévoient qu’à terme, le pétrole représentera 25% du PIB (Produit Intérieur Brut). Ainsi, la Banque Africaine de Développement (BAD) projette pour le pays une croissance économique de 11,2% en 2024, la plus forte d’Afrique, boostée notamment par l’exportation du pétrole.

Le Bénin devrait lui aussi profiter du pipeline. A en croire les statistiques, cette exploitation devrait générer près de 500 million de dollars US de recettes fiscales dans le pays sur 20 ans et créer plus de 2000 emplois.

Bertin Djitrinou

Bénin : Conseil des ministres de ce mercredi 8 mai 2024

Réunit en conseil des ministres ce mercredi 08 mai 2024, les membres du gouvernement ont pris des décisions, dont voici les principales.

Au titre des mesures normatives, il a été retenu le projet de loi sur la reconnaissance de la nationalité béninoise aux afro-descendants. A ce titre, le gouvernement a décidé de transmettre à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à reconnaître la nationalité béninoise aux afro-descendants vivant en République du Bénin. Cette mesure vise à garantir l’égalité des droits et des opportunités pour tous les citoyens. A ceci s’ajoute l’adoption de modalités pour l’exercice de la veille pastorale.

Au titre des communication, la mise en place d’un laboratoire de production de vitro-plants et la création d’une ferme élite dédiée à la production d’ananas, afin de renforcer le secteur agricole. Les membres du gouvernement ont également décidé de l’installation d’un système de vidéoprotection à l’Aéroport International Cardinal Bernardin GANTIN de Cadjèhoun pour renforcer la sécurité des voyageurs et des installations. Dans le secteur du commerce, l’imposition temporaire de restrictions sur l’exportation des produits vivriers en dehors du territoire national, dans le but de garantir la sécurité alimentaire et la disponibilité des denrées sur le marché intérieur.

Par ailleurs, Krishna LOKOSSOU a été nommé Directeur général de la Poste du Bénin S.A. Précédemment Chargé d’Études auprès du Ministre d’État Romuald Wadagni, il remplacera désormais le Professeur Judith Bai GLIDJA, nommée le 18 Mars dernier, membre du conseil national de l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE). A noter que Krishna Lokossou est diplômé d’un MBA en Stratégie et Finances de la Bayes Business School.

Christelle TOGONOU

Atelier de formation et de sensibilisation de la CBIT : Renforcer les capacités des professionnels des médias et acteurs clés dans le cadre de la transparence climatique

La salle de conférence de la Direction Générale de l’Environnement et du Climat (DGEC) du Ministère du Cadre de Vie et des Transports en charge du Développement Durable (MCVT), a abrité le jeudi 02 Mai 2024 une séance de formation et de sensibilisation sur l’Initiative de Renforcement des Capacités pour la Transparence (CBIT). L’activité a réuni des professionnels des médias et des représentants de diverses structures parties prenantes.

Après introduction de l’activité par Mme Lydia AYOLA KONTO, Chargée de Communication de la Coordination nationale de la CBIT, le Dr Romaric AKPOVO, Coordonnateur national de l’Initiative, a dit un mot de bienvenue à l’endroit des participants avant de passer à la présentation de la CBIT, soulignant l’urgence d’agir face aux effets néfastes des changements climatiques. Il a expliqué les mécanismes mis en place pour garantir la crédibilité des rapports nationaux, ainsi que les composantes et les résultats déjà obtenus de la mise en œuvre de l’initiative.
A nouveau dans sa prise de parole, Lydia AYOLA KONTO a mis un accent particulier sur les perspectives en termes de communication de la CBIT, la stratégie globale de communication et l’importance de la formation des Points Focaux pour une diffusion efficace des informations.
Le soin est revenu au Dr Martial AMOU, Assistant Technique et spécialiste MRV de l’Initiative, de clarifier les concepts fondamentaux de la CBIT. Il a souligné l’importance de se conformer aux exigences du cadre de transparence renforcé de l’Accord de Paris. L’expert a élucidé les termes phares tels que l’Accord de Paris, les CDN, l’émission, l’atténuation, l’adaptation, le systèmes MRV & SE, le rapport biennal sur la transparence etc., tout en démontrant la nécessité de maîtrise de ce jargon crucial pour accompagner la mise en œuvre de l’initiative en matière de communication.
Des débats animés ont suivi les présentations, avec des discussions sur le rôle du secteur privé dans la lutte contre les changements climatiques. Il faut noter que cet atelier a représenté une étape importante dans la sensibilisation et la mobilisation des acteurs clés pour renforcer la transparence dans un contexte de lutte contre les changements climatiques.

Christelle TOGONOU

Bénin-Niger : Cotonou ordonne l’interdiction d’embarquer du pétrole

Ce lundi 06 mai 2024, le Bénin a pris la décision d’interdire l’embarquement du pétrole nigérien à partir de la plateforme de Sèmè-Podji. Cette mesure constitue un revers pour les autorités nigériennes, qui se voient confrontées à un blocage inattendu, alors que les premières gouttes d’or noir sont arrivées sur la plateforme de Sèmè-Podji à la fin du mois d’avril.

Selon les informations rapportées par RFI, cette interdiction a été notifiée à l’ambassadeur de Chine au Bénin ainsi qu’à (China National Oil & Gas Exploration and Development Corporation), société en charge de la gestion du pipeline. Les navires ne peuvent plus charger du pétrole tant que Niamey n’aura pas ouvert sa frontière avec Cotonou.

Bien que le Président Patrice Talon ait exprimé sa volonté de normaliser les relations avec le Niger, et ordonner la réouverture de la frontière coté Bénin depuis Décembre 2023, Niamey a maintenu ses frontières fermeés.

Les relations entre les deux pays restent tendues. Ce nouveau bras de fer pourrait contraindre le Niger à assouplir sa position.

Christelle TOGONOU

Gestion des catastrophes naturelles extrêmes au Bénin : quand il reste à faire, rien n’est encore fait ?

Comment l’état béninois à travers ces différents démembrements, pourra répondre à une catastrophe naturelle extrême qui pourrait survenir dans notre pays ? C’est la question que se pose depuis plusieurs mois la rédaction de Capp Fm. Des demandes d’interviews multiples auprès de plusieurs ministères et directions sectorielles ont été déposées. Après plus de six mois d’investigations, nous rendons enfin notre conclusion.

Omerta sur l’information…
Considérant la gravité des enjeux liés aux catastrophes naturelles, seules quelques structures ont répondu favorablement à nos demandes d’interviews. Parmi celles qui ont opposé un refus, on peut citer certains acteurs essentiels tels que la Police Républicaine et le CNHU HKM. Ces entités, pourtant jugées indispensables dans la gestion de phénomènes catastrophiques, ont fait preuve d’un désintérêt flagrant en renvoyant systématiquement nos journalistes vers l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC).
Cette redirection généralisée vers l’ANPC soulève des interrogations sérieuses quant à la transparence et à la clarté des réponses fournies. Est-ce un signe de centralisation excessive ou une tentative de dissimulation des mesures prises pour agir en cas de catastrophes naturelles ? La question reste posée.

Présentation des faits…
Alors que les prévisions scientifiques nous alertent sur l’accélération des phénomènes liés aux changements climatiques dans les années à venir, il est impératif de se préparer à faire face à des situations d’urgence, notamment en ce qui concerne les catastrophes naturelles extrêmes. Les effets du réchauffement climatique, tels que la montée du niveau des océans et la fonte des glaciers, sont déjà perceptibles et menacent directement des villes côtières de la sous-région ouest-africaine, dont Cotonou, située dans le Golfe de Guinée.
Dans une étude en Juillet 2023, le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) prévient qu’une catastrophe naturelle majeur pourrait survenir au Bénin à l’horizon 2030. L’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC), le Ministère des Affaires Sociales, la Mairie de Cotonou, le Groupement National des Sapeurs-Pompiers, ainsi que des experts en études climatiques, environnementales et océanographique, admettent avoir connaissance de cette information du GIEC. D’après l’ensemble de ces structures, des plans de réponse existent sauf que c’est l’ANPC qui coordonne tout et tous en donnant les directives.
Cependant, l’ANPC qui est l’organe principal chargé de coordonner les interventions en cas de catastrophes naturelles au Bénin, nous apprend que « (…) depuis 2016, il y a beaucoup de programmes, à savoir le PAPC, le Projet WACA BENIN, qui sont initiés pour réduire la vulnérabilité des communautés à risque d’inondation au niveau côtière. A côté de cela, nous avons le plan de contingence national qui est déployer en cas de catastrophe naturelle qui nous permet de savoir comment orienter les directives », a fait savoir le chef antenne sud à l’ANPC, Paul KASSINHIN.

Pris au vif et sans réponse concrète…
Nous sommes allés plus loin en décrivant clairement un scénario : « Les cotonois qui vaquent à leurs occupations quotidiennes normalement, et soudainement l’océan atlantique qui déborde et envahi très vite la ville. Comment les autorités au niveau sectorielle réagissent » ? Dans de telles situations vraiment extrêmes, où toutes les activités sont bloqués en deux temps trois mouvements et les populations sont confronté à un dilemme, qu’est-ce qu’il y a lieu de faire ?

Quand il reste à faire…
Le manque de moyens financiers et technologiques, ainsi que l’absence de plans d’urgence complets et de structures adaptées pour faire face à des événements de grande ampleur, sont autant de facteurs qui entravent la réponse efficace du Bénin aux catastrophes naturelles.
En ce qui concerne la prise en charge des victimes, le dispositif actuel est insuffisant. Non seulement la réponse d’urgence manque de ressources et de coordination, mais la prise en charge psychosociale des victimes, leur réinsertion et leur relogement sont également des domaines où le pays doit améliorer ses capacités.
Face à cette réalité, il est urgent que le Bénin renforce ses capacités de gestion des catastrophes naturelles. Cela implique non seulement d’investir dans des infrastructures de prévention et de réponse, mais aussi de développer des plans d’urgence complets et de former davantage de personnel spécialisé dans la gestion des crises.
Il est également essentiel d’impliquer la communauté internationale et les organisations régionales dans cet effort, en tirant parti de leur expertise et de leurs ressources pour renforcer les capacités du Bénin en matière de gestion des catastrophes naturelles.

En conclusion, bien que conscient des risques imminents liés aux catastrophes naturelles, le Bénin doit encore faire face à des défis importants pour mettre en place un mécanisme de réponse efficace. Des investissements supplémentaires, une coordination accrue entre les différentes structures et une collaboration internationale renforcée sont essentiels pour garantir la sécurité et le bien-être des populations face à de telles crises.

Christelle TOGONOU

Performances d’une icône africaine : Angélique Kidjo fait partie des 150 nouveaux mots et expressions qui rejoindront les pages du dictionnaire Larousse en 2025

A l’instar du roi de la rythmique ‘’Tchink Système’’ TOHON Stan, la star de la musique béninoise Angélique Kidjo fait partie des 150 nouveaux mots, sens, locutions et expressions qui rejoindront désormais les pages du dictionnaire Larousse en 2025.
La chanteuse de 63 ans au parcours atypique, cinq fois lauréate des Grammy Awards et lauréate de l’Académie Charles Cros, connue pour la diversité et l’originalité de sa musique fait péter encore la toile.

De par son engagement humanitaire comme ambassadrice internationale de l’UNICEF, la BBC l’a donc incluse dans sa liste des cinquante icônes du continent africain.

Ainsi, en 2025, la star de la musique béninoise Angélique Kidjo fera son entrée dans le dictionnaire Larousse pour l’honneur de tout un continent et surtout de ses deux nationalités

A noter qu’il y aura pour cette édition, plus de 40 personnalités qui feront leur apparition dans différents domaines tels que la musique, la mode, le cinéma, la science et même le sport.

Artiste africaine, de nationalité française et béninoise, la diva Angélique Kidjo qui brille dans l’industrie musicale dans le monde, s’est fait connaître grâce à ses chansons cultes et titres à succès comme « Wombo Lombo », « Agolo », « Afirika », « We We », « Adouma » et « Batonga » pour ne citer que ceux-là.

Immortalisée à travers un répertoire aussi riche et danse, de par ses performances en pop africaine, la musique des Antilles, le zouk, la rumba congolaise, le jazz, le gospel, et différents styles de musique latine, Angélique Kidjo puise sa musique du rythmes ‘’Zinli’’, une rythmique endogène béninoise.

Depuis longtemps, Angélique Kidjo fait parler d’elle dans le monde entier et le fera encore pour plusieurs générations à venir. Ce bel hommage vient à point nommé pour témoigner et reconnaitre les mérites de la détermination de la diva béninoise.

Pour cette même édition 2025 du dictionnaire Larousse, il faut souligner que d’autres personnalités telles que le footballeur français Antoine Griezmann, la star de la musique américaine Beyoncé, le rugbyman tricolore Antoine Dupont, le basketteur américain LeBron James, la chanteuse française Mylène Farmer et même le comédien français Omar Sy y figurent aussi.

Bertin Djitrinou

Journée mondiale de la liberté de la presse : Le Groupe EWA AFRIKA congratule 50 professionnels des médias pour leur abnégation

Dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, le groupe Ewa Afrika et la Réunion des journalistes spécialistes des questions institutionnelles et gouvernementales (RéJIG) entendent célébrer avec faste la presse béninoise. Ils organisent le 04 mai 2024 une cérémonie de distinction de cinquante professionnels des médias.

Après plusieurs tractations du jury, le verdict est tombé. Le jury a retenu cinquante (50) nom de professionnels de médias pour faire partie des heureux récipiendaires des Trophées de la presse de cette année 2024.

Il s’agit des meilleurs journalistes de la presse écrite, de la presse en ligne, de l’audiovisuel, des caricaturistes, des reporters-institutionnels et des responsables des organisations faîtières de la presse béninoise.

Parmi ces heureux récipiendaires des ‘’Trophées de la presse’’ de cette année 2024 figure le journaliste émérite Bertin Djitrinou, qui par son sens de l’engagement et de la responsabilité, depuis plus vingt ans déjà œuvre inlassablement pour une presse béninoise dynamique.

Pour le président du comité d’organisation, Tiburce Konto, les trophées qui seront remis aux récipiendaires témoignent de la volonté de la RéJIG de galvaniser les professionnels des médias qui défendent les valeurs intrinsèques d’une corporation à ne pas bâillonner. Pour lui, la presse béninoise est un pilier de la démocratie à préserver et à encourager.

Selon la répartition faite, on note dix (10) récipiendaires pour les meilleurs journalistes de la presse écrite, dix (10) pour la presse audiovisuelle, dix (10) pour les journalistes de la presse en ligne, trois (03) pour les meilleurs caricaturistes, dix (10) pour les responsables des faitières de la presse et sept (07) pour les reporters-institutionnels dans les institutions de la République.

Cinquante professionnels des médias ainsi honorés et valorisés pour marquer d’un seau particulier la célébration de l’édition 2024 de la journée mondiale de la liberté de la presse. Le groupe Ewa AFRIKA et la Réunion des journalistes spécialistes des questions Institutionnelles et gouvernementales (RéJIG) se réjouissent de leur abnégation pour une presse dynamique.

Christelle Togonou

Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : Le secteur de l’immobilier et du foncier identifié comme un terrain propice à l’investissement d’argent illicites

Le gouvernement béninois vient de mettre en place un nouveau mécanisme, le registre des bénéficiaires effectifs en vue d’une transparence foncière au Bénin. La création du registre des bénéficiaires effectifs auprès de l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF) est une importante étape dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Selon divers rapports nationaux et internationaux, le secteur de l’immobilier et du foncier est identifié comme un terrain propice à l’investissement d’argent provenant d’activités illicites. Ces rapports soulignent que des immeubles peuvent être acquis au nom de personnes physiques cachées derrière des entités juridiques, créant ainsi une opacité propice à des pratiques illégales.

Conformément aux recommandations de groupes tels que le Groupe d’Action Financière (GAFI), il est impératif de mettre en place un cadre réglementaire visant à collecter, vérifier et publier des informations sur les bénéficiaires effectifs lors de la création ou du transfert de titres fonciers. C’est dans cette optique qu’a été adopté le présent décret en conseil des ministres de ce mercredi 24 avril 2024.

D’après le rapport du conseil des ministres, ce décret consacre la création du registre des bénéficiaires effectifs dans le secteur de l’immobilier et du foncier, placé sous la responsabilité de l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier. Le ministère de l’Économie et des Finances supervisera la mise en œuvre efficace de ce registre, visant à accroître la transparence et à réduire les risques liés aux flux financiers illicites.

En effet, l’anonymat entourant certaines transactions foncières et immobilières offre une porte ouverte au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

D’où, la mise en place de ce registre, qui revêt une importance capitale pour le Bénin dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Car, elle contribuera à renforcer la transparence et à prévenir l’utilisation abusive du secteur foncier et immobilier à des fins criminelles.

La création du registre des bénéficiaires effectifs représente constitue ainsi une avancée majeure dans la lutte contre les activités illicites dans le secteur foncier et immobilier au Bénin et démontre l’engagement du Bénin à renforcer la transparence et l’intégrité de son système financier et foncier.

Bertin Djitrinou

19ème tour cycliste international du Bénin : La conquête pour le maillot jaune lancée à Boukoumbé

Le Bénin sera sous les feux de la rampe à travers le 19ème tour cycliste international du Bénin qui se déroulera du 30 avril au 04 mai 2024. Le premier coup de pédale donné ce mardi à Boukoumbé marque le départ pour la conquête de maillot le plus convoité.

Au total quatorze (14) pays dont 15 équipes participent à cette compétition internationale que le Bénin a l’insigne honneur d’abriter. A peu près de 90 coureurs en lice pour faire vibrer durant près d’une semaine le peuple béninois dans 11 départements du Bénin à savoir le Littoral, l’Atlantique, le Mono, le Couffo, le Zou, les Collines, le Plateau, l’Ouémé, l”Atacora, la Donga et le Borgou.

Il faut préciser que le tour cycliste international du Bénin se fera en 5 étapes. La première étape, d’une distance de 125,800 km, a lieu de Boukoumbé-Djougou le 30 avril 2024. La deuxième étape, est prévue pour avoir lieu de Parakou à Savè le 1er mai 2024 pour une distance 156,420 km. Quant à la troisième étape qui va de Djdja-Athiémé, les coureurs vont parcourir 113, 800 km le jeudi 02 mai 2024.
Ouinhi-Porto-Novo longue de 97,170 km sera la quatrième étape qui sera courue le vendredi 03 mai 2024 suivie de la cinquième étape de 154, 280 km, prévue pour le samedi 04 mai 2024, qui va démarrer de Agbangnizou pour s’achever à la place de l’Amazone à Cotonou.

Il faut rappeler que le grand prix de Cotonou est programmé pour le dimanche 05 mai 2024 où les coureurs vont effectuer 104 km en 10 tours.

Bertin Djitrinou

Santé : Le Bénin introduit le vaccin contre le paludisme dans son programme de santé publique

Le jeudi 25 avril 2024, à l’École Normale des Instituteurs d’Allada, le Bénin a célébré la 17ème édition de la Journée Mondiale de Lutte Contre le Paludisme. Sous le thème « accélérer la lutte contre le paludisme pour un monde plus équitable, équité en matière de santé, égalité du genre et droits humains », cette journée a été marquée par l’introduction du vaccin contre le paludisme dans le Programme Élargi de Vaccination (PEV).

La cérémonie, honorée des présences du Ministre de la Santé, Benjamin HOUNKPATIN, de l’Ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Monsieur Brian W. SHUKAN, ainsi que de partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, a souligné l’importance de cette initiative pour la santé publique béninoise.

Le Professeur Benjamin HOUNKPATIN a souligné que, malgré les efforts et les investissements considérables déployés pour contrôler et éliminer le paludisme, cette maladie reste un problème majeur de santé publique au Bénin. En effet, selon les données de 2023, le paludisme affecte 17% des adultes et 39% des enfants de moins de cinq ans, avec un taux de mortalité alarmant de 106 décès pour 100 000 enfants.

Pourtant, le Bénin est fortement engagé dans la lutte contre le paludisme, avec des actions concrètes telles que la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide, la chimio prévention saisonnière chez les enfants et l’assainissement environnemental. Cependant, de nouvelles menaces, telles que la résistance aux médicaments et aux insecticides, mettent en péril ces progrès.

Face à ce défi, le Bénin a décidé d’introduire le vaccin contre le paludisme dans son Programme Élargi de Vaccination, s’inspirant des résultats positifs de la phase pilote menée au Ghana, au Kenya et au Malawi. Cette initiative a déjà permis de protéger environ 2 millions d’enfants contre les formes graves du paludisme, réduisant ainsi les hospitalisations pédiatriques de 22% et la mortalité de 13%.

En adoptant ce vaccin, le Bénin rejoint d’autres pays africains dans la lutte contre le paludisme, contribuant ainsi à l’objectif de réduire la charge mondiale de la maladie de 90% d’ici 2030, tel que préconisé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Le Ministre de la Santé a rassuré la population quant à la sécurité du vaccin et a souligné qu’il complémente les autres mesures de lutte contre le paludisme. La campagne de vaccination a été officiellement lancée lors de cette cérémonie, marquant ainsi une étape importante dans la lutte contre le paludisme au Bénin.

Christelle TOGONOU

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