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Economie : le Nigeria rétrograde à la 4ème place en Afrique

Le Nigeria voit son rang de première puissance économique africaine lui échapper. Selon les projections du Fonds Monétaire International (FMI), il dégringole à la 4è place. Autrefois, le géant Nigeria dominait en tant que grand producteur de pétrole, mais il a cédé sa position de leader économique africain à l’Afrique du Sud. Ce géant de l’Afrique de l’Ouest, qui se tenait en deuxième position en Afrique en termes de PIB en 2023, est désormais devancé par l’Égypte et l’Algérie, selon les prévisions du FMI.

Ainsi, l’Algérie occupe désormais la 3ème place devant le Nigeria avec un PIB projeté de 266,7 milliards de dollars. L’Égypte rétrograde à la 2ème place avec 348 milliards de dollars, tandis que l’Afrique du Sud se hisse au 1er rang avec 373 milliards de dollars, d’après les projections du FMI. « Cette chute du Nigeria coïncide avec la forte dépréciation du naira et un taux d’inflation record dans le pays », indique le FMI.

Selon les projections de cette institution, l’Égypte deviendrait la première puissance économique du continent en 2027, tandis que le Nigeria conserverait sa quatrième place jusqu’en 2028. Le Fonds Monétaire International note que la situation économique du Nigeria et de l’Égypte a été particulièrement affectée par « l’inflation élevée et les dévaluations agressives de leurs monnaies, contrairement au rand sud-africain dont la valeur est largement déterminée par le marché ».

Il est à noter que, selon les « Perspectives de l’économie mondiale » publiées cette semaine par l’institution, le PIB nominal de la nation la plus peuplée d’Afrique atteindra cette année 253 milliards de dollars US.

Christelle TOGONOU

Natitingou : Verdict rendu dans l’affaire des « bavures policières »

Ce jeudi 25 avril 2024, le tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou a rendu son jugement dans l’affaire des « bavures policières » qui a secoué la ville.

À l’issue de l’audience, trois des policiers impliqués ont été condamnés à six mois de prison ferme et à une amende de 150 000 FCFa chacun. Quant au quatrième policier, son procès a été reporté. Par ailleurs, la victime a écopé de six mois de prison avec sursis, tandis que Moïse Badjagou, l’auteur de la vidéo, a été acquitté faute de preuves suffisantes.

Les accusations portées contre les parties étaient diverses : abus d’autorité, coups et blessures volontaires pour les policiers ; intrusion sans mandat, violences à l’égard des forces de l’ordre et outrage à un commandant pour la victime ; enregistrement d’images relatives à la commission d’une infraction pour l’auteur de la vidéo. Tous ont plaidé non coupable.

Le ministère public avait requis huit mois de prison ferme et une amende de 200 000 FCFA pour les policiers, six mois de prison ferme et 250 000 FCFA d’amende pour le motocycliste, et six mois de prison avec sursis et une amende de 150 000 FCFA pour l’auteur de la vidéo. Quant au quatrième policier, en raison de son grade, son dossier sera jugé ultérieurement, le 3 mai, selon la décision de la Cour suprême.

Pour rappel, cette affaire fait suite à une violente répression policière à Natitingou, où des agents avaient infligé des violences à un motocycliste. La diffusion de la vidéo de l’incident sur les réseaux sociaux avait suscité l’indignation du public et demandé justice pour la victime.

Christelle TOGONOU

Pour ses réalisations économiques et ses performances remarquables : Le Bénin positionné parmi les économies les plus dynamiques du monde

La communauté internationale salut la dynamique en cours au Bénin sous le leadership éclairé et très actif du Président Patrice TALON. La conjugaison des efforts de l’équipe gouvernementale, des cadres et des collaborateurs à divers niveaux, de l’ensemble des Béninoises et Béninois, ont permis d’atteindre ses performances remarquables.

Malgré les défis liés aux successives crises mondiales et l’impact négatif des conséquences inhérentes des difficultés rencontrées par ses voisins dirigés par des régimes militaires, le Bénin se distingue par sa résilience économique, avec une croissance projetée à 6% cette année selon le FMI.

Ainsi, récompensé pour sa gestion financière exemplaire, le Bénin a récemment réussi sa première émission obligataire en dollars sur les marchés internationaux, renforçant sa crédibilité financière.

Les progrès réalisés dans l’éducation, les soins de santé et le développement du secteur privé ont également été remarqués, lui valant de multiples prix et distinctions au fil des années.

En matière de gouvernance, le Bénin s’est hissé à la 14ème place sur le continent africain selon l’Institut Mo Ibrahim en 2021. Classé premier en transparence budgétaire en Afrique francophone par l’Union européenne et le FMI en 2021, il a remporté le prix Global Markets pour la meilleure gestion de la dette publique en Afrique subsaharienne en 2019.

Classé plus récemment en 2022, 3ème en Afrique dans la lutte contre la corruption par Transparency International, son ministre des Finances a été honoré en tant que “Most Impressive African Funding Official”, et l’émission obligataire SDG du pays a été primée comme “Deal of the Year” dans la catégorie de la finance durable par The Banker.

Au menu des réalisations, il convient de noter que le plateau technique au niveau des hôpitaux publics s’améliore de jour en jour. La véritable industrialisation du pays est en marche. La Zone Industrielle de Glo-Djigbé, en est la preuve vivante avec plus de 10.000 emplois directs déjà créés.

En effet, la zone économique de Glo-Djigbé où sont transformés le coton, le sodja, le cajou, le bois, et bien d’autres produits reste une réalisation majeure qui a permis de créer des milliers d’emplois et plusieurs activités connexes dynamisant l’économie nationale.

Il s’agit à n’en point douter d’un acquis immuable. Car, la poursuite d’une telle dynamique est un gage de développement dont la postérité sera également bénéficiaire. Peu à peu le Bénin passera du statut de consommateur des produits importés à celui d’exportateur. De quoi équilibrer la balance commerciale restée longtemps déficitaire.

Bertin Djitrinou

Enième drame sur le lac Nokoué Nécessité d’étendre La répression des normes de sécurité aux transports fluviaux

Le peuple béninois tout entier a été secoué par le drame survenu ce dimanche 21 avril 2024 sur le lac Nokoué, au Bénin. En effet, une violente tempête a fait chavirer une pirogue transportant douze passagers, causant la mort de plusieurs personnes.

Les victimes avaient embarqué à Cotonou, plus précisément au niveau de Kpakpan, en direction de Sotchanhoué pour assister à des funérailles. Selon nos sources, les passagers ont été confrontés à une tempête meurtrière qui s’est abattue en ce dimanche après-midi au milieu du lac Nokoué, entraînant le chavirement de leur pirogue. Malgré les efforts de sauvetage, six personnes ont perdu la vie, laissant quatre corps récupérés et deux autres toujours portés disparus.

Il convient de saluer l’initiative des riverains qui ont su, bien avant l’arrivée des autorités, porté déjà secours à quatre des naufragés en les sortant de l’eau. Les opérations de sauvetage ont été ensuite mises en place, sous la coordination efficace de la Police Républicaine de Vekky. Les six survivants, qui ont été secourus, seraient actuellement pris en charge et reçoivent le soutien nécessaire pour surmonter ce traumatisme.

Cependant, cette catastrophe rappelle une fois de plus les dangers et les risques auxquels sont exposés les populations qui dépendent des voies fluviales pour leurs déplacements. Les autorités locales devront certainement renforcer les mesures de sécurité et de contrôle pour prévenir de tels drames à l’avenir.

En conséquence, suite à cet énième drame survenu sur le lac Nokoué, causant la mort de plusieurs passagers, la nécessité d’équiper tous les usagers du trafic fluvial de gilets de sauvetage devient urgente pour limiter les conséquences des accidents similaires à l’avenir au Bénin.

En effet, ces dispositifs de sécurité pourraient assurer la protection des uns et des autres dans des situations d’urgence telles que des tempêtes imprévues ou des incidents de navigation. Imposer le port de gilets de sauvetage à tous les passagers des transports fluviaux contribuerait à sauver des vies et à renforcer la sécurité dans ce mode de transport vital pour de nombreuses communautés.

Il est donc nécessaire de prendre des mesures proactives pour éviter la perte inutile de vies humaines et assurer la sûreté des transports fluviaux sur le territoire national.

Ainsi, la répression des normes de sécurité ne devrait pas se limiter seulement aux usagers de route circulant sur terre ferme, mais s’étendre également aux transports fluviaux pour prévenir de telles catastrophes à l’avenir. Le gouvernement béninois doit prendre des mesures urgentes pour imposer des gilets de sauvetage à tous les passagers des moyens de transport fluvial.

Bertin Djitrinou

Standard & Poor’s : L’agence rehausse la notation de crédit du Bénin de « B+ » à « BB- » avec une perspective « Stable »

Bonne nouvelle pour le Bénin. Le 19 avril 2024, l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a relevé la note de crédit de la République du Bénin de « B+ » à « BB- », avec une perspective désormais qualifiée de « Stable ».

Cette décision significative consolide la position du Bénin parmi les pays bénéficiant des meilleures notations de crédit en Afrique sub-saharienne, se positionnant juste après le Botswana et aux côtés de l’Afrique du Sud et de la Côte d’Ivoire. S&P a pris acte des progrès réalisés par le pays ces dernières années dans les domaines de la gestion économique, budgétaire et financière, malgré un contexte régional parfois instable.

S&P met en exergue le dynamisme économique soutenu observé au Bénin, illustré par une croissance dépassant les prévisions, atteignant un taux de 6,4% en 2023. Cette dynamique est prévue perdurer, avec une croissance moyenne anticipée supérieure à ce taux entre 2024 et 2027.

Ces prévisions sont étayées par la robustesse des politiques économiques mises en œuvre par les autorités béninoises, ainsi que par l’exécution efficace du Programme d’Actions du Gouvernement. L’expansion du port de Cotonou et le développement rapide de la zone économique spéciale de Glo Djigbé sont particulièrement salués par S&P, car ils contribuent à la transformation structurelle de l’économie béninoise et à l’essor de secteurs à forte valeur ajoutée.

Par ailleurs, S&P a loué la performance budgétaire remarquable enregistrée en 2023, dépassant les prévisions initiales, notamment grâce à l’augmentation des recettes budgétaires générées par l’amélioration des capacités des administrations fiscales et douanières.

La stratégie de financement proactive adoptée par le Bénin, incluant notamment l’émission réussie d’un Eurobond inaugural en dollars d’un montant de 750 millions de dollars avec une maturité de 14 ans le 13 février 2024, a également été saluée par S&P.

Enfin, l’agence a souligné la forte crédibilité internationale du Bénin auprès des bailleurs de fonds, ainsi que sa capacité à mobiliser des financements innovants, permettant ainsi d’atténuer efficacement les répercussions de la hausse globale des taux d’intérêt sur l’économie nationale.

Christelle TOGONOU

Bénin : Le Parlement béninois s’attaque aux bavures policières liées à la répression des infractions routières

Dans le sillage des nombreuses dénonciations d’abus, le parlement béninois interpelle le gouvernement, exigeant des explications sur les récentes bavures policières survenues dans le cadre de la répression des infractions routières. Cette fois-ci, l’unanimité est de mise parmi les députés qui se mobilisent contre ces dérives, exprimant ainsi une préoccupation commune.

Les représentants des partis politiques, notamment le Bloc Républicain, l’Union Progressiste, le Renouveau et Les Démocrates, unissent leurs voix pour réclamer des comptes au gouvernement. En l’espace d’une semaine, plusieurs séries de questions d’actualité ont été soumises au président de l’Assemblée nationale du Bénin, témoignant d’une démarche concertée pour obtenir des réponses.

Au cœur des préoccupations des parlementaires se trouve la nécessité de comprendre les raisons ayant conduit à l’usage excessif de la force par les forces de l’ordre à l’encontre des usagers de la route. Ils exigent également la communication des statistiques relatives aux bavures policières déjà recensées, ainsi que des mesures prises par le gouvernement pour soutenir les victimes.

Depuis le lancement de cette opération le 1er mars 2024, chaque semaine apporte son lot de vidéos montrant des comportements violents de la part de certains policiers à l’égard des conducteurs, pour des infractions au code de la route. L’affaire de Natitingou, actuellement devant la justice, constitue un exemple flagrant de ces excès. Face à cette situation, le premier responsable de la police, Soumaila Yaya, a récemment minimisé les préoccupations d’un député lors d’un point de presse, suscitant une réaction unanime du Parlement qui réclame désormais des explications détaillées sur le déroulement de l’opération.

Cette mobilisation parlementaire témoigne de la volonté des représentants du peuple d’assurer la protection des droits des citoyens face à des pratiques policières contestables. Alors que certaines dérives ont ébranlé la confiance envers les forces de l’ordre, les populations peuvent désormais compter sur le soutien de leurs élus pour faire la lumière sur ces incidents.

Christelle TOGONOU

Marine nationale : Le Capitaine de Vaisseau Dossa HOUNKPATIN nouveau chef

Le Capitaine de Vaisseau Dossa HOUNKPATIN assume désormais le commandement de la marine nationale béninoise. La cérémonie de passation présidée par Fortunet Alain NOUATIN, Ministre délégué auprès du président de la république chargé de la défense nationale, s’est déroulée dans le respect des traditions militaires. Elle a réuni le haut commandement militaire, incluant le chef d’état-major général des forces armées béninoises, le Général de division Fructueux GBAGUIDI.

Lors de cet événement, le Capitaine de Vaisseau sortant, Jean Léon OLATOUNDJI, a symboliquement remis le drapeau national au Ministre de la défense, Fortunet Alain NOUATIN, qui l’a immédiatement transmis à son successeur. Dans son discours d’investiture, le Capitaine de Vaisseau Dossa HOUNKPATIN a appelé tout le personnel de la marine nationale à le reconnaître comme chef, à lui obéir dans l’intérêt de l’institution et du Bénin, et à œuvrer pour l’exécution des règlements afin de réussir leur mission commune.

Le parcours professionnel du Capitaine de Vaisseau Dossa HOUNKPATIN, formé au prytanée militaire de Bembèrèkè, est remarquable. Il a complété sa formation dans les écoles de formations militaires du Bénin et à l’étranger, acquérant ainsi une solide expérience dans le domaine nautique. Ayant occupé divers postes stratégiques, tels que chef division mer et chef de cabinet au cabinet militaire du président de la république, il possède une expertise inestimable pour diriger la marine nationale.

La cérémonie de prise de commandement s’est conclue par un défilé militaire et la signature des documents officiels, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère sous la direction du Capitaine de Vaisseau Dossa HOUNKPATIN.

Christelle TOGONOU

Alerte sur l’émissions de CO2 : De graves menaces pèsent sur l’humanité à l’horizon 2100

Le monde de la science prévient que les effets liés aux changements climatiques vont s’accélérer dans les prochaines années. Une nouvelle étude tire la sonnette d’alarme. En l’absence d’une politique de réduction drastique des émissions de CO2, jusqu’à 75 % des habitants de la planète pourraient être victimes de vagues de chaleur meurtrières à l’horizon 2100.

A la manière d’un feu de forêt qui gagne du terrain, le changement climatique favorise la propagation de la chaleur intense. Selon une étude récente, en 20 jours par an voire plus, 30 % de la population mondiale est à l’heure actuelle exposée à des vagues de chaleur potentiellement meurtrières.

Il faut noter qu’en l’absence d’importantes réductions des émissions de gaz à effet de serre, tels que le CO2, les populations de la planète terre courront de gros risques à l’horizon 2100. D’après l’analyse publiée dans Nature Climate Change, une personne sur deux est susceptible d’être exposée à des vagues de chaleur meurtrières pendant au moins 20 jours par an à la fin du siècle, même si des réductions adviennent.

Au Mali, la chaleur intense a entraîné un nombre alarmant de décès. Selon Diango Mahamane Djibo, chef du département de médecine d’urgence à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, 120 décès ont été enregistrés en moins d’une semaine.
Durant une période de quatre jours seulement, 102 décès ont été rapportés, avec une augmentation significative des admissions aux urgences, dépassant la moyenne habituelle de 70 patients par jour pour atteindre plus de 100.

Il faut souligner que plus de la moitié de ces décès concernent des personnes âgées de plus de 60 ans, souvent déjà fragilisées par des maladies préexistantes telles que le diabète et l’hypertension artérielle, conditions que vient aggraver la canicule, sans oublier la vulnérabilité des nourrissons face à la chaleur extrême en raison de leur faible réserve d’eau corporelle souligné par Diango Mahamane Djibo, recommandant ainsi des mesures préventives telles que le maintien à l’ombre et une hydratation régulière.

« Les vagues de chaleur meurtrières sont un phénomène très fréquent. Le fait que notre société ne s’inquiète pas davantage des dangers que cela implique m’échappe », déclare Camilo Mora, professeur à l’université de Hawaï à Manoa et principal auteur de l’étude.
Selon lui, « La canicule qui a frappé l’Europe en 2003 a causé la mort d’environ 70.000 personnes, soit plus de 20 fois le nombre de personnes tuées dans les attentats du 11 septembre. »

Somme toute, les canicules dangereuses sont bien plus fréquentes qu’on ne le pense et tuent à travers plus de 60 régions du globe chaque année. Au nombre de celles-ci, on pense notamment à la canicule de Moscou en 2010 qui a causé la mort d’au moins 10 000 personnes et celle de Chicago en 1995, au cours de laquelle 700 personnes sont décédées du fait des températures élevées.

Il est évident que les vagues de chaleur ont fait beaucoup d’autres victimes plus récemment au Bénin et cela devrait préoccuper les autorités à divers niveaux. A Cotonou, il fait plus de 34°C, à Parakou, plus de 38°C. Une situation difficile, qui impacte négativement la campagne agricole. De quoi causer aussi la cherté des denrées alimentaires sur le marché final.
Les artisans ont également été confrontés à des difficultés accrues dans l’exercice de leur métier. Non seulement cela affecte leur productivité ainsi que le délai d’exécution des travaux, mais certainement entraîne des problèmes de santé.

Au cours des deux dernières semaines, des dizaines de personnes ont succombé à la canicule actuelle qui sévit en Inde et au Pakistan, avec des températures atteignant un record de 53,5°C. Aux Etats-Unis, d’autres décès liés à la chaleur ont déjà été constatés cet été.

Bertin Djitrinou

Vagues de Chaleur au Bénin : Des variations significatives attendues dans les schémas de précipitations les mois à venir

Depuis plusieurs semaines, le Bénin à l’instar d’autres pays de la sous-région est confronté à une vague de chaleur histoirique, mettant à l’épreuve la résilience de ses habitants et de son économie. Dans une récente interview, le Directeur Général de Météo Bénin a fourni des perspectives sur les jours à venir, offrant un léger répit avec des prévisions annonçant des précipitations.

D’après les informations du bulletin de la prévision saisonnière des paramètres agro-hydro-climatiques de la grandes saison des pluies 2024 au sud du Bénin, il ressort que « pour la période Mars Avril Mai (MAM), il est attendu un cumul pluviométrique déficitaire à tendance normal dans la bande côtière, et normal à tendance excédentaire dans les autres régions du sud Bénin ; en Avril Mai Juin (AMJ), le cumul pluviométrique attendu sera normal à tendance excédentaire pour la quasi-totalité des localité du sud Bénin ».

Dans une récente interview exclusive avec le Directeur Général de Météo Bénin, Didier KAKPA, il a expliqué les facteurs à l’origine de cette chaleur extrême. « Une combinaison de divers phénomènes météorologiques, y compris le changement climatique, a contribué à cette augmentation significative des températures », a-t-il déclaré. « Nous sommes dans une phase où le phénomène ‘’El niño’’ est installé ce qui contribue fortement à l’élévation de la température. Nos modèles météorologiques indiquent que nous pouvons nous attendre à d’importantes vagues de chaleur, suivit d’une baisse progressive des températures dans les jours à venir, avec des précipitations prévues pour soulager un temps sois peu la sécheresse persistante. Tout compte fait, l’année sera perturbée », a renchérit Didier KAKPA.

Bien que les prévisions météorologiques promettent une lueur d’espoir avec l’arrivée attendue de pluies salvatrices, il est clair que la chaleur extrême a laissé une empreinte sur les activités quotidienne au Bénin. Pour les communautés locales, les défis posés par ces conditions météorologiques extrêmes soulignent l’importance de l’adaptation aux changements climatiques et de la mise en œuvre de mesures d’atténuation pour protéger les moyens de subsistance et assurer la résilience face à de telles situations à l’avenir.

Christelle TOGONOU

CRIET : l’ex-député Désiré Vodonou condamné à 14 ans de prison dans l’affaire  »casse de banque »

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans l’affaire de la « casse de banque », condamnant l’ex-député Désiré Vodonou et ses complices à 14 ans de prison ferme et à une amende de 2 milliards de FCFA.

Désiré Vodonou, déjà condamné à 10 ans de prison en juillet 2023 pour un vol d’argent via des cartes bancaires, fait face à une nouvelle condamnation. Cette fois-ci, il est accusé d’avoir tenté de pénétrer illégalement dans le système informatique d’une banque pour dérober entre 2,5 et 3 milliards de FCFA, en collaboration avec un banquier béninois et un informaticien sénégalais.

L’affaire a été révélée par l’informaticien de la banque, sollicité par les accusés pour mener à bien leur entreprise. Arrêtés en novembre 2022 et inculpés pour diverses charges telles que l’accès illégal à un système informatique et le blanchiment d’argent, les accusés ont reconnu les faits lors de leur audience devant la Cour.

Le ministère public a recommandé une requalification des charges, suggérant que les accusés soient reconnus coupables d’entrave au fonctionnement d’un système informatique en vue de tirer profit et de blanchiment d’argent. Il a demandé une peine de 10 ans de prison pour Désiré Vodonou et ses complices.

En outre, des interdictions ont été prononcées à l’encontre de l’informaticien sénégalais et du banquier béninois. L’informaticien est interdit de séjour au Bénin après avoir purgé sa peine, tandis que le banquier se voit interdire définitivement l’exercice de la profession bancaire.

Christelle TOGONOU

CANAUX DIGITAUX

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