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PIB 2023 en Afrique : Le classement du Bénin sur le continent

La croissance économique de l’Afrique devrait dépasser celle du reste du monde au cours des deux prochaines années, avec un Produit Intérieur Brut (PIB) réel d’environ 4 % en moyenne en 2023 et 2024. C’est ce qu’indique le Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) dans son rapport intitulé : Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique.
 
Pour notre pays le Bénin, la croissance résulte de la bonne performance, d’une part, du secteur primaire, bénéficiant des effets positifs des réformes qui ont permis d’augmenter les rendements et d’améliorer la gouvernance du secteur agricole, de l’augmentation du trafic et de l’amélioration de la gouvernance du port, et de la réouverture des frontières avec le Nigéria. Les investissements ont progressé de 17% en glissement annuel, avec la poursuite d’une politique budgétaire anticyclique.
 
Selon le classement du Fond Monétaire International (FMI) sur les économies africaines en termes de PIB, le Nigéria  reste en tête avec $507 milliards de dollars, devant l’Afrique du Sud ($399 milliards) et l’Egype ($387 milliards). 
 
Dans la zone CEDEAO, la Côte d’Ivoire est la deuxième économie de notre sous-région (après le Nigéria) et 10ème sur le continent avec un PIB estimé à $77 milliards, suivi par le Ghana (12ème en Afrique), avec $67 milliards, et le Sénégal (18ème en Afrique), avec $37 milliards.
 
Le Bénin quant à lui, se retrouve 8ème (27ème en Afrique) de la zone CEDEAO avec $19,24 milliards, derrière les pays cités précédemment, mais également derrière, la Guinée, le Burkina Faso et le Mali. Le Niger talonne le Bénin (28ème en Afrique), avec $16,62 milliards. Notre voisin le Togo est 10ème dans la zone CEDEAO (38ème en Afrique) avec un PIB de $9 milliards.
 
Les trois pays les moins avancés du continent sont, la Guinée Bissau ($1,89 milliards), les Comores ($1.35 milliards) et Sao Tomé ($0.63 milliards).
 
 
Christelle Togonou

Bénin : Remaniement ministériel, 2 entrées dont un Secrétaire d’Etat, et 3 départs

Ce Lundi 17 avril 2023, le Président de la République a procédé à un remaniement ministériel en consultation avec le bureau de l’Assemblée nationale conformément à la Constitution. La nouvelle équipe gouvernementale compte 22 membres, avec deux nouveaux venus et trois départs.

Les trois membres qui ont n’ont pas été reconduit dans leurs fonctions sont Séverin Quenum, Ministre de la Justice, Dona Jean-Claude Houssou, Ministre de l’Energie et Hervé Hèhomey, Ministre des Infrastructures et des Transports. Yvon DETCHENOU devient le nouveau Garde des sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, tandis qu’Edouard DAHOME est nommé Secrétaire d’État à l’Énergie.

En outre, deux portefeuilles ministériels ont été réaménagés, avec Samou Seidou Adambi désormais en charge de l’Energie, de l’Eau et des Mines, et José Didier Tonato désormais Ministre du Cadre de Vie et des Transports chargé du Développement Durable.

Ce remaniement ministériel permet au Président de renouveler sa confiance envers la plupart des membres du gouvernement tout en apportant une nouvelle énergie à l’équipe avec les deux arrivées, dans l’objectif de mobiliser tous les membres du gouvernement autour de la réalisation du Programme d’Action.

Christelle Togonou

Administration intelligente au Bénin : Cinq nouveaux e-services lancés à la Direction Générale du Budget

La Direction Générale du Budget (DGB) du Ministère de l’Économie et des Finances a récemment mis en place cinq nouveaux e-Services. Ces nouveaux services en ligne sont disponibles pour les fonctionnaires de l’état, les retraités du Fonds National des Retraites du Bénin ainsi que leurs ayants-droits, et les fournisseurs de prestations pour l’administration.

Ainsi, les utilisateurs peuvent accéder à ces services via la plateforme https://eservicesbudget.finances.bj et effectuer des tâches, telles que demander un bulletin de visite médicale, un relevé de salaire ou de pension, une demande de capital décès et une domiciliation bancaire. Les clients peuvent également suivre l’état de traitement de leurs dossiers en ligne.

En outre, la DGB prévoit lancer d’autres nouveaux services numériques, tels que des cours en ligne sur les finances publiques appelés « Master Class » et une initiative pour renforcer la participation citoyenne au processus budgétaire appelée « Bous Pro ».

Christelle Togonou

Bénin : Visite d’échange entre le Président Paul KAGAME et Patrice TALON

Ce 14 avril 2023, Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda, accompagné de son épouse Jeannette NYIRAMONGI KAGAME, se rendra au Bénin pour une visite d’État, à l’invitation de son homologue, le Président de la République, Patrice TALON. À leur arrivée à l’aéroport international de Cotonou, le couple présidentiel sera accueilli par une délégation gouvernementale.

Au cours de leur séjour, le Président KAGAME aura un tête-à-tête suivi d’une séance de travail avec le Président TALON, le samedi 15 avril 2023, au Palais de la Marina. Cette rencontre sera élargie aux membres des deux délégations et se conclura par la signature de plusieurs accords.

Les deux Chefs d’états tiendront ensuite une conférence de presse conjointe pour aborder des questions relatives au renforcement de la coopération bilatérale, notamment les échanges commerciaux, la promotion des investissements, les échanges d’expertises, le tourisme, la facilitation de la libre circulation des biens et des personnes, le transport aérien entre Kigali et Cotonou, l’industrie textile et la lutte contre le terrorisme.

Dans l’après-midi du samedi 15 avril 2023, le Président KAGAME se rendra à l’Agence de Développement de Sèmè City, la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir, pour rencontrer des jeunes entrepreneurs, des étudiants et des start-ups.

Le couple présidentiel rwandais achèvera son séjour par des visites guidées de la Place de l’Amazone, en hommage aux femmes du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, et du Monument aux Dévoués érigé dans le Jardin de Mathieu, en mémoire des enfants du Bénin dévoués à leur patrie.

Christelle Togonou

Assemblée Nationale : Investiture du président Louis Vlavonou et lancement des travaux pour la première session de l’année au parlement

Le Jeudi 13 avril 2023, Louis Vlavonou a été investi Président de l’Assemblée Nationale du Bénin pour les trois prochaines années. Il a prononcé le discours d’ouverture officielle de la première session ordinaire de l’année, au cours de laquelle une dizaine de projets de loi seront examinés par les députés durant les trois prochains mois.

Louis Vlavonou a souligné que l’ouverture de cette première session est un signe d’espoir et de pluralité, avec la présence de l’opposition. Il a également abordé la question d’une nouvelle révision de la constitution, estimant que des retouches s’imposent pour améliorer constamment la loi fondamentale, tout en conservant les principes républicains et démocratiques, ainsi que la limitation à deux mandats présidentiels.

Par ailleurs, le nombre de commission permanente à l’Assemblée Nationale pourrait augmenter dans les prochains jours dans l’optique de s’adapter à l’augmentation du nombre de sièges. « La première commission qui pourrait être créée devrait s’occuper des affaires, lois et réformes agricoles. La seconde commission qui pourrait naître s’occupera des questions liées à l’intelligence artificielle, et au numérique », a précisé le député Charles Toko du Bloc Républicain.

Pour rappel, au cours des dernières législatures, le parlement béninois avait cinq commissions permanentes pour 83 députés. Avec la révision de la constitution en 2019, l’Assemblée nationale compte désormais 109 députés.

Christelle Togonou

Conseil des Ministres de ce mercredi 12 avril 2023

Les membres du gouvernement ont tenu ce mercredi 12 avril 2023, leur séance hebdomadaire. Sous la présidence du Chef de l’état, plusieurs sujets ont été abordés.

Au titre des mesures normatives, le Conseil a décidé de l’adoption du décret fixant conditions d’interruption volontaire de grossesse (IVG), ainsi que la révocation de secrétaires exécutifs de mairies. Il s’agit de messieurs Moutawakilou ASSAN AOUDOU de la mairie de Houéyogbé, Nestor Manonwomeh BOSSOU de la mairie de Cotonou et Patrice LAFIA de la mairie de Sèmè-Podji.
Précisons qu’il leur est reproché des actes constitutifs de violation des règles de déontologie administrative, d’orthodoxie financière, d’abus de pouvoir et/ou d’atteinte grave aux intérêts de la commune.

Sous cette même rubrique des mesures normatives, ont été adoptés les décrets portant :
– Création des formations de la Garde Nationale
– Transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l’Accord établissant l’Alliance Smart Africa.

Au titre des communications, le Conseil a autorisé le recrutement à titre exceptionnel et de formation de cinq mille (5000) jeunes pour constituer un groupement de projection des forces armées béninoises, au titre des années 2023 et 2024.

Pour finir, des nominations ont été prononcées au ministère du Cadre de Vie et du Développement durable et au ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation professionnelle.

Christelle Togonou

Société : UPMB somme la HAAC de délivrer les cartes de presse aux journalistes sans délai

L’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) a récemment exhorté la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) à délivrer des cartes de presse aux journalistes. Cette exigence intervient alors que les professionnels des médias attendent depuis un an déjà la délivrance de cette pièce importante pour leur activité.
L’UPMB, qui est une organisation représentative des professionnels des médias au Bénin, a organisé une déclaration de presse à la Maison des Médias à Cotonou pour exprimer son mécontentement à l’égard de la HAAC. Selon l’UPMB, l’absence de cartes de presse rend difficile l’exercice du métier de journaliste dans le pays. Les cartes de presse sont en effet un élément crucial pour les journalistes, car elles leur permettent d’accéder à des événements officiels et d’obtenir des informations auprès des autorités. Elles permettent également aux journalistes de se protéger contre d’éventuelles attaques ou arrestations arbitraires, en prouvant leur identité professionnelle. Malgré les multiples appels lancés par les professionnels des médias et les organisations de la société civile pour la délivrance des cartes de presse, la HAAC semble être restée sourde à leurs préoccupations. Cette situation a suscité l’indignation des journalistes, qui se sentent ignorés et méprisés par l’autorité de régulation. L’UPMB demande donc à la HAAC de prendre rapidement des mesures pour résoudre cette situation. Les journalistes ont besoin de leurs cartes de presse pour pouvoir exercer leur métier dans de bonnes conditions, et la HAAC doit en tenir compte. En conclusion, la délivrance des cartes de presse est une question cruciale pour les professionnels des médias au Bénin. L’UPMB estime que la HAAC doit agir rapidement pour remédier à cette situation, qui compromet l’exercice du métier de journaliste dans le pays. Les journalistes béninois méritent d’être reconnus et protégés dans leur travail, et cela passe notamment par la délivrance de leurs cartes de presse.

L’assimilation linguistique : exclusivement urbaine selon le RGPH

61 % de personnes parlent français dans les ménages à Cotonou

Selon les statistiques du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2013, l’assimilation linguistique qui touche tous les groupes ethniques du pays, est exclusivement urbaine, particulièrement dans les grandes villes ou les agglomérations urbaines.

Environ une personne sur deux ne s’exprime pas dans sa langue maternelle. Ce phénomène semble plus renforcé, non seulement par l’urbanisation, mais également, et surtout, par la migration.

D’après les statistiques, le pourcentage de personnes qui s’expriment en français au sein du ménage est plus élevé dans le département du Littoral. Des pourcentages non négligeables sont enregistrés également dans les départements de l’Atlantique, de l’Ouémé, (notamment dans la ville de Porto-Novo) et du Borgou (notamment à Parakou). Ces localités, essentiellement urbaines, concentrent 78 % des personnes qui parlent français à la maison, dont 61 % pour la seule ville de Cotonou. La prévalence du français dans la sphère familiale semble, du coup, quasi urbaine.

Le phénomène des employés domestiques, des enfants confiés ou des personnes hébergées est une piste explicative plausible à cet effet. La main-d’œuvre qui alimente la filière des employés domestiques dans les villes du Bénin, et même de la sous-région ouest-africaine, est composée d’enfants déscolarisés ou non scolarisés, provenant généralement des groupes sociolinguistiques (Yoruba, Dindi, Ditamari, Fon, ect)

Or, ils sont quasi systématiquement des analphabètes en français et ils ne sont pas capables de s’exprimer dans les langues parlées au sein des ménages urbains d’accueil. Du coup, ils s’expriment souvent en « français populaire », c’est-à-dire le français de la rue qui favorise leur insertion socioéconomique.

Le développement du système éducatif scolaire et universitaire dans ces agglomérations urbaines est, en outre, une possibilité évidente pour des ménages urbains d’accueillir ou d’héberger des personnes non apparentées (écoliers, élèves, étudiants, apprentis, domestiques), justifiant cette prévalence du français au sein des ménages d’ethnies diverses urbains et, du coup, sa contribution à l’assimilation linguistique dans le pays.

Bertin Djitrinou

Bénin : Ultimatum formel du DGPR aux agents de police en mission

Plus de téléphone mobile ou tout autre appareil portatif à des fins personnelles aux heures de missions.

Le Directeur Général de la Police Républicaine, Soumaïla Yaya, a émis une note de service informant les agents de police qu’ils doivent s’abstenir d’utiliser leur téléphone mobile ou tout autre appareil personnel pendant les missions.

Selon la note de service, certains agents ont été surpris en train d’utiliser leur téléphone mobile pendant leur service de faction ou de surveillance, ce qui a motivé cette interdiction. « Si un fonctionnaire de police est pris en train d’utiliser son téléphone mobile ou tout autre appareil personnel pendant son service, il sera confisqué et des sanctions disciplinaires exemplaires seront prises à son encontre », précise la note officielle.

Par ailleurs, les inspecteurs techniques de la Police Républicaine, les directeurs techniques, les commandants centraux, les directeurs départementaux de la police républicaine et les commandants d’unité sont chargés de veiller à l’application de cette instruction en effectuant des contrôles réguliers.

Christelle Togonou

Politique : Ultimatum du gouvernement béninois aux occupants des berges lagunaires, une mesure controversée

Le ministère du cadre de vie et du développement durable du Bénin a lancé un ultimatum aux occupants des berges lagunaires dans le Grand Nokoué. Selon la note du ministère, ces occupants ont jusqu’à la fin du mois de mai 2023 pour libérer ces espaces, afin de permettre le démarrage d’un projet visant à valoriser les berges, notamment dans la ville de Cotonou. Cette décision est controversée et suscite des réactions de la part des citoyens concernés, qui craignent pour leur avenir.
Dans certains quartiers du 3ème arrondissement de Cotonou, les citoyens semblent comprendre le bien-fondé du projet, mais derrière se cachent des âmes qui vont souffrir. Selon eux, si rien n’est fait, certains vont perdre leur logement et se retrouver à la rue. Ils estiment donc que le gouvernement doit prendre des mesures hardies pour éviter d’alourdir leurs souffrances.
D’autres, en revanche, pensent qu’il faut revoir l’ultimatum. Ils affirment que la date butoir est trop proche et qu’elle ne laisse pas suffisamment de temps aux occupants pour trouver une solution alternative. De plus, certains déplorent le manque de concertation avec les populations concernées avant la prise de cette décision.
Cette situation met en lumière les tensions existantes entre les autorités et les populations dans le Grand Nokoué, en particulier à Cotonou. Les occupants des berges lagunaires sont souvent des personnes qui ont été poussées à s’installer sur ces terrains en raison du manque d’options de logement abordable. La crise du logement est un problème majeur dans la ville, et cette décision risque d’aggraver la situation.
Par ailleurs, cette décision soulève des questions quant à la politique de développement urbain du Bénin. Si la valorisation des berges lagunaires peut avoir des avantages écologiques et touristiques, il est important de garantir que les habitants ne soient pas laissés pour compte dans le processus de développement. Il est essentiel que le gouvernement travaille avec les citoyens pour trouver des solutions qui soient équitables et respectueuses des droits de l’homme.
En fin de compte, cette décision de lancer un ultimatum aux occupants des berges lagunaires souligne l’importance de la consultation et de la participation des citoyens dans les décisions qui affectent leur vie. Les autorités doivent travailler en étroite collaboration avec les populations concernées pour trouver des solutions viables et durables qui prennent en compte les intérêts de tous les acteurs impliqués.

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