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Journée Internationale de la Fraternité Humaine : Un Colloque Axé sur la Sauvegarde de la Planète Terre

Dans le cadre de la commémoration de la Journée Internationale de la Fraternité Humaine qui a lieu tous les 04 février, le mouvement « Capital Social Chrétien » en partenariat avec l’Université d’Abomey-Calavi, a organisé, samedi dernier, un colloque dans l’enceinte de l’université. Le thème de cette année, « Interdépendance complexe et réalité écologique », a mis en lumière la nécessité d’élever la conscience des scientifiques du monde entier face à la persistance de la dégradation de la terre.

Le colloque a rassemblé plusieurs participants dont le clergé catholique, les étudiants et les personnalités du monde universitaire. L’objectif était clair : stimuler une réflexion profonde sur la stérilité des discours écologiques face à la montée en puissance des défis environnementaux.

Romain Hounzandji, représentant le recteur de l’Uac, a souligné que la Journée Internationale de la Fraternité Humaine offre l’opportunité de célébrer des valeurs fondamentales telles que la compassion, la compréhension religieuse et le respect mutuel. Ces valeurs, selon lui, sont le fondement de la paix et le ciment de la famille humaine. Il a également rappelé les réalisations notables du partenariat entre l’Université d’Abomey-Calavi et « Capital Social Chrétien » depuis 2021, y compris l’accord avec la Chaire Unesco des droits de la personne humaine et de la démocratie.

Le père Nathanaël Soédé, aumônier national des Cadres et personnalités politiques du Bénin, a souligné que le colloque était une invitation à devenir des acteurs dans la construction transformationnelle de la vie sociale et de la réalité écologique par le biais de la fraternité. Il a souligné que la réalité écologique est une interrelation et interdépendance constante.

Le colloque a bénéficié du soutien du Programme Eglise verte de l’Archidiocèse de Cotonou. Le Père Guillaume Chogolou, représentant de l’archevêque de Cotonou, a indiqué l’engagement de l’Église catholique du Bénin à jouer un rôle significatif dans la crise climatique mondiale. Il a salué les efforts de « Capital Social Chrétien » et a appelé à une union sacrée pour contrer le danger imminent qui pèse sur la création.

Ce colloque, au-delà d’une simple rencontre académique, est perçu comme une contribution active à la lutte mondiale contre la crise climatique et environnementale, renforçant ainsi les discussions sur les relations saines entre les êtres humains et la nature.

Christelle TOGONOU

Culture : Création de quatre nouvelles agences pour contribuer au développement socioéconomique du Bénin

Promouvoir la mise en valeur des éléments constitutifs du patrimoine des traditions et expressions orales, des arts de spectacle, des pratiques sociales, des rituels, des événements festifs, des connaissances se rapportant à la nature et à l’univers ainsi que les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel pour autant qu’ils ne contreviennent pas aux lois et règlements en vigueur, est l’objectif principal visé par le gouvernement de la rupture.

A travers sa décision intervenue en Conseil des ministres ce mercredi 31 janvier 2024, relativement à la création de quatre agences de sauvegarde de la culture dans les aires socioculturelles en République du Bénin le gouvernement sort une nouvelle artillerie pour l’appropriation et la valorisation du patrimoine culturel immatériel du Bénin.

Constituées sous la forme d’établissement public à caractère social, et scientifique, lesdites agences ne disposent pas de territoires physiques de compétence mais couvrent plutôt des espaces socioculturels.

Selon le rapport du conseil, ces agences auront pour mission principale d’élaborer, sur la base des orientations du gouvernement, des plans de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en liaison avec les communautés, groupes et /ou individus, le cas échéant. Elles se chargeront également d’assurer la mise en œuvre desdits plans dans la perspective d’améliorer leur contribution au développement socioéconomique du pays.

Ainsi que l’a souligné le compte rendu du Conseil des ministres, il s’agit explicitement de l’Agence de sauvegarde de la culture Adja-Tado, l’Agence de sauvegarde de la culture Yoruba, l’Agence de sauvegarde de la culture du Grand Borgou, et l’Agence de sauvegarde de la culture des Montagnes.

Une fois opérationnelles, ces agences dont les statuts ont été approuvés constitueront un creuset pour l’appropriation et la valorisation du patrimoine culturel immatériel de notre pays.

Bertin Djitrinou

Médias : Les administrateurs de la SRTB SA nommés pour un mandat de deux ans

La liste des membres du Conseil d’Administration de la Société des Radios et télévisions du Bénin SRTB SA, créée par fusion-absorption de l’ORTB et du Centre multimédia des adolescents et des jeunes du Bénin est désormais connus. A travers le décret N°2024-12 du 17 janvier 2024, le président Patrice Talon a procédé à la nomination des membres qui vont siéger au sein du conseil d’administration.

Ils sont au total sept membre et il s’agit de la Ministre Adam SOULE ZOUMAROU I. Aurélie ; ABRAHAM Jean Philippe Erick ; LAYIWOLA Laurent Marc (des représentants du Ministère du Numérique et de la Digitalisation); SAKA Sinatou; AKINTAYO R. Omolola Adjokè (des représentants de la Présidence de la République); SACRAMENTO Ariel (représentant le Ministère de l’Economie et des Finances) et GOMINA IBRAHIM Issiradjou (représentant du Ministère du développement et de la coordination de l’action gouvernementale).

Ces administrateurs ont un mandat de deux ans à compter de la date d’immatriculation de la société, selon le décret N°2024-12 du 17 janvier 2024. Il faut rappeler que le décret N° 2022-371 du 06 juillet 2022 portant modification des articles 8 et 9 des statuts de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin a été adopté le 6 juillet 2022.

Les réformes engagées dans le secteur du numérique par le gouvernement du Président Patrice Talon touchent également l’ORTB. C’est ce qu’il convient de retenir du décret portant modification de ses statuts adopté en conseil des ministres. Le Conseil d’Administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de l’Office et pour faire ou autoriser tous actes ou opérations relatifs à son objet.

Bertin Djitrinou

Journée Mondiale des Zone Humide : Les zones humides, sources de bien-être humain

En ce jour dédié à la Journée Mondiale des Zones Humides et placé sous le thème « Les zones humides, sources de bien-être humain », il urge de prendre conscience de l’importance capitale de ces écosystèmes souvent méconnus mais cruciaux pour la survie de notre planète.

Les zones humides, qu’elles prennent la forme de marécages, de mangroves, de lacs ou de cours d’eau, sont des acteurs majeurs dans la vie quotidienne de millions de personnes. Marius Hugues Dègla, correspondant national pour la convention Ramsar à l’Agence Béninoise pour l’Environnement, insiste sur le fait que ces écosystèmes jouent un rôle essentiel en tant que fournisseurs de services vitaux. « Les zones humides sont véritablement les fournisseurs de services essentiels, contribuant à notre bien-être de manière inestimable », a-t-il fait savoir.

Ces zones humides, souvent qualifiées de « reins de la Terre », ne se contentent pas de soutenir la biodiversité. Elles contribuent également de manière significative au bien-être économique des communautés locales, tissant une toile interconnectée de ressources naturelles qui appuient les moyens de subsistance. Cependant, cette richesse naturelle fait face à des défis grandissants.

S’adressant à la population, le correspondant national pour la convention Ramsar souligne l’urgence de protéger ces joyaux naturels, considérés comme des sources de vie et de bonheur pour les générations actuelles et futures. « La protection des zones humides n’est pas seulement une nécessité environnementale, mais un investissement dans un avenir durable et harmonieux pour tous. Engageons-nous à préserver ces trésors naturels, garants de notre propre bien-être et de celui des générations futures », a laissé entendre Marius Hugues Dègla, Correspondant National pour la Convention Ramsar.

A retenir que la Journée Mondiale des Zones Humides nous appelle à une réflexion profonde sur notre relation avec ces écosystèmes cruciaux. En comprenant leur rôle essentiel dans notre bien-être, nous sommes incités à agir collectivement pour assurer leur protection et leur préservation, pour le bénéfice de toutes les générations à venir.

Christelle TOGONOU

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger quittent la CEDEAO : Un tournant majeur dans la géopolitique régionale

Dans un communiqué conjoint suite aux répercussions régionales majeures, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait immédiat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette annonce diffusée sur les médias d’État des trois pays, a été rendue publique le dimanche 28 janvier.

Ces trois nations, toutes dirigées par des régimes militaires regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel depuis septembre 2023, ont affirmé agir en réponse aux attentes et aspirations de leurs populations, déclarant dans le communiqué conjoint : « prenant toutes leurs responsabilités devant l’histoire (…) décident en toute souveraineté du retrait sans délai du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ».

Cette décision soulève des questions quant à ses implications pratiques. Elle pourrait avoir un impact significatif sur la libre circulation des biens et des personnes, ainsi que sur les régimes d’exemption de visa et les exonérations de taxe dans les trois pays concernés, tous dépourvus d’accès direct à la mer.

De plus, la mise en œuvre du retrait elle-même est sujette à des interrogations. Bien que le traité de la CEDEAO prévoie un délai d’un an pour tout État souhaitant se retirer, avec la possibilité de rétracter sa demande pendant cette période, la rapidité de cette démarche soulève des incertitudes quant à sa conformité aux protocoles établis.

Les tensions entre les trois pays et la CEDEAO ne sont pas nouvelles, remontant à l’arrivée au pouvoir de régimes militaires suite à des coups d’État successifs en 2020 au Mali, en 2022 au Burkina Faso et en 2023 au Niger. La CEDEAO a réagi en suspendant ces pays de ses instances et en imposant des sanctions, allant jusqu’à menacer d’intervenir militairement.

Les dirigeants des pays sahéliens ont dénoncé l’orientation de la CEDEAO, affirmant dans leur communiqué conjoint que l’organisation, « sous l’influence de puissances étrangères », ne répond plus aux idéaux panafricanistes et est devenue une menace pour ses États membres et leurs populations.

Ils reprochent à la CEDEAO de ne pas avoir apporté un soutien adéquat dans la lutte contre les groupes jihadistes qui sévissent dans la région depuis 2012, causant des milliers de morts et de déplacés. Les sanctions imposées par l’organisation sont perçues comme une réaction disproportionnée, selon eux, à leur volonté de prendre en main leur destinée, en référence aux coups d’État ayant renversé les régimes civils précédents.

Christelle TOGONOU

Mobilisation pour un Cotonou propre : la SGDS à la tête de la lutte contre l’insalubrité

Dans les rues animées de Cotonou, ce samedi 27 janvier 2024, une croisade pour un environnement sain s’est déployée. La Société de gestion des déchets et de la salubrité (SGDS SA) a lancé une vaste campagne de sensibilisation dans les quartiers Saint-Cécile, Jéricho et Hindé, dans le cadre d’un effort concerté visant à inciter les habitants à adopter des comportements éco-citoyens pour préserver leur cadre de vie.

Des équipes d’animateurs territoriaux et de superviseurs de la SGDS SA ont investi les artères principales de ces quartiers, rencontrant commerçants, résidents et usagers pour les sensibiliser aux bonnes pratiques en matière de gestion des déchets et de propreté environnementale. Kimora Johnson, chargée du partenariat et de l’animation territoriale à la SGDS SA, explique : « Nous nous entretenons avec les riverains qui sont tout au long du caniveau pour leur demander de bien vouloir mettre les déchets dans les poubelles adaptées, de ne pas les jeter dans les caniveaux, les collecteurs primaires et bien sûr de veiller à garder leur environnement de travail propre. »

La mobilisation contre l’insalubrité ne se fait pas sans une présence dissuasive : sur le terrain, les agents de la Police Républicaine se joignent aux équipes de la SGDS SA, soulignant l’importance de la sensibilisation, de la communication, mais aussi de la répression et de la coercition pour instaurer des changements durables. « C’est la sensibilisation, communication, répression et coercition. Désormais qui ne veut pas comprendre ce que nous disons, il y aura la répression et la coercition », a indiqué Dr Rosaire Attolou, directeur départemental du cadre de vie et des transports, chargé du développement durable du Littoral

Face à ces enjeux, la SGDS SA appelle à une mobilisation collective et à un changement de mentalité généralisé. Kimora Johnson annonce avec détermination : « Nous allons continuer la sensibilisation et accompagner nos actions des mesures répressives à la longue et également des mesures incitatives pour motiver les citoyens à avoir le bon geste. »

Dans les jours à venir, la SGDS SA prévoit d’étendre son action à d’autres localités, poursuivant ainsi sa mission essentielle de protection de l’environnement et de promotion d’un mode de vie durable pour tous.

Christelle Togonou

L’histoire de La Coupe d’Afrique des nations (CAN) : Depuis 1956 à nos jours

L’Egypte est la nation la plus titrée de l’histoire de la CAN devant le Sénégal qui aborde la défense de sa couronne

La Coupe d’Afrique des nations de football 2023, connue en abrégé sous le nom de CAN 2023 ou encore pour des fins de sponsoring, sous le nom de Coupe d’Afrique des nations Total Energie 2023, est une compétition de football, qui oppose les meilleures sélections nationales masculines d’Afrique.

Organisée par la Confédération Africaine de Football (CAF) depuis 1957, cette compétition a lieu tous les deux ans depuis 1968, passant aux années impaires en 2013.

En effet, selon nos sources, l’origine de la coupe d’Afrique des nations remonte à juin 1956, lorsque la création de la Confédération Africaine de Football (CAF) fut proposée lors du troisième congrès de la FIFA à Lisbonne. Il y avait des plans immédiats pour la tenue d’un tournoi continental. C’est ainsi qu’en février 1957 a eu lieu à Khartoum au Soudan, la première coupe d’Afrique des nations.
Le Field étant composé des quatre nations fondatrices de la CAF (l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie sans oublier l’Afrique du Sud), il n’y a pas eu de qualification pour ce tournoi. Lors de la première édition en 1957, il n’y avait que trois nations participantes à savoir : l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie. L’Afrique du Sud devait initialement adhérer, mais a été disqualifiée en raison de la politique d’Apartheid du gouvernement Sud-africain.

L’insistance de l’Afrique du Sud à ne sélectionner que des joueurs blancs pour son équipe en raison de sa politique d’Apartheid a conduit à sa disqualification et, par conséquent, l’Éthiopie a été remise directement à la finale. Ainsi, seuls deux matches ont été disputés, l’Egypte étant couronnée première championne continentale après avoir battu les hôtes du Soudan en demi-finale et l’Éthiopie en finale.
Deux ans plus tard, l’Egypte a accueilli la deuxième édition au Caire avec la participation des trois mêmes équipes. L’hôte et champion en titre, l’Egypte, a de nouveau gagné, après avoir battu le Soudan.

Depuis, le tournoi s’est beaucoup développé, rendant nécessaire la tenue d’un tournoi qualificatif. Le nombre de participants au tournoi final a atteint 16 à l’édition 1998. Ainsi, 16 équipes devaient s’affronter en 1996, mais le Nigeria s’est retiré, réduisant le plateau à 15, et il en a été de même avec le retrait du Togo en 2010. Jusqu’en 2017, le format avait été inchangé, les 16 équipes étant réparties en 4 groupes de 4 équipes chacune, les 2 meilleures équipes de chaque groupe se qualifiant pour une phase à élimination directe.

Le 20 juillet 2017, la Coupe d’Afrique des Nations a été déplacée de janvier à juin et est passée de 16 à 24 équipes.
L’Egypte est la nation la plus titrée de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Avec sept trophées de la CAN (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008, 2010), l’Egypte trône en tête du classement. La nation de Mohamed Salah a également terminé deuxième à trois reprises, son dernier échappé ayant eu lieu lors de la CAN 2021.

Trois équipes ont remporté le titre lors de leurs débuts à la CAN : l’Egypte (1957), le Ghana (1963) et l’Afrique du Sud (1996). Le Ghana et le Cameroun remportant les 2 premières versions à conserver après que chacun d’eux a remporté un tournoi à 3 reprises.

Le trophée actuel a été décerné pour la première fois en 2002. L’Égypte a remporté 3 titres consécutifs sans précédent en 2006, 2008 et 2010. Le format du tournoi de la CAN a été modifié en 2013, pour se tenir les années impaires afin de ne pas interférer avec la Coupe du Monde.

Une augmentation significative des prix serait appliquée, suite à un accord signé par la CAF avec le nouveau sponsor en titre de ses tournois d’équipes nationales et de clubs, le groupe pétrolier français Total.
L’argent total qui sera distribué aux équipes participantes sera augmenté de 64 % par rapport aux éditions précédentes, puisqu’il passera des 10 millions de dollars distribués lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2015 aux 16,4 millions de dollars qui seront distribués au cours du cycle de quatre ans allant de 2017 à 2020, qui comprend Gabon 2017 et la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Le Sénégal, champion en titre, après avoir battu l’Égypte aux tirs au but lors de la finale 2021, aborde la défense de sa couronne à cette 34ème édition. A noter que la 34e édition du tournoi biennal de football des associations africaines organisé par la CAF est accueilli par la Côte d’Ivoire pour la deuxième fois.

Prévue initialement pour être la troisième depuis l’édition 2019 à se dérouler pendant l’été dans l’hémisphère Nord, afin de réduire les conflits d’horaire avec les équipes et compétitions de clubs européens, cette édition du tournoi a été reportée par la CAF du 13 janvier au 11 février 2024 le 3 juillet 2022, en raison des intempéries estivales en Côte d’Ivoire, tout en conservant le nom original de l’édition à des fins de sponsoring (CAN Total Energie 2023).

Ce report fait suite à l’édition 2021 au Cameroun, qui a également été déplacée vers la saison d’hiver de l’hémisphère nord pour des raisons similaires et qui a permis au Sénégal d’être champion en titre.

Les 24 équipes qualifiées pour cette 34ème édition ont été divisées en six groupes de quatre chacun, les quatre pots initiaux étant déterminés sur la base du classement mondial de la FIFA de septembre 2023.

Bertin Djitrinou

Engagement Collectif pour l’Initiative « Église Verte » : Le Vatican, les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), et le Gouvernement se mobilisent

Le 20 janvier dernier, à Cotonou, le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin, le ministre du Cadre de vie et des Transports, en charge du Développement durable, ainsi que le clergé catholique, dirigé par le cardinal Michael Czerny, ont uni leurs efforts lors d’une table ronde dédiée à la cause, marquant ainsi leur engagement en faveur de la mise en œuvre du programme « Église Verte ».

Le cardinal Michael Czerny, préfet du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral de la Curie romaine, a présidé la table ronde, soulignant l’importance du programme « Église Verte » de l’Archidiocèse de Cotonou. Lors de cette occasion, José Tonato, ministre du Cadre de vie et des Transports, en charge du Développement durable, a réaffirmé l’engagement du gouvernement aux côtés de l’Église pour la protection de l’environnement. Il a également invité les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) à soutenir cette initiative, soulignant son alignement avec les objectifs du gouvernement pour le quinquennat 2021-2026, en particulier en ce qui concerne la conversion écologique et la construction de villes durables.

Le ministre Tonato a souligné l’importance de la coopération internationale et appelé le corps diplomatique, les institutions internationales et les PTF à apporter leur soutien technique et financier à l’initiative « Église Verte ». Il a précisé que la protection de l’environnement nécessite des solutions mondiales et une action concertée à l’échelle internationale.

Les Partenaires Techniques et Financiers ont également exprimé leur soutien à l’initiative, avec le directeur de l’Agence française de développement, Jerôme Bertran-Hardy, envisageant même de lancer une Agence verte dans son institution.

Le programme « Église Verte », lancé en mars 2023, a déjà réalisé plusieurs actions, dont des sensibilisations au sein de l’Archidiocèse de Cotonou, avec un accent sur l’éducation à la protection de l’environnement. Une marche verte a également été organisée pour sensibiliser davantage l’opinion publique.

L’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji, a souligné que ce programme de l’Église catholique du Bénin représente une réponse aux menaces graves de la dégradation de la création. Il a appelé la communauté internationale à agir concrètement « pour la sauvegarde de la maison commune : la terre ».

La conclusion de la table ronde a été marquée par l’engagement renouvelé du gouvernement et la bénédiction du cardinal Michael Czerny, signifiant ainsi un pas vers la réalisation des objectifs du programme « Église Verte ».

Christelle Togonou

Société : La SGDS au contact de la population le long du collecteur primaire de l’école Saint Jean

La Société de Gestion des Déchets et de Salubrité (SGDS) a organisée une opération de sensibilisation le long du collecteur primaire de l’école Saint Jean, le samedi dernier. Les agents dévoués de la SGDS ont parcouru le quartier ainsi que les ménages pour échanger avec les habitants sur l’importance de maintenir un environnement propre et sain. Cette initiative exemplaire de sensibilisation avait pour objectif d’informer et de mobiliser la communauté locale sur les gestes civiques essentiels à adopter pour contribuer à la préservation de leur cadre de vie.

Durant cette séance interactive, les agents de la SGDS ont souligné l’impact positif de pratiques responsables en matière de gestion des déchets et ont prodigué des conseils pratiques sur l’importance de la propreté des espaces publics, en mettant l’accent sur le rôle crucial de chacun dans la préservation de la santé publique et de l’environnement. « (…) nous avons remarqué que le collecteur primaire de St Jean était jonché d’ordure, à cause du fait que les populations environnantes viennent y déverser laisser leurs ordures. Alors, un peu plus tôt dans la semaine, nous avons dépêché une équipe qui a procédé au curage et au nettoyage du collecteur. Mais nous avons également voulu aller au contact des populations de la zone pour les sensibiliser sur comment garder propre leur environnement. Plus d’une centaine de ménage ont été impacté et ont pris des engagements, que nous allons suivre de prêts », a fait savoir Kimora Jonhson, chargée du partenariat et de l’animation territoriale à la SGDS.

Cette séance de sensibilisation s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer la responsabilité citoyenne en matière d’hygiène et de propreté. La SGDS, en tant qu’acteur engagé dans la préservation de l’environnement, continue de jouer un rôle actif dans l’éducation de la communauté aux pratiques éco-responsables.

En conclusion, cette initiative de sensibilisation de la SGDS le long du collecteur primaire de l’école Saint Jean a rencontré un franc succès, témoignant de la volonté collective de la communauté de contribuer à un environnement plus propre, plus sain et plus durable.

Christelle Togonou

Aéroport de Cotonou au Bénin : Explication sur la hausse des tarifs des billets d’avion

Sous les directives du ministre des transports, José Tonato, le Directeur des transports terrestres et aériens, Jacques Ayadji, a tenu une réunion avec les compagnies aériennes opérant au Bénin pour discuter de l’augmentation du coût des billets d’avion à destination de Cotonou.

À l’issue des discussions, Jacques Ayadji a expliqué que les compagnies assurant la liaison entre Cotonou et Paris ont justifié les tarifs élevés à Cotonou en raison d’un taux de remplissage élevé de leurs avions. « Les compagnies desservant Paris ont fait valoir que Cotonou est une destination attractive et que le taux de remplissage de leurs avions est particulièrement élevé. Cela les a conduits à adopter une stratégie de gestion entraînant des prix plus élevés. Elles expliquent que, simultanément, à Lomé, le taux de remplissage de leurs avions est très bas. C’est une stratégie qu’elles appliquent pour réduire les prix et attirer la clientèle, une situation différente de celle à Cotonou », a-t-il déclaré.

Le Directeur des transports terrestres et aériens a précisé que l’augmentation des tarifs des billets d’avion n’est pas liée à une augmentation des redevances. « En analysant cette déclaration, nous pouvons conclure qu’il y a eu une augmentation des redevances à Cotonou d’environ 40 000 F CFA par billet, mais ces redevances ne justifient pas l’ampleur de l’augmentation que nous avons constatée », a-t-il affirmé. Jacques Ayadji a souligné que ce ne sont ni les États ni les passagers qui fixent les prix des billets d’avion, mais plutôt une politique propre aux compagnies aériennes.

Christelle Togonou

CANAUX DIGITAUX

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