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Economies plus industrialisées en 2022 : le Bénin classé 18è sur les 52 pays du continent africain selon la BAD

La Banque africaine de développement (BAD) a publié récemment son classement de 2022, des économies les plus industrialisées d’Afrique basé sur des données collectées depuis 2010 dans 52 pays du continent. Afin d’y parvenir, la BAD a pris en compte 19 indicateurs que sont entre autres, les performances manufacturières, le capital, la main-d’œuvre, l’environnement des affaires, les infrastructures.

D’après la BAD, la plupart des pays africains progressent, quoique lentement, dans leur développement industriel. Sur les 52 pays africains, seulement 37 ont progressé sur la voie de l’industrialisation durant la décennie écoulée. Au classement, l’Afrique du Sud reste le pays le plus industrialisé du continent tout au long de la période 2010-2021. Le Maroc occupe le deuxième rang suivi de l’Égypte, la Tunisie et Maurice. Le top 3 des économies les moins industrialisées du continent est composé de la Gambie, du Burundi, et de la Guinée-Bissau.
Bonne nouvelle pour le Bénin ! Selon le rapport de la BAD, les progrès les plus importants en termes d’industrialisation ont été faits au Bénin, en Éthiopie, au Gabon. Tous ont gagné au moins cinq places durant la période 2010-2019. En ce qui concerne les performances par région, l’Afrique du Nord vient en tête, suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, puis par l’Afrique de l’Ouest et de l’Est.
Il est important de préciser que les pays les plus performants ne sont pas forcément ceux dont l’économie est la plus importante, ce sont plutôt ceux qui réalisent la plus forte valeur ajoutée manufacturière par habitant. A la lecture de ce rapport, il convient de dire qu’en Afrique, plusieurs conditions sont réunies pour le développement de l’industrie sur le continent (stabilité, forte proportion des jeunes dans la population, la hausse des investissements…).
Cependant, la BAD indique que de nombreux obstacles restent encore à surmonter, à savoir l’insuffisance des infrastructures, l’accès au financement, l’amélioration du climat des affaires et la formation des travailleurs, afin de pouvoir étendre l’industrialisation sur tout le continent.

Christelle Togonou

Comment le Bénin peut-il tirer profit de sa proximité avec le Nigéria

Multiples sont les difficultés que vivent les béninois dès lors qu’un bouleversement ou une crise intervient au Nigéria. Ce géant de l’Afrique de l’ouest avec qui le Bénin partage une frontière terrestre de 698 kilomètres, compte aujourd’hui une population de près de 200 millions d’habitants. Une position géographique que nombreux de pays d’Afrique convoitent.

Cependant, tout laisse à croire que le Bénin ne profite pas encore suffisamment de cette relation de voisinage avec le Nigéria. Si non, comment comprendre et pourquoi est-ce que dès lors qu’une décision est prise par les autorités nigérianes, cela impacte l’économie nationale béninoise ?

La pénurie de carburant, le délestage, le ralentissement des échanges commerciaux pour ne citer que ceux-là, sont en réalité quelques-unes des difficultés que vivent les béninois par rapport au choc que provoque souvent certaines décisions prises au Nigéria. Une situation qui donne raison à certains qui pensent que quand le Nigéria s’enrhume, le Bénin tousse et devient très malade.

Comment le Bénin peut-il tirer profit de sa proximité avec ce pays ? Quelle analyse peut-on faire de cette situation ? C’est pour répondre à cette préoccupation que Wilfried Ahouassou a reçu, dans l’émission ‘’Décryptage’’ du vendredi 02 juin 2023 sur CAPP FM, Nestor AVONOMADEGBE, analyste politique et Président de l’ONG Forces Engagées pour le Développement de la Paix en Afrique.

Selon l’invité, le désordre ne peut pas durer longtemps. Car, c’est dans l’ordre normal des choses qu’à l’arrivée d’un nouveau chef d’Etat au pouvoir, il faille asseoir les bonnes bases diplomatiques pour mettre fin à certaines pratiques malsaines afin d’engendrer l’économie.

Il estime que les relations avec le Nigéria ne peuvent pas se résumer à la contrebande. Il est donc souhaitable d’envisager des solutions pour finir avec des pratiques très nuisibles à l’économie béninoise qui se repose essentiellement sur la fiscalité. Ainsi, la lutte acharnée menée contre la contrebande, qui constitue un maillon important des pratiques malsaines qui nuisent à l’économies nationale, devrait s’intensifier pour une rentabilité accrue de échanges commerciaux et surtout pour l’assurance d’une économie fiable entre les deux pays. Alors que l’Etat a besoin de ressources pour financer ses projets, l’essence de la contrebande introduite frauduleusement sur le territoire béninois sans le paiement des droits et taxes douanières, ne profite qu’à ceux qui opèrent dans l’informel et n’apporte rien à l’Etat béninois va-t-il fait observer.

Nestor AVONOMADEGBE ne conçoit pas normal que l’essence à la pompe soit vendue à 605 FCFA et que celle de la contrebande soit cédée à 800 F CFA et même plus dans certaines localités du pays. Cette indiscipline organisée par la contrebande devrait converger tous les béninois aux stations-service dira t-il. Car, en dehors de l’aspect économique, il faut noter que les dangers occasionnés au quotidien par l’essence de la contrebande sont énormes. C’est une pratique qui pose aussi un véritable problèmes d’insécurité, parce qu’il s’agit avant tout d’un produit qui ne peut être manipuler par n’importe qui ou transporté n’importe comment.
A cela s’ajoute l’injonction du gouvernement demandant à ces personnes opérant dans l’informel d’introduire un agrément auprès de l’administration pour ne serait-ce que pour avoir une autorisation qui n’a pas prospéré. Pour l’analyste politique Nestor AVONOMADEGBE, ça sera une bonne chose si le Nigéria peut maintenir le cap. A quelque chose malheur est bon dirait-on. Car, si les populations avaient conscience de certaines réalités, elles ne devraient pas crier et pleurer pour l’essence de la contrebande vendue à plus de 800 F CFA le litre.

Mais, il se pose un problème de la disponibilité du produit et surtout des atouts de proximité du Bénin par rapport au Nigéria dont on ne profite pas assez. Si non, Comment comprendre que l’essence soit produite au Nigéria à côté et que le Bénin ne puisse pas profiter de ses atouts de proximité, mais préfère importer l’essence d’ailleurs et même plus chère ? Et Quelle est la politique menée aujourd’hui face à cette situation pour que les populations ne manquent pas du carburant dans les stations-service ?
Si le Nigéria devrait maintenir le cap, il urge alors que les autorités béninoises prennent des dispositions idoines pour rendre ce produit disponible dans toutes les stations-service et en créer d’autres sur toute l’étendue du territoire national.

« Pourquoi les autorités béninoises ne peuvent-ils pas développer de bonnes relations de voisinage avec le Nigéria ? Et Pourquoi faudrait-il aller acheter le carburant en Algérie pendant que le même produit est disponible chez le voisin Nigérian à côté ? » s’interroge le professeur Zacharie EGOUNLETY. Intervenant dans l’émission et allant dans le même sens que l’invité Nestor AVONOMADEGBE, il trouve anormal que tout le monde cri dans le pays et déplore le fait que les béninois ne puissent développer que des rapports de contrebande avec le grand Nigéria.
Le professeur Zacharie EGOUNLETY estime qu’il est grand temps que les autorités béninoises repensent aux contrat d’importation du carburant avec l’extérieur. Il ira encore plus loin en suggérant au gouvernement béninois d’envisager la création d’un cabinet ministériel qui sera spécialement chargé des affaires extérieures avec le Nigéria.

L’invité de l’émission recommande à l’Etat béninois de signer un contrat avec le richissime nigérian Aliko DANGOTE qui vient de procéder à l’inauguration de la plus grande raffinerie du Nigéria, pour que le carburant revienne à un prix raisonnable au Bénin. Prônant l’intérêt général, même si ça fait du bien à certains, il suggère qu’on mette fin à la vente de l’essence de la contrebande. L’agriculture, l’élevage ou la pêche, sont aussi des secteurs pourvoyeur d’emplois, qui pourraient permettre à tous ceux qui opéraient dans ce commerce illicite de se réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, pour une reconversion sans douleur.

Bertin Djitrinou

Patrice Talon nomme un nouveau Ministre des Affaires Etrangères

Le Chef de l’Etat béninois a nommé ce mardi 6 juin 2023, un nouveau Ministre des Affaires Étrangères en remplacement d’Aurélien Agbénonci. Selon des informations relayées par plusieurs médias, il s’agit d’Olushegun Adjadi Bakari, Ministre Conseiller aux investissements. Il faut préciser que jusque-là, aucune décision officielle du gouvernement, n’a confirmé le limogeage d’Aurélien Agbénonci.

Christelle Togonou

Installation des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle : Le message du Chef de l’Etat Patrice Talon

Les sept nouveaux membres de la Cour Constitutionnelle ont prêté serment au palais de la Marina, ce mardi 05 Juin 2023. La cérémonie solennelle, qui s’est déroulée en présence du Chef de l’État, Patrice Talon, et du bureau de l’Assemblée Nationale, a été l’occasion pour le Président de la République de s’adresser aux nouveaux sages de cette institution.

Le Président a tenu à féliciter et remercier les sept nouveaux sages qui ont intégré la Cour Constitutionnelle. Les noms de ces nouveaux membres sont Dorothée SOSSA, Dandi GNAMOU, Mathieu ADJOVI, Michel ADJAKA, Aleyya Gouda BAKO, Nicolas ASSOGBA et Vincent ACAKPO.

« Je tiens à vous féliciter pour votre nomination et à vous exprimer, au nom de tout le peuple béninois, notre confiance et notre gratitude pour avoir accepté cette responsabilité. Nous sommes convaincus que vous assurerez cette tâche avec responsabilité et honneur », a déclaré Patrice Talon, qui compte sur la capacité de ces nouveaux membres à s’acquitter de leur mission de manière exemplaire.

Dans son discours, le Chef de l’État a également tenu à exprimer ses félicitations et sa reconnaissance envers la précédente mandature de la Cour constitutionnelle, saluant ainsi les multiples services loyaux rendus à la Nation béninoise.

Par ailleurs, selon un communiqué de presse du Secrétaire Général de la Cour Constitutionnelle, Dorothée Sossa est désigné comme nouveau Président. Il succède ainsi à Amouda Issifou qui avait pris le relai de Joseph Djogbénou, démissionnaire.

Christelle Togonou

Examen du CEP au Bénin : Chiffres et détails de la session de juin 2023

Ce lundi 5 juin 2023 marque le début de l’examen du Certificat d’Études Primaires (CEP) sur l’ensemble du territoire national du Bénin. A cet effet, le Ministre de l’Enseignement Maternel et Primaire a adressé un message aux 241 554 candidats ainsi qu’à leurs parents.

Dans son discours, Salimane Karimou a tenu à rassurer tous les concernés quant aux mesures prises pour assurer le succès de cet examen. « Mon département ministériel a pris toutes les précautions nécessaires pour garantir la tenue de cet examen à bonne date et sans aucun problème, comme lors des éditions précédentes. Les épreuves écrites, orales et sportives se dérouleront cette année du lundi 5 au jeudi 8 juin 2023 inclus », a-t-il déclaré. Le ministre a également informé que des mesures de sécurité appropriées ont été prises dans les zones où l’insécurité représente une menace. Il a invité les parents à avoir confiance envers le gouvernement.

Salimane Karimou a demandé aux candidats de se détendre afin de donner le meilleur d’eux-mêmes pendant les trois jours d’épreuves. « Chères candidates, chers candidats, vos directeurs d’école et les autres enseignants, que je salue ici pour leur courage et leur professionnalisme, vous ont déjà préparés grâce aux différents examens blancs auxquels vous avez participé. Vous avez été habitués à observer la discipline et l’éthique tout au long des épreuves écrites, orales et sportives du CEP. Alors, restez sereins, détendus, sans panique. Soyez à l’heure dans vos centres respectifs, du début à la fin, et n’oubliez aucun des outils nécessaires tout au long de cet examen », a-t-il encouragé.

Il convient de souligner que les candidats sont répartis dans 778 centres d’examen. Parmi eux, 115 525 sont des filles et 126 029 sont des garçons, tous en quête du certificat qui leur ouvrira les portes de l’enseignement secondaire.

Christelle Togonou

Nigeria : Suppression de la subvention sur l’essence, la plus grande organisation syndicale lance un ultimatum au gouvernement

Dès son entrée en fonction, Bola Tinubu, le nouveau Président de la République fédérale du Nigéria, a pris une décision fortement impopulaire : la suppression de la subvention des carburants. Cette décision, qui depuis lors ne cesse de faire couler beaucoup d’encre et de salive, risque de déclencher un mouvement de grève des travailleurs dans le pays cette semaine, si rien n’est fait.

Suite à l’annonce de la suppression des subventions, les prix des carburants ont triplé dans le pays passant de 197 nairas le litre à près de 540 nairas, soit environs 750 fcfa. Les coûts des transports et de l’énergie augmentent également, alors que de nombreux nigérians utilisent des générateurs à essence. Dans les grandes villes, la circulation est plus fluide que d’habitude. Les chauffeurs de taxi constatent une baisse de la clientèle en raison de l’augmentation des prix du transport. Certains trajets facturés 200 nairas coûtent désormais près de 1000 nairas. Dans les foyers où les générateurs sont souvent utilisés pour alimenter les appareils électriques, l’obscurité règne en maître. Payer du carburant est devenu un luxe.

Face à cette situation, le Congrès du Travail du Nigeria (NLC) a décidé de réagir. En effet, vendredi dernier, cette puissante coalition de syndicats a envoyé un avertissement au gouvernement. Elle menace de déclencher une grève et d’organiser des manifestations à travers tout le pays si la compagnie pétrolière nationale ne revient pas sur l’augmentation des prix de l’essence d’ici mercredi prochain.

Christelle Togonou

Journée National de l’Arbre 2023 : La SGDS s’engage pour le reboisement à Houèto

Dans le cadre de la célébration de la 39è édition de la journée nationale de l’arbre, la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité (SGDS) a organisé une activité de mise en terre des plants, ce 1er Juin, à Houèto, dans la commune d’Abomey-Calavi. Cet événement s’est déroulé en présence du maire de la commune d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou.

A l’ouverture de la cérémonie, le Maire a prononcé un discours mettant en avant l’importance de la protection de l’environnement et l’engagement de la commune envers le développement durable. « Il est très important de planter un arbre, mais le plus dure c’est son entretien. J’invite tout un chacun de nous à l’entretien des arbres que nous mettrons en terre en ce jour », a déclaré Angelo Ahouandjinou.

À sa suite, le Directeur Général de la SGDS, Gilles AMOUSSOU, a souligné l’importance de la plantation d’arbres indigènes dans la lutte contre la dégradation de l’écosystème et les effets néfastes du changement climatique.

Et pour joindre l’acte à la parole, une centaine de plants d’essences autochtones soigneusement sélectionnés ont été préparé et mis en terre afin de contribuer à la restauration de la végétation locale. « Nous allons mettre aujourd’hui 149 plants qui ont été identifiés en fonction de la superficie linéaire du site pour créer une ceinture verte autour du site », a précisé Chatelet Mithoun, Chef cellule Qualité Hygiène Sécurité Environnement à la SGDS.

Cette contribution de la SGDS à la journée de l’arbre, marque une étape significative pour promouvoir la plantation d’arbres indigènes et encourager la communauté à prendre des mesures concrètes pour préserver l’environnement.

Christelle Togonou

Education : Le Ministre Kouaro met en garde les responsables d’écoles au Bénin

Le Ministre des enseignements secondaires, techniques et de la formation professionnelle, Yves Chabi Kouaro, maintient fermement la date à laquelle les écoles, qu’elles soient privées ou publiques, doivent prendre leurs vacances. Il l’a fait savoir à travers une note en date du 31 mai 2023, dans laquelle il a mis en garde les promoteurs d’établissements scolaires.

Dans cette note intitulée « rappel du respect du calendrier scolaire », il est demandé à tous les acteurs de l’éducation de respecter la loi établie. « J’ai été informé de manière persistante que certains directeurs d’établissements d’enseignement secondaire, qu’ils soient publics ou privés, ne respectent pas les dispositions de l’arrêté fixant le calendrier scolaire 2022-2023 susmentionné et accordent des vacances à leurs élèves de manière prématurée. Cette situation ne favorise pas l’accomplissement complet du temps d’apprentissage prévu pour les activités pédagogiques. », précise la note de l’autorité.

Par conséquent, les promoteurs d’établissements scolaires privés ou publics sont vivement priés de se conformer à cette norme qui stipule que les activités de l’année scolaire 2022-2023 se termineront rigoureusement le vendredi 30 juin 2023 dans l’après-midi, conformément aux dispositions de l’article 2 de l’arrêté, précise la note.

Christelle Togonou

Journée nationale de l’arbre 2023 : Plantons et entretenons les essences autochtones pour restaurer notre écosystème et préserver notre santé

Le Bénin célèbre chaque année le 1er Juin, la journée de l’arbre, afin de sensibiliser la population à l’importance de la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Cette année, la journée est axée sur le thème : « Plantons et entretenons les essences autochtones pour restaurer notre écosystème et préserver notre santé ». Cette initiative vise à encourager la plantation et la protection des arbres indigènes qui jouent un rôle vital dans la restauration de l’écosystème et la préservation de notre santé.

En effet, les essences autochtones, également connues sous le nom d’espèces indigènes, sont des plantes qui sont originaires d’une région spécifique et qui ont évolué naturellement au fil du temps. Ces arbres sont parfaitement adaptés aux conditions climatiques et aux sols locaux, ce qui les rend essentiels pour la restauration de l’écosystème. Ces essences jouent également un rôle clé dans la préservation de la biodiversité. Ils fournissent un habitat crucial pour de nombreuses espèces végétales et animales qui dépendent de ces écosystèmes pour leur survie.

Les essences autochtones fournissent également des ressources médicinales précieuses. Les plantes indigènes ont été utilisées depuis des générations par les communautés locales pour traiter diverses affections et maladies. En préservant ces arbres, nous préservons également les connaissances traditionnelles liées à leur utilisation médicinale, ce qui est essentiel pour la santé des populations locales.

On retiendra que la journée nationale de l’arbre au Bénin met en évidence l’importance de la plantation et de l’entretien des essences autochtones pour restaurer notre écosystème et préserver notre santé. En encourageant la population à planter des arbres indigènes, nous contribuons à la lutte contre la déforestation, la préservation de la santé humaine et de la biodiversité.

Christelle Togonou

Nigeria : Bola Tinubu annonce la fin de la subvention du carburant, quelles conséquences pour le Bénin ?

Après son investiture le lundi 29 mai 2023, le nouveau Président du Nigeria, Bola Tinubu a dévoilé certaines réformes visant à résoudre les crises économiques auxquelles son pays est confronté. L’une d’entre elle est la fin des subventions sur le carburant qui ne restera pas sans conséquences sur l’économie béninoise.

Depuis des décennies, le gouvernement fédéral subventionne le carburant. Bola Tinubu a décidé de mettre fin à cette pratique dans le but de réduire le déficit budgétaire du pays. Le Nigéria ne peut plus se permettre de subventionner le carburant pour plus de $10 milliards de dollars par an. Le budget 2023, a provisionné une subvention du carburant jusqu’au 30 juin 2023. Malgré ces provisions, le gouvernement n’a pu mobiliser des recettes suffisantes pour apurer sa dette auprès de la NNPC (Nigerian Oil Company), la société d’état qui gère le pétrole Nigérian.

Pour notre pays le Bénin, cette mesure aura un lourd impact. La grande majorité de nos concitoyens s’approvisionnent dans des « stations informelles » qui distribue illégalement du pétrole importé et subventionné par le gouvernement fédéral Nigérian. Depuis le début de cette semaine, on constate que le prix de l’essence dit « kpayo » a augmenté de 50% dans certains endroits, affichant 600 Fcfa par litre.

La fin de la subvention du carburant pourrait aussi créer une ruée vers les stations d’essence conventionnelles dont les prix pourraient devenir aussi compétitif voir plus compétitif que l’essence « kpayo ».

Par ailleurs, le Bénin dépend fortement des importations en provenance du Nigeria pour satisfaire ses besoins en énergie. La fin des subventions nigérianes pourrait entraîner une diminution de l’approvisionnement en carburant, ce qui entraînerait des pénuries et des perturbations dans divers secteurs économiques du Bénin.

Les secteurs tels que le transport, l’industrie et l’agriculture pourraient être fortement impactés, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix des biens et services et une diminution de la compétitivité du Bénin sur le marché régional.

Christelle Togonou

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