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Vagues de Chaleur au Bénin : Des variations significatives attendues dans les schémas de précipitations les mois à venir

Depuis plusieurs semaines, le Bénin à l’instar d’autres pays de la sous-région est confronté à une vague de chaleur histoirique, mettant à l’épreuve la résilience de ses habitants et de son économie. Dans une récente interview, le Directeur Général de Météo Bénin a fourni des perspectives sur les jours à venir, offrant un léger répit avec des prévisions annonçant des précipitations.

D’après les informations du bulletin de la prévision saisonnière des paramètres agro-hydro-climatiques de la grandes saison des pluies 2024 au sud du Bénin, il ressort que « pour la période Mars Avril Mai (MAM), il est attendu un cumul pluviométrique déficitaire à tendance normal dans la bande côtière, et normal à tendance excédentaire dans les autres régions du sud Bénin ; en Avril Mai Juin (AMJ), le cumul pluviométrique attendu sera normal à tendance excédentaire pour la quasi-totalité des localité du sud Bénin ».

Dans une récente interview exclusive avec le Directeur Général de Météo Bénin, Didier KAKPA, il a expliqué les facteurs à l’origine de cette chaleur extrême. « Une combinaison de divers phénomènes météorologiques, y compris le changement climatique, a contribué à cette augmentation significative des températures », a-t-il déclaré. « Nous sommes dans une phase où le phénomène ‘’El niño’’ est installé ce qui contribue fortement à l’élévation de la température. Nos modèles météorologiques indiquent que nous pouvons nous attendre à d’importantes vagues de chaleur, suivit d’une baisse progressive des températures dans les jours à venir, avec des précipitations prévues pour soulager un temps sois peu la sécheresse persistante. Tout compte fait, l’année sera perturbée », a renchérit Didier KAKPA.

Bien que les prévisions météorologiques promettent une lueur d’espoir avec l’arrivée attendue de pluies salvatrices, il est clair que la chaleur extrême a laissé une empreinte sur les activités quotidienne au Bénin. Pour les communautés locales, les défis posés par ces conditions météorologiques extrêmes soulignent l’importance de l’adaptation aux changements climatiques et de la mise en œuvre de mesures d’atténuation pour protéger les moyens de subsistance et assurer la résilience face à de telles situations à l’avenir.

Christelle TOGONOU

CRIET : l’ex-député Désiré Vodonou condamné à 14 ans de prison dans l’affaire  »casse de banque »

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans l’affaire de la « casse de banque », condamnant l’ex-député Désiré Vodonou et ses complices à 14 ans de prison ferme et à une amende de 2 milliards de FCFA.

Désiré Vodonou, déjà condamné à 10 ans de prison en juillet 2023 pour un vol d’argent via des cartes bancaires, fait face à une nouvelle condamnation. Cette fois-ci, il est accusé d’avoir tenté de pénétrer illégalement dans le système informatique d’une banque pour dérober entre 2,5 et 3 milliards de FCFA, en collaboration avec un banquier béninois et un informaticien sénégalais.

L’affaire a été révélée par l’informaticien de la banque, sollicité par les accusés pour mener à bien leur entreprise. Arrêtés en novembre 2022 et inculpés pour diverses charges telles que l’accès illégal à un système informatique et le blanchiment d’argent, les accusés ont reconnu les faits lors de leur audience devant la Cour.

Le ministère public a recommandé une requalification des charges, suggérant que les accusés soient reconnus coupables d’entrave au fonctionnement d’un système informatique en vue de tirer profit et de blanchiment d’argent. Il a demandé une peine de 10 ans de prison pour Désiré Vodonou et ses complices.

En outre, des interdictions ont été prononcées à l’encontre de l’informaticien sénégalais et du banquier béninois. L’informaticien est interdit de séjour au Bénin après avoir purgé sa peine, tandis que le banquier se voit interdire définitivement l’exercice de la profession bancaire.

Christelle TOGONOU

Bénin : Compte rendu du Conseil des Ministres du 03 Avril 2024

Ce mercredi 03 avril 2024, les membres du gouvernement ont tenu leur rencontre hebdomadaire, sous la présidence du chef de l’Etat Patrice TALON. Il a été retenu, au titre des mesures normatives, les nouvelles mesures et modalités d’exportation des produits forestiers en République du Bénin ainsi que la transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi sur l’actualisation de la loi n° 2016-25 portant organisation de la concurrence en République du Bénin.

Au titre des communications, la contractualisation pour la fourniture et la pose des mobiliers d’étals dans les nouveaux marchés urbains ; la réalisation de la deuxième phase des travaux d’alimentation en énergie électrique de la route des pêches ; la missions de maîtrise d’œuvre complète pour la réalisation de divers travaux dans la commune de Bantè ; l’acquisition et installation d’un scanner 64 barrettes/128 coupes avec option cardio au profit du Centre hospitalier départemental de l’Ouémé à Porto-Novo.

Par ailleurs, des événements internationaux sont prévus pour renforcer les relations internationales du Bénin dans divers domaines, notamment l’agriculture et la santé.

A noter que quelques nominations ont été annoncées dans les ministères de la Justice et de la Santé.

Christelle TOGONOU

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye élu sur la promesse de rupture a prêté serment

Jamais élu auparavant, le plus jeune Président du Sénégal, le panafricaniste Bassirou Diomaye Faye, élu sur la promesse de rupture avec le système en place devient à 44 ans le cinquième président du pays depuis l’indépendance, en 1960. Il a prêté serment ce mardi 2 avril 2024.

« Devant Dieu et devant la Nation sénégalaise, je jure de remplir fidèlement la charge de Président de la République du Sénégal, d’observer comme de faire observer scrupuleusement les dispositions de la Constitution et des lois », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, la main droite levée, devant des centaines d’officiels sénégalais et plusieurs chefs d’Etat et dirigeants africains au Centre des expositions de la ville nouvelle de Diamniadio, près de Dakar.

Musulman pratiquant, marié à deux femmes et Surnommé ‘’ Diomaye’’, Bassirou Diomaye Faye est le premier Président sénégalais polygame. Il a quatre enfants. L’homme au visage juvénile incarne une nouvelle génération de jeunes politiciens.

Cette personnalité issue d’un milieu modeste et éduqué couplée de la promesse de la rupture, l’onction d’Ousmane Sonko et l’apparente humilité, l’ont conduit à une victoire éclatante au premier tour de la présidentielle avec 54,28 % des voix, dix jours seulement après sa libération de prison.

La troisième dans l’histoire du Sénégal, cette alternance par les urnes, marque la fin d’un bras de fer de trois ans entre Macky Sall et le duo gagnant de la présidentielle du 24 mars : Bassirou Diomaye Faye et celui qui, disqualifié, l’a adoubé, Ousmane Sonko.

Les chantiers prioritaires de ce haut fonctionnaire de l’administration des impôts, qui a gravi discrètement les échelons dans l’ombre de Sonko après sa victoire sont répartis en trois points à savoir : « baisse du coût de la vie », « lutte contre la corruption » et « réconciliation nationale ».

Admirateur de l’ancien président américain Barack Obama mais aussi du héros sud-africain de la lutte antiapartheid Nelson Mandela, Bassirou Diomaye Faye se dit panafricaniste « de gauche » et prône le rééquilibrage des partenariats internationaux.

Le nouveau Président sera particulièrement attendu sur le front de l’emploi, dans un pays où 75 % de la population à moins de 35 ans et où le taux de chômage est officiellement de 20 %.

Bertin Djitrinou

Projet de développement industriel au Bénin : La BOAD octroie 10 milliards FCFA pour 05 unités de transformation de noix de cajou

Réunie pour son 141ème Conseil d’Administration à Dakar au Sénégal le lundi 25 mars 2024, la Banque ouest africaine de développement (BOAD) a pris de nouveaux engagements pour un montant total de 169,483 milliards FCFA au profit des économies de l’Union économique de monétaire ouest africaine (UEMOA).

Ces engagements profiteront à plusieurs pays au titre de différents projets en cours ou à venir. Au nombre de ces pays, figure le Bénin pour le projet de développement industriel, la Glo-Djigbé industrial Zone (GDIZ).

Ainsi, la BOAD a approuvé un accord de financement de 10 milliards FCFA au Bénin pour la construction et l’exploitation d’un complexe agro-industriel de transformation de noix de cajou par la Société Bénin Cashew SA dans la zone industrielle de Glo Djigbé (GDIZ), basée au Bénin.

Selon le communiqué final de la réunion du Conseil d’administration de la banque, ce projet « est le reflet de la volonté de l’Etat du Bénin de promouvoir la transformation locale des noix brutes de cajou, vise à créer de la valeur ajoutée à la filière ».

A cet effet, cinq (05) unités industrielles de transformation de noix brutes de cajou d’une capacité nominale annuelle de 100 000 tonnes et une (01) unité industrielle d’extraction d’huile de coque de noix de cajou d’une capacité annuelle de 20 000 tonnes seront construites et mises en exploitation.

Ce nouvel accompagnement de la BOAD à cette zone est le fruit de la visiter du président de la BOAD Serge Ekué lui-même en personne en juin 2022, qui a pu toucher du doigt, toute la réalisation l’ambition du gouvernement béninois et son chef, le président Patrice Talon.

Il faut rappeler qu’il est attendu avec la GDIZ, une augmentation des exportations de 5 à 10 milliards de dollars US, une augmentation du Pib de 4 à 7 milliards de dollars US et celle de la production manufacturée du pays à 500% d’ici 2030.

Bertin Djitrinou

Bénin : Compte-Rendu Du Conseil Des Ministres du mercredi 27 mars 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 27 mars 2024, sous la présidence de Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’état, Chef du Gouvernement.

Deux grandes décisions sont issues de cette séance solennelle hebdomadaire. Au titre des mesures normatives, il s’agit de la création et tenue d’un registre des Béninois de l’étranger dans la perspective d’améliorer de la qualité des prestations consulaires à eux fournies.
La seconde décision concerne le retrait par le gouvernement du bail d’exploitation de l’Auberge de Grand-popo pour manquements graves constatés sur le plan de l’hygiène et des services.

En marge de cette dernière rencontre hebdomadaire des membres du gouvernement de ce mois qui tire à sa fin, des nominations ont été prononcées au titre des mesures individuelles. Ces nominations sont intervenues au ministère du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale, ainsi qu’au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique.

Ainsi, le Conseil a accouché de plusieurs nominations dont celle du député Abdoulaye Gounou, enseignant à l’université et membre du Bloc républicain au poste de Directeur général de l’évaluation et de l’observatoire du changement social. Au ministère de l’Intérieur, Soumaila Allabi Yaya a été confirmé Directeur de la Police Républicaine et Brice Kokou Allowanou, Contrôleur général, devient son adjoint.

Sur proposition du ministre, les nominations ci-après ont été prononcées au Ministère du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale : Au poste de Directeur général des Politiques de Développement, Cyriaque Romuald Adékambi EDON ; Directeur général de la Coordination et du Suivi des Objectifs de Développement durable, Anicet Camille SEVOH ;
Au poste de Directeur général adjoint des Politiques de Développement, Comlanvi Romaric Armel SOFONOU ; Directrice générale adjointe de la Coordination et du Suivi des Objectifs de Développement durable, Gloria Peace Dèkouhoué GUIDIGBI épouse BALOGOU ; Directrice générale adjointe de l’Evaluation et de l’Observatoire du Changement social, Pélagie Léchidia Aflavi Dopé de SOUZA et enfin Directrice départementale du Développement du Borgou Mariétou TAMBA.

Le 1er Avril prochain, dans quelques jours donc, le Général Soumaila Allabi Yaya sera appelé à faire valoir ses droits à la retraite. En attendant, c’est le Contrôleur Général Brice Allowanou qui est nommé Directeur Général Adjoint, cumulativement, ce que le relevé du Conseil des ministres ne précise pas avec ses fonctions actuelles.

Bertin Djitrinou

Harmonisation des standards internationaux de télécommunications : Le Bénin passe à la numérotation à 10 chiffres à partir du 30 novembre 2024

Les opérateurs GSM béninois entament le processus de changement. A partir du 30 novembre 2024, tous les numéros de téléphone au Bénin seront composés de 10 chiffres, avec l’ajout du préfixe 01. Cette décision qui marque une évolution majeure dans le système de communication du pays vise selon les autorités béninoises à améliorer l’efficacité et la qualité des services téléphoniques.

En effet, la numérotation à 10 chiffres est devenue un standard mondial pour l’identification et la communication. Offrant une identification unique et universelle dans divers domaines tels que les télécommunications et la logistique, ce système, facilitant la gestion des données à l’échelle mondiale.

Le mercredi 6 mars 2024 lors du conseil des ministres, l’Autorité de Régulation des Communications Electriques et de la Poste (ARCEP) a présenté le point des travaux effectués pour la migration du plan national de numérotation du Bénin de 8 à 10 chiffres.

Il faut rappeler que la dernière modification du plan national de numérotation remonte à 2005 où les numéros sont passés de 6 à 8 chiffres. L’ancien plan de numérotation étant saturé à cause de l’émergence de nouveaux services connectés et de l’éclosion des services mobiles financiers et de communication, il est donc nécessaire de passer de 8 à 10 chiffres afin de créer de nouvelles disponibilités.

Ainsi, les opérateurs de téléphonie mobile et fixe sont en train de mettre déjà en place les infrastructures nécessaires pour assurer une transition en douceur vers ce nouveau système. Des campagnes de sensibilisation sont également prévues pour informer les citoyens de ce changement aux fins de les accompagner dans la mise à jour de leurs contacts et appareils.

En terme concret, à partir du 30 Novembre 2024, il faut ajouter pour les mobiles 01 devant les numéros mobiles. Le préfixe 01 ajouté à tous les numéros Moov Africa Bénin MTN Bénin CELTIIS BÉNIN (SBIN)

Cette transition vers la numérotation à 10 chiffres s’inscrit dans une démarche d’harmonisation des standards internationaux en matière de télécommunications. Elle permettra aux utilisateurs de bénéficier d’une meilleure accessibilité et facilité d’utilisation de leurs numéros de téléphone, tout en garantissant une gestion plus efficace du réseau.

La numérotation à 10 chiffres au Bénin représente un pas important vers la modernisation et la standardisation des services de télécommunications dans le pays. Cette évolution permettra de répondre aux besoins croissants des utilisateurs en matière de communication et de renforcer l’efficacité des réseaux téléphoniques.

Bien que confrontée à des défis tels que la disponibilité des numéros uniques, la numérotation à 10 chiffres demeure un élément essentiel de la communication moderne dans un monde de plus en plus connecté.

Bertin Djitrinou

Prévisions Saisonnières au Bénin : Météo Bénin et AGRHYMET outillent les journalistes sur les Techniques de dissémination

La salle de conférence du centre Guy Riobé à Parakou accueille depuis ce matin un atelier de renforcement des capacités des journalistes sur les techniques de dissémination des prévisions saisonnières au Bénin. Organisé par AGRHYMET (Centre Régional d’Agro-Hydro-Meterogie) en partenariat avec Météo Bénin. Cet atelier vise à outiller les journalistes sur les techniques de diffusion pratiques des données météorologiques aux populations.

Deux jours durant, les journalistes seront informés sur les produits et données météorologiques, leur importance dans le processus de développement socioéconomique ainsi que les canaux de dissémination de ces produits afin d’aider les services météorologiques nationaux à atteindre leur mission; à savoir, la fourniture des informations météorologiques pour la protection des personnes et des biens.

À l’entame des travaux, Didier Kakpa, Directeur Général de Météo Bénin, declare « la mauvaise interprétation des données météorologiques, a conduit a beaucoup de dégâts surtout au niveau des acteurs du secteur agricole. Il s’agira donc pour vous, acteurs des médias, de vous approprier les termes et informations dédiées aux risques saisonniers et d’assurer une bonne diffusion de ces informations pour l’amélioration des conditions de vie des populations ».

Une série de communication est prevue, dont, les méthodes de canaux de diffusion des prévisions saisonnières, l’application et l’impact des prévisions saisonnières dans les activités socio-économique, et enfin les appréhensions des changements climatiques par approche PISCA dans l’élaboration des prévisions saisonnières.

A noter qu’au terme des communications, des échanges et des travaux, les participants seront à même de déchiffrer les données météorologiques et les rendre accessibles aux populations.

Christelle TOGONOU

Face à l’irrésistible constellation des nouveaux marchés modernes : Les Populations piaffent d’impatience de voir leur mise en service

Le label zéro éléphant blanc sous le Nouveau départ tient ses certitudes éloquentes, tant en théorie comme en pratique. Le projet de construction des nouveaux marchés modernes, lancé le 12 décembre 2019, et confié à l’entreprise ITB a déjà produit des résultats dans certaines communes.

Les marchés modernes du régime du nouveau départ, ces beaux bâtiments rutilants, imposants, attractifs, flamboyants, d’une splendeur architecturale qui accroche les regards et qui captive les attentions, constituent une source de grandeur et de fierté pour la nation entière.

Fruit d’un vaste programme de construction de 35 marchés urbains et régionaux inscrits dans le programme d’actions du gouvernement (PAG) 2016-2021, cet ambitieux projet qui se concrétise à merveille sous nos yeux avec l’objectif principal d’offrir des espaces modernes et plus adaptés aux usagers pour leur commerce, vise clairement à moderniser les infrastructures marchandes en vue d’offrir un meilleur confort aux acteurs et usagers de ces lieux d’échanges commerciaux.

Dans la commune de Cotonou, les marchés de Mènontin, de Wologuèdè, de Gbégamey et de Midombo pour ne citer que ceux-là en exemple, sont entièrement construits.

Entièrement achevés ces bâtisses rayonnent de mille feux dans la galaxie euphorisante. Ce sont des boutiques, des places de vente, des blocs sanitaires, des poissonneries, des chambres froides, des bureaux du personnel de gestion des marchés, des infirmeries, des espaces de décharge des ordures, des complexes boucherie.

Par leurs charpentes essentiellement métalliques et leur architecture de hall et d’échelle, de type R+1 pour la plupart et d’autres de plain-pied, ces infrastructures comportent des places plus confortables que les marchés existants avec des capacités d’accueil doublées et de nombreux avantages et commodités.

Les neuf marchés du lot 1 coûtant plus de 32 milliards de Francs CFA, offrent plus de 6000 mille places disponibles. Pourtant depuis environ un an que les travaux sont achevés pour certains, les usagers ne sont toujours pas relogés.

Depuis quelques mois, ces marchés restent fermés aux usagers qui continuent de vendre ou d’acheter sur des espaces de fortunes aménagés pour la circonstance.
Face à la constellation irrésistible, les populations piaffent d’impatience de voir advenir la mise en service des joyaux. Du côté des potentiels usagers on évoque les conditions plutôt difficiles d’accès aux infrastructures.

Il est donc compliqué de comprendre exactement ce qui retarde la mise en service de ces marchés, construits dans le respect des standards internationaux, d’autant plus pertinente que l’objectif principal du projet est d’offrir des espaces modernes et plus adaptés aux usagers.

Le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji déclarait le 23 juillet dernier au cours d’un point de presse : « Vous n’attendrez plus aussi longtemps que vous êtes en train d’attendre c’est-à-dire le temps passé à attendre est forcément plus long que le temps que vous passerez à attendre l’ouverture ».

Wilfried Léandre Houngbédji relève cependant que quand bien même, le gouvernement est aussi pressé de voir ces marchés s’animer, « le président ne veut pas qu’on fasse juste pour se faire applaudir ».

Vivement que les entraves, s’ils en existaient, soient levées pour soulager les peines des usagers.

Bertin Djitrinou

Blocage autour de l’opérationnalisation des nouvelles infrastructures marchandes : Les béninois dans l’attente des clarifications de l’ANaGeM

En vue de doter les villes du Bénin d’infrastructures et d’équipements marchands modernes, le Programme d’Actions du Gouvernement a mis en œuvre la construction de plusieurs marchés urbains et régionaux dans le but d’accroître les capacités d’accueil des équipements marchands, de décongestionner les zones commerciales et d’améliorer leur attractivité.

Entièrement achevés pour la bagatelle de 32 milliards, les marchés modernes constituent une source de fierté pour la nation entière. Pourtant depuis environ un an que les travaux sont achevés, les vendeurs ne sont toujours pas relogés, les marchés modernes n’ont jamais ouvert leurs portes. Commerçants et usagers continuent de vendre ou d’acheter sur des espaces de fortunes aménagés pour la circonstance.

Le chef de l’état Patrice Talon s’est lancé un nouveau défi concernant ces infrastructures marchandes à travers la création de l’Agence Nationale pour la Gestion des Marchés (ANaGeM) entérinée en Conseil des ministres le mercredi 03 août 2022.

L’Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANaGeM) a ainsi été créée pour mettre en œuvre la politique publique de gestion des marchés et équipements marchands, les travaux de développement et de maintenance desdits équipements.

A travers un décret en date du 26 juillet 2023, le Président Patrice Talon a nommé les membres du conseil d’administration de l’ ANaGeM, parmi lesquels figurent Romuald Wadagni, José Tonato, Shadiya Alimatou Assouman, et Raphaël Dossou Akotegnon. Moise Achille Houssou est nommé Président du conseil d’administration et Armand Ologoudou, Administrateur délégué.

En effet, depuis la mise en place de cette structure, aucune communication officielle n’a été faite. Toutes les tentatives de la rédaction de CAPP FM pour obtenir des informations fiables sur le processus d’attribution des places, et les modes de fonctionnement envisagés pour ces marchés, sont restées infructueuses.

Il y a quelques semaines, l’ANaGeM a lancé dans le cadre de son opérationnalisation, des recrutements.

Qu’est ce qui retarde la mise en service de ces marchés construits dans le respect des standards internationaux deux ans après la création de l’agence et huit mois après que le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji déclarant le 23 juillet 2023 au cours d’un point de presse : « Vous n’attendrez plus aussi longtemps que vous êtes en train d’attendre c’est-à-dire le temps passé à attendre est forcément plus long que le temps que vous passerez à attendre l’ouverture ».

Bertin Djitrinou

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